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Toxicité des huiles essentielles, le guide complet

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Introduction

« Tout est poison, rien n’est poison, seule la dose compte », PARACELSE.

Les huiles essentielles connaissent depuis plusieurs décennies un succès auprès du grand public et de certains thérapeutes.

Elles investissent les hôpitaux, elles sont vendues en pharmacie, en magasins, sur internet.

Cette notoriété nous fait oublier parfois les précautions d’emploi et leur risques toxiques.

L’aromathérapie est une réelle médecine qui utilise ces extraits de plantes pour guérir et prévenir les problèmes de santé.

Et n’oubliez jamais que ce n’est pas une médecine douce, et qu’elle est toujours complémentaire aux conseils du médecin.

Si une quinzaine d’huiles essentielles appartiennent au monopole pharmaceutique car particulièrement toxiques, la grande partie restent en libre accès et sont souvent vendues sans information claire quant à leurs risques toxiques.

Il ne faut pas vous tromper d’huile essentielle et pour cela, il faut vous assurer de connaître son nom exact. Votre source d’information (blog, article, livre…) doit être fiable alors soyez attentif, car certaines sources sont insuffisamment précises dans la dénomination.

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Savoir identifier une huile essentielle

La bonne utilisation et la prévention de cette toxicité aromatique commence par l’identification précise de l’huile essentielle que l’on souhaite acheter.

Elle passe par l’identité botanique et l’identité biochimique.

Identification botanique

Une huile essentielle se définit par l’identification botanique complète de la plante distillée :

  1. dénomination en latin
  2. organe producteur
  3. terroir
  4. mode de culture (privilégier les HE de plantes BIO et sauvages)

La notion de chémotype et l’identité biochimique

Certaines plantes ont la faculté de faire varier leurs essences et fournissent donc des huiles essentielles différentes et leur identité botanique n’est donc plus suffisante pour les identifier correctment.

Au siècle dernier, Monsieur Franchomme a instauré la notion de chémotype.

Notion incontournable pour certaines espèces comme celles de romarin, de thym, de camphriers, pour les plus communes.

Le chémotype exprime donc le nom de la molécule qui permet d’identifier l’huile essentielle au sein de son espèce, et qui possède également une valeur thérapeutique forte.

Cette notion est primordiale car elle permet d’anticiper les indications et les risques toxiques de l’huile essentielle.

Depuis, la notion de chémotype a été élargi à l’ensemble des huiles essentielles et apporte un gage de sécurité et un label de qualité.

Une huile chémotypée est un produit dont toutes les molécules aromatiques ont été biochimiquement étudiées et identifiées par chromatographie.

Voici quelques exemples pour les huiles essentielles de romarin, Rosmarinus officinalis :

Chémotype Camphre, de Provence : antalgique et myorelaxant, NEUROTOXIQUE et ABORTIF, contre indiquée par voie interne, strictement contre indiqué chez la femme enceinte, allaitante, l’enfant et le sujet épileptique

Chémotype verbénone, de Corse : draineur hépatique, hypocholestérolémiant, régulateur endocrinien, efficace principalement par voie sublinguale, contre indiqué chez la femme enceinte, allaitante, l’enfant et le sujet épileptique

Chémotype 1,8 cinéole, du Maroc : oxygénateur, mucolytique, antiviral, impact respiratoire puissant, s’utilise préférentiellement par voie cutanée et respiratoire, se digère mal, déconseillé chez la femme enceinte, allaitante, l’enfant et le sujet asthmatique.

Les risques toxiques avec les huiles essentielles portent principalement sur les problèmes d’irritation ou de brulure de la peau et des muqueuses, ainsi que sur les risques d’hépatotoxicité, de neurotoxicité et de fausses couches.

La toxicité des huiles essentielles selon la voie d’administration

Les sujets les plus fragiles sont les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les sujets épileptiques et asthmatiques mais la toxicité concerne tout le monde.

La voie orale (en gélule)

C’est la voie la plus à risque en terme de hépatotoxicité et de neurotoxicité.

Par voie orale, un surdosage ou une fragilité particulière des voies digestives pourra amener des gastralgies, plus ou moins importantes qui s’amélioreront avec la prise d’huile végétale en quantité importante.

A des doses subtoxiques par voie orale, le risque vital peut être en jeu (hémorragie digestive, atteinte hépatique ou altération du système nerveux) et un lavage d’estomac en centre hospitalier est obligatoire.

Les huiles essentielles sont des concentrés des principes actifs des plantes et deux règles de prudence s’imposent : ne pas les avaler si on ne les connait pas, et les utiliser diluées dans un peu d’huile végétale. Cette voie expose aussi à un risque potentiel de neurotoxicité. La liste plus bas dans cet article.

La voie sublinguale (mise en bouche directe)

Cette voie d’utilisation expose au risque de dermocausticité : les HE dermocaustiques ne se prennent jamais par voie sublinguale.

Cette voie expose aussi à un risque potentiel de neurotoxicité. La liste plus bas dans cet article.

La voie cutanée

Cette voie d’utilisation expose aux risques d’irritation, et de brûlure encore appelée DERMOCAUSTICITE, ou bien aussi d’allergie.

Les huiles dermocaustiques ne s’utilisent que mises en gélule, donc par voie orale, et les huiles essentielles irritantes doivent systématiquement être diluées dans une huile végétale avant toute utilisation.

Le pourcentage de dilution dépend de l’HE et de la sensibilité individuelle : diluées à 20% toutes les huiles essentielles sont en général bien tolérées.

Les sujets allergiques doivent systématiquement tester les huiles essentielles dans le pli du coude avant leur utilisation.

Cette voie expose aussi à un risque potentiel de neurotoxicité. La liste plus bas dans cet article.

La voie respiratoire

Cette voie d’utilisation expose au risque de brûlure des muqueuses ainsi qu’au risque neurotoxique.

C’est pour cela que les huiles essentielles dermocaustiques et neurotoxiques ne se mettent pas dans le diffuseur atmosphérique, notamment si il y a dans la maisonnée, un sujet épileptique, une femme enceinte ou un enfant en bas âge. 

Cette voie expose aussi à un risque potentiel de neurotoxicité. La liste des huiles essentielles neurotoxiques et huiles essentielles dermocaustiques plus bas dans cet article.

Les règles de prudence pour se prémunir des risques toxiques

Attention aux mélanges

En aromathérapie, il est recommandé de mélanger les huiles essentielles entre elles pour augmenter leur efficacité.

Un mélange d’huiles essentielles s’appelle une synergie. Il faut savoir qu’une synergie est plus efficace mais aussi plus toxique.

Les personnes fragiles comme les enfants ne devront pas utiliser de mélanges qui contiennent trop d’huiles essentielles différentes, notamment plusieurs huiles essentielles au chémotype 1,8 cinéole.

Le camphre (ou bornéone), est une molécule commune, présente dans l’huile essentielle de romarin, lavandes et lavandins, camphriers. Elle a des propriétés antalgique, myorelaxante et décongestionnante respiratoire mais c’est une cétone des plus neurotoxiques. Certaines huiles essentielles qui la contiennent sont strictement contre-indiquées chez le nourrisson de moins de 30 mois, chez le sujet épileptique, déconseillée avant 6 ans et pendant grossesse et allaitement.

Respecter les pauses thérapeutiques

La toxicité peut aussi s’exprimer dès lors que l’huile essentielle est utilisée tous les jours sans pause, quelque soit la voie d’utilisation.

Ces « pauses thérapeutiques » sont destinées à laisser l’organisme évacuer les actifs.

Lorsque l’on doit effectuer un protocole d’aromathérapie sur plusieurs mois, on ne le prendra donc que 5 jours sur 7, ou 3 semaines sur 4.

Précautions d’utilisation

Certaines huiles essentielles présentent une toxicité spécifique.

Par exemple, l’huile essentielle de menthe poivré par son effet réfrigérant, peut bruler la peau par un effet glaçon si elle est appliquée sur une trop grande surface.

Ou encore l’huile essentielle de gaulthérie, qui a un effet chauffant pouvant être excessif si elle est appliquée pure.

Vous l’aurez compris, certaines huiles essentielles nécessitent certaines précautions d’utilisation.

Cependant il est tout aussi important de souligner que les huiles essentielles n’ont aucun d’effet secondaire lorsqu’elles sont utilisées correctement et en toute connaissance des fragilités du sujet qui les reçoit.

Il est donc important de ne pas faire d’automédication avec les huiles essentielles sur les personnes fragiles :

les bébés et les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les sujets asthmatiques et les sujets épileptiques, les personnes qui prennent beaucoup de médicaments.

Ces personnes ont un seuil de tolérance beaucoup plus faible et peuvent s’intoxiquer aux huiles essentielles facilement.

La pratique de l’aromathérapie nécessite donc un minimum de connaissance avant d’appliquer et d’administrer ces huiles essentielles qui sont des concentrés de molécules aromatiques.

Il est vivement recommandé de s’informer au travers de cours, livresarticles, ou bien auprès d’un conseiller expert en aromathérapie.

Pourquoi les huiles essentielles peuvent-elles être toxiques ?

Neurotoxicité : les cétones

Les cétones sont des molécules aromatiques aux propriétés pharmacologiques puissantes mais toxiques sur le système nerveux:

  • piperitone
  • carvone
  • camphre
  • pulegone
  • fenchone
  • menthone
  • etc…

Même si elle sont dotées d’une belle valeur pharmacologique, elles sont très délicates à manipuler car elles présentent un risque neurotoxique et un risque abortif.

Une huile essentielle administrée à un sujet fragile (bébé, femme enceinte, allaitante ou un sujet épileptique), peut déclencher une réaction neurotoxique très rapidement.

Ce risque existe aussi bien par voie cutanée, voie respiratoire que par voie interne. Il peut s’exprimer après une seule application ou après plusieurs jours d’utilisation, par accumulation de doses.

Symptômes d’intoxication

La toxicité s’exprimera par une série de symptômes comme :

  • état apathique
  • somnolence
  • nausées
  • vomissements
  • vertiges

Selon la dose administrée, cette altération neurologique pourra amener :

  • convulsions
  • obnubilation
  • perte de connaissance
  • voire même un coma et le décès

Différents niveaux de neurotoxicité

Toutefois, le risque est à nuancer, la toxicité de ces molécules étant variable d’une cétone à l’autre et donc d’une huile essentielle à une autre.

La toxicité dépend aussi de la voie d’administration par exemple une cétone sera beaucoup plus toxique par prise orale que si elle est appliquée sur la peau.

Le type de cétone doit également être pris en compte. Par exemple, l’italdione, présente dans l’hélichryse italienne, est peu toxique. Son utilisation est donc possible chez le nourrisson après une chute ou une brûlure. Le dosage et la dilution devront être cependant adapté au sujet.

Listes des huiles essentielles les plus neurotoxiques

Parmi les huiles essentielles commercialisées et accessible au grand public, voici la liste :

  • Sauge officinale (thujone)
  • Thuya (thujone)
  • Achillée ligustra (thujone)
  • Cèdre Atlas (atlantone)
  • Toutes les espèces de menthes (menthone, pulegone et piperitone)
  • Eucalyptus à camphre (bornéone)
  • Eucalyptus camaldulensis à pipéritone
  • Eucalyptus globulus à cryptone,
  • Lavande aspic (bornéone) et stoechade (fenchone)
  • Romarin camphre

Liste des huiles essentielles appartenant au monopole pharmaceutique qui nécessite une délivrance accompagnée d’un conseil et de recommandations de précautions d’utilisations :

  • Grande absinthe (Artemisia absinthium L.)
  • Petite absinthe (Artemisia pontica L.)
  • Armoise commune (Artemisia vulgaris L.)
  • Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso)
  • Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.)
  • Thuya du Canada ou Cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) et cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits « cèdre feuille ».
  • Hysope (Hyssopus officinalis L.)
  • Sauge officinale (Salvia officinalis L.)
  • Tanaisie (Tanacetum vulgare L.)
  • Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.)
  • Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees)
  • Sabine (Juniperus sabina L.)
  • Rue (Ruta graveolens L.)
  • Chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L.)
  • Moutarde jonciforme (Brassica juncea [L.] Czernj. Et Cosson

Que faire en cas d’une intoxication aux huiles essentielles neurotoxiques ?

En cas de symptômes évoquant une neurotoxicité (c’est-à-dire apathie, nausées, vomissements, vertiges…), il faut stopper la prise de l’huile essentielle.

Si l’huile essentielle était administrée par voie orale, il est recommandé de prendre du charbon activé le plus rapidement possible.

Si  l’huile essentielle neurotoxique a été appliquée sur la peau, il n’y a malheureusement par grand chose à faire. Il faut boire beaucoup pour drainer l’organisme et éliminer plus rapidement.

Dans tous les cas contacter le centre antipoison du département.

Dermocausticité, Hépatotoxicité : les phénols et les cannelles

La famille des phénols, et l’aldéhyde aromatique dans certaines huiles essentielles de cannelle, présentent un double risque toxique à savoir  la causticité tournée vers la peau et les muqueuses (dermocausticité) et le foie (hépatotoxicité).

La précaution à prendre avec les huiles essentielles est de ne pas les utiliser par voie cutanée, ni rectale, seule la voie orale (en gélules ou oléo-capsules) sera possible.

En cas de traitement long, pour éviter tout risque hépatotoxique, il faudra toujours prendre ces huiles essentielles par doses dégressives, et faire au maximum 10 jours de traitement. Au delà le foie risque d’exprimer quelques difficultés.

Liste des huiles essentielles dermocaustiques et hépatotoxiques (pas de mise en bouche et pas d’application cutanée) :

  • Ajowan
  • Thym à thymol
  • Clou de giroflier
  • Toutes les huiles essentielles de cannelles
  • Origan compact
  • Sarriette des montagnes
  • Cannelle de Ceylan
  • Cannelle de Chine

Photosensibilisation

Certaines huiles essentielles sont photosensibilisantes, il faudra donc éviter toute exposition solaire prolongée dans les 6 à 8 heures suivant la prise de l’huile essentielle. C’est la même chose avec les essences d’agrumes.

Liste des huiles essentielles photosensibilisantes :

  • Angélique
  • Cannelles de Chine et de Ceylan
  • Les essences d’agrumes (citron, bergamote, combawa, lime, orange, mandarines, pamplemousses et clémentine … ),
  • le petit grain mandarinier
  • Khella
  • Estragon
  • Lavande
  • Livèche
  • Céleri
  • Cumin
  • Verveine
  • Rue
  • Tagète

Des réactions érythémateuses susceptibles de favoriser la carcinogénèse et l’accélération de la mélanogénèse peuvent laisser des taches irréversibles. Leur utilisation par voie interne est aussi déconseillée.

Autre risque toxique

L’administration des huiles essentielles contenant beaucoup de monoterpènes comme toutes les espèces de pins et de sapins, celle de genévriers et de même que le santal blanc, peut au long cours enflammer les néphrons, ce risque est appelé la néphrotoxicité.

Mais si l’on écoute la nature, toutes ces huiles essentielles n’ont pas leur place sur l’interface digestive, elles se respirent et sont destinées à une action respiratoire.

Eucalyptol ou 1,8 cinéole

Le cinéole est une molécule pouvant entrainer des convulsions, elle est présente dans beaucoup d’huile essentielle, chez certains sujets prédisposés.

Cette molécule est souvent mal tolérée également chez les sujets fragiles au niveau respiratoire : sujets asthmatiques.

Ce sont en général toutes les huiles essentielles avec un fort impact respiratoire :

  • eucalyptus radié
  • eucalyptus globulus
  • ravintsara
  • niaouli
  • Laurier noble
  • Cajeput

Par exemple, l’eucalyptus radié en contient 60 à 70 % et l’eucalyptus globulus en affiche 70 à 75 %.

Ces subtilités permettront à l’aromathérapeute d’affiner le choix des huiles essentielles dans une synergie adressée à un enfant, pour minimiser le risque toxique.

La variété globulus sera donc plutôt réservée à l’adulte ou tout au moins à l’enfant de plus de 6 ans, et la radiata conviendra mieux au plus petit.

Certaines de ces huiles essentielles  pourront être utilisées avec prudence chez l’enfant en bas âge, mais d’autres sont strictement contre-indiquée, il vaut mieux éviter l’automédication avec ces huiles essentielles et suivre les conseils avisés d’un aromatologue.

Prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit-être rigoureusement suivie par les conseils d’un aromathérapeute.

Quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir maman et bébé hors de danger.

L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire, digestif et pscho-émotionnel.

Éviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse en auto-médicamentation car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées :

  • Toutes les espèces de menthe
  • Eucalyptus à pipéritone ou à cryptone
  • Lavande aspic ou stoechade
  • Romarin à camphre
  • Sauge officinale
  • Cèdre de l’Atlas
  • Liste non exhaustive

Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique.

Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement.

Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétoniques peu toxiques, si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Éviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique sont déconseillées également.

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale.

Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20%. On évitera la voie orale.

Le sujet allergique

Certaines molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle.

L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres comme :

  • Laurier noble
  • Cannelle de Chine ou de Ceylan
  • Inule odorante
  • Pin maritime ou sylvestre
  • Menthe poivrée
  • Les huiles essentielles de lavandes et de sauges
  • Les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

Le test d’allergie aux huiles essentielles

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie.

Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons.

Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant et le bébé

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles.

Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR : L’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Règles d’utilisation chez l’enfant

  • Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
  • Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
  • Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
  • Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
  • Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
  • N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
  • Privilégier la diffusion atmosphérique

Le sujet asthmatique

Il devra éviter l’utilisation d’huiles essentielles contenant du 1,8 cinéole (eucalyptol). Il devra aussi éviter la diffusion atmosphérique (de n’importe quelle huile essentielle) chez lui, source d’irritation des muqueuses respiratoires.

En cas d’accident

Si vous avez appliqué par mégarde des huiles irritantes ou dermocaustiques sur la peau, une muqueuse, ou bien dans  l’œil : appliquer aussi vite que possible une huile végétale sur la surface concernée en grande quantité et absorber le surplus avec un papier absorbant.

En cas d’ingestion accidentelle et toxique, il faut appeler le centre anti-poison de la région.

Conclusion

Les risques toxiques des huiles essentielles sont bien connus, et les règles de prudence à tenir sont fiables.

L’utilisation des huiles essentielles dans les règles de l’art devient totalement dénuée de risque toxique et même d’effet secondaire.

Seul le sujet allergique et les sujets fragiles précédemment cités devront rester prudent avec l’utilisation des huiles essentielles. Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant qui malheureusement est un frein à leur utilisation.

Retenez que la prise par voie orale couplée à un surdosage ou une fragilité particulière pourra entrainer des intolérances digestives qui peuvent s’améliorer avec la prise pendant les repas.

Aux doses subtoxiques par voie interne, ces concentrés de molécules aromatiques peuvent entrainer un risque vital comme une intoxication du foie ou du système nerveux. Dans ce cas, un lavage d’estomac et une prise en charge par le centre anti-poison est nécessaire.

Pensez à diluer toujours dans une huile végétale (pas d’l’eau) pour améliorer la tolérance, irritation et dermocausticité

Les huiles essentielles sont des concentrés de molécules aromatiques, elles sont efficaces dans la majorité des cas diluées dans une huile végétale.

Cette dilution dans une huile végétale permet non seulement de ralentir leur absorption, mais aussi d’améliorer la tolérance de la peau ou des muqueuses.

Elle est absolument indispensable avec un certain nombre d’huiles essentielles qui sont particulièrement irritantes :

  • Toutes les essences d’agrumes et de conifères
  • Toutes les huiles essentielles citronnées comme la litsée citronnée, la verveine citronnée, eucalyptus citronnée
  • Ylang ylang
  • Estragon
  • Toutes les huiles essentielles de basilic

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