L’huile essentielle de Lavande stoechade

Huile essentielle lavande stoechade

Les huiles essentielles de lavandes sont nombreuses, comme indiqué dans l’article « Huiles essentielles de lavandes… Comment s’y retrouver ? ». Elles évoquent souvent un univers de douceur. Ce n’est pourtant pas toujours le cas : l’huile essentielle de Lavande stoechade a un profil très spécifique et est particulièrement dangereuse par sa neurotoxicité. Ses contre-indications sont très strictes.

Huile essentielle de Lavande stoechade : histoire et botanique

Jusqu’au Moyen-Age, le mot « lavande » n’était utilisé que pour la Lavande stoechade. Les autres lavandes étaient appelées « spic ». Au 18ème siècle, elles furent enfin toutes déterminées et classifiées d’un point de vue botanique.

La Lavande stoechade, Lavandula stoechas, est une lavande sauvage, qui pousse au niveau de la mer. On en trouve beaucoup sur les Iles d’Hyères, dans le Parc national de Port-Cros, îles appelées, à l’origine, Iles Stoechades par un géographe grec. Il en pousse également dans le Massif de l’Estérel, au Portugal et en Espagne. La Lavande stoechade est aussi dénommée Lavande cotonnée, Lavande papillon, Lavande à toupet ou encore Lavande des Iles d’Hyères. Elle appartient à la famille des Lamiacées. Elle se distingue des autres lavandes pas des fleurs de grosses tailles, pourpres foncées, présentant à leurs extrémités de fines membranes ressemblant à des feuilles ou évoquant des ailes de papillon. La plante est par ailleurs beaucoup plus ramassée et au ras du sol que la lavande fine, qui est élancée, avec des sommités fleuries « fines » et très éloignées des premières feuilles.

On en distille les sommités fleuries : l’huile essentielle obtenue est peu délicate, d’odeur intense et camphrée.

Biochimie de l’huile essentielle de Lavande stoechade

Les teneurs en différentes molécules aromatiques sont variables selon les lots, mais la composition est principalement répartie de la manière suivante :

  • Cétones : 80%, dont fenchone de 30 à 60% – bornéone (camphre) de 12 à 25 %
  • Oxydes (1-8 Cinéole) : 5 à 15%
  • Monoterpènes : 10%, dont alpha-pinène et camphène
  • Monoterpénols : 5 à 10%, dont linalol, alpha-fenchol et bornéol

Toxicité et propriétés des huiles essentielles à cétones

D’une manière générale, les cétones présentent des propriétés lytiques remarquables, c’est-à-dire qu’elles ont la capacité de dégrader et dissoudre des molécules.

Elles sont mucolytiques et fluidifiantes des sécrétions de l’appareil respiratoire et génital, et également lipolytiques pour les sécrétions bronchiques lipidiques issues de l’alimentation et pour les matières grasses accumulées dans la peau. Leur pouvoir cicatrisant et régénérant tissulaire est très important. Certaines d’entre-elles sont antiparasitaires et anti-infectieuses.

Ces molécules ont aussi une affinité conséquente pour le système nerveux central : calmantes et sédatives à faible dose, mais neurotoxiques (convulsions, coma, mort) et abortives à forte dose. L’utilisation d’huiles essentielles contenant des cétones nécessite prudence et respect des posologies et contre-indications.

Pour plus d’informations, lire l’article d’Aude Maillard sur la neurotoxicité des cétones.

Propriétés et indications de l’huile essentielle de Lavande stoechade

  • Décongestionnante des voies respiratoires : fluidifie les sécrétions, permet l’expectoration (l’évacuation du mucus) et évite l’inflammation des voies respiratoires. Efficacité constatée dans le traitement des otites séreuses.
  • Antiinfectieuse, spécifiquement sur le Pseudomonas aeruginosa, bactérie pathogène souvent impliquée dans les infections nosocomiales
  • Cicatrisante, sur des petites plaies ou des escarres

Précautions d’emploi de l’huile essentielle de Lavande stoechade

En raison de sa teneur très élevée en cétones, l’huile essentielle de Lavande stoechade est déconseillée en auto-médication. Elle sera conseillée sur l’avis d’un médecin ou d’un aromathérapeute avisé (pour être certain que toutes ses contre-indications sont respectées). Dans tous les cas, son utilisation sera par voie cutanée, diluée dans une huile végétale au maximum à 20%, sur des zones restreintes et des durées courtes.

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

FORMULE
Otite séreuse

Propriétés : purifiante, anti-inflammatoire, antalgique et anti-infectieuse

HE Lavande stoechade, Lavandula stoechas0,5 ml
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum0,5 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia0,5 ml
HE Eucalyptus citronnée, Eucalyptus citriodora1 ml
HV Noyau d'abricotQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Appliquer 3 à 4 gouttes de la synergie, en massage doux, sur le pourtour de l’oreille, 3 à 4 fois par jours pendant 5-6 jours

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

Usage uniquement sur avis médical

FORMULE
Cicatrice chéloïde

Propriétés : lysante, purifiante, régénérante cellulaire et réparatrice tissulaire

HE Lavande stoechade, Lavandula stoechas0,5 ml
HE Carotte, Daucus carotta0,5 ml
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT Verbénone0,5 ml
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum0,5 ml
HV Calophylle inophyle5 ml
HV Rose MusquéeQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Appliquer 2 à 3 gouttes de la synergie sur la cicatrice, matin et soir, 4 jours sur 7 jusqu’à amélioration sensible. Bien masser à chaque application.

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

Usage uniquement sur avis médical

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Huiles essentielles de Lavandes … Comment s’y retrouver ?

Huiles essentielles lavandes

L’univers olfactif des lavandes nous est familier et les rayonnages de leurs huiles essentielles regorgent de flacons d’appellations différentes. Quelles particularités les distinguent ? Leurs noms, leur botanique ou leurs propriétés ? Explorons cet univers de fragrances bien connues, souvent synonyme d’odeurs d’antan, de fraicheur, de propreté, ou encore de calme et de détente.

Lavandes et lavandins : un peu de botanique

Les lavandes poussent au soleil, dans le Sud de la France, à des altitudes variables. Etymologiquement, « lavande » vient du mot latin lavare, qui signifie «laver ». La lavande était utilisée par les lavandières pour parfumer le linge. Il en existe plusieurs espèces.

  • Lavande stoechade, Lavandula stoechas : pousse au niveau de la mer, parfum peu délicat, huile essentielle neurotoxique et abortive, très peu utilisée.
  • Lavande aspic, Lavandula spica ou latifolia : pousse de 100 à 800 mètres d’altitude, lavande sauvage, rustique, qui se plait dans la garrigue proche des bords de mer, se cultive aussi.
  • Lavande vraie, fine ou officinaleLavandula angustifolia : soit une seule et même variété botanique. Propriétés thérapeutiques similaires, biochimies et fragrances variables, selon les lieux de cultures et/ou récoltes.
    • Lavande vraie, Lavandula vera ou angustifolia : Lavande sauvage, pousse de 800 à 1800 mètres d’altitude, surtout dans les Alpes de Haute-Provence. Est récoltée à la main et distillée sur place. Plus elle pousse haut, meilleure sera sa qualité.
    • Lavande fine, Lavandula angustifolia ou Lavande officinale, Lavandula officinalis ou angustifolia : Lavande vraie, qui a été mise en culture. Il existe une AOP (Appellation d’Origine Protégée) « Lavande fine de Haute-Provence », qui désigne la lavande de type Lavandula angustifolia, cultivée dans les départements de la Drôme, du Vaucluse, des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes.  On trouve aussi en Bulgarie des cultures très industrialisées de Lavande officinale, pour un coût moindre et une qualité différente.
  • Lavandin super, Lavandula hybrida, clone superLavandula vera est une plante femelle, Lavandula spica une fleur mâle. Vers 800 mètres d’altitude, elles sont pollinisées par les abeilles et donnent naissance à une espèce de lavande hybride : le lavandin. Il est aussi cultivé, il en existe trois variétés : Lavandin grosso, Lavandula hybrida, clone grosso Lavandin super, Lavandula hybrida, clone superLavandin abrial, Lavandula hybrida, clone abrialis. L’huile essentielle de Lavandin super est biochimiquement la plus proche de l’huile essentielle de Lavande vraie ou fine. Les lavandins offrent des cultures à plus forts rendements, donc des huiles essentielles proches olfactivement de la Lavande, mais moins délicates et moins coûteuses.

Huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula latifolia

Biochimie de l’huile essentielle de lavande aspic : 

HE contenant jusqu’à 40 % de monoterpénols (linalol et géraniol), 35% d’oxydes (1-8 cinéole ou eucalyptol) et 10% de cétones (bornéone ou camphre).

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavande aspic:

  • mucolytique et expectorante
  • anti-infectieuse et cicatrisante
  • antalgique et antiinflammatoire

Rhumes, toux, otites : faire un mélange à 10% d’huile essentielle, dans de l’huile végétale d’abricot (éventuellement en synergie avec les huiles essentielles de Tea Tree, Melaleuca alternifolia et/ou de Thym à linalol, Thymus vulgaris CT linalol) et appliquer sur thorax, gorge et cou

Piqure d’insectes, de méduses, brûlure superficielle, petite plaie : appliquer directement 1 à 2 gouttes pures. A répéter si besoin

Brûlure : faire un mélange à 10% dans du macérat huileux de Millepertuis. Appliquer 2 à 3 fois par jour sur la zone concernée. Ne pas s’exposer au soleil.

Remarques : huile essentielle qui contient du camphre neurotoxique (bornéone) et de l’eucalyptol convulsivant chez les bébés (1-8 cinéole). A utiliser avec prudence. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement, chez les épileptiques, asthmatiques et l’enfant de moins de 7 ans.

Huile essentielle de Lavande fine (vraie ou officinale), Lavandula angustifolia

Biochimie de l’huile essentielle de lavande fine : 

Huile essentielle contenant jusqu’à 50% d’esters (acétate de linalyle, acétate de terpényle…), 40 % de monoterpénols (linalol, terpinéol, lavandulol…) et 4% de cétones (bornéone ou camphre)

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavande fine :

  • antiseptique générale, cicatrisante et régénératrice cutanée
  • très antispasmodique et décontracturante
  • calmante nerveuse, sédative et hypotensive
  • répulsive anti-poux

Petite plaie, bouton, peau irritée :  appliquer directement 1 à 2 gouttes pures. A répéter si besoin

Fatigue musculaire : diluée à 10% dans de l’huile végétale d’Abricot, en friction des zones contractées et douloureuses

Stress, insomnie, palpitations : appliquer 1 à 2 gouttes sur le plexus le solaire et les poignets. En respirer profondément les effluves.

Remarques : Huile essentielle de lavande fine est très douce et très bien tolérée, même chez les plus jeunes. Doit faire partie de la trousse d’aromathérapie de base. Est déconseillée au premier trimestre de la grossesse.

Huile essentielle de Lavandin super, Lavandula hybrida, clone super

Biochimie de l’huile essentielle de lavandin super :

Huile essentielle contenant 40 à 50% d’esters (acétate de linalyle, de géranyle, de bornyle…), 30 à 40 % de monoterpénols (linalol, géraniol, lavandulol…) et 5 à 6 % de cétones (bornéone ou camphre).

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavandin super :

  • très antispasmodique et décontracturante musculaire
  • antalgique, antiinflammatoire
  • calmante et sédative
  • répulsive anti-poux

Préparation/récupération des efforts sportifs, crampes : diluée à 10% dans du macérat huileux d’Arnica, en massage préparatoire ou post efforts

Anxiété, stress : en diffusion, mélangée à 50 % à une autre huile essentielle relaxante (par ex, HE Mandarine verte, Citrus reticulata)

Anti-poux : à partir de 7 ans (sinon préférer l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia), en prévention, déposer 1 goutte sur le col du manteau et 1 à 2 gouttes à la base de la nuque

Remarques : L’huile essentielle de lavandin contient du camphre (bornéone). A utiliser avec prudence. L’expertise clinique nous montre qu’elle ne présente pas de risque chez l’enfant de moins de 7 ans. Elle est cependant déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, chez les épileptiques et l’enfant de moins de 7 ans.

Olfaction et diffusion de l’Huile essentielle de lavande vraie

Si les lavandes, vraie ou fine, présentent de belles propriétés pour un usage cutané, elles sont également intéressantes pour un travail plus approfondi sur les émotions.

Ces lavandes poussent sur des terrains arides, dans des conditions climatiques rudes. Elles s’accrochent à leurs terres calcaires, boivent le soleil du Sud et nous offrent de belles fleurs bleues, sources d’une essence délicate, fine, douce et aérienne.

Cette huile essentielle calme l’anxiété, chasse les idées fixes, permet de se poser et se recentrer. Elle calme les spasmes du corps et aide à laver patiemment les plaies de l’âme. Tout en chassant la tristesse, elle enveloppe d’un paisible cocon et rend plus doux envers soi-même.  Apaisante, elle équilibre et réconforte. Elle protège du stress et des émotions négatives environnantes. C’est une belle huile pour les soignés, comme pour les soignants.

En diffusion, en olfaction (sur touche de parfumeur ou déposée sur les poignets), diluée et appliquée sur les plexus solaires et cardiaques, elle dénoue, libère la respiration et calme les émotions. Une à deux goutte(s) sur le coin de l’oreiller ou le doudou peuvent aider à retrouver sérénité et confiance.

Pour être exhaustif sur les huiles essentielles de lavande, il en existe une autre, beaucoup moins connue du grand public et particulièrement toxique, il est vivement conseillé de s’informer sur ses contre-indications : l’huile essentielle de lavande stoechade. 

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Crise d’allergies saisonnières ? Soulager rapidement avec hydrolats et huiles essentielles

Aromathérapie allergie saisonnière

Les huiles essentielles mises en bouches apportent des solutions aux problèmes d’allergies saisonnières, aussi bien dans la prévention que dans le traitement de la crise, comme évoqué dans l’article « Pollens, allergènes, allergies saisonnières : prévenir et soigner avec les huiles essentielles  ». Les huiles essentielles en olfaction et les hydrolats sont autant de soutien dans ces périodes d’inconfort respiratoire et/ou oculaire, liés à l’inhalation de pollens.

Le pollen… à l’origine des rhinites allergiques ou « rhumes des foins »

Au printemps, les allergènes responsables des rhinites et conjonctivites allergiques, appelées aussi « rhumes des foins », sont surtout des pollens d’arbres et herbacées.

Le pollen est un élément de taille microscopique, produit par les étamines des fleurs (organe mâle) pour aller féconder les pistils (organe femelle) et produire ensuite un fruit.

Trois conditions pour qu’il soit allergisant :

  • Qu’il soit disséminé naturellement par le vent, et non par des insectes pollinisateurs.
  • Qu’il soit de petite taille, pour être transporté facilement dans l’air et entrer en contact direct avec les muqueuses nasales, oculaires et/ou bronchiques.
  • Qu’il contienne à sa surface des protéines spécifiques, pouvant déclencher une réaction immunitaire.
    Ce phénomène allergisant peut être exacerbé par la pollution atmosphérique, en modifiant la structure des pollens (qui deviennent plus allergisants) et/ou la sensibilité immunologique des muqueuses.

Calendrier de pollinisation

  • Arbres avec potentiel allergisant fort à modéré : aulnes, bouleaux, charmes, chênes, cyprès, frênes, oliviers, platanes — Période de pollinisation : de février à juillet – pic d’avril à juin
  • Herbacées à fort potentiel allergisant : ambroisies, armoises, graminées, pariétaires — Période de pollinisation : de mai à septembre/octobre – pic en mai/juin

Les manifestations de rhinites et/ou conjonctivites allergiques se présentent à des périodes différentes, selon l’espèce à laquelle chaque personne allergique a développé une sensibilisation. Cela varie aussi selon les zones géographiques, les essences d’arbres ou herbacées étant implantées différemment sur le territoire. La météo, en cas de pluie, est un facteur d’amélioration des symptômes.

Des calendriers de pollinisation, par régions concernées, sont à libre disposition sur Internet, notamment sur le site du RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique), avec application mobile et possibilité d’alerte.

Allergies saisonnières et huiles essentielles en olfaction

L’action des huiles essentielles d’Estragon, Camomille romaine, Camomille allemande, Katrafay, aux propriétés antiallergiques, antiinflammatoires et calmantes, peut être complétée par celles des huiles essentielles décongestionnantes et antiseptiques des voies respiratoires.

Stick olfactif, antihistaminique ou décongestionnant, et diffusion, pour soulager des rhinites saisonnières

Stick olfactif à emporter dans son sac

Formule anti-allergique, anti-inflammatoire et calmante

  • HE Katafray, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile   5 gouttes
  • HE Lavande fine, Lavandula angustifolia   5 gouttes

Formule décongestionnante et antispasmodique

  • HE Eucalyptus radié, Eucalyptus radiata   10 gouttes
  • HE Menthe poivrée, Mentha piperita   3 gouttes
  • HE Sapin de Sibérie, Abies sibirica   7 gouttes

Réalisation du stick : pour la formule choisie, prendre un stick inhalateur avec une mèche de coton vierge. L’imprégner des huiles essentielles dans les proportions indiquées. La fixer sur son support. Refermer. Le stick est prêt à l’emploi.

Contre- indications :  femmes enceintes, allaitantes, enfants, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques.

Diffusion atmosphérique à la maison

Confort respiratoire, purification, relaxation

  • HE Katafray, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Orange douce zeste, Citrus sinensis   40 gouttes
  • HE Pin de Patagonie, Pinus ponderosa   10 gouttes

Antiinflammatoire, décongestionnante, antiseptique

  • HE Katrafay, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Eucalyptus radié, Eucalyptus radiata   15 gouttes
  • HE Citron jaune zeste, Citrus limomum   35 gouttes

Mode d’utilisation : pour la synergie choisie, verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 mn, 3 à 4 fois par jour, selon votre ressenti.

Contre- indications :  femmes enceintes, allaitantes, enfants, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maîtriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Allergies saisonnières et hydrolats

Les hydrolats, HA, issus de la distillation des huiles essentielles, sont chargés de molécules aromatiques, mais dans des concentrations très faibles. Ils ne présentent pas les mêmes contre-indications que les huiles essentielles et sont une alternative intéressante.

Rhinite allergique : hydrolats en prévention

MA FORMULE

Indication: prévention des allergies saisonnières

HA Basilic doux à linalol, Ocinum basilicum CT linalol1,5 cuillère à café
HA Camomille allemande, Matricaria recutita1,5 cuillère à café
Eau minérale1 litre

L’hydrolat de basilic doux à linalol présente des propriétés antihistaminiques, facilite la digestion et calme le mental en cas de fatigue nerveuse. L’hydrolat de camomille allemande est antiallergique et facilite la récupération et le sommeil.

Mode d’utilisation :  Mélanger les différents hydrolats dans une bouteille d’eau d’un litre, dans les proportions indiquées. Boire ce mélange sur une journée. A renouveler tous les jours sur les 2 à 3 semaines précédant la période d’allergie

Conjonctivite allergique : hydrolats et soin des yeux

MON SOIN

En cas de conjonctivite allergique, les hydrolats peuvent apporter un véritable soulagement.

  • HA Bleuet : antiseptique et décongestionnant
  • HA Camomille allemande : antiallergique et calmant
  • HA Camomille romaine : anti-inflammatoire et calmant

Mode d’utilisation : Sur les yeux fermés, 2 à 3 fois par jour, vaporiser finement l’hydrolat de votre choix (ou un mélange de deux HA, par exemple Bleuet et Camomille romaine ou Camomille allemande) ou en imprégner deux compresses stériles et les laisser poser quelques instants.

Remarque : l’hydrolat de Bleuet ne peut pas s’ingérer, à la différence de ceux de Camomille allemande et Camomille romaine

Pollens, allergènes, allergies saisonnières : prévenir et soigner avec les huiles essentielles

Pollens huiles essentielles et allergie saissonière

Le printemps est parfois synonyme d’éternuements, de toux irritatives, d’écoulements et de larmoiements, autant de symptômes caractéristiques de rhinites ou conjonctivites, qui peuvent signer une allergie saisonnière. La gêne, l’inconfort se font sentir et à terme la fatigue s’installe. Comment faire avec les huiles essentielles pour contrecarrer ou limiter ces manifestations en rapport avec les pollens ou divers allergènes et retrouver le plaisir d’être au grand air en toute tranquillité ?

Allergie printanière : allergènes et sensibilisation

Le système immunitaire intervient pour nous défendre d’agresseurs extérieurs (bactéries, virus, parasites…). Il reconnait l’hôte indésirable et produit des anticorps, ou immunoglobulines, pour neutraliser cet élément étranger. Parfois, il se trompe, s’emballe et déclenche une réaction excessive contre des facteurs de notre environnement semblant inoffensifs, comme les moisissures, acariens, poils d’animaux, fruits à coques (amandes, noisettes, cacahuètes…) … ou encore les pollens, surtout d’arbres et d’herbacées. Ce sont des allergènes. Lors de la première exposition à l’allergène, l’organisme enregistre une information, lui indiquant que celui-ci est « dangereux » et il va se sensibiliser à cet élément. La réaction immunitaire s’enclenche, mais sans manifestation apparente. C’est l’étape de sensibilisation.

Réactions allergiques : conjonctivites, rhinites, urticaire…

En cas de réexposition, le système immunitaire surréagit, soit très rapidement après le nouveau contact avec l’allergène, soit quelques mois ou années plus tard. La réaction immédiate se traduit par des éternuements, larmoiements, écoulements nasaux, … rhinites et conjonctivites allergiques sont fréquentes. La gêne respiratoire peut être observée au niveau bronchique et aller jusqu’à la crise d’asthme allergique. Au niveau cutané, on peut observer de l’urticaire. La réaction la plus importante, et nécessitant une prise en charge médicale d’urgence, est le choc anaphylactique ou œdème de Quincke. Les anticorps produits sont des IgE, ou immunoglobulines E, caractéristiques de la réaction allergique. Ils interviennent dès qu’ils sentent la présence de l’allergène et déclenchent la libération d’une substance appelée histamine, qui augmente les sécrétions normales du corps, d’où les éternuements, larmoiements, … Elle peut provoquer aussi une apparition de boutons et /ou rougeurs. La réaction retardée, ou hypersensibilité de type retardé, est différente et ne fait pas appel aux IgE, mais le système immunitaire surréagit également. Les manifestations sont surtout cutanées, type allergie de contact. Les allergènes ne sont pas les mêmes : il s’agit plutôt de produits d’origine chimique (et non végétale ou animale) ou de métaux (Nickel par exemple).

Huiles essentielles et allergies saisonnières

L’aromathérapie met à notre disposition des huiles essentielles aux propriétés antiallergiques, antiinflammatoires et calmantes. En les utilisant, on voit aussi parfois au fil des années le terrain allergique régresser.

Principales huiles essentielles de l’allergie saisonnière :  Estragon, Camomille romaine, Camomille allemande, Katrafay

  • HE Estragon, Artemisia dracunculus : antispasmodique neuromusculaire puissante et antiallergique
  • HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile : anti-inflammatoire, antiallergique, antispasmodique et calmante du système nerveux central
  • HE Camomille allemande ou Matricaire, Matricaria recutita : anti-inflammatoire, antiprurigineuse et antiallergique
  • HE Katrafay, Cedrelopsis grevei : plante de Madagascar, aux propriétés très anti-inflammatoires et antiallergiques. Tonifiante générale

Allergies saisonnières : protocoles aromatiques 

Plusieurs possibilités s’offrent à vous, à choisir selon vos besoins !

Prévenir rhinites et conjonctivites allergiques 

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile : 1 goutte de cette huile essentielle, 2 à 3 fois par jour sur un support neutre, à glisser sous la langue, 8 à 10 jours par mois sur les trois mois précédant la période d’allergie — Contre-indication : premier trimestre de la grossesse

OU

HE Estragon, Artemisia dracunculus : 1 à 2 goutte(s) de cette huile essentielle, 2 à 3 fois par jour sur un support neutre. A démarrer dans les deux semaines précédant la période d’allergie  — Précaution d’emploi : Usage ponctuel, pas d’utilisation prolongée sans avis thérapeutique – Contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants

Accompagner rhinites et conjonctivites allergiques 

  • Voie orale/sublinguale

HE Estragon, Artemisia dracunculus : 1 à 2 goutte(s) 2 à 3 fois par jour sur un support neutre. Sur quelques jours en cas de crise — Précaution d’emploi : cf ci-dessus

  • Synergie complémentaire décongestionnante

Propriétés : antiallergique avec l’Estragon et la Camomille allemande, décongestionnante et équilibrante physique et nerveuse avec le Ravintsara, calmante et régulatrice nerveuse avec le Petit grain bigarade.

HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1-8 cinéole1 ml
HE Estragon, Artemisia dracunculus2 ml
HE Camomille allemande, Matricaria recutita1 ml
HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium aurantium, op feuilles1 ml
HV noyau d’abricotQSP 50 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 50 ml, verser les huiles essentielles, puis compléter avec l’huile végétal. Appliquer quelques gouttes, 2 à 4 fois par jour sur le thorax, terminer par les ailes du nez. A faire, en période de crise, sur 4-5 jours. A renouveler selon les besoins.

Précautions d’emploi : Pas d’utilisation prolongée sans avis thérapeutique – Déconseillé chez les asthmatiques (Ravintsara) – Contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants

  • Synergie pour les muqueuses nasales
HE Katrafay, Cedrelopsis grevei6 gouttes
HE Camomille allemande, Matricaria recutita2 gouttes
HE Géranium rosat, Pelargonium graveolens var Egypte2 gouttes
MH Calendula, Calendula officinalisQSP 30 ml
(complément)

Le macérat huileux de Calendula tapisse la muqueuse nasale d’un film lipidique, qui isole des allergènes, et, associé aux huiles essentielles, calme l’inflammation.

Mode d’utilisation : dans un flacon compte-goutte nasal de 30 ml, verser les huiles essentielles, puis compléter avec le macérat. Après lavage des fosses nasales, instiller 1 goutte 3 fois par jour de ce mélange dans chaque narine, pendant 4-5 jours en période de crise.

Précaution d’emploi : contre-indiqué pendant la grossesse et chez les enfants

En cas de crise allergique, pour soulager les symptômes rapidement et l’inflammation des muqueuses, vous pouvez trouver d’autres conseils totalement complémentaires dans l’article ; Crise allergique : Soulager rapidement avec hydrolats et huiles essentielles.

Des conseils complémentaires sur le terrain asthmatique peuvent être trouvés dans l’article d’Aude Maillard « Les huiles essentielles de l’asthme, savoir traiter sans danger ».

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Les huiles essentielles de l’asthme : savoir traiter sans danger

Asthme et huiles essentielles

La pathologie asthmatique est fréquente  dans la population et touche même bon nombre de bébés. Elle s’inscrit très souvent dans un contexte pathologique plus large que l’on nomme le terrain atopique. Il se caractérise par des états fragilisés des épithéliums ayant un rôle d’interface comme les poumons, la peau ou bien même les intestins. Selon l’âge, la zone inflammatoire changera. Le bébé sera perturbé par des coliques et des intestins irrités, en grandissant c’est sa peau qui s’enflammera avec l’apparition de plaques d’eczéma plus ou moins invalidantes, et par la suite le syndrome évoluera vers la pathologie asthmatique.

Des voies respiratoires sensibles à toutes les molécules volatiles

Beaucoup de médecins pneumologues et allergologues n’aiment pas les huiles essentielles. S’ils ont raison d’être méfiants par rapport à la volatilité des molécules aromatiques, ils ont tord par contre de penser que les huiles essentielles ne se résument qu’à un danger pour le sujet souffrant d’asthme. Un protocole établi par un aromathérapeute avisé, destinés à traiter l’asthme a des effets fulgurants d’efficacité. En l’espace de quelques semaines, le niveau inflammatoire de la muqueuse pulmonaire diminue, les bronches se relaxent et la capacité respiratoire s’améliore de manière significative.

Précautions d’utilisation des huiles essentielles pour le sujet asthmatique

Par contre, la fragilité des bronches et leur état de constriction sont des sources d’hyperréactivité respiratoire. Un sujet asthmatique peut décompenser une crise en respirant un simple parfum. La volatilité des molécules aromatiques représente une menace certaine qu’il faut maîtriser. Il est vivement déconseillé de diffuser des huiles essentielles dans une maison où habite un sujet souffrant d’asthme quelque soit son âge. Comme il est vivement déconseillé d’utiliser des compositions parfumées (parfums ou désodorisant d’intérieur). L’utilisation d’huiles essentielles devra se faire par des applications sur les pieds couplées à des suppositoires aromatiques conseillés par un aromathérapeute. Ces synergies traitantes ne devront pas comprendre d’huiles essentielles trop expectorantes ni trop oxygénatrices, comme celles contenant un trop fort pourcentage de 1,8 cinéole.

Cas particulier de l’asthme allergique

Les sujets présentant un terrain sensible aux divers sources d’allergènes, comme les pollens, la poussière, les acariens ou bien encore les poils d’animaux peuvent exprimer des symptômes respiratoires et ORL comme une toux irritative, des rhinites chroniques ou encore des conjonctivites récidivantes. Dans les cas extrêmes d’hypersensibilité bronchique, de l’asthme allergique peut même s’installer avec un état de constriction et d’inflammation bronchique persistant au niveau pulmonaire. L’ensemble des conseils pour lutter contre l’asthme sont bien sûr utiles, mais pour aller plus loin, il peut être intéressant (en plus des mesures d’éviction des allergènes) de côtoyer les huiles essentielles anti-histaminiques. L’article “Allergies saisonnières : les huiles essentielles face aux pollens et allergènes” est un très bon complément d’informations.

Liste des huiles essentielles contre-indiquées en cas d’asthme

Surtout : Eucalyptus globulus et radié, Romarin à cinéole, Menthe poivrée

Prudence avec : Ravintsara, Niaouli, Myrte vert

A lire cet article, si vous avez du mal à vous y retrouver avec toutes les huiles essentielles d’eucalyptus.

Liste des huiles essentielles à privilégier pour le sujet asthmatique

Toutes les huiles essentielles oxygénatrices très douces comme celles de conifère et en particulier : pin Patagonie, sapin de Sibérie

Les huiles essentielles détersives et anti-allergique : iary, estragon

Les huiles essentielles relaxantes bronchiques : myrte rouge, pin Patagonie, Sapin de Sibérie, petit grain bigaradier ou clémentinier

Les huiles essentielles stimulantes immunitaires et antibiotiques : tea tree, thym à linalol

Les huiles essentielles anti-inflammatoires et surtout : katafray, camomille allemande, tanaisie annuelle et camomille noble

Les huiles essentielles relaxantes neurovégétatives : petit grain bigaradier ou clémentinier, camomille noble, lavande fine

Les huiles essentielles bronchodilatatrices : Khella

Une huile essentielle antiasthmatique et expectorante douce incontournable : Hysope couchée

MA FORMULE
Anti-asthmatique

Propriétés : antiasthmatique, expectorante, détersive, antibiotique, relaxante nerveuse et bronchique, bronchodilatatrice.

Indications : prévention de la crise d’asthme, terrain congestif bronchique (asthme, bronchite asthmatiforme).

Ces conseils ne se substituent pas à une consultation médicale ni à un traitement allopathique antiasthmatique. Ils s’associent aux traitements de fond et de crise et permettent d’améliorer l’efficacité de ces médicaments, de diminuer l’hyperréactivité bronchique et d’augmenter la vitalité et l’immunité générale du sujet asthmatique affaibli. Une voie rectale avec des suppositoires (à une formule personnalisée) est vivement conseillée en complément.

HE hysope couchée Hyssopus officinales decumbens1 ml
He khella Ammi visnaga1 ml
HE petit grain bigaradier Citrus aurantium aurantium rf1 ml
HE katrafay Cedrelopsis grevei2 ml
HE estragon Artemisia dracunculus1 ml
HV noyau abricotQSP 30 ml

Mode d’utilisation : appliquer sur la voute plantaire matin et soir selon l’âge, en cure de 3 semaines. Si la sensibilité aux parfums n’est pas trop grande les applications peuvent être faîtes dans le dos.

  • 6 mois à 30 mois : 5 à 7 gouttes
  • 30 mois à 7 ans : 7 à 10 gouttes
  • A partir de 7 ans et pour les adultes, 10 à 20 gouttes selon l’âge

En cas de crise, peut être appliqué 3 à 4 fois dans la journée.

PRUDENCE : En cas de peau eczémateuse ou réactive, déposer cette synergie systématiquement sur la voute plantaire.

Pour plus d’informations sur les risques et les bienfaits des huiles essentielles, venez vous former à l’ atelier DEBUTANT AMSOAM Initiation à l’aromathérapie. Ou encore si vous avez déjà les notions de bases venez assister aux ateliers INITIES AMSOAM. Ou bien encore si êtes thérapeute et que vous souhaitez devenir aromathérapeute, vous pouvez suivre un cursus d’apprentissage de 9 mois : formation professionnelle en aromathérapie AMSOAM.

Cure détox de printemps : Conseils naturopathiques, hydrolats et massage du foie

Conseils naturopathiques détoxification

Si l’aromathérapie est efficace pour nettoyer l’organisme, comme on peut le lire dans l’article « Cure détox de printemps, repartir du bon pied : comment faire avec les huiles essentielles ? », voici quelques conseils naturopathiques pour favoriser l’élimination des toxines du corps au printemps, notamment avec l’utilisation d’hydrolats par voie orale et des massages du foie. Ces conseils peuvent être associés à la cure détox aroma par voie interne pour augmenter son efficacité. Lorsque les huiles essentielles ont du mal à être mises en bouche, ces conseils peuvent être utilisés comme alternative.

Cure détox douceur avec les hydrolats

L’hydrolathérapie consiste à utiliser l’eau issue de la distillation des huiles essentielles, qui se charge de molécules aromatiques, mais dans des concentrations très faibles. Les hydrolats, HA, ne présentent pas les mêmes contre-indications que les huiles essentielles et sont une alternative intéressante. Ils travaillent sur les émonctoires organiques et contribuent aussi à rééquilibrer l’état énergétique du corps.

Hydrolats à privilégier pour un effet détoxifiant :

Carotte (détox de la peau, du foie et des reins), Genévrier (recommandé en cas de douleurs articulaires), Lédon du GroënlandRomarin à verbénone

FORMULE  : Mélange HA détox

HA Carotte, Daucus carota1 cuillère à café
HA Romarin à vérbénone, Rosmarinus officinalis CT verbénone1 cuillère à café
HA Lédon du Groëndland, Ledum groenlandicum1 cuillère à café
Eau minérale1 litre

Mode d’utilisation :  Mélanger les différents hydrolats dans une bouteille d’eau d’un litre, dans les proportions indiquées. Boire ce mélange sur une journée. A renouveler tous les jours sur 2 à 3 semaines

Massage détox douceur du foie avec les huiles essentielles

Pour les personnes préférant une utilisation des huiles essentielles par voie cutanée, il est possible de se masser doucement la zone du foie, avec une synergie d’huiles essentielles appropriées, par exemple celles de Basilic tropical et Litsée citronnée, additionnées à celles de Romarin à verbénone et Carotte classiquement utilisée dans les protocoles de détoxification.

L’huile essentielle de Basilic tropical est une belle antispasmodique : elle sait bien détendre le foie, le pancréas et tout l’arbre digestif. L’huile essentielle de Litsée citronnée participe à la fluidification des graisses au niveau de la zone hépatique. C’est une tonique digestive qui a aussi des propriétés anti-inflammatoires. Son odeur citronnée est apaisante, calmante : l’effet relaxant qu’elle apporte au mental par voie olfactive contribue aussi à une meilleure digestion.

FORMULE  : Mélange détox douceur pour massage du foie

HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT verbénone3ml
HE Basilic tropical, Ocimum basilicum1ml
HE Carotte, Daucus carotta2ml
HE Litsée citronnée, Litsea citrata2ml
HV noyau d’abricotQSP 30 ml
(Quantité suffisante pour)

Mode d’utilisation : Prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30ml. Y verser les huiles essentielles dans les proportions indiquées, puis compléter avec l’huile végétale jusqu’à 30 ml. Se masser la zone du foie, 2 fois par jour avec quelques gouttes de ce mélange. En respirer profondément les effluves pour optimiser les effets du massage.

Contre-indications spécifiques : antécédents de cancers hormono-dépendants – prudence en cas de peau sensible et/ou allergique

Conseils naturopathiques complémentaires pour le printemps

  • Alimentation et cure détox

Supprimer, sinon réduire notablement, les sucres rapides, les graisses cuites, les produits laitiers, les plats lourds de l’hiver…  Privilégier les légumes cuits à la vapeur, notamment chou, brocoli, choux fleurs… accompagnés d’huile végétale de première pression à froid (olive, colza…). Si besoin de protéines d’origine animale, privilégier œufs, poissons et viandes blanches.

Penser aux jus de légumes crus (carottes, betteraves, fenouil…), graines germées, herbes aromatiques et algues, intéressants dans cette démarche, car allègent le travail hépatique et reminéralise l’organisme.

S’hydrater en quantité suffisante, mais privilégier des eaux peu minéralisées pour ne pas faire travailler en excès les reins.

  • Exercice physique et massage détox

Reprendre le sport, idéalement au grand air. La transpiration participera à l’élimination des toxines et l’oxygénation activera tous les métabolismes.

Se faire masser pour activer la circulation et l’élimination et/ou s’automasser doucement les pieds pour stimuler toutes les zones reflexes, notamment celles de la digestion, situées sous la voute plantaire.

  • Cure de probiotiques

En cette période de nettoyage, penser à revivifier la flore intestinale, en faisant une cure de probiotiques. Ce sont des microorganismes vivants, qui préviennent la colonisation de l’intestin par des bactéries pathogènes, régulent le transit en cas de diarrhée, participent à la régulation du comportement alimentaire, à l’équilibre nerveux et améliorent la réponse immunitaire innée et acquise.

Conseils de diffusion atmosphérique d’huiles essentielles pour le printemps

Pour une ambiance joyeuse, conviviale et dynamique :

Quelques notes d’agrumes acidulées, associées à des notes de Sapin pectiné pour son côté balsamique et frais, appelant à l’oxygénation.

  • HE Bergamote, Citrus bergamia   35 gouttes
  • HE Citron jaune , Citrus limonum   35 gouttes
  • HE Sapin pectiné, Abies alba   10 gouttes

Pour une ambiance lumineuse, studieuse et créatrice :

Une note d’agrume vert pour donner de l’entrain, accompagnée par la fragrance élévatrice du Basilic tropical… un duo idéal pour commencer efficacement ses projets professionnels.

  • HE Citron vert, Citrus aurantifolia   65 gouttes
  • HE Basilic tropical, Ocimum basilicum   15 gouttes

 

Mode d’utilisation : Pour la diffusion choisie, verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 mn, 3 à 4 fois par jour, selon votre ressenti.

Remarque : pour rappel, une cure de détoxification se prépare. En effet, elle mobilise une certaine énergie et doit être adaptée à l’état de santé de chacun. Elle est à gérer avec précautions chez une personne fragile et/ou âgée. Elle est par ailleurs contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, en cas d’ablation de la vésicule biliaire, obstruction des voies biliaires, occlusion intestinale, insuffisance hépatique ou rénale, ainsi qu’en cas de prise de médicaments au long cours (interférence possible avec le métabolisme des médicaments).

Pour aller plus loin dans la connaissance des huiles essentielles sur le registre digestif, l’atelier d’aromathérapie familiale AMSOAM “bien dans son ventre” est particulièrement complémentaire à cet article.

Cure détox de printemps, repartir du bon pied : Comment faire avec les huiles essentielles ?

cure-detox-huiles-essentielles

Selon le calendrier de la médecine traditionnelle chinoise, à partir de la première quinzaine de février est venu le temps de nettoyer l’organisme des toxines accumulées au cours de l’hiver et d’entamer une cure détox de printemps… habitude d’ailleurs présente dans de nombreuses autres traditions. Comptons pour cela sur l’aide précieuse des huiles essentielles !

Le foie, organe majeur de détoxification de l’organisme

Le corps ingère, métabolise, assimile et élimine différentes sortes de molécules. La métabolisation est assurée surtout par le foie et l’élimination par les reins. Ces deux émonctoires (organes permettant l’élimination des toxines) ont besoin d’une attention particulière et doivent être entretenus, soutenus, pour fonctionner au mieux.

Le foie a plusieurs fonctions : la métabolisation des molécules (dont glucides et lipides), la synthèse de protéines sanguines, la production de bile (stockée dans la vésicule biliaire et indispensable à la digestion des graisses) et la détoxification de l’organisme, c’est-à-dire la transformation de toxines issues de la dégradation de notre alimentation, de l’ingestion d’alcool et de molécules médicamenteuses.

A la sortie de l’hiver, où notre organisme a fonctionné au ralenti et accumulé les graisses, le foie a besoin d’être allégé de toutes ces surcharges. Le stress quotidien, le manque d’activité physique, la fatigue, certains traitements médicamenteux ou certains toxiques de l’environnement, peuvent aussi freiner le travail normal du foie et des reins. Les autres émonctoires participent à ce mouvement : intestins, poumons et peau. Peuvent apparaître alors des signes d’élimination comme le nez constamment encombré (en dehors de toute pathologie ORL), des boutons, un teint terne…

Tout cela indique un besoin de nettoyage, pour repartir du bon pied vers un printemps dynamique et entreprenant… le corps et l’esprit ont besoin d’être allégés de l’inutile !

Détox, oui mais… pour qui et comment ?

Une cure de détoxification se prépare : en effet, elle mobilise une certaine énergie et doit être adaptée à l’état de santé de chacun. Elle dure d’une à trois semaines selon les besoins.

Il est important d’écouter son corps, d’être attentif à son fonctionnement : quelques jours peuvent suffire. Elle peut donner, au début, des sensations un peu désagréables (nausées, fatigue, boutons…), mais cela ne doit pas durer. Elle procure ensuite une sensation de légèreté et d’énergie retrouvée !

Une cure détox sera douce et courte chez une personne fragile et/ou âgée et pourra se faire aussi avec d’autres outils que l’aromathérapie : jus de légumes, tisanes, …Elle est par ailleurs contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, en cas d’ablation de la vésicule biliaire, obstruction des voies biliaires, occlusion intestinale, insuffisance hépatique ou rénale, ainsi qu’en cas de prise de médicaments au long cours (interférence possible avec le métabolisme des médicaments).

Les principales huiles essentielles détoxifiantes

La nature est riche de plantes à essences pour détoxifier l’organisme : Citron jaune, Livèche, Céleri, Lédon du Groënland, Carotte, Genévrier, Romarin à verbénone…

Trois options différentes sont possibles : choisir celle qui semble la plus appropriée à son besoin.

Un geste simple : l’huile essentielle de Citron jaune (zeste)

L’huile essentielle de Citron est un bon tonique digestif, qui soutient le travail du foie, a une action dépurative et fluidifiante sanguine et apporte en parallèle un effet stimulant immunitaire.

Mode d’utilisation : 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, mélangée à du miel ou de l’huile végétale. Laisser en fondre en bouche et avaler.

Contre-indication spécifique : traitement anticoagulant – très photosensibilante, pas d’exposition au soleil pendant huit heures après application cutanée

Un geste ciblé détox : l’huile essentielle de Livèche (racine)

La livèche est utilisée en cuisine comme condiment : on la retrouve souvent dans les « Sels aux herbes ». Sa racine donne une huile essentielle épaisse, d’odeur soutenue, ayant des propriétés dépuratives, détoxifiantes et même antitoxiques. Elle agit sur le foie et les reins. Elle est particulièrement intéressante pour nettoyer l’organisme à la suite de traitements médicamenteux lourds et/ou prolongés. C’est un actif naturel inégalé pour neutraliser les métaux lourds. Elle a un effet légèrement diurétique.

Mode d’utilisation : 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, après les repas. Prélever l’huile essentielle à la pipette et bien la mélanger à une cuillère à café d’huile végétale (olive, colza, sésame…) avant la mise en bouche. Cure de 7 jours, à adapter selon les besoins

Contre-indication spécifique : pas d’usage prolongé sans avis thérapeutique – photosensibilante, pas d’exposition au soleil pendant huit heures après application cutanée

Remarque : Il est possible d’associer HE de Citron jaune et HE de Livèche, mais sans dépasser la dose totale de 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour.

Cure détox complète : synergie d’huiles essentielles détox de printemps

Si les signes d’«encrassement» (nausées, lenteur à la digestion, mauvaise haleine,…) sont conséquents et/ou anciens, un protocole plus long avec une synergie, c’est-à-dire un mélange d’huiles essentielles travaillant de manière complémentaire, est nécessaire.

Aux huiles essentielles de Citron jaune et Livèche peuvent s’ajouter celles d’Estragon, Carotte et Romarin à verbénone. L’huile essentielle d’Estragon a des propriétés digestives, antispasmodiques et antiallergiques (intéressante en cette saison). L’huile essentielle de Carotte draine le foie et les reins, est purifiante de la peau et des vaisseaux. L’huile essentielle de Romarin à verbénone est une des huiles essentielles majeures de la santé hépatique, de la vésicule biliaire et du pancréas. Elle nettoie, rééquilibre le terrain hormonal dans son ensemble et revitalise en profondeur. Lire cet article, pour plus d’informations sur les différentes huiles essentielles de romarin.

FORMULE
Synergie détox de printemps avec les huiles essentielles

HE Citron jaune, Citrus limonum3ml
HE Livèche, Levisticum officinale1ml
HE Estragon, Artemisia dracunculus2ml
HE Carotte, Daucus carotta1ml
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT Verbénone3ml
Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon en verre teinté de 10 ml avec codigoutte. Prendre 2 gouttes de cette synergie, matin et soir, après les repas, en la mélangeant au préalable dans une cuillère à café d’huile végétale (olive ou colza). La garder en bouche avant de l’avaler. Cure de quelques jours à 3 semaines selon le ressenti.
Contre-indications spécifiques : traitement anti-coagulant, antécédents de cancers hormonodépendants, pas d’usage prolongé sans avis thérapeutique

Pour compléter cet article et vous apporter des informations supplémentaires, vous pouvez suivre les recommandations dans l’article AMSOAM, Cure détox printemps : Conseils naturopathiques, hydrolats et massage du foie.

Vous pouvez aussi suivre l’atelier d’aromathérapie (niveau initié) AMSOAM “bien dans son ventre”, sur le thème de la digestion. Les prochaines dates sont en bas de page.

Les huiles essentielles pour le confort intime féminin

huiles essentielles confort gynécologique femme

Les huiles essentielles sont particulièrement recommandées pour préserver l’équilibre de la sphère gynécologique et optimiser le confort intime de la femme. Elles procurent à la fois du plaisir par leurs parfums délicats, adoucissent les sensations de démangeaisons au niveau vaginal et renforcent l’immunité locale gynécologique. Les huiles essentielles possèdent bon nombre d’intérêts pour la femme et notamment celui du respect de l’intégrité de son écosystème vaginal. Elles présentent cependant, aussi des risques de par leur côté caustique et doivent être utilisées convenablement diluées sur ces muqueuses particulièrement fragiles.

Le vagin : une muqueuse délicate et un rempart immunitaire

Comme toutes les interfaces, la zone vaginale est dotée d’une population bactérienne spécifique, différente de celle des intestins, qui assure la défense des lieux contre tous les germes pouvant s’y introduire. Ceux-ci peuvent venir tant de l’extérieur par pénétration vaginale que de l’intérieur par contamination avec des zones de proximité comme les voies urinaire ou digestive. Pour prévenir les infections gynécologiques (pour cela lire l’article, l’immunité au féminin), il est important que cette zone soit entretenue au quotidien dans le respect de sa physiologie et de ses fragilités. Son équilibre fonctionnel conditionne à la fois la santé de la femme mais aussi son bien-être subtil : le confort vaginal, le plaisir sexuel, l’équilibre psychique, la confiance et l’estime d’elle-même. La fragilité de cet écosystème est évidente, il peut être perturbé tant par de mauvais gestes d’hygiène intime, que par un état de stress, ou bien un ralentissement du transit ou encore des fluctuations hormonales dues au cycle ou tout simplement à l’âge.

Conseils naturopathiques pour respecter l’équilibre vaginal

Voici quelques conseils pour préserver l’équilibre gynécologique.

  • Eviter de laver les parties génitales féminines avec un savon contenant des matières premières synthétiques. Celles-ci ne sont pas bien tolérées et surtout excitent le rempart immunitaire en créant des micro-foyers inflammatoires.
  • Préférer tout simplement l’utilisation d’un savon d’Alep. La toilette ne doit pas se faire plus d’une fois par jour.
  • Eviter le port de vêtement serrer à l’entre jambe.
  • Les tampons hygiéniques doivent être utilisés exclusivement pendant les menstruations, et doivent être changés toutes les 5 heures maximum, préférer les protections hygiéniques d’origine naturelle (en magasin bio).
  • Eviter l’utilisation de savons liquides d’hygiène intime trop alcalins (pH supérieur à 7). En effet, le pH physiologique des muqueuses gynécologiques est acide. C’est un outil immunitaire qui contribue à faire rempart aux bactéries pathogènes. Les gels destinées à la toilette intime avec un pH basique sont adaptées aux périodes de mycoses car le candida albicans ne peut pas se multiplier sur des terrains basiques. Utilisées ponctuellement dans les périodes de mycoses, ces solutions présentent l’avantage de calmer les démangeaisons, mais elles ne sont pas adaptées à l’usage au long cours.
  • Prendre systématiquement des compléments alimentaires pré et probiotiques pendant les traitements antibiotiques médicamenteux. En effet, ces médicaments perturbent considérablement l’ensemble des microbiotes de l’organisme, la flore vaginale y compris.
  • La prise de la pilule augmente considérablement la charge des hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone). L’écosystème et le microbiote vaginal en subissent nécessairement les conséquences. Il n’y a malheureusement pas de conseils particuliers à suivre, devant la puissance des médicaments absorbés et l’imprégnation hormonale artificielle. Mais toute femme prenant une pilule contraceptive devrait en être informée.
  • Eviter les épilations définitives au laser. Les follicules pileux participent à la lubrification de la zone génitale par leurs sécrétions sébacées.
  • Des mycoses récidivantes son bénignes, mais sont le témoignage d’un problème immunitaire au niveau vaginal. Ces mycoses sont un signe d’alarme à prendre en compte. En effet, elles peuvent s’accompagner de co-infections plus graves, telles que le papilloma-virus, les infections à gardnerella, à clostridium ou à trychomonas.

Les huiles essentielles pour le confort intime de la femme

L’aromathérapie peut s’inviter au quotidien pour préserver l’équilibre des lieux. Délicatesse, justesse, mais aussi efficacité et plaisir peuvent être véritablement les maîtres mots des soins gynécologiques à base d’huiles essentielles que l’on peut apporter comme gestes DIY quotidiens ou réguliers.

Toilette intime avec les huiles essentielles si utilisation d’un savon liquide de toilette

1 goutte d’HE de tea tree, dans le creux de la main avec la dose de savon liquide. Régule les mauvaises bactéries potentielles, ainsi que le candida albicans, rafraichit et purifie la zone vulvaire, renforce l’immunité locale

Geste de soin apaisant et immunitaire avec les huiles essentielles (après la toilette intime)

Voici une synergie aromatique douce qui peut être appliquée après la toilette pour optimiser l’équilibre vaginal et parfumer délicatement les parties génitales.

A réaliser dans un flacon de 30 ml, muni d’un compte goutte capillaire

  • HE tea tree, Melaleuca alternifolia 1,5 ml ou 45 gouttes
  • HE lavande fine, Lavandula angustifolia 1,5 ml ou 45 gouttes
  • Macérat lipidique de calendula QSP 30 ml

Appliquer en quantité suffisante et nécessaire de préférence après la toilette sur l’ensemble des parties génitales, une fois par jour. Peut être fait tous les jours si besoins, 3 semaines sur 4.

En cas de démangeaisons, peut être appliqué 4 fois par jour pendant 8 jours.

En cas de perturbation du confort intime après les rapports sexuels, cette synergie peut servir de lubrifiant pendant le rapport et prévenir l’inconfort.

 

Pour compléter toutes ces informations, rien de tel que de venir assister à l’atelier AMSOAM d’aromathérapie familiale consacré à la femme aux problématiques du féminin. Des conseils pratiques, du vécu, des partages et de la convivialité …

Lecture complémentaire : gérer la douleur pendant les règles.

Maîtriser la dangerosité des huiles essentielles

huiles essentielles dangers

Pour faire en sorte que « l’aromathérapie, ne soit que du bonheur », il est important d’être non seulement efficace sur la pathologie à traiter, mais aussi et surtout, il est primordial de ne pas nuire à l’état de santé. Il est donc vivement conseillé de s’instruire sur ce sujet des huiles essentielles avant de s’auto-médiquer avec elles, avoir aussi des ouvrages pour être guider, éventuellement suivre des ateliers d’aromathérapie familiale pendant lesquels on peut poser ses questions.

Pour être rassuré : même si une huile essentielle est un pur concentré de molécules aromatiques, lorsqu’elle est utilisée dans les règles de l’art, elle n’a pas d’effet secondaire. On ne peut pas dire la même chose des médicaments dont le prix et le taux de remboursement sont d’ailleurs calculés en fonction de leur « balance bénéfice/risque », appelé dans le jargon du pharmacien le « service médical rendu » (SMR).

Voilà quelques conseils simples pour que les gestes soient adaptés à la dangerosité d’une huile essentielle.

Qu’est-ce que la dermocausticité des huiles essentielles ?

C’est le risque le plus fréquent auquel on s’expose quand on utilise une huile essentielle, c’est-à-dire le risque de brûlure de la peau et/ou de la bouche. Ce potentiel toxique est maîtrisé par la dilution impérative et suffisante de l’huile essentielle, voire même parfois sa contre-indication stricte sur la peau et par la voie sublinguale. Dans ce cas, pour cette huile essentielle la seule la voie d’administration possible sera la voie orale, c’est-à-dire la mise en gélule.

Repérer la dermocausticité d’une huile essentielle par sa sensation olfactive

A l’ouverture d’un flacon d’huile essentielle, la première information qui émane d’elle, est la sensation olfactive qu’elle procure à l’inspiration. Le nez a la capacité d’apporter énormément d’informations. D’une manière objective et universelle, une huile essentielle peut être plus ou moins piquante sur les muqueuses des fosses nasales. Elle peut même piquer simultanément le nez et les yeux. Cette agression des muqueuses respiratoires traduit systématiquement un potentiel irritant ou dermocaustique pour la peau et les muqueuses. Cette dermocausticité est bien sûr proportionnelle à la sensation caustique olfactive ressentie.

Cette huile essentielle aura donc le potentiel d’irriter la peau, voire de la brûler. Elle peut être potentiellement contre indiquée en application cutanée et même en sublinguale, sous peine de développer des brûlures des tissus. Dans tous les cas, sa dilution à 20% au moins dans une huile végétale est impérative.

Pour bien choisir l’huile végétale pour diluer votre mélange d’huiles essentielles voici deux articles à lire, qu’est-ce q’une huile végétale ? et Les huiles végétales : comment les choisir?

ATTENTION, un potentiel irritant n’est pas toujours décelable par le nez, en cas de doute, il est important de se documenter sur un ouvrage de référence.

Repérer le risque irritant d’une huile essentielle par la sensation gustative

Si l’on ne connaît pas une huile essentielle, il est bien sûr vivement déconseillé de la mettre en bouche. Mais pour faire sa connaissance, il est possible d’en déposer juste une trace sur le bout de la langue. Pour cela, déposer une goutte sur une touche à sentir puis goutter du bout de la langue.

Cette sensation perlinguale gustative va apporter beaucoup d’informations.

La sensation peut être chaude : cette huile essentielle est surement une activatrice de la microcirculation.

La sensation peut être légèrement piquante : cette huile essentielle sera donc aussi irritante pour la peau. Il est recommandé de la diluer au moins à 20% dans une huile végétale avant son application cutanée.

La sensation peut être très piquante et même brûlante : cette huile essentielle est vraisemblablement dermocaustique. Elle n’est donc pas recommandée ni sur la peau, ni par voie sublinguale. La forme gélule, où l’huile essentielle est encapsulée, est la voie d’administration la plus fiable.

La trace déposée sur le bout de la langue n’expose pas à un niveau de dangerosité important mais il est réconfortant et prudent de rincer la bouche avec un peu l’huile d’olive.

L’identité de la plante : digestibilité et acceptabilité de l’huile essentielle en bouche

Les huiles issues de plantes alimentaires sont en général particulièrement intéressantes par voie buccale. Attention, quand la plante présente plusieurs chémotypes comme les thym ou les romarins, il faut par contre bien connaître le chémotype qui se met directement en bouche. La forme gélule est donc plus sûre. A noter qu’une gélule taille 0 contient en moyenne 5 gouttes maximum d’huile essentielle, toujours diluées pour ce qui reste avec une huile végétale alimentaire.

Les huiles essentielles de conifères sont plus utiles par le nez et sur la peau (diluées). Elles présentent même pour certaines quelques risques d’irritation des reins, la voie buccale n’est donc pas la plus adaptée.

C’est la même remarque pour les huiles essentielles d’Eucalyptus (radié et globulus), qui sont particulièrement utiles pour leur propriétés anti infectieuses respiratoires. On les utilise préférentiellement sur la peau et par le nez. Leur molécule active, le 1,8 cinéole (souvent en très grande concentration) ,est très peu digeste.

Il est utile de ne jamais perdre de vue qu’une huile essentielle est issue aussi d’une partie bien précise de la plante par exemple la feuille, l’écorce, la fleur, la graine …

Les fleurs se respirent, les fruits et les graines se mangent, l’écorce protège le tronc. Et si les feuilles et les aiguilles sont les poumons de la plante, la racine l’ancre et la nourrit. Comme par alchimie, au cours de la distillation, la plante livre de manière fidèle toute son identité, tant sur le plan pharmacologique qu’énergétique.

Les âmes sensibles saisissent par exemple que :

  • Les huiles essentielles de fleurs sont particulièrement efficaces par la voie olfactive
  • Les huiles essentielles d’agrume, se diffusent et se mettent en bouche volontiers
  • La molécule de 1,8 cinéole qui très indigeste lorsqu’elle est tirée d’un eucalyptus ou d’un melaleuca, a une bien meilleure acceptabilité digestive lorsqu’elle provient d’une huile essentielle de laurier noble ou de cardamome (belles plantes alimentaires). On peut donc anticiper dans une certaine mesure la bonne tolérance et l’acceptabilité de l’huile essentielle sur l’interface qui va la recevoir (cutanée, olfactive ou digestive).

CONSEILS DE PRUDENCE POUR L’UTILISATION DES HUILES ESSENTIELLES

L’automédication avec les huiles essentielles est vivement déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, chez l’enfant de moins de 7 ans, et chez les asthmatiques et épileptiques. Pour ces sujets, l’utilisation des huiles essentielles doit être faîte de manière adaptée, les marges toxiques sont plus étroites et les huiles essentielles contre-indiquées sont nombreuses.

Ne pas utiliser une huile essentielle pure sur la peau sans connaître sa tolérance cutanée. (Idem pour la voie sublinguale)

La diffusion atmosphérique reste la voie d’utilisation qui présente le moins de risque toxique tant que les huiles essentielles dermocaustiques, neurotoxiques et abortives ne sont pas diffusées. Cependant les sujets asthmatiques peuvent déclencher une crise avec les molécules volatiles odoriférantes.

Ne jamais mettre une huile essentielle dans les yeux, les oreilles ou le nez. L’injection des huiles essentielles (IM, IV ou sous cutanée) est strictement contre-indiquée.

Procéder à un test allergique au préalable d’une application sur la peau pour un sujet qui a une peau réactive et allergique. Vidéo : faire le test d’allergie aux huiles essentielles.

Avant toute utilisation des huiles essentielles il est conseillé de connaître les huiles essentielles qui présentent des risques toxiques important comme les huiles essentielles dermocaustiques, les huiles essentielles neurotoxiques et abortives, et les huiles essentielles hépatotoxiques.

Lire toutes les règles de prudence d’utilisation des huiles essentielles.

Traitement flash de la grippe avec les huiles essentielles

traitement flash de la grippe avec les huiles essentielles

L’infection grippale prend souvent au dépourvu, et en l’espace de quelques heures, courbatures, abattement général, toux et fièvre obligent à lâcher ses taches du quotidien pour se mettre au repos et à la diète.

Il y a quelques gestes simples aromatiques qui peuvent accélérer de manière évidente la guérison, anéantir le virus et revitaliser l’organisme.

Ce virus de la grippe peut être particulièrement virulent. Il a des atouts majeurs qui le rendent dangereux, à savoir sa vitesse de réplication ainsi que sa capacité à muter et à déjouer les forces immunitaires naturelles ou vaccinales. Les sujets fragiles, comme les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes sont vivement encouragés à se faire vacciner. Pour autant, devant cette puissance et cette intelligence microbienne, on sait que les vaccins, d’une année sur l’autre, ne sont plus spécifiques du virus, qui a muté et évolué. Si la prévention est le maître mot, certaines huiles essentielles ont des propriétés antivirales spécifiquement contre ce virus influenzae, et peuvent être d’un soutien inégalé lorsque l’infection est déclarée pour augmenter le pouvoir d’auto-guérison du corps, éviter le pire, stimuler les anticorps et faire la guerre au microbe grippal.

Rappels des  gestes préventifs pour prévenir la grippe

Pour bien prévenir la grippe et les rhumes, plusieurs conseils sont à suivre scrupuleusement :

  • Bien se laver les mains régulièrement. Adopter aussi le geste de désinfection des mains avec les huiles essentielles virucides pouvant être déposées pures sur la peau. Pus précisément les huiles essentielles de tea tree, laurier noble, eucalyptus radié ou globulus, cajeput ou encore ravintsara. Déposer 2 à 3 gouttes dans le creux de la main et frotter énergiquement sur l’ensemble des doigts et des paumes. Attention à ne pas se frotter les yeux dans les minutes qui suivent. Des études in vitro ont rapporté que la molécule de terpinéol-4, retrouvée dans l’huile essentielle de tea tree avait une activité virucide spécifiquement sur le virus H1N1.
  • Diffuser au quotidien des huiles essentielles anti virales dans la maison, pour limiter la contagiosité du virus et soutenir l’immunité des occupants. Par exemple : HE ravintsara, HE eucalyptus radié, HE pin sylvestre, HE gingembre, HE laurier noble. Toutes ces huiles essentielles peuvent être mélanger dans le diffuseur, en respectant le nombre de gouttes total recommandé par le fabriquant. Diffuser 10 minutes toutes les 2 heures.Il est important par ailleurs que le foie fonctionne correctement pour que le sang soit bien épuré et fluide. Pour cela, une alimentation sans excès de graisse saturée est souhaitable, ainsi qu’une cure détoxifiante qui aura été faite à l’automne, quelques semaines auparavant.
  • La flore intestinale doit être riche et diversifiée, car c’est à ce niveau que s’effectue la synthèse des anticorps responsable de la défense des voies respiratoires. Pour garantir l’équilibre de cet écosystème, la présence de crudités variées de saison et de fruits, est nécessaire à chaque repas.
  • Tout état de fatigue passager doit être pris en compte et évacuer rapidement, pour éviter l’effondrement immunitaire.
  • Le stress doit être bien géré et les insomnies traitées.
  • Pour plus d’informations sur ces sujets, les articles suivants sont vivement conseillés :

Soutenir ses défenses immunitaires en hiver,

Ainsi que Fatigue chronique, l’aromathérapie pour retrouver le tonus 

Pour bien dormir et bien gérer son stress ; un atelier aromathérapie gestion des troubles nerveux et du comportement est dédié à ce sujet.

Conseils pour optimiser l’efficacité des huiles essentielles contre le virus grippal

Lorsque les deux points suivants sont respectés, l’infection grippale peut être traitée par les huiles essentielles en moins de 24h.

  • Réagir le plus vite possible dès l’apparition des premiers symptômes, quitte à se tromper sur le sujet, le bénéfice sera de toute façon un coup de fouet immunitaire.
  • Utiliser les huiles essentielles à des doses massives par voie cutanée, on peut dire comme un « embaumement ».

PRUDENCE : Eviter d’appliquer les huiles essentielles pures en grande quantité sur une peau eczémateuse, atopique ou allergique. Et les sujets asthmatiques et épileptiques, les enfants de moins de 12 ans, les femmes enceintes et allaitante ne peuvent pas recevoir de doses massives d’huiles essentielles

Quelles sont les huiles essentielles les plus efficaces contre la grippe ?

Les propriétés antivirales spécifiquement contre le virus influenzae de la grippe se retrouvent largement dans toutes les huiles essentielles qui contiennent la molécule de 1,8 cinéole, particulièrement antivirale, expectorante et immunostimulante. Ainsi, les huiles essentielles d’eucalyptus globulus et radié, de niaouli, de cajeput, ou encore de laurier noble et de ravintsara sont les plus communément utilisées, sans oublier également les huiles essentielles de conifères et celle de tea tree.

Lorsque le virus s’accroche aux cellules des voies respiratoires, les épithéliums s’enflamment et les messagers de l’inflammation inondent les tissus pulmonaires et ORL. Pour améliorer le confort respiratoire, éviter la surinfection bronchique et accélérer la guérison, les huiles essentielles peuvent aider à passer de la réaction inflammatoire à la réponse inflammatoire, en apportant à la fois soutien et apaisement au système immunitaire. Voilà pourquoi dans la synergie proposée, il y a une huile essentielle de gingembre, particulièrement anti-inflammatoire et dynamisante par ailleurs.

IMPORTANT : Si les symptômes n’ont pas diminué au bout de 3 heures d’utilisation intensive de cette synergie, il ne sert à rien de continuer. Il est conseillé de tester dans ce cas, une autre huile essentielle beaucoup plus puissante mais par ailleurs dermocaustique et hépatotoxique, celle de thym à thymol. Pour déjouer ces toxicités, il faut l’appliquer sur la voute plantaire en évitant de la déposer sur les espaces interdigitaux des pieds (ou des mains) sous peine de brûlures. Appliquer 5 gouttes d’huile essentielle de thym à thymol sous chaque pied toutes les 30 minutes, 3 fois de suite puis espacer toutes les heures sans dépasser 5 applications dans la journée.

Reconnaître les symptômes grippaux

Lorsque le virus de la grippe a investi les voies aériennes, le corps se plonge très rapidement dans un état de surchauffe générale dans tous les émonctoires. La peau est brûlante et transpirante, la température corporelle s’élève rapidement, les vaisseaux se dilatent pour tenter de thermo-réguler. Les poumons et les voies respiratoires s’enflamment au fur et à mesure des réplications virales. Les mucosités et la toux sont le signe d’un grand nettoyage pour décrocher le virus. Le flot de toxines virales intoxique l’ensemble de l’organisme qui exprime : douleurs dans les ganglions lymphatiques, les muscles et les articulations, des urines foncées et malodorantes, et parfois même aussi des diarrhées et des douleurs abdominales, signes de l’inflammation des intestins.

La grippe correspond en fait à une purification profonde de tout le corps, elle impose le repos et la diète… a méditer lorsque l’on sait que l’épidémie grippale flambe juste après les excès alimentaires des fêtes de fin d’année.

Idées de belles diffusions aromatiques anti-grippales

Si l’on a envie d’efficacité contre le virus de la grippe, on a aussi envie de plaisir avec ces molécules odoriférantes aux fragrances parfois si subtiles. Il n’est pas toujours simples d’avoir l’art de les mélanger pour créer une synergie harmonieuse. Voilà quelques idées de jolis bouquets olfactifs efficaces contre les virus de l’hiver.

Ravintsara et orange douce (à parts égales)

Romarin à cinéole, pin sylvestre et gingembre (à parts égales)

Ravintsara, lavande fine, gingembre (à parts égales)

Pin sylvestre, sapin pectiné, épinette noire (à parts égales)

Eucalyptus radié, sapin pectiné (à parts égales)

 

MA FORMULE
Traitement flash contre la grippe

Propriétés : antivirales, immunostiumlantes, anti-inflammatoires, dynamisantes, expectorantes et fluidifiantes des mucosités, antalgiques.

Indications : grippes et infections apparentées, rhumes et catarrhes, bronchites et pneumopathies.

HE gingembre
Zingiber officinalis
10 ml
HE tea tree
Melaleuca alternifolia
10 ml
HE ravintsara
Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole
5 ml
HE eucalyptus radié
Eucalyptus radiata
5 ml

Prendre un flacon vide en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, refermer et agiter.

VOIE CUTANEE :

Dose d’attaque : 5 à 10 ml selon la corpulence de l’individu (seulement 3 ml chez l’enfant de 7 ans à 12 ans) à faire pénétrer en une fois. Si la fièvre n’est pas trop élevée, après une douche chaude (ou la pause d’une bouillotte sur le dos ou les pieds) pour accélérer la pénétration des molécules aromatiques, prélever la quantité conseillée de la synergie à l’aide d’une pipette plastique et faire pénétrer en massant énergiquement sur l’ensemble du dos et du thorax.

Dose de maintien : 30 gouttes (seulement 15 chez l’enfant à partir de 7 ans) à appliquer toutes les 30 minutes en changeant de site d’application à chaque fois : sur le thorax, le dos, l’intérieur des bras, sous les pieds, derrière les genoux. Espacer au bout de 4 à 6 heures selon la vitesse d’amélioration.

Si le lendemain les symptômes persistent, renouveler le même protocole (dose d’attaque et dose de maintien).

CONTRE INDICATIONS : enfants de moins 7 ans, femmes enceintes et allaitantes, asthmatiques et épileptiques.

PRECAUTIONS D’EMPLOI : prudence sur les peaux atopiques, exémateuses, ou allergiques, privilégier l’application sur la face plantaire.

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