Prévenir et atténuer les varices avec les huiles essentielles

Lorsque les veines des jambes sont apparentes et gonflées, plus ou moins colorées, on parle de varices. Une sensation de lourdeur y est aussi parfois associée, surtout en été sous l’effet de la chaleur. Les huiles essentielles peuvent aider à prévenir ou atténuer ces signes d’une circulation veineuse en difficulté. Lesquelles retenir pour retrouver un confort à la marche et avoir des fins de journées plus légères ?

Insuffisance veineuse : varices et jambes lourdes

Sur la paroi des veines s’insèrent des valvules anti-retour, petits clapets empêchant le sang de stagner en bas du corps et favorisant le « retour veineux », c’est-à-dire la remontée du sang, une fois les tissus irrigués et nourris. Parfois, ces valvules dysfonctionnent et laissent une partie du sang stagner dans les jambes. Les veines superficielles alors se dilatent et se transforment en varices. Un œdème des chevilles et mollets peut aussi apparaître, surtout en été, avec une sensation de lourdeur douloureuse. L’insuffisance veineuse peut également se manifester par une thrombose des veines profondes : un caillot de sang se forme, ralentit la circulation et entraîne une réaction inflammatoire. Dans les cas les plus extrêmes, le caillot suit le flux sanguin risquant de provoquer une embolie pulmonaire. Au niveau cutané, un défaut de retour veineux important peut entraîner une ulcération des tissus en surface.

Les traitements conventionnels comprennent l’administration de veinotoniques par voie orale, le port quotidien de bas ou chaussettes de contention, éventuellement une sclérose locale, voire parfois une intervention chirurgicale.

Règles d’hygiène de vie pour soulager les problèmes circulatoires

  • Pratiquer une activité physique régulière pour activer la circulation
  • Surélever ses jambes lors des moments de repos
  • Utiliser des chaussettes de contention lors de long voyage, notamment en avion
  • Avoir une alimentation saine et pas trop épicée
  • S’assurer d’une bonne activité hépatique, avoir un transit régulier et le ventre souple

Circulation veineuse et lymphatique, un duo d’huiles essentielles : Cyprès toujours vert et Lentisque pistachier

Ces deux plantes du pourtour méditerranéen, très résistantes aux fortes chaleurs, produisent des huiles essentielles particulièrement efficaces sur l’appareil circulatoire.

L’huile essentielle de Cyprès toujours vert, Cupressus sempervirens

Le cyprès, plante emblématique du bassin méditerranéen, est un arbre très ancien parmi toutes les espèces du règne végétal. De la même famille que les genévriers, il ne possède pourtant pas d’aiguilles, mais des feuilles sous forme d’écailles, imbriquées les unes dans les autres. Une fois distillées, elles donnent une huile essentielle fluide d’un jaune très pâle, aux notes boisées, proches de celles du pin.

Riche en monoterpènes, cette huile essentielle est une belle décongestionnante veineuse et lymphatique, au niveau des membres inférieurs et de toute la sphère pelvienne. Sa teneur en sesquiterpénols lui confère aussi des propriétés « oestrogen-like ». Pour cette raison, elle est contre-indiquée en cas d’antécédents de cancers hormonodépendants, mastose ou endométriose. Elle est parfois remplacée par l’huile essentielle de Lentisque pistachier : à utiliser toutefois avec prudence dans ce contexte, car elle peut contenir aussi des traces de sesquiterpénols.

L’huile essentielle de Lentisque pistachier, Pistachia lentiscus

Le lentisque pistachier, petit arbuste très présent dans le maquis corse, est appelé aussi « mastic », car sa résine obtenue en incisant sa tige était autrefois mastiquée pour soulager la digestion. En raison de ses propriétés anti-nécrosantes, cette oléorésine est d’un grand intérêt dans les soins des ulcères gastriques.

Son huile essentielle, obtenue par distillation des rameaux feuillus, est plutôt fluide, de couleur variable (jaune pâle à brun verdâtre) et présente des notes herbacées puissantes, balsamiques, et très persistantes. Sa teneur en monoterpènes, particulièrement élevée, pouvant même aller jusqu’à 80%, lui confère des propriétés décongestionnantes lymphatiques et veineuses : elle réduit les oedèmes et les états inflammatoires vasculaires.

Varices : comment les soulager avec l’huile essentielle de Lentisque pistachier ?

Le geste simple : diluer 2 gouttes d’huile essentielle de Lentisque pistachier dans une noisette d’huile végétale de Calophylle et appliquer ce mélange sur la ou les varice(s), en remontant délicatement le long de la veine. Répéter ce geste 2 à 3 fois par jour, pendant quelques jours.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants, traitement anticoagulant (Calophylle) Prudence en cas d’antécédents de cancers hormonodépendants – Eviter l’application pure d’huile essentielle de Lentisque pistachier

Ce geste peut être précédé d’une pulvérisation d’hydrolat de Menthe poivrée, conservé au réfrigérateur, afin d’apporter un effet fraicheur avec soulagement immédiat.

Il est possible d’associer les huiles essentielles de Lentisque et Cyprès à celles de d’Hélichryse italienne, Citron jaune, ou encore Cèdre de Virginie et Patchouli, afin de réaliser une synergie aux propriétés drainantes, décongestionnantes et protectrices capillaires.

Pour compléter toutes ces informations, voici un autre article susceptible de vous intéresser : jambes lourdes, œdème congestion: les huiles essentielles du sang et de la circulation.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Epilation et soins aux huiles essentielles et huiles végétales

huile essentielle et épilation

Jambes douces, épilées… envie d’air et de soleil sur la peau : l’été appelle à prendre particulièrement soin de toutes ces zones cutanées, notamment avant et après épilation.Huiles essentielles, hydrolats, huiles végétales, poudres douces… autant de matières premières d’origine naturelle, intéressantes dans ce contexte pour apaiser, calmer les rougeurs, diminuer la repousse, tout en respectant et en restaurant l’intégrité de la peau.

Pré et post-épilation : prendre soin de sa peau de manière naturelle, avant et après épilation

L’épilation est un moment souvent délicat, pas toujours agréable, et plus ou moins douloureux selon les femmes, chacune ayant une pilosité différente. Lors de la toute première épilation, prendre le temps de bien se préparer : en faire un moment à part pour qu’il reste un bon souvenir et ne génère pas d’appréhension à chaque fois que ce geste sera reconduit. Il est important d’hydrater et nourrir quotidiennement la peau, afin de faciliter l’épilation et de minimiser rougeurs et douleurs à ce moment-là. La veille de l’épilation : procéder à un gommage, évidemment plus doux au niveau du maillot et des aisselles. Le jour J, un talc peut être appliqué juste avant, puis tout de suite après l’épilation, surtout sur les zones sensibles. Enfin, sur les jambes, procéder ensuite à un soin hydratant, calmant et réparateur.

Gommer, hydrater et nourrir : Aloe vera, huiles essentielles, hydrolats et huiles végétales en soins pré et post-épilation

Quel exfoliant pour gommer ?

  • Gommage à base de fibre de bambou ou de poudre de coques de noix : pour les jambes
  • Exfoliation douce avec un produit formulé à base de pulpe de coco, perles de jojoba ou poudre de rose musquée : pour les zones sensibles

Quelle matière première pour hydrater et/ou calmer les rougeurs ?

  • Gel à l’Aloe vera : en application douce, pour un effet hydratant, réparateur, protecteur
  • Hydrolats de Tea tree, Laurier noble ou Romarin à verbénone : en pulvérisation sur les zones présentant des rougeurs (ou peaux à problèmes), pour un effet antiseptique
  • Hydrolats de Camomille romaine ou Lavande officinale : pour les peaux fragiles
  • Hydrolat de Rose : pour les sèches et/ou matures

Quelles huiles végétales pour calmer ou nourrir et protéger de la déshydratation ?

  • Huile végétale de Jojoba, réparatrice, associée à de l’huile végétale de Nigelle (à hauteur de 10 à 30%) purifiante et apaisante : pour les peaux à problèmes ou en cas de poils incarnés
  • Huile végétale de Souchet : pour limiter la repousse des poils
  • Macérat huileux de Calendula, anti-inflammatoire pour les peaux très sensibles
  • Huile végétale de Coco, nourrissante, et favorisant en mélange une bonne pénétration des autres huiles végétales
  • Huiles végétales d’Avocat, Germe de blé et Rose musquée, très nourrissantes, réparatrices et régénérantes
  • Huile végétale de Macadamia, huile « sèche », pénétrante, assurant une bonne protection contre les agressions extérieures (froid, soleil, mer, colorations…)

Quelles huiles essentielles pour minimiser rougeurs et douleurs ?

  • Huiles essentielles anti- infectieuses: Palmarosa, Tea tree
  • Huiles essentielles anti-inflammatoires: Lavande fine, Lavande aspic et Hélichryse italienne
  • Huiles essentielles cicatrisantes: Lavande aspic, Romarin à verbénone
  • Huiles essentielles astringentes : Palmarosa

L’huile essentielle de Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte, présente l’ensemble de ces propriétés. Sa note florale proche de celle de la rose est appréciée. C’est pourquoi elle est intégrée dans de très nombreuses formulations.

Ces huiles essentielles, seules ou en synergies, sont à utiliser en « soin minute » (cf encadré ci-dessous). Elles peuvent aussi être intégrées dans des huiles végétales, crèmes ou laits corporels neutres : une concentration de 1 à 5 %, est possible, soit 30 à 150 gouttes pour 100 ml (toutes huiles essentielles confondues). Ces préparations seront appliquées sur les zones concernées.

« Soin minute » quotidien, hydratant et nourrissant, entre deux épilations

Le geste simple : appliquer sur la peau une noisette de gel à l’Aloe vera ou pulvériser l’hydrolat de votre choix, puis sur peau encore humide, faire pénétrer une noisette d’huile végétale, éventuellement assortie d’une ou deux goutte(s) d’huile essentielle.

Contre-indications à l’emploi des huiles essentielles dans ce contexte, sans l’avis d’un professionnel de santé : femmes enceintes et allaitantes, enfants, sujets asthmatiques et épileptiques – prudence en cas d’épilation sur le visage ou d’épilation intégrale du maillot

Soin pré ou post-épilation : talc aromatique à l’huile essentielle de Géranium d’Egypte

Le talc est un minerai d’origine naturelle, totalement inerte et au toucher très légèrement gras, mais doux et lisse. Sa capacité d’absorption et ses propriétés lubrifiantes permettent d’adoucir toutes les zones épilées, notamment les aisselles.

Associé à des huiles essentielles aux propriétés antiseptiques et cicatrisantes, voire même hémostatiques pour l’huile essentielle de Géranium, il permet de réaliser un « Talc aromatique pré ou post-épilation », selon la formulation ci-dessous.

  • Talc officinal : 100 g
  • Alcool à 90° (d’origine végétale) : 5 ml
  • HE Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte : 10 gouttes

Mode d’utilisation : dans un mortier, diluer les huiles essentielles avec l’alcool à 90°. Ajouter ensuite une petite quantité de talc, triturer l’ensemble avec un pilon pour obtenir une pate homogène, puis ajouter peu à peu tout le reste du talc. L’alcool doit s’évaporer et laisser une poudre fine, sèche et homogène. A conditionner dans une poudreuse et à pulvériser sur les zones concernées, avant et/ou après épilation. Durée de conservation : 6 mois environ

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants, sujets asthmatiques et épileptiques – prudence en cas d’épilation du visage ou d’épilation intégrale du maillot

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Hydrolats et huiles essentielles de l’été

huiles essentielles et hydrolat de l'été

L’été, synonyme de détente et de bien-être, apporte aussi son lot de désagréments liés à la chaleur, aux insectes, aux efforts sportifs intenses ou encore aux bons repas partagés. La peau, l’appareil circulatoire et l’arbre digestif sont particulièrement malmenés en cette saison.  Les huiles essentielles et hydrolats répondent très bien aux besoins de l’organisme et leurs effluves apportent aussi une énergie réconfortante, qui deviendra évocatrice de la saison estivale.

Huiles essentielles ou hydrolats : quelles différences ?

Les huiles essentielles (HE) sont des concentrés de molécules aromatiques obtenues par distillation à la vapeur d’eau de plantes ou parties de plantes aromatiques. Cette eau, une fois recondensée, se sépare de l’huile essentielle et nous offre une solution aqueuse porteuse d’une petite fraction de molécules aromatiques et de molécules hydrosolubles qui lui sont propres : il s’agit de l’hydrolat aromatique (HA). Huiles essentielles et hydrolats ont des modes d’utilisation bien distincts, et aussi complémentaires. Les huiles essentielles sont insolubles dans l’eau et doivent être le plus souvent diluées dans une huile végétale neutre. Les hydrolats peuvent être utilisés en l’état, et, se conservant au réfrigérateur, ils apportent aussi une touche de fraicheur au moment de leur utilisation… ce qui est bien agréable en été.

Les huiles essentielles de l’été : Gingembre, Laurier noble, Menthe poivrée, Eucalyptus citronné, Lavande aspic et Lavande fine

Tout en respectant bien leurs contre-indications et précautions d’emploi spécifiques, seules ou associées entre elles, pures ou diluées, ces huiles essentielles offrent une multitude de possibilités d’action.

Accompagner la digestion avec les huiles essentielles de Gingembre et Laurier noble

HE Gingembre, Zingiber officinalis : son goût si typique offre un moment de plaisir tout en participant notamment aux premières étapes de la digestion, de la bouche à l’estomac. Cette huile essentielle allègera les lourdeurs digestives et les ballonnements. Ses propriétés anti-inflammatoires s’exercent aussi au niveau articulaire, elle pourra ainsi s’associer à l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné, citée ci-dessous.

HE Laurier noble, Laurus nobilis : huile essentielle aux multiples indications, elle favorise une bonne régulation des fermentations intestinales, souvent mise à mal par une consommation accrue de fruits et légumes frais en été. Également très antalgique, elle soulagera efficacement les lombalgies ou douleurs articulaires.

Contrer nausées et douleurs avec l’huile essentielle de Menthe poivrée

HE Menthe poivrée, Mentha X piperita : Huile essentielle antinauséeuse, mais également rafraichissante et anesthésiante. En olfaction, ou en sublinguale, elle évite le mal des transports et stimule la digestion. En application cutanée, elle calme les douleurs liées aux sensations de jambes lourdes ou de contractures musculaires, en apportant une belle sensation de fraicheur : bien diluée et toujours en synergie avec d’autres huiles essentielles, comme par exemple celles de Cyprès ou Lentisque pistachier, elle participe alors à la décongestion et favorise le retour veineux.

Calmer le « feu » de la peau ou prévenir les piqûres de moustiques avec les huiles essentielles de Lavande aspic, Lavande fine et Eucalyptus citronné

HE Lavande aspic, Lavandula spica : huile essentielle « anti-toxique », elle accompagne très bien les soins des piqûres d’insectes – moustiques, guêpes… – et de méduses. Avoir son flacon dans son sac de plage ou son sac à dos peut être très utile ! Une goutte pure sur la peau dans l’urgence soulage immédiatement.

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia : apaiser un coup de soleil avec l’huile essentielle de Lavande fine est un geste simple : associée à du macérât huileux de Calendula, elle atténue la sensation de « feu » et favorise la réparation cutanée. En olfaction, avec application sur la face interne des poignets, elle calme l’anxiété et les palpitations.

HE Eucalyptus citronné, Corymbia citriodora (ou Eucalyptus citriodora) : répulsive anti-moustique idéale en été, en diffusion ou en application cutanée préalablement bien diluée. C’est aussi une belle anti-inflammatoire, très utile dans les soins des entorses ou courbatures, éventuellement associée à l’huile essentielle de Gaulthérie couchée et/ou Laurier noble, toujours diluée dans une huile végétale neutre ou du macérat huileux d’Arnica.

Les hydrolats de l’été : Menthe poivrée, Basilic doux à linalol, Cyprès, Camomille allemande et Rose de Damas

Selon les indications, les hydrolats s’utilisent par voie interne, soit à raison d’une à deux cuillères à café dans un grand verre d’eau, une ou deux fois par jour, soit dans un litre d’eau à boire sur la journée. Ils peuvent aussi être appliqués sur la peau sous forme de pulvérisations ou compresses. Tout comme les huiles essentielles, ils s’utilisent seuls ou en synergies les uns avec les autres.

Un hydrolat polyvalent : l’hydrolat de Menthe poivrée

HA Menthe poivrée, Mentha X piperita : cet hydrolat conjugue des propriétés digestives, dermatologiques et circulatoires. Une cuillère à café dans un verre d’eau après les repas calme les spasmes, rafraichit et favorise la digestion. En pulvérisation sur des zones de démangeaisons ou sur les jambes lourdes ou des pieds échauffés, il soulage agréablement. Et, en cube sous forme de glaçon, il rafraichit immédiatement toute boisson.

Hydrolats de Basilic doux à linalol, Camomille allemande et Cyprès : digestion, peau et circulation soulagées

HA Basilic doux à linalol, Ocimum basilicum CT linalol : hydrolat qui participe à la digestion, calme les spasmes et ballonnements et « travaille » en douceur sur les terrains allergiques, de type rhinites allergiques. Neurotonique, il aide à aussi « digérer » le stress.

HA Camomille allemande, Matricaria recutita : très anti-inflammatoire et antiallergique, il est particulièrement efficace en application cutanée sur les démangeaisons (allergies cutanées, urticaires, piqûres d’insectes, eczéma). A pulvériser directement sur la peau, seul ou associé à d’autres hydrolats aux vertus calmantes et/ou cicatrisantes, puis appliquer une huile végétale réparatrice.

HA Cyprès, Cupressus sempervirens : décongestionnant veineux et lymphatique doux, associé à d’autres hydrolats aux propriétés diurétiques, anti-inflammatoires ou cicatrisantes, il participe à l’accompagnement des soins des jambes lourdes, varices ou encore hémorroïdes. A utiliser par voie interne, sous forme de cure de deux à trois semaines.

Hydrolat de Rose de Damas : des effluves fleuries pour le réconfort et la joie

HA Rose de Damas, Rosa damascena : bel équilibrant psycho-émotionnel, en pulvérisation sur le plexus solaire et tout autour de soi, il calme hyperémotivité et colère, et favorise un retour à la joie et la sérénité. On peut aussi additionner un verre d’eau fraîche d’une cuillère à café d’hydrolat de Rose… juste pour le plaisir, autour d’un repas partagé un soir d’été.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Toxicité des huiles essentielles (partie 3)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

TOXICITE DES HUILES ESSENTIELLES :

LES Recommandations de prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte et la toxicité des huiles essentielles

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit être très guidée par des ouvrages ou les conseils d’un aromathérapeute, et quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir la maman ainsi que son bébé hors de danger. L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire et digestif, et aussi pscho-émotionnel.

Eviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse, en auto-médicamentation, car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées : toutes les espèces de menthe, eucalyptus à camphre à pipéritone ou à cryptone, lavande aspic ou stoechade, romarin à camphre, sauge officinale, cèdre de l’Atlas.  Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique. Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement. Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétonique peu toxiques (comme hélichryse italienne, lavande aspic, romarin à verbénone), si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Eviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique seront utilisées éventuellement seulement sur les recommandations d’un spécialiste: Toutes les huiles essentielles d’anis, fenouil, sauge sclarée, cyprès de Provence, cèdre de l’Atlas, céleri, lentisque pistachier, tanaisie annuelle.

A retenir pour la femme enceinte

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale. Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20 %. On évitera la voie orale.

L’aromathérapie chez le sujet allergique

Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle. L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres : plus particulièrement : l’huile essentielle de laurier noble, de cannelle de Chine ou de Ceylan, l’huile essentielle d’inule odorante, l’huile essentielle pin maritime ou sylvestre, l’huile essentielle de menthe poivrée, les huiles essentielles de lavandes, de sauges, ainsi que les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

LE TEST D’ALLERGIE AUX HUILES ESSENTIELLES :

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie lorsqu’il y a un doute. Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons. Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant, le bébé et les huiles essentielles

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles. Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR que l’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Les grandes règles d’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant

Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
Privilégier la diffusion atmosphérique

Les huiles essentielles de menthes

huile essentielle menthe

Huiles essentielles de Menthe verte, Menthe poivrée, Menthe des champs… avec leur sensation de fraicheur si typique, elles soulagent de bien des maux. Pourtant, elles se distinguent les unes des autres par des caractéristiques précises, dans leur composition biochimique, leur toxicité éventuelle et leurs propriétés et indications. Comment les différencier et les utiliser à bon escient ?

Particularités botaniques des menthes

De l’Inde à l’Ecosse, en passant par le Népal ou les Etats-Unis, la France ou l’Afrique du Nord, les menthes s’adaptent partout. Il en existerait aujourd’hui jusqu’à 600 sortes différentes. Connues et cultivées depuis l’Antiquité, les menthes n’ont cessé d’évoluer au cours du temps. Certaines espèces sont sauvages et s’hybrident spontanément. Ces variétés hybrides, comme la Menthe poivrée, sont indiquées par le X présent dans leur dénomination botanique : Mentha X piperita. De hauteur variable, les menthes se développent toutes, et facilement, sur des terrains frais et humides, ou en bord de cours d’eau, tout en aimant les zones ensoleillées. Passez la main sur leurs tiges et vous sentirez leur forme carrée étonnante et si caractéristique de leur famille botanique, les Lamiacae. Leurs feuilles, d’un vert tendre, sont opposées les unes aux autres, et porteuses de poils secréteurs contenant leurs molécules aromatiques.

Des molécules marqueuses : menthone, menthol et carvone

En phytothérapie, les menthes sont toujours recherchées pour leurs propriétés tonifiantes digestives. Leurs huiles essentielles présentent toutefois des particularités biochimiques qu’on ne peut ignorer pour pouvoir les utiliser sans risques. Deux de leurs molécules principales sont le menthol et la menthone, mais à des taux toutefois très variables. La carvone vient compléter ce duo.

  • Le menthol: molécule appartenant à la famille des monoterpénols, qui apporte cette fraicheur instantanée, très antalgique car anesthésiante. Le menthol peut aussi provoquer un spasme du larynx chez le tout-petit, et n’est donc pas sans danger.
  • La menthone: molécule de la famille des cétones, agissant sur la sphère digestive (estomac, foie, pancréas, vésicule biliaire) en stimulant son fonctionnement.
  • La carvone : molécule appartenant aussi à la famille des cétones, aux propriétés digestives très proches de celles de la menthone en activant la production et l’évacuation de bile. Calme également les spasmes et fluidifie les sécrétions bronchiques.

Les cétones sont très actives sur le système nerveux central ; elles présentent pour certaines d’entre elles une neurotoxicité importante, ce qui contre-indique alors leur utilisation chez la femme enceinte ou allaitante, les enfants et les sujets épileptiques.

A chaque huile essentielle de menthe, son geste simple, pour soulager un mal de tête, une nausée ou calmer une inquiétude ! Toutes ces huiles essentielles de menthes gagnent cependant à être utilisées en synergies avec d’autres huiles essentielles, pour atténuer leur toxicité potentielle et augmenter leur efficacité. Penser ainsi aux huiles essentielles de Citron jaune pour la digestion, de Gaulthérie couchée pour les douleurs articulaires ou encore d’Eucalyptus radié pour les affections respiratoires.

Huiles essentielles de Menthe poivrée et Menthe des champs

HE MENTHE POIVREE, Mentha X piperita – menthol 40% et menthone 30% – Origine : France, Bulgarie, Inde

  • Propriétés : régulatrice et protectrice hépatique, rafraichissante et très antalgique, tonique et stimulante cérébrale, anti-infectieuse, stimulante ovarienne
  • Indications : digestion lente, nausées, maux de tête, douleurs et démangeaisons

Le geste simple:

  • Nausées (hors grossesse), mal des transports : déposer 1 à 2 goutte(s) sur un mouchoir, à respirer ensuite profondément
  • Digestion difficile, vomissements : 1 goutte sur un support neutre, à mettre ensuite en bouche

HE MENTHE DES CHAMPS, Mentha arvensis – menthol 60 à 65 % et menthone 20% – Origine : Népal, Inde

  • Propriétés : tonique et stimulante, très antalgique, décongestionnante, hypertensive et anti-infectieuse
  • Indications : digestion difficile, migraines, douleurs dentaires, névralgies, sciatiques, hypotension

Le geste simple :

  • Mal de tête : en appliquer une trace du bout des doigts sur les tempes (loin des yeux)
  • Névralgie, sciatalgie : en diluer 1 à 2 gouttes dans une cuillère à café de macérat huileux d’Arnica et masser la zone douloureuse

Contre-indications des huiles essentielles de Menthe poivrée et Menthe des champs : femmes enceintes et allaitantes, sujet épileptique, sujet âgé, enfant < 6 ans. Contre-indiquée en cas d’obstruction des voies biliaires. Utilisation possible par voie interne. Par voie cutanée, réserver à des étendues limitées et bien diluée. Pas d’utilisation en bain. Prudence chez le sujet asthmatique et le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute. Pour l’huile essentielle de Menthe poivrée, prudence en cas de pathologie hormonodépendante.

Huile essentielle de Menthe citronnée (ou Menthe bergamote)

HE MENTHE CITRONNEE, Mentha citrata – menthol 2,5% – linalol 35% – menthone 2% – ac.de linalyle 43% – Origine : Inde

  • Propriétés : équilibrante nerveuse, antispasmodique, relaxante, stimulante des fonctions ovariennes
  • Indications : fatigue nerveuse, spasmes

Le geste simple :

  • Spasmes digestifs : en diluer 1 à 2 gouttes dans une noisette d’huile végétale de noyau d’Abricot, puis masser l’abdomen
  • Fatigue nerveuse : en diluer 1 à 2 gouttes dans une noisette d’huile végétale de noyau d’Abricot, appliquer le mélange sur le plexus solaire et la face interne des poignets

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant < 6 ans, prudence en cas de pathologie hormonodépendante.

Huile essentielle de Menthe verte (ou Menthe nanah, ou Menthe marocaine)

HE MENTHE VERTE, Mentha spicata – L Carvone 70% – origine : Maroc, Europe, Inde

  • Propriétés : calmante nerveuse, mucolytique, cicatrisante, anti-catarrhale, tonique digestive
  • Indications : anxiété, digestion difficile – utilisations culinaires et cosmétiques (dentifrices)

Le geste simple :

  • Toux grasse : en diluer 1 goutte dans une noisette d’huile végétale de noyau d’Abricot, puis masser le thorax et le dos – en synergie avec une ou deux autres huiles essentielles
  • Inquiétude, nervosité : en olfaction, sur un mouchoir ou un stick inhaler – en synergie avec une ou deux autres huiles essentielles

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujet épileptique, sujet âgé, enfant < 6 ans. Contre-indiquée en cas d’obstuction des voies biliaires. Utilisation possible par voie interne. Par voie cutanée, réserver à des étendues limitées et bien diluée. Pas d’utilisation en bain. Prudence chez le sujet asthmatique et le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute.

Remarque : il existe aussi une huile essentielle de Menthe pouliot, Mentha pulegium, très neurotoxique, donc peu utilisée malgré ses propriétés mucolytiques importantes.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Les huiles essentielles pour traiter les mycoses de l’ongle

Mycose ongle huiles essentielles

Ongle tâché, gris jaunâtre, à la main ou au pied, et qui parfois s’effrite. Il s’agît peut-être d’une mycose et il est alors nécessaire d’agir rapidement, avant qu’elle ne s’étende aux ongles voisins. Des règles d’hygiène quotidienne sont à mettre en place et des huiles essentielles, dotées de propriétés antifongiques puissantes, peuvent s’appliquer directement sur l’ongle : quelles huiles essentielles choisir et comment les utiliser pour retrouver un ongle sain ?

Mycose des ongles, mycose unguéale, onychomycose : symptômes et causes

Les mycoses sont des affections provoquées par le développement de champignons parasites, souvent au niveau de la peau, du cuir chevelu ou des ongles. Si certaines mycoses sont plus profondes et parfois graves, dans la plupart des cas, elles sont bénignes. Elles sont aussi disgracieuses et tenaces, et signent un certain déséquilibre du terrain et de l’immunité.

Onychomycose, mycose unguéale ou encore onyxis sont trois termes différents pour une même pathologie : la mycose de l’ongle. Elle peut être causée par deux types de champignons : des levures ou des dermatophytes. Les mycoses des ongles des mains sont souvent liées à la présence d’une levure du type Candida albicans et l’atteinte de l’ongle démarre à sa base ; son pourtour est parfois rouge et enflammé. Les mycoses des ongles des pieds démarrent plus souvent à l’extrémité de l’ongle et sont dues à la prolifération d’un champignon de type dermatophyte, le plus fréquent étant Trichophyton rubrum.

De nombreux facteurs expliquent leur apparition : alimentation déséquilibrée (beaucoup trop sucrée), utilisation répétée de traitements à visée antibiotique ou immunodépressive, fréquentation accrue des piscines, port de chaussures/vêtements inadaptés… Attention à ne pas confondre une mycose unguéale avec une irrégularité de l’ongle ou une atteinte par du psoriasis, cela peut se ressembler légèrement, mais ne se traite pas de la même façon.

Mycose de l’ongle, huiles essentielles de Clou de girofle et de Litsée citronnée

Parmi les nombreuses huiles essentielles aux propriétés antifongiques, celles de Clou de girofle et de Litsée citronnée sont particulièrement intéressantes sur l’ongle. Leur côté irritant va servir d’exfoliation progressive de la matrice pour une meilleure pénétration des molécules aromatiques antifongiques. L’efficacité sera optimale par rapport à d’autres huiles essentielles antifongiques dénuées de dermocausticité comme celles de Tea tree, Palmarosa ou Géranium.  Toutefois, attention à ne pas déborder sur la peau saine, sous peine qu’elle s’irrite au fil des applications.

Zoom sur l’huile essentielle de Clou de girofle

Le giroflier est un petit arbre des régions tropicales chaudes et humides, très présent à Madagascar. On peut en distiller la feuille, la griffe et le clou. Le clou est en fait le bouton floral, avant éclosion complète. Son huile essentielle, d’odeur variable selon sa qualité, mais normalement chaude, suave et épicée, présente de très nombreuses propriétés : antibactérienne puissante à large spectre, antivirale et antifungique, neurotonique, dynamisante, tonique utérine et glandulaire, stimulante digestive et intestinale. Au niveau fongique, elle est particulièrement active sur les levures. Son intérêt dans les mycoses dues au Candida albicans est certain.

Zoom sur l’huile essentielle de Litsée citronnée

La litsée citronnée ou verveine exotique (à na pas confondre avec la verveine odorante ou verveine citronnée) est un petit arbre, présent en Chine, au Vietnam et en Inde. On extrait de ses fruits une huile essentielle d’odeur citronnée, fleurie et fraiche, mais moins fine et moins légère que celle de la verveine odorante. Très riche en aldéhydes terpéniques, c’est une grande anti-inflammatoire. Elle possède aussi une belle action antifongique, notamment sur les dermatophytes.

Protocole de traitement de la mycose de l’ongle avec les huiles essentielles

Le traitement des mycoses de l’ongle nécessite patience et persévérance. Il faut compter six mois à un an de traitement pour une disparition complète du germe et observer une repousse d’ongle sain. Une vigilance s’impose aussi dans tous les gestes du quotidien.

Mycose de l’ongle : conduite à tenir au quotidien

  • Ne pas partager son linge de toilette avec les autres membres de la famille
  • Bien désinfecter les ciseaux à ongles après chaque coupe
  • Eviter de marcher pieds nus dans la maison et nettoyer le bac de douche après utilisation
  • Privilégier les chaussettes en coton et éviter de porter tous les jours les mêmes chaussures
  • Après la guérison, si possible, changer chaussures et chaussettes
  • Modifier l’alimentation, notamment en supprimant les aliments sucrés
  • Faire régulièrement des cures de probiotiques pour régénérer la flore digestive
  • Envisager d’associer les soins locaux à un protocole aromatique par voie générale

MA FORMULE
« Mycose de l’ongle »

Propriétés : antifongique polyvalente

Indications : mycose des ongles des pieds ou des mains

HE Clou de girofle, Syzygium aromaticum5 ml
HE Litsée citronnée, Litsea citrata5 ml

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml en verre teinté. En appliquer une goutte, deux fois par jour sur l’ongle abîmé jusqu’à disparition complète de la mycose (cela peut prendre 3 à 6 mois, voire plus). Si la peau est sensible ou si le pourtour de l’ongle est irrité, diluer le mélange à part égale avec de l’huile végétale de Ricin. Bien limer régulièrement.

Au tout début du traitement, appliquer une petite compresse imbibée d’un mélange à 30% d’urée dans de l’eau, laisser poser une quinzaine de minutes, puis limer l’ongle avec une lime jetable. Appliquer ensuite le mélange d’huiles essentielles comme indiqué ci-dessus.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans

Article complémentaire à lire si plusieurs ongles souffrent de mycose, il est vivement conseillé de faire un traitement local associé à un traitement des intestins : traiter définitivement les mycoses avec les huiles essentielles.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Huiles essentielles pour le bac, le stress et les insomnies

Stress examen bac insomnie huiles essentielles

Nœud dans le ventre, difficulté d’endormissement, mains moites, … Ces symptômes, fréquents en période d’examens, sont parfois pénalisants et empêchent des résultats à la hauteur de nos capacités et apprentissages. Savoir gérer son trac, ses émotions et les manifestions de son stress  peut parfois présenter un enjeu important pour la poursuite des études ou le démarrage d’une nouvelle vie professionnelle. Les huiles essentielles sont, dans ce contexte, d’un grand soutien pour avoir confiance en soi, aider à la concentration, visualiser la réussite et favoriser un sommeil réparateur.

Stress, insomnies et anxiété : huiles essentielles de Camomille romaine, Lavande fine ou Petit grain bigarade 

Idéales en période de surmenage, de stress professionnel, avant les examens pour améliorer la qualité de son sommeil, ou encore, être plus serein à l’approche des examens, ces trois huiles essentielles sont incontournables. Calmantes et régulatrices du système nerveux, elles sont sédatives et anxiolytiques. Leurs différences sont subtiles et notamment liées à leur odeur : choisir l’une ou l’autre, pour calmer son anxiété et/ou aider à dormir, nécessite de se laisser guider par son odorat et sa préférence olfactive. Les respirer est déjà un début de lâcher-prise.

  • HE Camomille romaine: fluidifiante émotionnelle, très apaisante et sédative, elle soulage de l’hypersensibilité et calme l’angoisse et l’agitation.
  • HE Lavande fine: sédative et antidépressive, elle calme les palpitations et lutte contre l’insomnie. Elle enveloppe et apporte un sentiment de protection et de sécurité.
  • HE Petit grain bigarade: relaxante nerveuse, elle calme l’hyperémotivité et les spasmes, notamment en cas d’estomac noué. Elle soulage les palpitations, aide à s’endormir et accompagne tout en douceur, mais très efficacement, les périodes de changement.

Leur action peut être complétée par celles de Mandarine rouge ou d’Ylang-ylang.

  • HE Mandarine rouge: relaxante et très calmante, elle est recommandée en cas d’humeurs tristes et moroses; inductrice du sommeil, antispasmodique, elle est un véritable petit « bonbon » aromatique.
  • HE Ylang-ylang : grande relaxante nerveuse, idéale en cas de diaphragme bloqué. Elle régule le rythme cardiaque, calme les angoisses et soulage dans les moments de panique.

« Nœud dans la gorge », « boule au ventre », palpitations :  protocole d’attaque

Prendre le temps de choisir olfactivement son huile essentielle parmi la Camomille romaine, la Lavande fine ou le Petit grain bigarade, puis au moment du « coup de stress », en mettre 1 à 2 gouttes pures sur la face interne des poignets et le plexus solaire. Respirer profondément. A faire 3 à 4 fois par jour, selon l’état émotionnel. Si besoin, 1 goutte sur un support neutre à mettre en bouche, au moment du coucher.

En cas de peau sensible, diluer l’huile essentielle dans une noisette d’huile végétale et en profiter pour bien masser les plexus solaire et/ou cardiaque.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans

MA FORMULE – Solution huileuse « Détente profonde »

Propriétés : calmante nerveuse, inductrice de sommeil, antispasmodique, relaxante

Indications : stress, anxiété, palpitations, trac, hyperémotivité, hypersensibilité, insomnie, difficultés d’endormissement

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile90 gouttes
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia60 gouttes
HE Ylang-ylang, Cananga odorata60 gouttes
HE Mandarine rouge, Citrus reticulata60 gouttes
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte de 30 ml en verre teinté, y déposer les huiles essentielles. Compléter avec l’huile végétale, agiter, le mélange est prêt. En appliquer sur la face interne des poignets, masser les plexus solaire et cardiaque, 2 à 3 fois par jour, notamment au coucher. Prendre le temps d’en respirer profondément les effluves.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, risque de photosensibilisation – pas d’exposition au soleil dans les 6 heures qui suivent l’application (HE Mandarine rouge).

Trac, examen, manque de confiance en soi, découragement, coup de « blues » : huiles essentielles de Marjolaine à coquilles et Laurier noble

A l’approche de l’examen, et le jour J, il est important de garder le moral, rester positif et avoir confiance en soi : les huiles essentielles de Laurier noble et Marjolaine à coquilles permettent de tenir le cap ! Y associer l’huile essentielle de Bergamote apporte une touche de détente et une bonne humeur communicative.

  • HE Laurier noble: régulatrice du système nerveux autonome, elle aide à prendre de la hauteur, à parler en public, à s’affirmer. Elle apporte optimisme et confiance en soi.
  • HE Marjolaine à coquilles:  rééquilibrante nerveuse, elle donne de l’énergie sans exciter, « booste » le moral et redonne l’envie d’agir.
  • HE Bergamote: aide à la communication, calme la nervosité excessive et apporte bonne humeur.

Geste simple pour retrouver confiance en soi : l’huile essentielle de Laurier noble

En appliquer 1 à 2 gouttes pures sur la face interne des poignets, à respirer ensuite profondément. Si la peau est sensible, diluer l’huile essentielle à part égale dans de l’huile végétale de noyau d’Abricot ou réaliser un stick olfactif.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets asthmatiques, sujets avec antécédents de convulsions – prudence chez les sujets allergiques, risque de sensibilisation possible

MA FORMULE – Roll-on « Confiance en soi, trac, examens »

Propriétés : rééquilibrante nerveuse, anti-déprime, énergisante, positivante, réconfortante

Indications : trac, manque de confiance en soi, pessimisme, peur de prendre la parole en public, baisse de moral, nervosité

HE Marjolaine à coquilles, Origanum majorana15 gouttes
HE Bergamote, Citrus bergamia15 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis15 gouttes
HV noyau d’abricotQSP 5ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 5 ml, y déposer les gouttes d’huiles essentielles dans les proportions indiquées. Compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot, placer la bille, refermer, agiter, le mélange est prêt à l’emploi. L’appliquer sur le face interne des poignets, 2 à 4 fois par jour. A respirer profondément.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets asthmatiques, sujets avec antécédents de convulsions, pas d’exposition au soleil dans les 6 heures qui suivent l’application (HE Bergamote)-risque de photosensibilisation, prudence chez les sujets allergiques-risque de sensibilisation possible (HE Laurier noble).

Fatigue intellectuelle, concentration et mémorisation : huiles essentielles de Menthe poivrée, Romarin à cinéole et Citron jaune

Rassembler ses esprits, être présent à ce que l’on fait et mémoriser facilement : les huiles essentielles de Menthe poivrée, Romarin à cinéole et Citron jaune apportent de l’énergie, rendent attentif(ve) et aide à se concentrer sur son travail, dans les périodes de révision par exemple. Les apprentissages sont ainsi facilités.

  • HE Romarin à cinéole: tonique respiratoire puissante, elle oxygène et améliore les échanges. Elle aide à se concentrer, à mémoriser. Elle rend les idées claires et apporte de la persévérance.
  • HE Menthe poivrée : elle dégage les voies respiratoires, tonifie et stimule. Elle supprime les pensées dispersantes et canalise l’esprit sur ce qu’il faut entreprendre.
  • HE Citron jaune : tonifiante, stimulante, son odeur fraiche et acidulée facilite la récupération en cas de fatigue cérébrale.

Geste simple pour se concentrer : huile essentielle de Menthe poivrée

La respirer ponctuellement au flacon ou en déposer quelques gouttes sur un mouchoir, ou encore se fabriquer un stick olfactif.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets épileptiques, sujets âgées. Prudence chez le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute.

MA FORMULE – Stick olfactif « Concentration et mémorisation »

Propriétés : tonifiante, stimulante, soutient l’attention et aide à la mémorisation

Indications : difficulté de concentration, manque d’attention, fatigue intellectuelle

HE Romarin à cinéole, Rosmarinus officinalis CT 1,8 cinéole4 gouttes
HE Citron jaune, Citrus limonum8 gouttes
HE Menthe poivrée, Mentha X piperita2 gouttes

Mode d’utilisation : déposer les gouttes d’huiles essentielles sur la mèche vierge d’un stick olfactif. Refermer le dispositif. Utiliser le stick, 4 à 6 fois par jour si nécessaire, en procédant à de grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets épileptiques, sujets asthmatiques ou avec antécédents de convulsion, sujets âgées. Prudence chez le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Accompagner le syndrome prémenstruel, ou SPM, avec les huiles essentielles

syndrome prémenstruel huiles essentielles

Les deux dernières semaines du cycle chez la femme sont parfois émaillées de symptômes gênants, voire invalidants. Irritabilité, ballonnements, prise de poids ou encore baisse de moral sont fréquents et source d’inconforts au quotidien. Ces signes, caractéristiques du syndrome prémenstruel, peuvent être soulagés par une prise en charge naturelle avec des huiles essentielles appropriées. Dans ce contexte, l’aromathérapie apporte des solutions pour retrouver confort de vie et sérénité.

Syndrome prémenstruel : définition et symptômes

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, n’est pas une maladie, mais un dysfonctionnement temporaire et cyclique du système hormonal, dont l’expression est très variable d’une femme à une autre. Un lien est observé entre les symptômes physiques et le vécu psychique de ce syndrome. Qu’en est-il plus en détail ?

Le syndrome prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes physiques et psychiques, soulagé par l’apparition des règles : maux de tête, tension mammaire, ballonnements, congestion du bas ventre, prise de poids, … parfois accompagnés d’une baisse de moral, d’irritabilité et/ou de manque d’énergie. Sa durée est variable selon les femmes, de deux à huit ou dix jours, voire plus dans les cas les plus extrêmes. Le vécu émotionnel de ces symptômes influence le système hormonal, qui y répond à son tour : cela conditionne aussi le déroulement des cycles.

Ce syndrome est particulièrement important au moment de la puberté et de la pré-ménopause, à ces périodes charnières de la vie d’une femme. A ces moments-là, le taux de progestérone est plus faible (voire quasi nul chez la toute jeune-fille) et celui des oestrogènes est comparativement assez élevé, créant ce que l’on appelle une « hyperoestrogénie relative ». Cette situation est « normale », mais nécessite une prise en charge et un accompagnement adapté. Un SPM conséquent, et à tout moment de la vie d’une femme, demande bien sûr une exploration approfondie du déséquilibre hormonal en cause, et éventuellement de son vécu et de son histoire personnelle.

Comment soulager le syndrome prémenstruel ?

Les traitements conventionnels ont notamment recours à différentes hormones de synthèse, à des anti-dépresseurs ou parfois seulement aux AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens, type Ibuprofène.

Les traitements naturels possibles sont nombreux et peuvent s’associer : phytothérapie, gemmothérapie, micronutrition, drainage lymphatique, acupuncture… Ils doivent se doubler d’une vigilance particulière au niveau de l’hygiène de vie : alimentation, exercice physique et sommeil. L’aromathérapie trouve toute sa place dans ce cadre-là et permet de réduire de nombreux symptômes, en participant au rééquilibrage hormonal, apportant ainsi un réel confort de vie.

Syndrome prémenstruel : quelles huiles essentielles choisir en application locale ?

En période prémenstruelle, les vaisseaux sanguins présentent une plus grande perméabilité, ce qui entraîne une rétention d’eau, un gonflement des seins et du ventre. On peut utiliser les huiles essentielles en massage de la poitrine, pour soulager des tensions mammaires, et du bas-ventre, pour réduire les sensations douloureuses de congestion pelvienne, ballonnements, élancements. Elles agissent localement, mais aussi, pour certaines d’entre elles, plus en profondeur sur un axe neuroendocrinien.

Syndrome prémenstruel et huile essentielle de Romarin à verbénone

L’huile essentielle de Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV, est particulièrement indiquée pour répondre aux déséquilibres observés dans un contexte de SPM, en cas d’«hyperoestrogénie relative». Ce petit arbuste méditerranéen nous donne, lorsqu’il pousse sur les terres corses, une huile essentielle d’odeur fleurie et plutôt chaude, puissante. Sa composition biochimique est équilibrée, et intéressante en raison de sa teneur en acétate de bornyle et en verbénone. Outre ses propriétés régulatrice et détoxifiante hépatique, elle agit sur un axe endocrinien en participant à la régulation du taux de progestérone. Elle soutient le système nerveux sur un plan physique et psychique.

Associée aux huiles essentielles de Lemon grass, Lentisque pistachier et Lavandin super, elle permet de composer une synergie qui soulagera des phénomènes de congestion du bas-ventre, de rétention d’eau et d’état inflammatoire.

  • HE Lemon grass : vasodilatatrice, puissante anti-inflammatoire et drainante lymphatique
  • HE Lentisque pistachier : décongestionnante veineuse et lymphatique, particulièrement au niveau du petit-bassin
  • HE Lavandin super : relaxante musculaire puissante, calmante et sédative

MA FORMULE
« Bas-ventre détendu »

Propriétés : régulatrice neuroendocrinienne, drainante, décongestionnante, anti-inflammatoire

Indications : congestion du bas-ventre, rétention d’eau, douleur des règles dans un contexte de syndrome prémenstruel

HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV3 ml
HE Lemon grass, Cymbopogon flexuosus3 ml
HE Lentisque pistachier, Pistacia lentiscus1,5 ml
HE Lavandin super, Lavandula burnatii, clone super1,5 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Appliquer ensuite la synergie matin et soir sur le bas-ventre en deuxième partie de cycle.

Contre-indications : femmes allaitantes, sujets épileptiques ou avec antécédent de convulsion, pathologie cancéreuse hormonodépendante

Syndrome prémenstruel : soulager les tensions mammaires avec l’huile essentielle de Palmarosa

Les tensions mammaires sont très fréquentes en fin de cycle dans un contexte de SPM. Les soulager est indispensable pour éviter une inflammation conséquente de ces tissus. L’huile essentielle de Palmarosa répond bien à cette problématique : grande herbe de la famille des citronnelles, originaire d’Inde et du Vietnam, son essence draine et décongestionne le système lymphatique. Son odeur suave, fleurie, semble être un mélange d’essence de Rose et de Géranium. Associée à de l’huile essentielle de Laurier noble, antalgique puissante, et d’Hélichryse italienne, anti-inflammatoire et désclérosante, elle réduira et apaisera les congestions mammaires douloureuses.

MA FORMULE
« Seins soulagés »

Propriétés : décongestionnante lymphatique, antalgique, anti-inflammatoire et désclérosante

Indications : tensions mammaires, mastose

HE Palmarosa, Cymbopogon martini45 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis30 gouttes
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum15 gouttes
HV Calophylle5 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Appliquer ensuite la synergie matin et soir sur les seins en deuxième partie de cycle, en cas de douleurs.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets avec troubles de la coagulation et/ou sous traitement anticoagulant

Syndrome prémenstruel et soutien émotionnel

Les douleurs et l’inconfort physique, liés au SPM, rendent souvent cette période du cycle délicate, voire très difficile à assumer nerveusement. Le recours aux huiles essentielles par voie olfactive ou sublinguale est alors possible, en plus des applications locales.

Syndrome prémenstruel, le geste simple par voie sublinguale : l’huile essentielle de Petit grain bigarade

HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium var amara : 1 goutte sur un comprimé neutre à glisser sous la langue, matin et soir, la semaine qui précède les règles.

Cette huile essentielle est une belle rééquiibrante nerveuse et émotionnelle, efficace pour réduire et soulager tout type de tensions physiques et psychiques en lien les unes avec les autres. Elle harmonise les fonctions nerveuses, permet de stabiliser l’humeur et aide à l’adaptation.

Syndrome prémenstruel, le geste simple en olfaction : l’huile essentielle de Fragonia

HE Fragonia, Agonis fragrans : 1 goutte sur une touche à sentir ou sur un mouchoir, à respirer profondément 2 à 3 fois par jour, dès que le besoin s’en fait sentir, à tout moment du cycle.

L’huile essentielle de Fragonia est un bon soutien en cas de fatigue ou surmenage nerveux. Quand on a besoin de réconfort, elle calme et pacifie ; elle apporte de l’énergie avec finesse et douceur.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Pour compléter cet article, en voici d’autres qui pourraient vous intéresser : soulager les règles douloureuses avec les huiles essentielles. Ou encore, les huiles essentielles pour le confort intime féminin.

 

 

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Boutons de fièvre : comment les soigner avec les huiles essentielles ?

Herpès huiles essentielles

Vous avez de petites vésicules disgracieuses au bord des lèvres, elles démangent ou picotent :  il pourrait bien s’agir d’une poussée d’herpès labial, plus communément appelé « bouton de fièvre ». Les huiles essentielles, en geste simple ou en synergie, dès les premiers symptômes, sont très efficaces pour contrer cette pathologie d’origine virale. Comment les utiliser, les appliquer localement pour se soulager et faire disparaître ces boutons ?

Bouton de fièvre ou herpès labial : origine et symptomatologie

Les boutons de fièvre, situés autour de la bouche, souvent au niveau de la lèvre inférieure, sont des infections d’origine virale, causées par le virus HSV de type 1 (Herpes Simplex Virus). Le virus HSV de type 2 est à l’origine des crises d’herpès génital. Ces virus appartiennent à la même famille que ceux de la varicelle et du zona ou de la mononucléose.

Le premier contact passe souvent inaperçu et le virus se réactive plus tard au décours d’un stress physique ou psychique, d’un déséquilibre hormonal, d’un état de fatigue, au soleil ou bien au froid. Des fourmillements, picotements, sensation de brûlures précèdent l’apparition, sur la peau ou les muqueuses, de petites vésicules pleines d’un liquide clair. Elles vont se rompre, se dessécher et former de petites croutes jaunâtres, qui normalement tombent sans laisser de traces. Compter deux à trois semaines entre l’apparition des premiers signes et la guérison complète. Le risque de contagion est élevé au moment de la poussée des vésicules. Les complications graves sont rares, essentiellement de type kératoconjonctivite.

Une infection par ce virus signe une immunité défaillante, souvent liée à un état de fatigue important. Les huiles essentielles appliquées localement, en geste simple ou en synergie, pourront agir efficacement pour contrer ce virus. Un accompagnement complémentaire pour remonter l’immunité est aussi vivement conseillé.

Bouton de fièvre : conduite à tenir localement

  • Nettoyage doux à l’eau et au savon, sécher délicatement
  • Ne pas gratter les vésicules et lésions
  • Utiliser du linge de toilette personnel, pas de baisers avec l’entourage
  • Eviter le maquillage, ne pas partager son stick à lèvres
  • Si port de lentilles de contact, ne pas les humidifier avec sa salive

Le traitement classique consiste en l’application locale de solution antiseptique, puis de crème à visée antivirale.

HSV 1 : quelles huiles essentielles choisir pour contrer l’herpès labial ?

Les huiles essentielles de Ravintsara et Niaouli sont à privilégier pour lutter contre le virus de l‘herpès labial, seules ou associées l’une à l’autre. Les huiles essentielles de Menthe poivrée, Camomille noble et Lavande fine complèteront leur action antivirale pour soulager douleurs et démangeaisons et favoriser la cicatrisation.

Bouton de fièvre ou herpès labial et huiles essentielles de Ravintsara et Niaouli

Le Ravintsara et le Niaouli sont deux arbres des forêts de Madagascar. Les huiles essentielles extraites de leurs feuilles sont riches en cinéole, ou eucalyptol, molécule aux propriétés antivirales, qui leur donne cette odeur si caractéristique, très proche de celle, plus connue, de l’Eucalyptus radié. Immunomodulantes et fébrifuges, expectorantes, ce sont des huiles essentielles couramment utilisées dans les pathologies ORL. L’huile essentielle de Ravintsara est aussi neurotonique et stimulante : elle aide à se remettre d’états de fatigue profonde. Elle améliore la qualité du sommeil. L’huile essentielle de Niaouli possède une action oestrogen-like, intéressante en période de préménopause. Cela implique toutefois de ne pas l’utiliser en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose. Enfin, étant toutes les deux très efficaces sur le virus de l’herpès, tout en étant bien tolérées au niveau cutané, leur intérêt dans ce contexte est évident.

Pour encore plus d’efficacité et de confort, Ravintsara et Niaouli sont à associer à :

  • HE Menthe poivrée : variété de menthe hybride, dont l’huile essentielle d’odeur mentholée et fraîche, est presque « réfrigérante ». Par son « effet froid », anesthésiant, elle calme instantanément la sensation de douleur, et elle agit aussi par ses propriétés antiherpétiques.
  • HE Camomille romaine : petite fleur blanche, légère et aérienne, la Camomille romaine, ou Camomille noble, produit une huile essentielle anti-inflammatoire, antalgique et pré-anesthésiante.
  • HE Lavande aspic : lavande de basse altitude, dont l’huile essentielle, chargée en camphre, est anti-infectieuse – particulièrement virucide -, anti-inflammatoire et cicatrisante. Elle contre le virus de l’herpès, soulage des démangeaisons et sensations de brûlures, et active la cicatrisation.

 

Bouton de fièvre : comment se soulager en aromathérapie ?

Il est important d’agir dès les premiers symptômes, même dès la première sensation de picotements. Plus on applique tôt les huiles essentielles, plus la régression sera rapide.

Le geste simple anti HSV1 : huile essentielle de Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole  ou de Niaouli, Melaleuca quinquenervia 

Dès les premiers symptômes, si possible avant l’apparition du bouton, appliquer au coton-tige une goutte pure de l’une ou l’autre de ces huiles essentielles, sur les zones qui picotent, 4 à 6 fois par jour pendant 24 à 48h. Si l’application pure est douloureuse, diluer l’huile essentielle à part égale dans une huile végétale type noyau d’Abricot, Jojoba ou macérât huileux de Calendula.

Pour plus d’efficacité, ou en cas d’infections récidivantes, appliquer la synergie suivante, plus puissante et adaptée.

MA FORMULE
« Boutons de fièvre »

Propriétés : anti-infectieuse, virucide, anti-inflammatoire, antalgique, cicatrisante

Indications : bouton de fièvre ou herpès labial

HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole2 ml
HE Niaouli, Melaleuca quinquenervia1 ml
HE Menthe poivrée, Mentha X piperita1 ml
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile1 ml
HE Lavande aspic, Lavandula latifolia ou spica1 ml
MH Calendula ou HV JojobaQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml en verre teinté. Appliquer une goutte de la synergie, sur la zone concernée, jusqu’à 8 fois par jour les premiers jours, puis diminuer à 4 applications par jour jusqu’à disparition complète.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant < 7ans, sujet épileptique, sujet asthmatique, antécédents de cancer hormonodépendant – prudence chez les sujets hypertendus

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Soulager les règles douloureuses avec les huiles essentielles

Règles menstruations huiles essentielles

Pression dans le bas-ventre, tension dans le bas du dos, tiraillement, élancements : ces symptômes douloureux, rassemblés sous le terme de dysménorrhée, sont fréquents en période de règles. De nombreuses femmes en souffrent, à tout âge. L’intensité de ces douleurs est variable et peut être très invalidante. Les huiles essentielles calment les spasmes et libèrent les tensions : celle d’Estragon est à privilégier et d’autres peuvent y être associées pour retrouver fluidité et énergie dans le bas-ventre. Comment les utiliser pour traverser sereinement cette période délicate du mois ?

Règles ou menstruations : mécanisme

Les règles, ou menstruations, rythment la vie des femmes depuis la nuit des temps. Chaque mois, la muqueuse utérine se prépare à l’implantation d’un embryon. Si celui-ci est conçu, un corps jaune est produit par l’ovaire et maintient un taux hormonal favorable à la nidification. Si ce n’est pas le cas, la chute hormonale (progestérone et œstrogènes) observée en fin de cycle, provoque une modification de la muqueuse utérine, dont la partie superficielle se délite, pour pouvoir se renouveler au cycle suivant. Cela se traduit par une perte de sang : les règles. La longueur du cycle est variable d’une femme à une autre et dépend de nombreux facteurs (hormonaux, émotionnels…). Il est lié à la date d’ovulation, les règles ayant toujours lieu 14 jours après celle-ci. La durée des règles est aussi fluctuante selon les femmes, et durent de 2 à 6 jours pour un cycle de 28 jours en moyenne.

Dysménorrhée ou règles douloureuses

Les douleurs des règles, ou dysménorrhée, s’observent en toute fin de cycle ou au contraire les tout premiers jours des menstruations. Elles peuvent s’inscrire dans le cadre d’un syndrome prémenstruel (SPM) et être alors liées à un déséquilibre hormonal. Mais parfois, ces douleurs sont isolées et se manifestent uniquement par des spasmes musculaires et/ou une congestion temporaire du bas-ventre. Des douleurs très intenses, ne cédant pas, ou peu, à des traitements habituels doivent orienter vers une éventuelle fausse-couche ou une endométriose, caractérisée par la présence de muqueuse utérine dans la cavité abdominale, en dehors de son emplacement habituel.

Quelles huiles essentielles choisir pour calmer les règles douloureuses ?

Les huiles essentielles soulageant les douleurs des règles sont nombreuses et leur association permet d’agir sur plusieurs axes, la priorité étant d’abord de calmer les spasmes. L’huile essentielle à privilégier en tout premier est celle extraite de l’Estragon.

Règles douloureuses : un geste simple avec l’huile essentielle d’Estragon

L’Estragon, Artemisia dracunculus ou herbe aux dragons ou encore armoise âcre, est une plante aromatique, originaire de Russie et cultivée en Europe, couramment utilisée en cuisine et facilement reconnaissable à son odeur anisée typique. Elle appartient à la grande famille des Astéracées (tout comme la Camomille romaine ou l’Hélichryse italienne) et est utilisée en phytothérapie depuis longtemps pour ses propriétés digestives et antispasmodiques.

Sa distillation permet d’extraire une huile essentielles riche en méthylchavicol, ou estragol, aux propriétés très antispasmodiques neuromusculaires : c’est une huile essentielle de choix pour traiter les spasmes et douleurs gynécologiques.

Le geste simple : mélanger 3 gouttes d’huile essentielle d’Estragon avec 3 gouttes d’huile végétale de noyau d’Abricot, puis masser le bas-ventre, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles.

Contre-indications : femmes allaitantes – limiter son utilisation à un usage ponctuel

Autres huiles essentielles précieuses pour calmer les règles douloureuses ou dysménorrhée

  • HE Petit Grain bigarade : huile essentielle extraite du petit grain qui donnera l’orange amer, très antispasmodique, anti-inflammatoire et antalgique, elle est indiquée pour tout spasme douloureux, quelle que soit sa localisation. C’est aussi une belle rééquilibrante nerveuse et émotionnelle.
  • HE Lavandin super : croisement entre la lavande fine et la lavande aspic, le lavandin donne une huile essentielle camphrée, aux propriétés relaxantes, décontracturantes musculaires et antispasmodiques puissantes.
  • HE Camomille romaine ou noble : plante utilisée depuis longtemps en phytothérapie, son huile essentielle est antalgique puissante, anti-inflammatoire, antispasmodique, pré-anesthésiante. On peut y recourir pour tout type de douleur spastique. Au niveau émotionnel, elle apporte calme, détente et sérénité.
  • HE Cyprès toujours vert : arbre longiligne, typique du pourtour méditerranéen et d’une longévité exceptionnelle. Son rameau feuillé donne une huile essentielle d’odeur résineuse un peu mentholée, proche de celle du pin. Elle décongestionne particulièrement bien le bas-ventre, en raison de son action sur les réseaux veineux et lymphatiques. Au niveau psycho-émotionnel, elle dissipe insécurité et anxiété, et aide dans les périodes de transition, de « passage ». Remarque : contenant des molécules « oetrogen-like », elle est déconseillée en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose.

Dysménorrhée : à chaque type de douleur sa synergie

Les règles douloureuses peuvent se manifester par des spasmes intenses et des contractures plus fulgurantes ou par une congestion de toute la zone pelvienne avec des douleurs plus diffuses. Dans le premier cas, on pourra associer l’huile essentielle d’Estragon à des huiles essentielles très décontracturantes et relaxantes. Dans le second cas, on privilégiera une association avec une huile essentielle antalgique et une huile essentielle décongestionnante veineuse et lymphatique, qui soulagera l’ensemble du petit bassin, apportera légèreté et fluidité.

MES FORMULES
« Règles soulagées »

Synergie antispasmodique, antalgique, décontracturante et relaxante

HE Estragon, Artemisia dracunculus3 ml
HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium var amara3 ml
HE Lavandin super, Lavandula burnatii clone super3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Y déposer les huiles essentielles dans les quantités indiquées et compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot. Puis, masser le bas-ventre avec le mélange, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles. Avant le lavage des mains, compléter le massage par une olfaction attentive du mélange en prenant 4 à 5 grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes allaitantes, sujets épileptiques

Synergie antispasmodique, anti-inflammatoire, antalgique et décongestionnante

HE Estragon, Artemisia dracunculus3 ml
HE Cyprès, Cupressus sempervirens3 ml
HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Y déposer les huiles essentielles dans les quantités indiquées et compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot. Puis, masser le bas-ventre avec le mélange, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles. Avant le lavage des mains, compléter le massage par une olfaction attentive du mélange en prenant 4 à 5 grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes allaitantes, antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose – L’huile essentielle de Cyprès peut alors être remplacée par l’huile essentielle de Lentisque pistachier

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Lectures complémentaires conseillées : tous les conseils pour un confort intime optimal, ou encore, accompagner le syndrome prémenstruel avec les huiles essentielles.

Tutoriels aromathérapie

Articles récents