Les huiles essentielles de l’asthme : savoir traiter sans danger

Asthme et huiles essentielles

La pathologie asthmatique est fréquente  dans la population et touche même bon nombre de bébés. Elle s’inscrit très souvent dans un contexte pathologique plus large que l’on nomme le terrain atopique. Il se caractérise par des états fragilisés des épithéliums ayant un rôle d’interface comme les poumons, la peau ou bien même les intestins. Selon l’âge, la zone inflammatoire changera. Le bébé sera perturbé par des coliques et des intestins irrités, en grandissant c’est sa peau qui s’enflammera avec l’apparition de plaques d’eczéma plus ou moins invalidantes, et par la suite le syndrome évoluera vers la pathologie asthmatique.

Des voies respiratoires sensibles à toutes les molécules volatiles

Beaucoup de médecins pneumologues et allergologues n’aiment pas les huiles essentielles. S’ils ont raison d’être méfiants par rapport à la volatilité des molécules aromatiques, ils ont tord par contre de penser que les huiles essentielles ne se résument qu’à un danger pour le sujet souffrant d’asthme. Un protocole établi par un aromathérapeute avisé, destinés à traiter l’asthme a des effets fulgurants d’efficacité. En l’espace de quelques semaines, le niveau inflammatoire de la muqueuse pulmonaire diminue, les bronches se relaxent et la capacité respiratoire s’améliore de manière significative.

Précautions d’utilisation des huiles essentielles pour le sujet asthmatique

Par contre, la fragilité des bronches et leur état de constriction sont des sources d’hyperréactivité respiratoire. Un sujet asthmatique peut décompenser une crise en respirant un simple parfum. La volatilité des molécules aromatiques représente une menace certaine qu’il faut maîtriser. Il est vivement déconseillé de diffuser des huiles essentielles dans une maison où habite un sujet souffrant d’asthme quelque soit son âge. Comme il est vivement déconseillé d’utiliser des compositions parfumées (parfums ou désodorisant d’intérieur). L’utilisation d’huiles essentielles devra se faire par des applications sur les pieds couplées à des suppositoires aromatiques conseillés par un aromathérapeute. Ces synergies traitantes ne devront pas comprendre d’huiles essentielles trop expectorantes ni trop oxygénatrices, comme celles contenant un trop fort pourcentage de 1,8 cinéole.

Cas particulier de l’asthme allergique

Les sujets présentant un terrain sensible aux divers sources d’allergènes, comme les pollens, la poussière, les acariens ou bien encore les poils d’animaux peuvent exprimer des symptômes respiratoires et ORL comme une toux irritative, des rhinites chroniques ou encore des conjonctivites récidivantes. Dans les cas extrêmes d’hypersensibilité bronchique, de l’asthme allergique peut même s’installer avec un état de constriction et d’inflammation bronchique persistant au niveau pulmonaire. L’ensemble des conseils pour lutter contre l’asthme sont bien sûr utiles, mais pour aller plus loin, il peut être intéressant (en plus des mesures d’éviction des allergènes) de côtoyer les huiles essentielles anti-histaminiques. L’article “Allergies saisonnières : les huiles essentielles face aux pollens et allergènes” est un très bon complément d’informations.

Liste des huiles essentielles contre-indiquées en cas d’asthme

Surtout : Eucalyptus globulus et radié, Romarin à cinéole, Menthe poivrée

Prudence avec : Ravintsara, Niaouli, Myrte vert

Liste des huiles essentielles à privilégier pour le sujet asthmatique

Toutes les huiles essentielles oxygénatrices très douces comme celles de conifère et en particulier : pin Patagonie, sapin de Sibérie

Les huiles essentielles détersives et anti-allergique : iary, estragon

Les huiles essentielles relaxantes bronchiques : myrte rouge, pin Patagonie, Sapin de Sibérie, petit grain bigaradier ou clémentinier

Les huiles essentielles stimulantes immunitaires et antibiotiques : tea tree, thym à linalol

Les huiles essentielles anti-inflammatoires et surtout : katafray, camomille allemande, tanaisie annuelle et camomille noble

Les huiles essentielles relaxantes neurovégétatives : petit grain bigaradier ou clémentinier, camomille noble, lavande fine

Les huiles essentielles bronchodilatatrices : Khella

Une huile essentielle antiasthmatique et expectorante douce incontournable : Hysope couchée

MA FORMULE
Anti-asthmatique

Propriétés : antiasthmatique, expectorante, détersive, antibiotique, relaxante nerveuse et bronchique, bronchodilatatrice.

Indications : prévention de la crise d’asthme, terrain congestif bronchique (asthme, bronchite asthmatiforme).

Ces conseils ne se substituent pas à une consultation médicale ni à un traitement allopathique antiasthmatique. Ils s’associent aux traitements de fond et de crise et permettent d’améliorer l’efficacité de ces médicaments, de diminuer l’hyperréactivité bronchique et d’augmenter la vitalité et l’immunité générale du sujet asthmatique affaibli. Une voie rectale avec des suppositoires (à une formule personnalisée) est vivement conseillée en complément.

HE hysope couchée Hyssopus officinales decumbens1 ml
He khella Ammi visnaga1 ml
HE petit grain bigaradier Citrus aurantium aurantium rf1 ml
HE katrafay Cedrelopsis grevei2 ml
HE estragon Artemisia dracunculus1 ml
HV noyau abricotQSP 30 ml

Mode d’utilisation : appliquer sur la voute plantaire matin et soir selon l’âge, en cure de 3 semaines. Si la sensibilité aux parfums n’est pas trop grande les applications peuvent être faîtes dans le dos.

  • 6 mois à 30 mois : 5 à 7 gouttes
  • 30 mois à 7 ans : 7 à 10 gouttes
  • A partir de 7 ans et pour les adultes, 10 à 20 gouttes selon l’âge

En cas de crise, peut être appliqué 3 à 4 fois dans la journée.

PRUDENCE : En cas de peau eczémateuse ou réactive, déposer cette synergie systématiquement sur la voute plantaire.

Pour plus d’informations sur les risques et les bienfaits des huiles essentielles, venez vous former à l’ atelier DEBUTANT AMSOAM Initiation à l’aromathérapie. Ou encore si vous avez déjà les notions de bases venez assister aux ateliers INITIES AMSOAM. Ou bien encore si êtes thérapeute et que vous souhaitez devenir aromathérapeute, vous pouvez suivre un cursus d’apprentissage de 9 mois : formation professionnelle en aromathérapie AMSOAM.

Cure détox de printemps : Conseils naturopathiques, hydrolats et massage du foie

Conseils naturopathiques détoxification

Si l’aromathérapie est efficace pour nettoyer l’organisme, comme on peut le lire dans l’article « Cure détox de printemps, repartir du bon pied : comment faire avec les huiles essentielles ? », voici quelques conseils naturopathiques pour favoriser l’élimination des toxines du corps au printemps, notamment avec l’utilisation d’hydrolats par voie orale et des massages du foie. Ces conseils peuvent être associés à la cure détox aroma par voie interne pour augmenter son efficacité. Lorsque les huiles essentielles ont du mal à être mises en bouche, ces conseils peuvent être utilisés comme alternative.

Cure détox douceur avec les hydrolats

L’hydrolathérapie consiste à utiliser l’eau issue de la distillation des huiles essentielles, qui se charge de molécules aromatiques, mais dans des concentrations très faibles. Les hydrolats, HA, ne présentent pas les mêmes contre-indications que les huiles essentielles et sont une alternative intéressante. Ils travaillent sur les émonctoires organiques et contribuent aussi à rééquilibrer l’état énergétique du corps.

Hydrolats à privilégier pour un effet détoxifiant :

Carotte (détox de la peau, du foie et des reins), Genévrier (recommandé en cas de douleurs articulaires), Lédon du GroënlandRomarin à verbénone

FORMULE  : Mélange HA détox

HA Carotte, Daucus carota1 cuillère à café
HA Romarin à vérbénone, Rosmarinus officinalis CT verbénone1 cuillère à café
HA Lédon du Groëndland, Ledum groenlandicum1 cuillère à café
Eau minérale1 litre

Mode d’utilisation :  Mélanger les différents hydrolats dans une bouteille d’eau d’un litre, dans les proportions indiquées. Boire ce mélange sur une journée. A renouveler tous les jours sur 2 à 3 semaines

Massage détox douceur du foie avec les huiles essentielles

Pour les personnes préférant une utilisation des huiles essentielles par voie cutanée, il est possible de se masser doucement la zone du foie, avec une synergie d’huiles essentielles appropriées, par exemple celles de Basilic tropical et Litsée citronnée, additionnées à celles de Romarin à verbénone et Carotte classiquement utilisée dans les protocoles de détoxification.

L’huile essentielle de Basilic tropical est une belle antispasmodique : elle sait bien détendre le foie, le pancréas et tout l’arbre digestif. L’huile essentielle de Litsée citronnée participe à la fluidification des graisses au niveau de la zone hépatique. C’est une tonique digestive qui a aussi des propriétés anti-inflammatoires. Son odeur citronnée est apaisante, calmante : l’effet relaxant qu’elle apporte au mental par voie olfactive contribue aussi à une meilleure digestion.

FORMULE  : Mélange détox douceur pour massage du foie

HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT verbénone3ml
HE Basilic tropical, Ocimum basilicum1ml
HE Carotte, Daucus carotta2ml
HE Litsée citronnée, Litsea citrata2ml
HV noyau d’abricotQSP 30 ml
(Quantité suffisante pour)

Mode d’utilisation : Prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30ml. Y verser les huiles essentielles dans les proportions indiquées, puis compléter avec l’huile végétale jusqu’à 30 ml. Se masser la zone du foie, 2 fois par jour avec quelques gouttes de ce mélange. En respirer profondément les effluves pour optimiser les effets du massage.

Contre-indications spécifiques : antécédents de cancers hormono-dépendants – prudence en cas de peau sensible et/ou allergique

Conseils naturopathiques complémentaires pour le printemps

  • Alimentation et cure détox

Supprimer, sinon réduire notablement, les sucres rapides, les graisses cuites, les produits laitiers, les plats lourds de l’hiver…  Privilégier les légumes cuits à la vapeur, notamment chou, brocoli, choux fleurs… accompagnés d’huile végétale de première pression à froid (olive, colza…). Si besoin de protéines d’origine animale, privilégier œufs, poissons et viandes blanches.

Penser aux jus de légumes crus (carottes, betteraves, fenouil…), graines germées, herbes aromatiques et algues, intéressants dans cette démarche, car allègent le travail hépatique et reminéralise l’organisme.

S’hydrater en quantité suffisante, mais privilégier des eaux peu minéralisées pour ne pas faire travailler en excès les reins.

  • Exercice physique et massage détox

Reprendre le sport, idéalement au grand air. La transpiration participera à l’élimination des toxines et l’oxygénation activera tous les métabolismes.

Se faire masser pour activer la circulation et l’élimination et/ou s’automasser doucement les pieds pour stimuler toutes les zones reflexes, notamment celles de la digestion, situées sous la voute plantaire.

  • Cure de probiotiques

En cette période de nettoyage, penser à revivifier la flore intestinale, en faisant une cure de probiotiques. Ce sont des microorganismes vivants, qui préviennent la colonisation de l’intestin par des bactéries pathogènes, régulent le transit en cas de diarrhée, participent à la régulation du comportement alimentaire, à l’équilibre nerveux et améliorent la réponse immunitaire innée et acquise.

Conseils de diffusion atmosphérique d’huiles essentielles pour le printemps

Pour une ambiance joyeuse, conviviale et dynamique :

Quelques notes d’agrumes acidulées, associées à des notes de Sapin pectiné pour son côté balsamique et frais, appelant à l’oxygénation.

  • HE Bergamote, Citrus bergamia   35 gouttes
  • HE Citron jaune , Citrus limonum   35 gouttes
  • HE Sapin pectiné, Abies alba   10 gouttes

Pour une ambiance lumineuse, studieuse et créatrice :

Une note d’agrume vert pour donner de l’entrain, accompagnée par la fragrance élévatrice du Basilic tropical… un duo idéal pour commencer efficacement ses projets professionnels.

  • HE Citron vert, Citrus aurantifolia   65 gouttes
  • HE Basilic tropical, Ocimum basilicum   15 gouttes

 

Mode d’utilisation : Pour la diffusion choisie, verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 mn, 3 à 4 fois par jour, selon votre ressenti.

Remarque : pour rappel, une cure de détoxification se prépare. En effet, elle mobilise une certaine énergie et doit être adaptée à l’état de santé de chacun. Elle est à gérer avec précautions chez une personne fragile et/ou âgée. Elle est par ailleurs contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, en cas d’ablation de la vésicule biliaire, obstruction des voies biliaires, occlusion intestinale, insuffisance hépatique ou rénale, ainsi qu’en cas de prise de médicaments au long cours (interférence possible avec le métabolisme des médicaments).

Pour aller plus loin dans la connaissance des huiles essentielles sur le registre digestif, l’atelier d’aromathérapie familiale AMSOAM “bien dans son ventre” est particulièrement complémentaire à cet article.

Cure détox de printemps, repartir du bon pied : Comment faire avec les huiles essentielles ?

cure-detox-huiles-essentielles

Selon le calendrier de la médecine traditionnelle chinoise, à partir de la première quinzaine de février est venu le temps de nettoyer l’organisme des toxines accumulées au cours de l’hiver et d’entamer une cure détox de printemps… habitude d’ailleurs présente dans de nombreuses autres traditions. Comptons pour cela sur l’aide précieuse des huiles essentielles !

Le foie, organe majeur de détoxification de l’organisme

Le corps ingère, métabolise, assimile et élimine différentes sortes de molécules. La métabolisation est assurée surtout par le foie et l’élimination par les reins. Ces deux émonctoires (organes permettant l’élimination des toxines) ont besoin d’une attention particulière et doivent être entretenus, soutenus, pour fonctionner au mieux.

Le foie a plusieurs fonctions : la métabolisation des molécules (dont glucides et lipides), la synthèse de protéines sanguines, la production de bile (stockée dans la vésicule biliaire et indispensable à la digestion des graisses) et la détoxification de l’organisme, c’est-à-dire la transformation de toxines issues de la dégradation de notre alimentation, de l’ingestion d’alcool et de molécules médicamenteuses.

A la sortie de l’hiver, où notre organisme a fonctionné au ralenti et accumulé les graisses, le foie a besoin d’être allégé de toutes ces surcharges. Le stress quotidien, le manque d’activité physique, la fatigue, certains traitements médicamenteux ou certains toxiques de l’environnement, peuvent aussi freiner le travail normal du foie et des reins. Les autres émonctoires participent à ce mouvement : intestins, poumons et peau. Peuvent apparaître alors des signes d’élimination comme le nez constamment encombré (en dehors de toute pathologie ORL), des boutons, un teint terne…

Tout cela indique un besoin de nettoyage, pour repartir du bon pied vers un printemps dynamique et entreprenant… le corps et l’esprit ont besoin d’être allégés de l’inutile !

Détox, oui mais… pour qui et comment ?

Une cure de détoxification se prépare : en effet, elle mobilise une certaine énergie et doit être adaptée à l’état de santé de chacun. Elle dure d’une à trois semaines selon les besoins.

Il est important d’écouter son corps, d’être attentif à son fonctionnement : quelques jours peuvent suffire. Elle peut donner, au début, des sensations un peu désagréables (nausées, fatigue, boutons…), mais cela ne doit pas durer. Elle procure ensuite une sensation de légèreté et d’énergie retrouvée !

Une cure détox sera douce et courte chez une personne fragile et/ou âgée et pourra se faire aussi avec d’autres outils que l’aromathérapie : jus de légumes, tisanes, …Elle est par ailleurs contre-indiquée chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, en cas d’ablation de la vésicule biliaire, obstruction des voies biliaires, occlusion intestinale, insuffisance hépatique ou rénale, ainsi qu’en cas de prise de médicaments au long cours (interférence possible avec le métabolisme des médicaments).

Les principales huiles essentielles détoxifiantes

La nature est riche de plantes à essences pour détoxifier l’organisme : Citron jaune, Livèche, Céleri, Lédon du Groënland, Carotte, Genévrier, Romarin à verbénone…

Trois options différentes sont possibles : choisir celle qui semble la plus appropriée à son besoin.

Un geste simple : l’huile essentielle de Citron jaune (zeste)

L’huile essentielle de Citron est un bon tonique digestif, qui soutient le travail du foie, a une action dépurative et fluidifiante sanguine et apporte en parallèle un effet stimulant immunitaire.

Mode d’utilisation : 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, mélangée à du miel ou de l’huile végétale. Laisser en fondre en bouche et avaler.

Contre-indication spécifique : traitement anticoagulant – très photosensibilante, pas d’exposition au soleil pendant huit heures après application cutanée

Un geste ciblé détox : l’huile essentielle de Livèche (racine)

La livèche est utilisée en cuisine comme condiment : on la retrouve souvent dans les « Sels aux herbes ». Sa racine donne une huile essentielle épaisse, d’odeur soutenue, ayant des propriétés dépuratives, détoxifiantes et même antitoxiques. Elle agit sur le foie et les reins. Elle est particulièrement intéressante pour nettoyer l’organisme à la suite de traitements médicamenteux lourds et/ou prolongés. C’est un actif naturel inégalé pour neutraliser les métaux lourds. Elle a un effet légèrement diurétique.

Mode d’utilisation : 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour, après les repas. Prélever l’huile essentielle à la pipette et bien la mélanger à une cuillère à café d’huile végétale (olive, colza, sésame…) avant la mise en bouche. Cure de 7 jours, à adapter selon les besoins

Contre-indication spécifique : pas d’usage prolongé sans avis thérapeutique – photosensibilante, pas d’exposition au soleil pendant huit heures après application cutanée

Remarque : Il est possible d’associer HE de Citron jaune et HE de Livèche, mais sans dépasser la dose totale de 1 à 2 gouttes, 2 à 3 fois par jour.

Cure détox complète : synergie d’huiles essentielles détox de printemps

Si les signes d’«encrassement» (nausées, lenteur à la digestion, mauvaise haleine,…) sont conséquents et/ou anciens, un protocole plus long avec une synergie, c’est-à-dire un mélange d’huiles essentielles travaillant de manière complémentaire, est nécessaire.

Aux huiles essentielles de Citron jaune et Livèche peuvent s’ajouter celles d’Estragon, Carotte et Romarin à verbénone. L’huile essentielle d’Estragon a des propriétés digestives, antispasmodiques et antiallergiques (intéressante en cette saison). L’huile essentielle de Carotte draine le foie et les reins, est purifiante de la peau et des vaisseaux. L’huile essentielle de Romarin à verbénone est une des huiles essentielles majeures de la santé hépatique, de la vésicule biliaire et du pancréas. Elle nettoie, rééquilibre le terrain hormonal dans son ensemble et revitalise en profondeur. Lire cet article, pour plus d’informations sur les différentes huiles essentielles de romarin.

FORMULE
Synergie détox de printemps avec les huiles essentielles

HE Citron jaune, Citrus limonum3ml
HE Livèche, Levisticum officinale1ml
HE Estragon, Artemisia dracunculus2ml
HE Carotte, Daucus carotta1ml
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT Verbénone3ml
Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon en verre teinté de 10 ml avec codigoutte. Prendre 2 gouttes de cette synergie, matin et soir, après les repas, en la mélangeant au préalable dans une cuillère à café d’huile végétale (olive ou colza). La garder en bouche avant de l’avaler. Cure de quelques jours à 3 semaines selon le ressenti.
Contre-indications spécifiques : traitement anti-coagulant, antécédents de cancers hormonodépendants, pas d’usage prolongé sans avis thérapeutique

Pour compléter cet article et vous apporter des informations supplémentaires, vous pouvez suivre les recommandations dans l’article AMSOAM, Cure détox printemps : Conseils naturopathiques, hydrolats et massage du foie.

Vous pouvez aussi suivre l’atelier d’aromathérapie (niveau initié) AMSOAM “bien dans son ventre”, sur le thème de la digestion. Les prochaines dates sont en bas de page.

Les huiles essentielles pour le confort intime féminin

huiles essentielles confort gynécologique femme

Les huiles essentielles sont particulièrement recommandées pour préserver l’équilibre de la sphère gynécologique et optimiser le confort intime de la femme. Elles procurent à la fois du plaisir par leurs parfums délicats, adoucissent les sensations de démangeaisons au niveau vaginal et renforcent l’immunité locale gynécologique. Les huiles essentielles possèdent bon nombre d’intérêts pour la femme et notamment celui du respect de l’intégrité de son écosystème vaginal. Elles présentent cependant, aussi des risques de par leur côté caustique et doivent être utilisées convenablement diluées sur ces muqueuses particulièrement fragiles.

Le vagin : une muqueuse délicate et un rempart immunitaire

Comme toutes les interfaces, la zone vaginale est dotée d’une population bactérienne spécifique, différente de celle des intestins, qui assure la défense des lieux contre tous les germes pouvant s’y introduire. Ceux-ci peuvent venir tant de l’extérieur par pénétration vaginale que de l’intérieur par contamination avec des zones de proximité comme les voies urinaire ou digestive. Pour prévenir les infections gynécologiques (pour cela lire l’article, l’immunité au féminin), il est important que cette zone soit entretenue au quotidien dans le respect de sa physiologie et de ses fragilités. Son équilibre fonctionnel conditionne à la fois la santé de la femme mais aussi son bien-être subtil : le confort vaginal, le plaisir sexuel, l’équilibre psychique, la confiance et l’estime d’elle-même. La fragilité de cet écosystème est évidente, il peut être perturbé tant par de mauvais gestes d’hygiène intime, que par un état de stress, ou bien un ralentissement du transit ou encore des fluctuations hormonales dues au cycle ou tout simplement à l’âge.

Conseils naturopathiques pour respecter l’équilibre vaginal

Voici quelques conseils pour préserver l’équilibre gynécologique.

  • Eviter de laver les parties génitales féminines avec un savon contenant des matières premières synthétiques. Celles-ci ne sont pas bien tolérées et surtout excitent le rempart immunitaire en créant des micro-foyers inflammatoires.
  • Préférer tout simplement l’utilisation d’un savon d’Alep. La toilette ne doit pas se faire plus d’une fois par jour.
  • Eviter le port de vêtement serrer à l’entre jambe.
  • Les tampons hygiéniques doivent être utilisés exclusivement pendant les menstruations, et doivent être changés toutes les 5 heures maximum, préférer les protections hygiéniques d’origine naturelle (en magasin bio).
  • Eviter l’utilisation de savons liquides d’hygiène intime trop alcalins (pH supérieur à 7). En effet, le pH physiologique des muqueuses gynécologiques est acide. C’est un outil immunitaire qui contribue à faire rempart aux bactéries pathogènes. Les gels destinées à la toilette intime avec un pH basique sont adaptées aux périodes de mycoses car le candida albicans ne peut pas se multiplier sur des terrains basiques. Utilisées ponctuellement dans les périodes de mycoses, ces solutions présentent l’avantage de calmer les démangeaisons, mais elles ne sont pas adaptées à l’usage au long cours.
  • Prendre systématiquement des compléments alimentaires pré et probiotiques pendant les traitements antibiotiques médicamenteux. En effet, ces médicaments perturbent considérablement l’ensemble des microbiotes de l’organisme, la flore vaginale y compris.
  • La prise de la pilule augmente considérablement la charge des hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone). L’écosystème et le microbiote vaginal en subissent nécessairement les conséquences. Il n’y a malheureusement pas de conseils particuliers à suivre, devant la puissance des médicaments absorbés et l’imprégnation hormonale artificielle. Mais toute femme prenant une pilule contraceptive devrait en être informée.
  • Eviter les épilations définitives au laser. Les follicules pileux participent à la lubrification de la zone génitale par leurs sécrétions sébacées.
  • Des mycoses récidivantes son bénignes, mais sont le témoignage d’un problème immunitaire au niveau vaginal. Ces mycoses sont un signe d’alarme à prendre en compte. En effet, elles peuvent s’accompagner de co-infections plus graves, telles que le papilloma-virus, les infections à gardnerella, à clostridium ou à trychomonas.

Les huiles essentielles pour le confort intime de la femme

L’aromathérapie peut s’inviter au quotidien pour préserver l’équilibre des lieux. Délicatesse, justesse, mais aussi efficacité et plaisir peuvent être véritablement les maîtres mots des soins gynécologiques à base d’huiles essentielles que l’on peut apporter comme gestes DIY quotidiens ou réguliers.

Toilette intime avec les huiles essentielles si utilisation d’un savon liquide de toilette

1 goutte d’HE de tea tree, dans le creux de la main avec la dose de savon liquide. Régule les mauvaises bactéries potentielles, ainsi que le candida albicans, rafraichit et purifie la zone vulvaire, renforce l’immunité locale

Geste de soin apaisant et immunitaire avec les huiles essentielles (après la toilette intime)

Voici une synergie aromatique douce qui peut être appliquée après la toilette pour optimiser l’équilibre vaginal et parfumer délicatement les parties génitales.

A réaliser dans un flacon de 30 ml, muni d’un compte goutte capillaire

  • HE tea tree, Melaleuca alternifolia 1,5 ml ou 45 gouttes
  • HE lavande fine, Lavandula angustifolia 1,5 ml ou 45 gouttes
  • Macérat lipidique de calendula QSP 30 ml

Appliquer en quantité suffisante et nécessaire de préférence après la toilette sur l’ensemble des parties génitales, une fois par jour. Peut être fait tous les jours si besoins, 3 semaines sur 4.

En cas de démangeaisons, peut être appliqué 4 fois par jour pendant 8 jours.

En cas de perturbation du confort intime après les rapports sexuels, cette synergie peut servir de lubrifiant pendant le rapport et prévenir l’inconfort.

 

Pour compléter toutes ces informations, rien de tel que de venir assister à l’atelier AMSOAM d’aromathérapie familiale consacré à la femme aux problématiques du féminin. Des conseils pratiques, du vécu, des partages et de la convivialité …

Maîtriser la dangerosité des huiles essentielles

huiles essentielles dangers

Pour faire en sorte que « l’aromathérapie, ne soit que du bonheur », il est important d’être non seulement efficace sur la pathologie à traiter, mais aussi et surtout, il est primordial de ne pas nuire à l’état de santé. Il est donc vivement conseillé de s’instruire sur ce sujet des huiles essentielles avant de s’auto-médiquer avec elles, avoir aussi des ouvrages pour être guider, éventuellement suivre des ateliers d’aromathérapie familiale pendant lesquels on peut poser ses questions.

Pour être rassuré : même si une huile essentielle est un pur concentré de molécules aromatiques, lorsqu’elle est utilisée dans les règles de l’art, elle n’a pas d’effet secondaire. On ne peut pas dire la même chose des médicaments dont le prix et le taux de remboursement sont d’ailleurs calculés en fonction de leur « balance bénéfice/risque », appelé dans le jargon du pharmacien le « service médical rendu » (SMR).

Voilà quelques conseils simples pour que les gestes soient adaptés à la dangerosité d’une huile essentielle.

Qu’est-ce que la dermocausticité des huiles essentielles ?

C’est le risque le plus fréquent auquel on s’expose quand on utilise une huile essentielle, c’est-à-dire le risque de brûlure de la peau et/ou de la bouche. Ce potentiel toxique est maîtrisé par la dilution impérative et suffisante de l’huile essentielle, voire même parfois sa contre-indication stricte sur la peau et par la voie sublinguale. Dans ce cas, pour cette huile essentielle la seule la voie d’administration possible sera la voie orale, c’est-à-dire la mise en gélule.

Repérer la dermocausticité d’une huile essentielle par sa sensation olfactive

A l’ouverture d’un flacon d’huile essentielle, la première information qui émane d’elle, est la sensation olfactive qu’elle procure à l’inspiration. Le nez a la capacité d’apporter énormément d’informations. D’une manière objective et universelle, une huile essentielle peut être plus ou moins piquante sur les muqueuses des fosses nasales. Elle peut même piquer simultanément le nez et les yeux. Cette agression des muqueuses respiratoires traduit systématiquement un potentiel irritant ou dermocaustique pour la peau et les muqueuses. Cette dermocausticité est bien sûr proportionnelle à la sensation caustique olfactive ressentie.

Cette huile essentielle aura donc le potentiel d’irriter la peau, voire de la brûler. Elle peut être potentiellement contre indiquée en application cutanée et même en sublinguale, sous peine de développer des brûlures des tissus. Dans tous les cas, sa dilution à 20% au moins dans une huile végétale est impérative.

Pour bien choisir l’huile végétale pour diluer votre mélange d’huiles essentielles voici deux articles à lire, qu’est-ce q’une huile végétale ? et Les huiles végétales : comment les choisir?

ATTENTION, un potentiel irritant n’est pas toujours décelable par le nez, en cas de doute, il est important de se documenter sur un ouvrage de référence.

Repérer le risque irritant d’une huile essentielle par la sensation gustative

Si l’on ne connaît pas une huile essentielle, il est bien sûr vivement déconseillé de la mettre en bouche. Mais pour faire sa connaissance, il est possible d’en déposer juste une trace sur le bout de la langue. Pour cela, déposer une goutte sur une touche à sentir puis goutter du bout de la langue.

Cette sensation perlinguale gustative va apporter beaucoup d’informations.

La sensation peut être chaude : cette huile essentielle est surement une activatrice de la microcirculation.

La sensation peut être légèrement piquante : cette huile essentielle sera donc aussi irritante pour la peau. Il est recommandé de la diluer au moins à 20% dans une huile végétale avant son application cutanée.

La sensation peut être très piquante et même brûlante : cette huile essentielle est vraisemblablement dermocaustique. Elle n’est donc pas recommandée ni sur la peau, ni par voie sublinguale. La forme gélule, où l’huile essentielle est encapsulée, est la voie d’administration la plus fiable.

La trace déposée sur le bout de la langue n’expose pas à un niveau de dangerosité important mais il est réconfortant et prudent de rincer la bouche avec un peu l’huile d’olive.

L’identité de la plante : digestibilité et acceptabilité de l’huile essentielle en bouche

Les huiles issues de plantes alimentaires sont en général particulièrement intéressantes par voie buccale. Attention, quand la plante présente plusieurs chémotypes comme les thym ou les romarins, il faut par contre bien connaître le chémotype qui se met directement en bouche. La forme gélule est donc plus sûre. A noter qu’une gélule taille 0 contient en moyenne 5 gouttes maximum d’huile essentielle, toujours diluées pour ce qui reste avec une huile végétale alimentaire.

Les huiles essentielles de conifères sont plus utiles par le nez et sur la peau (diluées). Elles présentent même pour certaines quelques risques d’irritation des reins, la voie buccale n’est donc pas la plus adaptée.

C’est la même remarque pour les huiles essentielles d’Eucalyptus (radié et globulus), qui sont particulièrement utiles pour leur propriétés anti infectieuses respiratoires. On les utilise préférentiellement sur la peau et par le nez. Leur molécule active, le 1,8 cinéole (souvent en très grande concentration) ,est très peu digeste.

Il est utile de ne jamais perdre de vue qu’une huile essentielle est issue aussi d’une partie bien précise de la plante par exemple la feuille, l’écorce, la fleur, la graine …

Les fleurs se respirent, les fruits et les graines se mangent, l’écorce protège le tronc. Et si les feuilles et les aiguilles sont les poumons de la plante, la racine l’ancre et la nourrit. Comme par alchimie, au cours de la distillation, la plante livre de manière fidèle toute son identité, tant sur le plan pharmacologique qu’énergétique.

Les âmes sensibles saisissent par exemple que :

  • Les huiles essentielles de fleurs sont particulièrement efficaces par la voie olfactive
  • Les huiles essentielles d’agrume, se diffusent et se mettent en bouche volontiers
  • La molécule de 1,8 cinéole qui très indigeste lorsqu’elle est tirée d’un eucalyptus ou d’un melaleuca, a une bien meilleure acceptabilité digestive lorsqu’elle provient d’une huile essentielle de laurier noble ou de cardamome (belles plantes alimentaires). On peut donc anticiper dans une certaine mesure la bonne tolérance et l’acceptabilité de l’huile essentielle sur l’interface qui va la recevoir (cutanée, olfactive ou digestive).

CONSEILS DE PRUDENCE POUR L’UTILISATION DES HUILES ESSENTIELLES

L’automédication avec les huiles essentielles est vivement déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, chez l’enfant de moins de 7 ans, et chez les asthmatiques et épileptiques. Pour ces sujets, l’utilisation des huiles essentielles doit être faîte de manière adaptée, les marges toxiques sont plus étroites et les huiles essentielles contre-indiquées sont nombreuses.

Ne pas utiliser une huile essentielle pure sur la peau sans connaître sa tolérance cutanée. (Idem pour la voie sublinguale)

La diffusion atmosphérique reste la voie d’utilisation qui présente le moins de risque toxique tant que les huiles essentielles dermocaustiques, neurotoxiques et abortives ne sont pas diffusées. Cependant les sujets asthmatiques peuvent déclencher une crise avec les molécules volatiles odoriférantes.

Ne jamais mettre une huile essentielle dans les yeux, les oreilles ou le nez. L’injection des huiles essentielles (IM, IV ou sous cutanée) est strictement contre-indiquée.

Procéder à un test allergique au préalable d’une application sur la peau pour un sujet qui a une peau réactive et allergique. Vidéo : faire le test d’allergie aux huiles essentielles.

Avant toute utilisation des huiles essentielles il est conseillé de connaître les huiles essentielles qui présentent des risques toxiques important comme les huiles essentielles dermocaustiques, les huiles essentielles neurotoxiques et abortives, et les huiles essentielles hépatotoxiques.

Lire toutes les règles de prudence d’utilisation des huiles essentielles.

Traitement flash de la grippe avec les huiles essentielles

traitement flash de la grippe avec les huiles essentielles

L’infection grippale prend souvent au dépourvu, et en l’espace de quelques heures, courbatures, abattement général, toux et fièvre obligent à lâcher ses taches du quotidien pour se mettre au repos et à la diète.

Il y a quelques gestes simples aromatiques qui peuvent accélérer de manière évidente la guérison, anéantir le virus et revitaliser l’organisme.

Ce virus de la grippe peut être particulièrement virulent. Il a des atouts majeurs qui le rendent dangereux, à savoir sa vitesse de réplication ainsi que sa capacité à muter et à déjouer les forces immunitaires naturelles ou vaccinales. Les sujets fragiles, comme les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes sont vivement encouragés à se faire vacciner. Pour autant, devant cette puissance et cette intelligence microbienne, on sait que les vaccins, d’une année sur l’autre, ne sont plus spécifiques du virus, qui a muté et évolué. Si la prévention est le maître mot, certaines huiles essentielles ont des propriétés antivirales spécifiquement contre ce virus influenzae, et peuvent être d’un soutien inégalé lorsque l’infection est déclarée pour augmenter le pouvoir d’auto-guérison du corps, éviter le pire, stimuler les anticorps et faire la guerre au microbe grippal.

Rappels des  gestes préventifs pour prévenir la grippe

Pour bien prévenir la grippe et les rhumes, plusieurs conseils sont à suivre scrupuleusement :

  • Bien se laver les mains régulièrement. Adopter aussi le geste de désinfection des mains avec les huiles essentielles virucides pouvant être déposées pures sur la peau. Pus précisément les huiles essentielles de tea tree, laurier noble, eucalyptus radié ou globulus, cajeput ou encore ravintsara. Déposer 2 à 3 gouttes dans le creux de la main et frotter énergiquement sur l’ensemble des doigts et des paumes. Attention à ne pas se frotter les yeux dans les minutes qui suivent. Des études in vitro ont rapporté que la molécule de terpinéol-4, retrouvée dans l’huile essentielle de tea tree avait une activité virucide spécifiquement sur le virus H1N1.
  • Diffuser au quotidien des huiles essentielles anti virales dans la maison, pour limiter la contagiosité du virus et soutenir l’immunité des occupants. Par exemple : HE ravintsara, HE eucalyptus radié, HE pin sylvestre, HE gingembre, HE laurier noble. Toutes ces huiles essentielles peuvent être mélanger dans le diffuseur, en respectant le nombre de gouttes total recommandé par le fabriquant. Diffuser 10 minutes toutes les 2 heures.Il est important par ailleurs que le foie fonctionne correctement pour que le sang soit bien épuré et fluide. Pour cela, une alimentation sans excès de graisse saturée est souhaitable, ainsi qu’une cure détoxifiante qui aura été faite à l’automne, quelques semaines auparavant.
  • La flore intestinale doit être riche et diversifiée, car c’est à ce niveau que s’effectue la synthèse des anticorps responsable de la défense des voies respiratoires. Pour garantir l’équilibre de cet écosystème, la présence de crudités variées de saison et de fruits, est nécessaire à chaque repas.
  • Tout état de fatigue passager doit être pris en compte et évacuer rapidement, pour éviter l’effondrement immunitaire.
  • Le stress doit être bien géré et les insomnies traitées.
  • Pour plus d’informations sur ces sujets, les articles suivants sont vivement conseillés :

Soutenir ses défenses immunitaires en hiver,

Ainsi que Fatigue chronique, l’aromathérapie pour retrouver le tonus 

Pour bien dormir et bien gérer son stress ; un atelier aromathérapie gestion des troubles nerveux et du comportement est dédié à ce sujet.

Conseils pour optimiser l’efficacité des huiles essentielles contre le virus grippal

Lorsque les deux points suivants sont respectés, l’infection grippale peut être traitée par les huiles essentielles en moins de 24h.

  • Réagir le plus vite possible dès l’apparition des premiers symptômes, quitte à se tromper sur le sujet, le bénéfice sera de toute façon un coup de fouet immunitaire.
  • Utiliser les huiles essentielles à des doses massives par voie cutanée, on peut dire comme un « embaumement ».

PRUDENCE : Eviter d’appliquer les huiles essentielles pures en grande quantité sur une peau eczémateuse, atopique ou allergique. Et les sujets asthmatiques et épileptiques, les enfants de moins de 12 ans, les femmes enceintes et allaitante ne peuvent pas recevoir de doses massives d’huiles essentielles

Quelles sont les huiles essentielles les plus efficaces contre la grippe ?

Les propriétés antivirales spécifiquement contre le virus influenzae de la grippe se retrouvent largement dans toutes les huiles essentielles qui contiennent la molécule de 1,8 cinéole, particulièrement antivirale, expectorante et immunostimulante. Ainsi, les huiles essentielles d’eucalyptus globulus et radié, de niaouli, de cajeput, ou encore de laurier noble et de ravintsara sont les plus communément utilisées, sans oublier également les huiles essentielles de conifères et celle de tea tree.

Lorsque le virus s’accroche aux cellules des voies respiratoires, les épithéliums s’enflamment et les messagers de l’inflammation inondent les tissus pulmonaires et ORL. Pour améliorer le confort respiratoire, éviter la surinfection bronchique et accélérer la guérison, les huiles essentielles peuvent aider à passer de la réaction inflammatoire à la réponse inflammatoire, en apportant à la fois soutien et apaisement au système immunitaire. Voilà pourquoi dans la synergie proposée, il y a une huile essentielle de gingembre, particulièrement anti-inflammatoire et dynamisante par ailleurs.

IMPORTANT : Si les symptômes n’ont pas diminué au bout de 3 heures d’utilisation intensive de cette synergie, il ne sert à rien de continuer. Il est conseillé de tester dans ce cas, une autre huile essentielle beaucoup plus puissante mais par ailleurs dermocaustique et hépatotoxique, celle de thym à thymol. Pour déjouer ces toxicités, il faut l’appliquer sur la voute plantaire en évitant de la déposer sur les espaces interdigitaux des pieds (ou des mains) sous peine de brûlures. Appliquer 5 gouttes d’huile essentielle de thym à thymol sous chaque pied toutes les 30 minutes, 3 fois de suite puis espacer toutes les heures sans dépasser 5 applications dans la journée.

Reconnaître les symptômes grippaux

Lorsque le virus de la grippe a investi les voies aériennes, le corps se plonge très rapidement dans un état de surchauffe générale dans tous les émonctoires. La peau est brûlante et transpirante, la température corporelle s’élève rapidement, les vaisseaux se dilatent pour tenter de thermo-réguler. Les poumons et les voies respiratoires s’enflamment au fur et à mesure des réplications virales. Les mucosités et la toux sont le signe d’un grand nettoyage pour décrocher le virus. Le flot de toxines virales intoxique l’ensemble de l’organisme qui exprime : douleurs dans les ganglions lymphatiques, les muscles et les articulations, des urines foncées et malodorantes, et parfois même aussi des diarrhées et des douleurs abdominales, signes de l’inflammation des intestins.

La grippe correspond en fait à une purification profonde de tout le corps, elle impose le repos et la diète… a méditer lorsque l’on sait que l’épidémie grippale flambe juste après les excès alimentaires des fêtes de fin d’année.

Idées de belles diffusions aromatiques anti-grippales

Si l’on a envie d’efficacité contre le virus de la grippe, on a aussi envie de plaisir avec ces molécules odoriférantes aux fragrances parfois si subtiles. Il n’est pas toujours simples d’avoir l’art de les mélanger pour créer une synergie harmonieuse. Voilà quelques idées de jolis bouquets olfactifs efficaces contre les virus de l’hiver.

Ravintsara et orange douce (à parts égales)

Romarin à cinéole, pin sylvestre et gingembre (à parts égales)

Ravintsara, lavande fine, gingembre (à parts égales)

Pin sylvestre, sapin pectiné, épinette noire (à parts égales)

Eucalyptus radié, sapin pectiné (à parts égales)

 

MA FORMULE
Traitement flash contre la grippe

Propriétés : antivirales, immunostiumlantes, anti-inflammatoires, dynamisantes, expectorantes et fluidifiantes des mucosités, antalgiques.

Indications : grippes et infections apparentées, rhumes et catarrhes, bronchites et pneumopathies.

HE gingembre
Zingiber officinalis
10 ml
HE tea tree
Melaleuca alternifolia
10 ml
HE ravintsara
Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole
5 ml
HE eucalyptus radié
Eucalyptus radiata
5 ml

Prendre un flacon vide en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, refermer et agiter.

VOIE CUTANEE :

Dose d’attaque : 5 à 10 ml selon la corpulence de l’individu (seulement 3 ml chez l’enfant de 7 ans à 12 ans) à faire pénétrer en une fois. Si la fièvre n’est pas trop élevée, après une douche chaude (ou la pause d’une bouillotte sur le dos ou les pieds) pour accélérer la pénétration des molécules aromatiques, prélever la quantité conseillée de la synergie à l’aide d’une pipette plastique et faire pénétrer en massant énergiquement sur l’ensemble du dos et du thorax.

Dose de maintien : 30 gouttes (seulement 15 chez l’enfant à partir de 7 ans) à appliquer toutes les 30 minutes en changeant de site d’application à chaque fois : sur le thorax, le dos, l’intérieur des bras, sous les pieds, derrière les genoux. Espacer au bout de 4 à 6 heures selon la vitesse d’amélioration.

Si le lendemain les symptômes persistent, renouveler le même protocole (dose d’attaque et dose de maintien).

CONTRE INDICATIONS : enfants de moins 7 ans, femmes enceintes et allaitantes, asthmatiques et épileptiques.

PRECAUTIONS D’EMPLOI : prudence sur les peaux atopiques, exémateuses, ou allergiques, privilégier l’application sur la face plantaire.

Les huiles essentielles contre la gueule de bois

huiles essentielles gueule de bois consommation d'alcool

Même si l’objectif est de minimiser la consommation de boissons alcoolisées pour une santé optimale, cette sensation très désagréable de « gueule de bois » peut être anticipée ou améliorée avec les huiles essentielles. Celles-ci peuvent effectivement préparer et faciliter le travail hépatique, pour plus vite métaboliser l’alcool.

Qu’est-ce que la « gueule de bois » ?

Le terme de gueule de bois évoque la sensation de déshydratation après la consommation excessive d’alcool, associée à des maux de tête, des douleurs dans la nuque, des palpitations et des nausées, ressentie environ 6 à 8 heures après une prise excessive d’alcool. La sensation est à son paroxysme lorsque le taux d’alcool dans le sang est revenu à la normale, c’est-à-dire lorsque le foie a terminé son travail de métabolisation. Pendant ces quelques heures de sollicitation hépatique, de nombreux paramètres biologiques nerveux, métaboliques et digestifs ont été bouleversé, ainsi que l’équilibre hydrique de l’ensemble de l’organisme. Le rein a été particulièrement sollicité pour drainer l’alcool absorbé, ce qui a entrainé une déshydratation importante de l’ensemble de l’organisme.

Prévenir la gueule de bois, quelles sont les bonnes huiles essentielles ?

En vue d’une consommation d’alcool, même si les recommandations sont à la consommation en toute modération, il y a quelques astuces pour minimiser les effets de la prise de boissons alcoolisées.  S’il est important de bien s’hydrater (avec de l’eau ou mieux de l’eau de coco très riche en minéraux), de s’oxygéner le sang en faisant par exemple un peu de sport ou tout au moins une marche juste avant, il y a une huile essentielle à prendre en prévision : l’huile essentielle de romarin à verbénone. Celle-ci a une action toute puissante sur le foie, grâce à la molécule de verbénone. Cette huile essentielle de romarin draine le foie, le soutient et le nettoie en même temps. Elle le met donc dans les meilleures conditions pour recevoir la lourde tache qui l’attend avec la consommation d’alcool. Une autre huile essentielle peut être aussi intéressante, celle de menthe poivrée. Cette dernière reste beaucoup plus stimulante hépatique et hypertensive, on la retiendra pour traiter les effets de la gueule de bois.

A FAIRE : la veille ou l’après midi précédent la prise d’alcool, boire 0,5 à 1l d’eau de coco et prendre 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à verbénone dans une petite cuillère avec un peu d’huile de colza, laisser en bouche quelques instants et avaler. Renouveler la même prise si possible juste avant la prise d’alcool.

En cas de gueule de bois, que faire avec les huiles essentielles ?

Lorsque l’état de gueule de bois est installée, l’organisme est en lutte, il y a une déshydratation et souvent sur un fond d’hypoglycémie. Le corps est douloureux surtout au niveau de la tête. L’activité cardiovasculaire est souvent aussi fragilisée.

RECOMMANDATIONS :

Eviter la consommation de caféine qui va accentuer la déshydratation par son côté diurétique et augmenter le risque d’accident cardiaque.

Aller plutôt marcher au grand air est vivement recommandé pour ré-oxygéner le sang.

Certaines huiles essentielles sont d’une grande aide au travers de leurs propriétés de détoxification et de drainage hépatique et rénal. Celle de romarin à verbénone précédemment citée peut être aussi utilisée pour traiter les effet de la gueule de bois. L’huile essentielle de menthe poivrée peut soulager la sensation de soif et aider à la restauration du foie. C’est le réflexe classique et simple, mais attention, cette huile essentielle a aussi ses contre-indications (à lire dans cet article, les précautions d’utilisation et les contre-indications de l’huile essentielle de menthe poivrée). Il y une huile essentielle plus plus fine et plus adaptée à la détoxification des molécules dangereuses. Certes, elle est plus chère et moins facile à trouver, mais son bénéfice sera nettement supérieure aux huile essentielles précédemment citées. C’est l’huile essentielle de livèche racine. Il faut savoir que la métabolisation de l’alcool a laissé dans l’organisme des métabolites toxiques et carcinogènes. L’huile essentielle de menthe poivrée est un geste simple et puissant, de drainage hépatique, et l’huile essentielle de livèche racine est une huile qui neutralise les carcinogènes, elle est plus reconstructrice et adaptée dans ce contexte. Si on l’utilise généralement en cure d’une dizaine de jours, ponctuellement elle fera l’effet d’une béquille très réconfortante et réparatrice.

A FAIRE : 2 gouttes de livèche racine (ou à défaut celle de menthe poivrée ou bien de romarin à verbénone), 3 fois dans la journée le lendemain des agapes. A suivre pendant 2 à 3 jours si le besoin s’en fait ressentir.

A savoir avant de consommer de l’alcool

L’alcool est plus soluble dans l’eau que dans les graisses, une personne plus lourde aura plus d’eau dans le corps et sera donc moins vite ivre qu’une personne plus mince pour une même quantité d’alcool absorbée. C’est aussi pour cette raison qu’à poids identique, une femme qui a plus de tissu adipeux qu’un homme et donc moins d’eau, sera plus vite et plus intensément ivre qu’un homme pour une même quantité d’alcool ingérée.

Certains facteurs accélèrent le passage de l’alcool dans le sang :

  • L’estomac vide
  • Les boissons alcooliques chaudes
  • Les boissons alcooliques contenant du gaz carbonique
  • L’alcool et le sucre
  • L’ingestion rapide
  • Certains facteurs individuels, comme certaines maladies ou certains médicaments.

Rappelles des effets et des risques liés à la consommation d’alcool

L’alcool perturbe la sécrétion de neurotransmetteurs ce qui bouleverse plusieurs fonctions cérébrales :

  • L’acuité visuelle, la vigilance et la réactivité diminuent
  • Le champ visuel se rétrécit
  • L’attention, la concentration, la capacité́ à réfléchir s’altèrent
  • La sphère émotionnelle est bousculée, l’alcool amplifie d’abord l’état émotionnel dans lequel se trouve le sujet ivre. Ainsi, il pourra se trouver d’autant plus joyeux et desinhibé, ou bien au contraire plus en colère ou triste qu’il ne l’était auparavant.
  • A partir de 0,5‰ d’alcoolémie, c’est l’état euphorique qui domine avec des troubles de la coordination.
  • L’humeur est très instable à partir de 1 ‰ d’alcoolémie avec une tendance à somnoler, la présence de nausées et de vomissements.
  • A 2-3‰, on parle du stade de la torpeur, la capacité́ de réaction est alors quasiment inexistante.
  • A 3-5‰ d’alcoolémie, une personne adulte peut perdre conscience et tomber dans le coma.

Renforcer son système immunitaire en hiver avec les huiles essentielles

Le système immunitaire a en charge la défense de l’organisme, sa réparation et aussi la mémorisation des munitions utilisées (principe de la vaccination). L’immunité est un système très complexe, qui fonctionne de concert avec les systèmes nerveux et digestif. La capacité à synthétiser des anticorps et à éliminer les virus ou les bactéries peut être altérée pour diverses raisons. En hiver, si la fatigue et le stress sont les premières explications à une baisse immunitaire, les excès alimentaires et les déséquilibres digestifs sont aussi souvent responsables d’une perte de vitalité et d’immunité. L’aromathérapie et les huiles essentielles réénergétisent l’organisme et sont particulièrement intéressants à cette période de l’année. On se rend compte que les personnes qui utilisent les huiles essentielles pour leur santé sont moins souvent malades. En effet, une huile essentielle n’est autre que le système immunitaire de la plante qui a été extrait et concentré par distillation. C’est un outil complètement adapté pour se donner un coup de pouce en hiver et prévenir la grippe. Voici tous les bons conseils AMSOAM.

Conseils naturopathiques pour renforcer son immunité

L’immunité est notre premier allié santé, surtout en hiver. Pour que les globules blancs travaillent efficacement, plusieurs conditions sont requises :

Ces cellules immunitaires doivent pouvoir circuler librement dans le sang, les organes et les tissus. Le corps doit donc être « propre », le sang fluide, le foie léger et le rein bien filtrant. C’est pour cette raison que la cure de détoxification automnale a un rôle très important dans le maintien de l’immunité en hiver. ATTENTION, si cette cure n’a pas été faite, il n’est pas recommandé de détoxifier l’organisme en hiver. En effet, à cette période le corps a besoin de toute son énergie pour la lutte contre les microbes.

Il est recommandé de privilégier une alimentation pauvre en sucres rapides et en graisses saturées. Préférer les repas riches en légumes de saison, bien réchauffants et antioxydants. Cela permettra au corps de préserver ses ressources en diminuant les efforts de thermorégulation et de digestion. Penser aussi aux épices de gingembre, curcuma, cannelle-orange, pour agrémenter vos tisanes, plats ou soupes.

Il est important de rester attentif au niveau d’énergie global du corps et de réagir rapidement à toute sensation de fatigue, car instantanément le système immunitaire peut s’affaiblir.

Pour cela, si la synergie proposée ci dessous ne semble pas suffisante et n’a pas eu d’effet au bout de 3 jours, les conseils donnés dans cet article peuvent être suivis en complément : Fatigue chronique, l’aromathérapie et les huiles essentielles pour retrouver le tonus.

Renforcer son immunité avec l’aromathérapie

HUILES ESSENTIELLES IMMUNOSTIMULANTES A PRENDRE EN BOUCHE

Sans drainer ni détoxifier le foie, en hiver il est important de le soutenir, surtout en vue ou après les agapes de Noel … Il y a pour cela une huile essentielle ou plus exactement une essence qui est particulièrement adaptée. Elle renforce la synthèse des anti-corps et fluidifie légèrement le sang, c’est celle de citron jaune (zeste). Recommandée plutôt d’origine bio, c’est une référence en hiver pour s’alléger tout en douceur et être plus résistant face aux virus.

A FAIRE : une cure d’essence de citron jaune (zeste) par voie sublinguale : 3 gouttes en bouche avec si besoin un peu de miel ou d’huile végétale de colza, matin et soir pendant une dizaine de jour. A renouveler tous les mois si nécessaire.

PROPRIETES : soutien hépatique, renforcement immunitaire, allègement digestif et fluidification légère du sang

INDICATIONS : fatigue passagère, teint terne, digestion lourde, baisse immunitaire, prise de médicaments

CONTRE INDICATIONS : prise de médicaments anticoagulants

RECOMMANDATIONS : cette essence peut être prise à partir de l’âge de 18 mois, à raison d’UNE goutte dans une petite cuillère avec un peu de sirop de vitamines.

HUILES ESSENTIELLES STIMULANTES IMMUNITAIRES A METTRE SUR LA PEAU et A RESPIRER

La peau est une excellente porte d’entrée des molécules aromatiques. Il est parfois plus efficace d’appliquer les huiles essentielles par voie cutanée que de les mettre en bouche, surtout lorsque parce que les molécules aromatiques se retrouvent en quelques secondes dans la circulation sanguine sans métabolisme hépatique. C’est un gage de rapidité d’action et d’efficacité. Sur ce sujet de l’immunité, certaines d’entre elles sont très puissantes pour redonner du tonus, rééquilibrer la sphère nerveuse, et chasser la fatigue passagère. Elles s’utilisent préférentiellement en application sur le thorax, le haut du dos, les reins ou les avant bras (où la peau est fine). Un mélange d’essence de conifères et d’huiles essentielles à 1,8 cinéole (ravinstara ou encore eucalyptus radié, laurier noble) est particulièrement adapté, comme dans la formule ci-dessous. L’HE de sapin géant a la particularité d’avoir une fragrance particulièrement douce et c’est un des meilleurs conifères oxygénateurs et protecteurs des voies pulmonaires. L’HE d’épinette noire est une incontournable pendant les périodes de fatigue, elle est aussi antivirale et a des propriétés cortisone like pour relancer l’énergie vitale. L’HE de gingembre est à ne pas oublier en hiver. A la fois rechargeante et calmante nerveuse, elle est aussi une des huiles essentielles les plus apaisantes sur tous les phénomènes inflammatoires. Elle aide le corps à faire circuler les fluides et réchauffe, c’est un catalyseur des autres huiles essentielles de la synergie.

GESTE SIMPLE : PROTECTION INSTANTANNEE CONTRE LES VIRUS

Il est vivement recommandé en période hivernale d’avoir dans sa poche ou son sac à main un flacon d’une huile essentielle anti-virale pour réagir au plus vite aux situations d’urgence. Par exemple, lorsque subitement le nez commence à piquer, éternuer et couler, ou bien lorsqu’une personne malade se tient à proximité (transport en commun, période d’épidémie grippale par ex), il faut réagir rapidement. Les huiles essentielles les plus anti-virales et faciles à utiliser sont celles de : laurier noble, eucalyptus radié, tea tree, ravintsara, saro ou encore cajeput et niaouli.

A FAIRE : Choisir la fragrance la plus appréciée et dans l’urgence, déposer 1 goutte à l’intérieur des poignets et procéder à 5 inspirations profondes pour désinfecter les voies respiratoires et les débarrasser du virus qui s’installe. A refaire toutes les 10 minutes pendant une petite demi-heure.

MA FORMULE
Immunitaire et anti-virale

Propriétés : anti-inflammatoire, tonique générale, régulatrice neurovégétative, anti-infectieux large spectre, réchauffante digestive, circulatoire, cortisone like

Indications : prévention ou traitement des infections virales, début de catarrhe, éternuements, congestion nasale, stimulation immunitaire pour la prévention de la grippe

HE gingembre
Zingiber officinalis
5 ml
HE sapin géant
Abies grandis
5 ml
HE épinette noire
Picea mariana
10 ml
HE ravintsara
Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre.

Voie olfactive : mettre 1 goutte de la synergie et respirer profondément 5 fois de suite. Ce geste est particulièrement recommandé en début de rhume (éternuements, catarrhe clair) pour enrayer rapidement l’infection (dans ce cas respirer toutes les 10 minutes pendant 1 heure)

Voie cutanée : Appliquer 15 gouttes soit sur le thorax, soit les avant bras ou bien si la peau est réactive sur la voute plantaire, matin et soir, pendant 10 jours puis arrêt.

Voie atmosphérique : cette synergie peut être mise dans le diffuseur atmosphérique (ultra sons ou nébulisation) pour assainir l’air ambiant, diminuer la contagiosité des épidémies et soutenir l’immunité des occupants. Diffuser 10 minutes toutes les 2 heures.

CONSEILS COMPLEMENTAIRES : si vous avez une fragilité respiratoire comme une tendance asthmatique, cet article sur les bienfaits des huiles essentielles et la pathologie asthmatique pourrait vous être utile.

Soulager sa migraine avec les huiles essentielles

Migraine maux de tete huiles essentielles

La migraine correspond en général à une douleur latérale, sur un côté de la tête. L’étymologie de ce mot vient de HEMI, raccourci en MI- soit la moitié, et CRANIA, devenu Grania- le crâne. La crise de migraine est précédée de l’aura qui dure environ une heure, qui correspond à un moment de dépolarisation des neurones du cortex. Ce moment est associé à des troubles de la vue, de la sensibilité et des sens (hallucinations visuelles et auditives possibles). La migraine se répète en général sous forme de crises parfois violentes. La médecine conventionnelle possède des réponses antalgiques très efficaces sans être pour autant dénuées d’effets secondaires, surtout lorsque les traitements sont pris régulièrement. Il existe même certains médicaments qui peuvent occasionner par accumulation de dose un syndrome d’intoxication et des céphalées. Si le traitement des migraines doit tenir compte des faiblesses du terrain, comme les tensions nerveuses, l’équilibre métabolique ou hormonal, les huiles essentielles peuvent être très antalgiques pendant la crise et dénuées d’effets secondaires (attention tout de même à prendre connaissance des contre-indications explicitées un peu plus bas).

Les huiles essentielles qui soulagent les migraines

La crise migraineuse peut durer de 4 heures à 3 jours.  Elle est pulsatile comme une pression qui bat à l’intérieur du crâne, et est associée à des nausées voire des vomissements et une gêne à la lumière et au bruit.

Il existe une molécule aromatique particulièrement adaptée pour soulager ce type de douleurs à la fois vasculaire et neurologique, provenant de la dilation d’un vaisseau qui devient pulsatile et inflammatoire.

Cette molécule est celle de menthol. On la trouve dans l’huile essentielle de menthe poivrée (ou celle de menthe des champs). C’est un vasoconstricteur, c’est-à-dire qu’elle resserre le diamètre des vaisseaux, accélère la vitesse du flux sanguin au niveau de la zone imprégnée, et procure une anesthésie des tissus qui la reçoit par réfrigération. Ce mécanisme d’action explique, qu’une application d’huile essentielle de menthe poivrée sur les tempes, ou le front procure un soulagement dans les minutes qui suivent, par un effet glaçon. Cette propriété anesthésiante peut être mise à profit pour tous les types de douleurs localisées, et sans plaie, et particulièrement les crises de migraines.

Une autre molécule est souvent utilisée dans la gestion de la douleur en synergie avec celle de menthol c’est celle de camphre. On la retrouve dans les huiles essentielles de lavandin, de lavande aspic ou encore dans celle de romarin camphré. Particulièrement antalgique, elle est très efficace en association avec le menthol pour faire durer l’effet antalgique. Quand la migraine est rebelle, le mélange des deux dans un même flacon peut être intéressant (Cf plus bas d’ans l’encadré).

Les bons gestes pour diminuer le mal de tête

Pour que l’huile essentielle de menthe poivrée soit efficace, rapide et sans risque, il convient :

  • de réagir le plus vite possible
  • de ne pas la diluer dans une huile végétale
  • de fermer IMPERATIVEMENT les yeux pendant l’application
  • 4 applications maximum en 24h

La goutte s’applique avec le bout du doigt, sur le front et les tempes. Il est inutile d’en mettre en bouche. Cette application peut être renouvelée une quinzaine de minutes après si besoin, maximum 4 fois dans la journée. Il est important de respecter le nombre maximum d’application, sous peine d’avoir une aggravation des douleurs, et une toxicité de l’huile essentielle de menthe poivrée.

En cas de migraine rebelle, que faire avec les huiles essentielles ?

Si l’efficacité n’est pas suffisante, l’huile essentielle de menthe poivrée peut être mélangée en synergie avec l’huile essentielle de gaulthérie couchée et celle de romarin camphré. Comme la formule conseillée ci dessous :

  • HE menthe poivrée 5 ml
  • HE gaulthérie couchée 2,5 ml
  • HE romarin camphré 2,5 ml

A conditionner dans un roll-on de 10 ml, déposer une trace sur le front et les tempes dès les premiers symptômes de l’aura. Renouveler si besoin au bout de 20 minutes.

CONTRE-INDICATIONS avec le camphre : sujets épileptiques, femmes enceintes et allaitantes, enfants.

CONTRE-INDICATIONS avec l’huile essentielle de menthe poivrée : Cf encadré plus bas

PRUDENCE avec l’huile essentielle de gaulthérie : en cas d’allergie à l’aspirine

Précautions d’emploi et contre-indications avec l’huile essentielle de menthe poivrée

Cette huile essentielle est formellement contre indiquée chez les sujets épileptiques, pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que chez les enfants, elle est strictement contre indiquée chez les nourrissons de moins de 30 mois, car elle leur provoque des détresses respiratoires qui peuvent aller jusqu’à l’étouffement.

Cette huile essentielle élève la tension artérielle, une utilisation quotidienne est donc déconseillée chez les sujets présentant de l’hypertension artérielle ainsi que des pathologies cardiaques.

L’huile essentielle de menthe poivrée pure ne s’utilise par voie cutanée que LOCALEMENT. En effet, une application de cette huile essentielle pure sur une surface étendue de peau peut amener une brûlure par le froid pouvant aller jusqu’à l’hypothermie et à l’arrêt cardiaque. L’huile essentielle de menthe poivrée pour cette raison est strictement contre indiquée dans le bain. Sa dilution dans les gels spécial-jambes lourdes est parfaitement adaptée à moins de 10%.

Lorsque l’huile essentielle de menthe poivrée est mise en bouche, la quantité recommandée maximale est d’une goutte, diluée dans un peu d’huile végétale ou de miel. C’est une des huiles essentielles les plus puissantes en bouche :

“Une goutte c’est bien, deux gouttes, c’est trop”

Certaines céphalées, trop profondes ne cèdent pas à l’application d’huile essentielle. Il est inutile de poursuivre les applications si les douleurs n’ont pas cédé au bout d’une dizaine de minutes.

Dans tous les cas, la gestion du stress et la régulation des cycles (syndrome prémenstruel) sont vivement recommandées pour rééquilibrer l’activité neurologique cérébrale.

Des informations sur ce sujet sont données aux ATELIERS HUILES ESSENTIELLES AMSOAM, notamment celui sur la GESTION DU STRESS, anxiété, déprime et insomnie, ou encore les huiles essentielles pour la FEMME.

Rhume, nez bouché, mal de gorge : les bons réflexes avec les huiles essentielles

huile essentielle rhume, nez bouché, mal de gorge

Il n’y a pas plus puissant que les huiles essentielles pour enrayer un rhume en hiver. Encore faut-il bien les choisir et aussi bien les utiliser. Voici les conseils et les bons gestes à connaître absolument pour l’adulte.

En hiver, quand le virus attaque, dans les minutes qui suivent le nez rougit, pique et coule, la tête commence à se congestionner au niveau des tempes, et des éternuements traduisent que les voies respiratoires ORL sont le siège d’une réaction immunitaire inflammatoire intense et rapide. Parfois même la fatigue assaille, sans prévenir. Dans ce contexte d’urgence, plusieurs maîtres mots avec l’utilisation des huiles essentielles s’imposent :

Précocité d’intervention : utiliser les huiles essentielles le plus vite possible sans attendre la multiplication du virus

Itérativité : répéter les prises toutes les 10 minutes pendant 30 minutes à 2 heures, le temps de maîtriser la réaction inflammatoire

Soutien anti-anti-infectieux et immunitaire simultané : choisir les plus belles huiles essentielles antivirales et non forcément les plus grandes antibiotiques, ainsi que celle aux propriétés immunostimulantes pour doper la synthèse des anticorps responsables de la défense des muqueuses.

En respectant toutes ces exigences, les huiles essentielles ont un efficacité palpable de minutes en minutes, l’amélioration des symptômes est tangible et rapide, le sujet a conscience que l’infection est en voie de guérison et par ailleurs que les huiles essentielles renforcent son système immunitaire défaillant.

Les huiles essentielles les plus efficaces contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Certaines huiles essentielles ont un impact respiratoire flagrant quand on porte le flacon sous le nez, ce sont celles qui contiennent du 1,8 cinéole (anciennement appelé eucalyptol). Cette molécule incite à respirer à grand poumon et d’ouvrir en grand la cage thoracique. Elle est oxygénatrice, décongestionnante et même anti-virale, expectorante et mucolytique. Les huiles essentielles les plus familières qui la contiennent sont celle d’eucalyptus radié (ou globulus pour les adultes seulement) très expectorante et immunitaire, celle de laurier noble (boostant de l’immunité et antalgique), de niaouli (idéal pour les terrains récidivants chroniques), de cajeput (un des plus concentré et particulièrement actif contre les virus grippaux influenza), de lavande aspic (en cas de mucosités épaisses) ou encore celle de ravintsara et de saro (en cas de baisse immunitaire due à la fatigue nerveuse).

Une autre classe d’huiles essentielles à retenir pour prévenir ou traiter les affections hivernales sont les huiles essentielles de conifères : divers pins, sapins, et cyprès de Provence. Elles contiennent toutes en majorité des molécules terpéniques comme la térébenthine (huile essentielle de pin maritime) bien connue pour ses propriétés décapantes des surfaces. Toutes ces huiles essentielles de conifères sont en effet détersives (propriété de décoller les mucosités des muqueuses pour augmenter l’efficacité du 1,8 cinéole présent dans les autres HE), tonifiantes générales de l’organisme et aussi antivirales. Ainsi on pourra choisir par exemple l’huile essentielle de sapin pectiné (un des plus détersif) s’il y a beaucoup de mucosités, si l’on préfère renforcer l’activité antitussive l’attention se portera sur des huiles essentielles aux propriétés relaxantes bronchiques comme l’huile essentielle de pin de Patagonie, celle de cyprès de Provence ou encore celle de sapin de Sibérie.

Et puis enfin, une huile essentielle incontournable de l’hiver qui n’a pas encore été évoquée est celle de tea tree. Elle allie à elle toute seule, toutes les propriétés thérapeutiques précédemment citées. Particulièrement bien tolérée sur la peau, elle est une arme aromatique redoutable pour anéantir la quasi totalité des virus respiratoires, celui de la grippe y compris.

Les bons gestes avec les huiles essentielles pour enrayer le rhume

Il est important de réagir vite et fort avec les huiles essentielles, en associant si besoin trois voies d’administration.

Il est impératif de ne pas diluer les huiles essentielles dans une huile végétale (ce conseil est valable pour les adultes et les enfants de plus de 12 ans) pour ne pas ralentir la vitesse d’action des molécules aromatiques et maîtriser le virus le plus vite possible.

Le premier geste à faire dès que possible et qui peut suffire si les symptômes sont naissants, c’est l’inspiration sèche et profonde à l’intérieur des poignets d’une goutte de la synergie aromatique, au moins 5 fois de suite. A répéter toutes les 10 minutes le temps que les symptômes lâchent. De cette manière les vapeurs cinéolées et coniférales de la synergie vont attaquer et affaiblir le virus sans tarder. Sa vitesse de réplication va diminuer, il ne pourra pas s ‘implanter dans la muqueuse ni progresser vers les voies basses.

Associer à cette voie respiratoire des applications cutanées de la même synergie sur les zones immunitaires ORL : comme les chaines ganglionnaires dans la nuque, de chaque côté sous les oreilles, et sur la gorge. Cela permet d’accompagner le choc immunitaire et de soutenir la synthèse d’anticorps responsable de la défense des muqueuses.

Et si besoin, enfin une troisième voie d’administration peut être utilisée en plus, si les symptômes sont déjà avancés : la voie sublinguale. Un miel épais de thym (ou de châtaignier, ou de romarin) est le support idéal pour administrer les huiles essentielle en bouche. Il a l’avantage de faire glisser les huiles essentielles sur la muqueuse respiratoire pour qu’elle soit tapissée dans son ensemble par les molécules aromatiques. Le virus se retrouve ainsi en contact rapproché avec les actifs antiviraux et n’a pas d’autre choix que de trépasser.

L’escalade des symptômes bien connus (comme le nez bouché, les écoulements dans l’arrière gorge, les maux de gorges, qui peuvent évoluer en pharyngite/laryngite et/ou trachéite, ou bien encore en bronchite) est ainsi maîtrisée en l’espace de quelques heures.

Limites et risques à traiter son rhume par les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont les seuls outils thérapeutiques a pouvoir guérir aussi vite et aussi efficacement un rhume ou une infection hivernale. Ces utilisations séquentielles sont possibles pendant quelques heures pour tirer le plein potentiel thérapeutique des ces concentrés. Ces utilisations massives sont possibles pendant un laps de temps imparti, pendant une dizaine d’heure, l’organisme peut ainsi faire le plein d’énergie et corriger son immunité défaillante grâce au coup de pouce aromatique.

Les limites d’utilisation seront :

Les peaux sensibles, atopiques et eczémateuses, car les huiles essentielles doivent être utilisées pures. Dans ce cas, la synergie pourra être utilisée sur la voute plantaire.

Par ailleurs, les enfants jusqu’à 6 ans ne peuvent recevoir des huiles essentielles pures aussi massivement, un protocole doit leur être adapté.

Les sujets asthmatiques ont une hyperréactivité respiratoire qui rend l’utilisation des huiles essentielles très délicate. Il leur est conseillé de se mettre en contact avec un médecin aromathérapeute pour des conseils personnalisés.

La grossesse et l’allaitement sont des périodes où l’utilisation des huiles essentielles pure et concentré est contre-indiquée.

 

Les inhalations aromatiques

La chaleur humide a une efficacité incontestable sur les mucosités. Elle peut aider à décongestionner le nez et augmenter l’efficacité des huiles essentielles utilisées par voie olfactives.

ASTUCE : mettre 1 goutte de la synergie proposée plus bas dans un inhalateur (ou à défaut une tasse) remplie d’eau chaude et respirer les vapeur pendant une dizaine de minutes (en fermant les yeux). Ou bien encore, faire une tisane de romarin et / ou de thym et procéder à une inhalation pendant 10 minutes. Rester au chaud et renouveler 2 fois par jour si besoin. Cela facilitera la réhydratation des muqueuse si le syndrome est sec et sinon facilitera l’expectoration.

MA FORMULE
Contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Propriétés : antivirales, décongestionnantes, mucolytiques, détersives, expectorantes, immunostimulantes

Indications : Rhume, rhino-pharyngite, laryngite, mal de gorge, trachéite

HE cyprès de Provence5 ml
HE tea tree5 ml
HE laurier noble10 ml
HE eucalyptus radié10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre.

Voie respiratoire

Déposer 1 goutte de la synergie à l’intérieur des poignets et respirer profondément 5 fois de suite. Renouveler toutes les 5 à 10 minutes tant que les symptômes persistent.

Voie cutanée

Déposer 20 gouttes de la synergie toutes les 20 minutes en alternant les zones d’application : nuque, cou et gorge, puis thorax, dos, intérieur des avant bras, voute plantaire.

Voie sublinguale

1 goutte dans un miel épais, toutes les 20 minutes, 8 à 10 fois de suite

Tutoriels aromathérapie

Articles récents

X