Rhume et rhinopharyngite : comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?

Enfant bébé rhume huiles essentielles

Nez bouché, nez qui coule et toux qui raccourcissent les nuits … la saison des rhumes arrive. Ils sont en général d’origine virale, parfois assortis d’un peu de fièvre. La plupart du temps sans gravité, ils demandent toutefois des gestes locaux appropriés. Les huiles essentielles et hydrolats accompagnent aussi nos enfants en hiver : ils font en sorte que l’infection soit moins intense et moins longue et soutiennent efficacement leur immunité.

Eternuements, écoulement nasal : rhume ou rhinopharyngite ?

Le rhume est une forme de rhinopharyngite. C’est une infection aigüe d’origine virale, qui se manifeste par un nez bouché, un écoulement nasal important et des éternuements. Cette inflammation de la muqueuse nasale et du fond de la gorge (le pharynx), peut s’étendre au sinus, au larynx, à la trachée et aux bronches.

Très contagieux, le rhume s’installe souvent sur un organisme fatigué, fragilisé, parfois par simple contact avec d’autres personnes/enfants déjà malades. Il peut se surinfecter et se transformer en otite, sinusite, bronchite… s’il n’est pas enrayé rapidement. L’incubation est courte : 1 à 3 jours. La fièvre est souvent modérée, mais peut monter jusqu’à 39°C chez les bébés et jeunes enfants. Puis, en 2 à 3 jours, l’écoulement nasal s’épaissit et une toux apparait.

Avec des soins appropriés, tout rentre dans l’ordre en 8 à 10 jours : plus on réagit vite, plus l’aromathérapie est efficace. L’avantage de réagir avec les huiles essentielles chez l’enfant, c’est qu’elles accompagnent son immunité pendant l’infection. Ce système en construction est encore immature. Elles le renforcent et l’enfant ressort de cet épisode viral, plus résistant.

Gestes réflexes à avoir chez le tout-petit en cas de rhinopharyngite :

  • Aspirer doucement les mucosités avec un mouche-bébé, nettoyer les fosses nasales à l’eau de mer en position allongée, sur le côté, puis aspirer les mucosités résiduelles
  • Apprendre dès que possible à l’enfant à ne pas renifler, mais à se moucher, et à se laver régulièrement les mains
  • Surveiller sa température corporelle, bien le couvrir et éviter les pièces surchauffées
  • Humidifier l’atmosphère s’il est trop sec
  • Adapter son alimentation en réduisant/supprimant les laitages
  • Faire boire l’enfant abondamment
  • Observer son état général : douleurs, tonicité, réactivité, présence, appétit ?

Tout signe de gravité (abattement, changement de comportement, fièvre élevée ou qui dure, douleurs) nécessite une consultation médicale et un diagnostic.

Rhumes et rhinopharyngites : les soigner avec les huiles essentielles

Pour accompagner un enfant enrhumé, rendre son quotidien plus confortable et accélérer sa guérison, l’aromathérapie est d’un soutien précieux. Certaines huiles essentielles ont des propriétés anti-infectieuses ciblées, notamment antivirales. Si elles sont employées dès les premiers symptômes et à intervalles réguliers pendant quelques jours, le rhume n’y résistera pas.

Assainir, fluidifier, désencombrer, calmer l’inflammation des muqueuses respiratoires, stimuler les défenses immunitaires… autant de points sur lesquels les huiles essentielles vont pouvoir agir.

Les quatre huiles essentielles de référence pour composer une synergie de soutien « anti-rhume » pour les jeunes enfants sont les huiles essentielles de Thym à linalol, de Lavande fine, de Ravintsara et de Tea tree.

Zoom sur l’huile essentielle de Thym à linalol : le « Thym pédiatrique »

Bien utilisée, l’huile essentielle de Thym à linalol, Thymus vulgaris CT linalol, est particulièrement efficace dans les infections ORL de l’enfant : anti-infectieuse majeure, douce et bien tolérée, elle stimule également l’immunité. Antitussive, légèrement antispasmodique, elle détend, réconforte et tonifie. Elle accompagne l’enfant dans son processus de croissance.

Les huiles essentielles complémentaires :

  • Tea tree: anti-infectieuse très polyvalente, immunostimulante et antifatigue
  • Lavande fine : anti-inflammatoire, anti-infectieuse et régulatrice nerveuse
  • Ravintsara : antivirale exceptionnelle, expectorante et mucolytique, régulatrice immunitaire

MA FORMULE
Rhume du bébé et de l’enfant

Propriétés : anti-infectieuse polyvalente, antivirale, expectorante, décongestionnante, immunostimulante, tonifiante

Indications : rhume et rhinopharyngite, affections des voies respiratoires hautes

HE Thym à linalol, Thymus vulgaris CT Linalol20 gouttes
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia 10 gouttes
HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1-8 Cinéole 20 gouttes
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia10 gouttes
HV noyau d’Abricot QSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : dans un flacon en verre teinté de 10 ml, verser les huiles essentielles dans les quantités indiquées, puis compléter avec l’huile végétale. Répartir sur le thorax, le haut du dos et la voûte plantaire selon les modalités précisées ci-dessous.

  • Bébé (3 à 30 mois) : 3 à 10 gouttes (en fonction de l’âge), 3 fois par jour pendant 3 à 5 jours
  • Enfant (30 mois à 6 ans) : 10 à 20 gouttes (en fonction de l’âge), 3 fois par jour pendant 3 à 5 jours

Contre-indications : bébé < 3 mois, femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques, asthmatiques, avec antécédents de convulsions

Précautions d’utilisation : chez l’enfant et le bébé, il est recommandé de procéder au test allergique avant l’application d’huiles essentielles sur une surface étendue. Voilà un tutoriel sur la peau qui vous permettra de savoir comment faire le test d’allergie aux huiles essentielles.  

Rhume et rhinopharyngite : soutenir l’immunité avec les hydrolats (HA)

Les rhumes à répétition signent souvent une fatigue générale de l’organisme. Les hydrolats (HA), eaux issues de la distillation des huiles essentielles, sont chargés en molécules aromatiques mais dans des proportions moindres. Ils ne présentent pas les mêmes contre-indications que les huiles essentielles et sont une alternative intéressante pour travailler au long cours sur l’immunité à partir de l’âge de 3 ans.

Les hydrolats permettent aussi aux jeunes enfants de se familiariser très tôt avec les saveurs aromatiques et végétales. Cela est important, car lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront alors apprivoiser plus facilement la puissance des huiles essentielles en bouche.

Ces hydrolats sont à prendre dans le cadre d’une alimentation variée, riche en légumes et fruits frais, additionnée alternativement de cures de pollen, d’acérola (riche en vitamine C), d’oligoéléments, de macérats glycérinés de bourgeons ou encore de probiotiques. Ces traitements de fond préventifs seront suivis par un médecin et/ou praticien de santé bien-être.

Ma formule Immunité enfant

  • HA Laurier noble, Laurus nobilis : une demie cuillère à café
  • HA Thym à linalol, Thymus vulgaris CT linalol : une demie cuillère à café
  • Eau minérale : un verre

Mode d’utilisation : verser les deux hydrolats, selon les quantités indiquées, dans le verre d’eau minérale et faire boire ce mélange à l’enfant tous les matins, une semaine à 10 jours par mois. A renouveler plusieurs fois au cour de l’hiver.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Le romarin : une plante et trois huiles essentielles

Huile essentielle romarin

Le romarin, ou Rosemary en anglais, est une plante méditerranéenne très présente en médecine traditionnelle. Il nous offre trois huiles essentielles aux propriétés différentes selon qu’il pousse en Afrique du Nord, en Corse ou en Provence. Elles orienteront leur action soit vers l’arbre respiratoire, la sphère hépatique ou encore les systèmes musculaire ou articulaire. Leurs notes olfactives assez puissantes sont différentes. Observons ensemble les spécificités de ces trois huiles essentielles – à cinéole, à verbénone ou à camphre – pour comprendre comment elles agissent et soulagent à ces différents niveaux.

Histoire du Romarin

Le Romarin est une plante originaire du pourtour méditerranéen. C’est un petit arbuste vigoureux, touffu et vivace. Ses feuilles, qui ressemblent plus à des aiguilles, restent vertes toute l’année. Ses fleurs oscillent du blanc au bleu pâle, voire bleu lavande. Il affectionne les sols arides, secs et ensoleillés du maquis. Il supporte bien les embruns marins, d’où son nom latin Rosmarinus officinalis, littéralement rosée marine. Très présent dans la cuisine méditerranéenne, malgré une certaine amertume, il parfume délicatement de nombreux plats.

Le romarin était considéré comme une plante sacrée dans l’Antiquité. Symbole d’amour, surnommé aussi la « Rose de Marie » ou « l’Herbe aux couronnes », il fut effectivement utilisé pour tresser des couronnes lors de différents rites nuptiaux ou estudiantins : les étudiants, sous la Grèce antique, s’en paraient pour gagner en capacité de concentration et mémorisation. Parfois brûlé, sous forme de fumigation, ou planté au pied des tombes romaines, il apportait l’immortalité et la paix éternelle. Introduit en Europe au IXème siècle, on le retrouve dans la formulation de nombreuses alcoolatures aux vertus tonifiantes, anti-infectieuses ou encore antirhumatismales. Ses premières distillations sont réalisées vers le XIIIème siècle. La tradition populaire dit que le romarin dans un jardin ou une maison est un signe de fertilité et de chance.

En médecine traditionnelle, il est utilisé depuis longtemps pour ses propriétés apéritives et digestives. Et, le romarin est, encore aujourd’hui, une plante incontournable en phytothérapie et aromathérapie : c’est un grand régulateur hépatique. Recherché en parfumerie pour ses notes plutôt masculines, son huile essentielle présente des différences biochimiques notables selon son biotope (lieu de culture, sol, ensoleillement, température…) : les romarins de Provence, Corse ou Afrique du Nord, nous donneront après distillation trois huiles essentielles de compositions, propriétés et utilisations différentes.

Les huiles essentielles de Romarin : chémotypes, propriétés et indications

Les huiles essentielles de Romarin vont se distinguer par leur chémotype (CT) : celui-ci, désigné par un nom de molécule – camphre, cinéole ou verbénone –  indique l’orientation thérapeutique de l’huile essentielle (et non pas la molécule présente en quantité majoritaire). Pour une même plante, le chémotype dépend du pays, du climat, du sol, … Il serait même inscrit dans ses gênes.

HE Romarin à camphreHE Romarin à cinéoleHE Romarin à verbénone
Nom latinRosmarinus officinalis CT Camphre (bornéone)Rosmarinus officinalis CT CinéoleRosmarinus officinalis CT ABV (Acétate de Bornyle et Verbénone)
Lieu de récolteProvenceAfrique du NordCorse
Propriétés principalesAntidouleur, anti-inflammatoire, relaxante neuromusculaireAnti-infectieuse respiratoire, expectorante, tonifiante circulatoireRégulatrice hépatique, immunomodulante, anti-infectieuse
IndicationsDouleurs musculaires et articulaires, crampes, rhumatisme, arthrose, crise de goutteAffections ORL et bronchopulmonaires, affections circulatoires et musculairesSurcharge hépatique (cure détox, hépatite, hyperlipidémies), déséquilibre hormonal, affections ORL

Huile essentielle de Romarin à Camphre

Voie d’administration préférentielle : voie cutanée, toujours diluée

Voies d’administration contre-indiquées : voie orale et sublinguale

Contre-indications (huile essentielle neurotoxique) : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 12 ans, sujets épileptiques ou avec antécédent de convulsion, sujets asthmatiques, prudence en cas d’hypertension.

Huile essentielle de Romarin à 1,8 Cinéole

  • Affections ORL (rhumes, sinusites, bronchites…) : diluer 3 à 4 gouttes d’huiles essentielles de Romarin à Cinéole dans une dizaine de gouttes d’huile végétale de noyau d’Abricot et masser le thorax et le haut du dos, 3 fois par jour.
  • Préparation à l’effort ou récupération musculaire : diluer 75 gouttes d’huile essentielle de Romarin à cinéole dans 50 ml de macérât huileux d’Arnica et masser les muscles concernés.
  • Problèmes de concentration et/ou mémorisation : déposer une dizaine de gouttes d’huiles essentielles de Romarin à Cinéole sur un stick olfactif. A inhaler 3 à 4 fois par jour, en prenant de grandes inspirations profondes.

Voies d’administration préférentielles : voie cutanée ou respiratoire

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 6 ans, sujets épileptiques ou avec antécédent de convulsion, sujets asthmatiques, prudence en cas d’hypertension.

Huile essentielle de Romarin à verbénone (ou ABV : Acétate de Bornyle verbénone)

  • Détoxification hépatique, drainage : mélanger 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Romarin à verbénone dans une cuillère à café d’huile d’olive, 2 fois par jour. A faire sur 7 à 10 jours selon les besoins ressentis.

Voie d’administration préférentielle : voie sublinguale

Contre-indications : Femmes enceintes et allaitantes, enfants < 12 ans, sujets épileptiques ou avec antécédent de convulsion, pathologies cancéreuses hormonodépendantes, obstruction des voies biliaires et pancréatiques, prudence en cas d’hypertension.

Zoom sur le camphre ou bornéone

Ce composé connu de tous, tant son odeur est spécifique, appartient à la famille des cétones. Il présente des propriétés mucolytiques (fluidifiante des sécrétions bronchiques) et antalgiques puissantes (antidouleur). Il est décontracturant, car il permet l’élimination de l’acide lactique, responsable des crampes quand celui-ci s’accumule en quantité conséquente dans les muscles. Son affinité particulière pour les gaines de myéline (qui entourent les fibres nerveuses) le rend cependant, à dose élevée, toxique pour le système nerveux. L’utilisation des huiles essentielles en contenant, notamment les trois huiles essentielles de Romarin, nécessite une certaine prudence.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Huiles essentielles de Romarin, caractère et olfaction

L’utilisation des huiles essentielles de Romarin montre que chaque chémotype correspond à une certaine « typologie » de personne et apporte par son olfaction des bienfaits subtilement différents.

  • Romarin à 1,8 cinéole : « l’adolescent insouciant, jovial et associatif ». Huile essentielle qui agit sur la capacité à communiquer. Elle oxygène et améliore les échanges. Elle invite aussi à la résistance, à la persévérance et apporte force, volonté et confiance, là où il y a de l’abattement. Elle facilite la concentration et la mémorisation ; là où il y a de la confusion, elle apporte de la clarté.
  • Romarin à verbénone : « la sagesse, l’équilibre, la maturité, l’être accompli ». Huile essentielle qui stabilise, aide à digérer et à murir. Elle renforce la volonté, permet l’affirmation de soi et apporte singularité, sagesse et maitrise.
  • Romarin à camphre : « le vieillard rigide et sclérosé ». Peu utilisée en olfaction en raison de son odeur camphrée très puissante, elle est, en massage, l’huile essentielle des états sclérosés, des articulations et musculatures abimées, des pertes de mobilité : elle agit efficacement sur les maux du « grand âge » ou sur le vieillissement accéléré à la suite de traumatismes physiques.

Cette typologie illustre ce que font ressentir ces huiles essentielles lorsqu’on les respire. Cependant, à partir de l’âge adulte, elles peuvent être utilisées à toute période de la vie, chacune d’entre elles comportant alternativement des étapes d’insouciance, de blessures, de maturation, de prise de conscience et de sagesse.

Se débarrasser des poux avec les huiles essentielles

Retour de vacances, rentrée des classes riment souvent avec retour des poux… démangeaisons, grattages sont fréquents et parfois accompagnés de surinfection des lésions. Pour répondre naturellement à ce problème, les huiles essentielles et huiles végétales sont une réelle solution : elles permettent de se débarrasser de ces hôtes indésirables tout en respectant le cuir chevelu, de calmer les démangeaisons, d’éviter une infection cutanée et de retrouver une belle et saine chevelure.

Infestation de la chevelure par des poux : la pédiculose

Le pou est un insecte, dépourvu d’ailes, dénommé Pediculus humanis capitis : « poux humain de tête ». Il se multiplie très rapidement dès qu’il s’invite dans une chevelure, il s’installe à la racine des cheveux et se déplace surtout au niveau des zones les plus chaudes de la tête (la nuque et l’arrière des oreilles). Sa durée de vie est d’environ 50 jours. Il se nourrit du sang absorbé au moment des piqures et pond des lentes, qui donnent de nouveaux petits poux en 7 jours environ. Un pou femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs pendant son cycle de de vie. Les lentes, blanchâtres, sont collées le long du cheveu à quelques millimètres du cuir chevelu.

Les poux ne volent pas, ne sautent pas, et peuvent s’attraper à toute période de l’année : la contamination est surtout directe de tête à tête, ou éventuellement par partage de bonnets, chapeaux, écharpes, brosses, oreillers… Même si les jeunes enfants sont fréquemment touchés, toutes les tranches d’âge sont concernées, notamment les adolescents, les selfies y contribuant largement si contact direct des têtes.

Les piqures de poux provoquent de fortes démangeaisons et le grattage fait apparaitre des lésions, puis des croûtes. On parle alors de pédiculose, son principal risque étant une surinfection bactérienne, l’impétigo. Le pou respire par plusieurs orifices situés sur son corps. Il survit très bien à l’air libre, au contact de l’eau et de nombreuses substances, mais est gêné, voire étouffé par les corps gras.

Comment se débarrasser des poux avec des huiles essentielles et des huiles végétales ?

Les huiles essentielles et huiles végétales sont une solution naturelle pour traiter les pédiculoses. Elles respectent et/ou restaurent l’écosystème du cuir chevelu et permettent de retrouver un cuir chevelu et des cheveux sains.

Huiles essentielles de Géranium d’Egypte, Lavande fine, Lavandin super, Tea tree — Huiles végétales de Coco et de Neem : soins anti-poux

Les huiles essentielles sont anti-poux, traitantes et/ou répulsives. Elles assainissent aussi le cuir chevelu, calment irritations et inflammations et évitent les surinfections.

  • Huile essentielle de Géranium d’Egypte, Pelargonium X graveolens CV Egypte, à partir de 3 ans  :  anti-infectieuse, antalgique et cicatrisante, répulsive
  • Huile essentielle de Lavandin super, Lavandula burnatii super , à partir de 6 ans   et   Huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia , à partir de 3 ans  :  antiseptiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes cutanées, réparatrices et apaisantes, répulsives anti-poux
  • Huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia  : à partir de 3 ans, anti-infectieuse cutanée polyvalente, assainissante du cuir chevelu, anti-poux traitante et répulsive

Les huiles végétales étouffent mécaniquement poux et lentes, restaurent le film hydrolipidique du cuir chevelu et nourrissent la chevelure.

  • Huile végétale de Neem : à partir de 3 ans – huile végétale originaire d’Inde, très anti-infectieuse, antiparasitaire, insecticide, insectifuge, anti-poux traitante et répulsive
  • Huile végétale de Coco : à partir de 6 mois, anti-poux par pénétration dans ses orifices respiratoires, traitante, nourrissante pour les cheveux

MA FORMULE
Huile cheveux anti-poux

Propriétés : Traitante et répulsive, antiseptique, anti-infectieuse cutanée, anti-inflammatoire, cicatrisante et réparatrice

Indications : Présence de poux dans la chevelure, cuir chevelu irrité

HE Lavandin super, Lavandula burnatii super 3 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia1 ml
Huile végétale de Neem5 ml
Huile végétale de Coco QSP 100 ml
(complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 100 ml. L’appliquer ensuite sur cheveux secs. Passer un peigne fin, pour retirer déjà quelques poux et lentes et bien imprégner la chevelure avec le mélange. Masser le cuir chevelu. Couvrir de film plastique alimentaire ou d’une charlotte. Laisser poser 1 heure. Puis rincer avec un shampoing très doux.

Contre-indications : enfants de moins de 6 ans, femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

Remarques :

Pour les enfants entre 3 et 6 ans, réaliser le mélange avec de l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia, à la place de l’huile essentielle de Lavandin super.

Pour les personnes ne pouvant pas utiliser d’huiles essentielles, l’application d’huile végétale de Coco, pure, pendant 1 heure sur l’ensemble de la chevelure reste possible.

Poux : conseils associés et prévention

Le recours seul aux produits anti-poux ne garantit pas l’éradication complète sans gestes complémentaires des soins capillaires. Quelques conseils simples sont proposés ci-dessous.

Poux : conseils complémentaires

  • Accompagner tout soin capillaire anti-poux d’un examen minutieux du cuir chevelu, mèche par mèche, au peigne fin. Si besoin, décoller les lentes à la main.
  • Couvrir les épaules d’une serviette éponge de couleur très claire, afin de repérer les poux plus facilement
  • Surveiller étroitement la chevelure pendant les 48h suivant le traitement, pour s’assurer d’avoir éliminé toute la colonie (poux et lentes), les lentes mortes restant aussi parfois collées aux cheveux
  • Refaire un soin 8 jours plus tard. Si l’infestation est très importante, faire 2 soins par semaine pendant 2 semaines.
  • Traiter la literie, tous les objets/vêtements susceptibles d’être infestés : il existe aussi des recettes de spray à base d’huiles essentielles répulsives que l’on peut réaliser soi-même extemporanément.
  • Laver à 60 degrés ce qui peut l’être, sinon placer les vêtements ou objets dans un sac hermétiquement fermé pendant 48 heures
  • Agir préventivement sur l’entourage proche

Prévenir l’apparition des poux

  • Inspecter régulièrement et très minutieusement la chevelure en période d’infestation
  • Attacher les cheveux longs
  • Expliquer aux enfants/jeunes le mode de contamination pour limiter les contacts directs entre têtes
  • Les poux sont des parasites : leur infestation à répétition peut signer un système immunitaire en berne. Il est vivement recommandé de proposer régulièrement à l’enfant ou l’adolescent concerné, des cures de gelée royale, vitamines et/ou oligo-élément, qui stimuleront son immunité.Vous trouverez dans l’article Rhume et rhino-pharyngite : comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?, des conseils complémentaires pour soutenir l’immunité de votre enfant.

Il est possible également d’agir préventivement avec les huiles essentielles et les hydrolats, en période avérée d’infestation.

Gestes préventifs simples et ponctuels :

Déposer du bout du doigt une trace d’huile essentielle de Lavande fine à la base du cou ou derrière les oreilles, le matin avant le départ à l’école ou sur le col des vêtements si la tolérance cutanée n’est pas bonne.

Et/ou :

Utiliser un shampoing à base d’huiles essentielles répulsives et assainissantes du cuir chevelu

MA FORMULE
Shampoing préventif anti-poux

Propriétés : Répulsif, calmant et réparateur du cuir chevelu

Indications : Prévention des poux, cuir chevelu sensible

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia8 gouttes
HE Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte8 gouttes
Base de Shampoing neutre QSP 100 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 100 ml et utiliser ce shampoing deux fois par semaine, en période d’infestation avérée.

Contre-indications : enfants de moins de 3 ans, femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

Remarque :

Si les huiles essentielles sont contre-indiquées : pulvérisez sur la chevelure (en évitant le contact avec les yeux) de l’hydrolat de Lavande fine et/ou de Géranium d’Egypte, tous les matins. Ne pas rincer.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles » ou encore vous pouvez venir assister à l’atelier niveau DEBUTANT pour vous initier et/ou vous rappeler les précautions d’emploi et les contre-indications des huiles essentielles.

Traiter l’acné avec les huiles essentielles

L’adolescence est une période de grande transformation, qui n’épargne pas la peau. Rougeurs, boutons, points noirs, kystes sont des désagréments fréquents à cette période : l’acné marque ce passage de l’enfance à l’âge adulte, elle est légère ou plus sévère selon les personnes. Parfois persistante quelques années, les soins naturels de la peau, par les huiles essentielles, les huiles végétales et les hydrolats permettent de nettoyer, soulager et cicatriser en douceur et en profondeur. Ces soins affinent la peau, lui redonnent éclat et fraicheur.

Symptomatologie et causes de l’acné : boutons, points noirs, kystes, rougeurs

La peau du visage est naturellement protégée de la déshydratation par un film hydrolipidique, constitué notamment par le sébum, ensemble de matières grasses secrétées par les glandes sébacées. Cette sécrétion est régulée par le système hormonal. Quand celui-ci se transforme, à l’adolescence, la sécrétion de sébum se dérègle, s’emballe et surgraisse la peau.

Souvent en même temps, les cellules de la peau se développent à un rythme accéléré (phénomène d’hyperkératinisation). Et, la présence concomitante d’une bactérie, Propionibacterium acnes, fait apparaitre alors rougeurs et boutons, comédons fermés (micro-kystes) et/ou ouverts (points noirs), parfois même pustules (boutons purulents et très enflammés) et poches creusantes. L’acné peut aussi s’étendre au cou et au haut du dos.

Cette atteinte de la peau, au-delà des désagréments physiques est souvent source d’inconfort psychique. Pour adapter au mieux les soins à dispenser, il est bien de se poser les questions suivantes :

  • Où en est le développement hormonal de la personne ?
  • Comment et que mange-t-elle ?
  • A-t-elle des difficultés psychologiques sous-jacentes (stress, difficultés relationnelles avec les copains, copines, la famille…) ?
  • Quelle est sa « routine » de soins de la peau ?

Comment accompagner l’acné par des soins naturels ?

La peau acnéique est une peau très fragile : il faut s’en occuper avec douceur. Ses soins nécessitent d’agir sur la sécrétion excessive de sébum, la production accélérée de cellules cutanées, la prolifération bactérienne et les états inflammatoire de la peau.

A ne pas faire

  • Utiliser des produits nettoyants très abrasifs, « décapants » : ils assèchent momentanément la peau, qui produit ensuite du sébum en grande quantité de manière réactionnelle et un cercle vicieux s’installe
  • Eviter de faire la toilette avec de l’eau (cf paragraphe ci-dessous : « Nettoyage de la peau : huile végétale de Jojoba, hydrolats, argile jaune »)
  • Percer les boutons, car cela accentue l’inflammation de la peau et les risques de surinfection
  • S’exposer au soleil : certes, il assèche les boutons, mais épaissit la peau et provoque une poussée de boutons « rebond »

A faire

  • Utiliser des produits respectueux de la peau, sans savon, sans alcool, qui vont réguler en douceur la sécrétion du sébum et l’écosystème bactérien de la peau
  • Limiter le maquillage et tous les produits occlusifs : laisser respirer la peau
  • Utiliser des produits de rasage adaptés
  • Surveiller son alimentation (supprimer/réduire sucreries, charcuterie, sucres lents, …)
  • Complémenter son alimentation en oligo-éléments (Zinc), acides gras essentiels…
  • Faire régulièrement des cures de détoxification par voie orale (1 fois/trimestre), en aromathérapie et/ou phytothérapie

Nettoyage de la peau acnéique : huile végétale de Jojoba, hydrolats, argile jaune

  • Privilégier le nettoyage et démaquillage à la main, avec des huiles végétales non comédogènes, idéalement l’huile végétale de Jojoba, régulatrice des sécrétions sébacées
  • Retirer le surplus avec un coton, avec pulvérisation au choix d’un de ces hydrolats :
    • HA Tea tree : antibactérien, très assainissant
    • HA Romarin à verbénone : purifiant, régulateur des sécrétions de sébum
    • HA Laurier noble: très purifiant, tonique et astringent
    • HA Hamamélis : astringent, purifiant et apaisant
    • HA Lavande fine : purifiant, rafraichissant, cicatrisant
  • Appliquer ensuite une crème fine ou un sérum, à base d’huiles essentielles, à visées anti-inflammatoire, anti-infectieuse, kératolylique et/ou régulatrice de la sécrétion de sébum, selon les besoins
  • Une fois par semaine, si possible faire un gommage très doux, puis, pour absorber les impuretés appliquer un masque à base d’argile jaune surfine avec l’un de ces hydrolats (l’argile jaune est plus douce que l’argile verte pour les peaux fragilisées par de l’acné)

Soins des peaux acnéiques par les huiles essentielles

Les huiles essentielles, bien choisies, vont assainir la peau, calmer l’inflammation, équilibrer la sécrétion de sébum, permettre la cicatrisation des boutons et aider à restaurer une peau saine.

Le geste simple : appliquer ponctuellement une goutte d’huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia ou d’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica, pure au coton-tige sur le ou les quelque(s) boutons (prudence sous les yeux)

Il est possible aussi d’associer les soins proposés ci-dessous : un « Stop boutons » pour des applications locales ponctuelles, une crème de jour purifiante et réparatrice et un sérum de nuit séborégulateur, assainissant et cicatrisant, à appliquer après le nettoyage de la peau.

MA FORMULE
STOP BOUTONS

Propriétés : Anti-infectieux, anti-inflammatoire, cicatrisant, astringent

Indications : Boutons d’acné avec léger état inflammatoire et infectieux – soin local

HE Tea tree, Melaleuca alternifolia 70 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula latifolia 40 gouttes
HE Géranium rosat d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte 40 gouttes
Huile végétale de Jojoba QSP 10 ml

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml. L’appliquer localement, sur chaque bouton, du bout du doigt, matin et soir après la toilette.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques

MA FORMULE
CREME de JOUR – Anti-acné purifiante et réparatrice

Propriétés : anti-infectieuse, anti-inflammatoire, kératolytique, astringente, cicatrisante, matifiante

Indications : acné du visage, du cou et du haut du dos, avec hyper-séborrhée et état inflammatoire

HE Fragonia, Agonis fragrans 4 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula spica 4 gouttes
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV4 gouttes
HE Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte4 gouttes
Base neutre Crème désaltérante (Aroma-Zone) 50 ml

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un petit pot de crème neutre de 50 ml. L’appliquer tous les matins sur le visage, le cou et si besoin, le haut du dos. A utiliser dans les trois mois.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques, antécédents de cancers hormonodépendants (pour l’huile essentielle de Romarin à verbénone)

MA FORMULE
SERUM de NUIT – Anti-acné séborégulateur, assainissant et cicatrisant

Propriétés : anti-infectieux, anti-inflammatoire, kératolytique, astringent, cicatrisant, matifiant

Indications : acné du visage, du cou et du haut du dos, avec hyper-séborrhée et état inflammatoire

HE Tea tree, Melaleuca alternofolia 15 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis15 gouttes
HE Encens oliban, Boswellia carterii 30 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula spica 15 gouttes
HE Citron jaune, Citrus limonum 15 gouttes
Huile végétale de Jojoba QSP 50 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 50 ml. L’appliquer délicatement tous les soirs (attention : présence d’huile essentielle de Citron jaune, photosensibilisante, pas d’exposition au soleil dans les huit heures suivant l’application), en insistant sur la zone T, le cou et le haut du dos si besoin.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques

Pour compléter tous ces conseils, vous pouvez venir assister à un atelier huiles essentielles AMSOAM, spécifiquement dédié à la peau et ses déséquilibres.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Les huiles végétales : comment les choisir pour diluer les huiles essentielles?

Huile végétale, dilution des huiles essentielles

Les huiles végétales accompagnent l’Homme dans son quotidien depuis des millénaires. Elles sont indispensables à la santé, à la vie, comme nous l’avons partagé dans l’article « Qu’est-ce qu’une huile végétale ? ».  Aujourd’hui, les huiles végétales (re)trouvent toute leur place dans nos assiettes, dans les soins beauté du quotidien et en aromathérapie comme support et actif, mais comment les choisir ?

Les huiles végétales dans l’alimentation

L’alimentation occidentale actuelle présente des carences importantes en Acides Gras Essentiels de type omégas 3, ainsi qu’un déséquilibre entre les omégas 3 et 6 (un excès d’oméga 6 empêchant l’organisme d’utiliser correctement ses sources d’oméga 3). Cela participe au développement conséquent de maladies cardiovasculaires, pathologies inflammatoires, troubles allergiques, troubles de l’humeur ou déficience de développement du système nerveux… Il est indispensable de compenser ce déséquilibre en réintroduisant quotidiennement dans l’alimentation des huiles végétales de première pression à froid, d’origine biologique, riches en oméga 3. Le rapport oméga 3/oméga 6 doit également être satisfaisant, à savoir de l’ordre de 1/4 (4 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3). Certains maîtres huiliers proposent même des mélanges aux équilibres oméga 3/6/9 étudiés selon les besoins spécifiques à chaque tranche d’âge (enfants, femme active, homme ou femme > 50 ans…).

Huiles végétales les plus riches en oméga 3 (par ordre décroissant) : Périlla, Lin, Cameline, Chanvre, Rose musquée, Courge, Colza, Noix

Les huiles végétales pour la dermo-cosmétique

Les huiles végétales sont connues pour leurs propriétés cosmétiques tonifiantes, régénérantes, assouplissantes et protectrices. Leurs corps gras et ceux de la peau ont des constituants similaires : ils améliorent son élasticité, stimulent le renouvellement cellulaire et réparent la structure cutanée si nécessaire. Les huiles minérales (huile de paraffine, de silicone…), issues d’hydrocarbures, sont inertes, non oxydables, ne pénètrent pas dans la peau et sont occlusives. Les huiles végétales, au contraire, ont une bonne pénétration et sont naturellement relipidantes. Elles sont bien tolérées, présentent une parfaite innocuité et sont faciles et agréables d’utilisation.

Huiles végétales et soin quotidien de la peau

Le geste beauté le plus simple : se nettoyer la peau du visage, matin et soir, avec une huile végétale en massage doux à la main, sinon avec un coton. Procéder ensuite à un rinçage avec l’hydrolat de son choix adapté à son type de peau. Puis appliquer crème ou sérum.

L’huile végétale de Jojoba, en soins cosmétiques, convient à toutes les peaux. Elle nettoie, régule la sécrétion du sébum, régénère et assouplit. Elle est non comédogène (ne provoque pas l’apparition de points noirs).

Les huiles végétales pour l’aromathérapie

Les huiles végétales sont indissociables des huiles essentielles pour une bonne pratique de l’aromathérapie. Elles sont un « moyen de transport » des huiles essentielles, à la fois excipient et véritable actif.

« Dilution des huiles essentielles : pourquoi choisir les huiles végétales ? »

  • Parce qu’une huile essentielle est entièrement soluble dans toute huile végétale : la dilution est optimale
  • Parce qu’on peut faire varier le degré de pénétration cutanée des huiles essentielles, en choisissant l’huile végétale selon leur niveau d’action : l’épiderme (ex : huile végétale de Rose musquée, de Bourrache), le derme (ex : huile végétale de Noisette, de Sésame) ou encore l’hypoderme (les muscles) souvent visé pour une action puissante et profonde (ex : huile végétale de noyau d’Abricot)
  • Parce qu’elles améliorent la tolérance cutanée des huiles essentielles, notamment sur les muqueuses, les peaux sensibles (enfants ou peau atopique) et quand elles sont irritantes (ex : huile essentielle d’Eucalyptus citronné, huile essentielle de Litsée citronnée…)
  • Parce qu’elles diminuent la toxicité de certaines huiles essentielles dangereuses, dont celles qui contiennent des cétones (ex : huile essentielle de Menthe poivrée, huile essentielle de Romarin à camphre…)

L’huile végétale de noyau d’abricot : le meilleur gradient de pénétration cutanée

Les huiles végétales sont caractérisées par un gradient de pénétration cutanée : selon leur composition en acides gras, elles pénètrent plus ou moins profondément dans les différentes couches de la peau. Leur choix conditionne le niveau d’action souhaité pour les huiles essentielles choisies.

L’huile végétale de noyau d’Abricot est le support idéal pour une utilisation des huiles essentielles en aromathérapie : elle a une très bonne pénétration cutanée, protège de la déshydratation et nourrit la peau. Elle est tonifiante, régénérante et hypoallergénique. Son odeur ne couvre pas celle des huiles essentielles. Elle peut être ingérée, et utilisée pour toutes les voies d’administration des huiles essentielles (cutanée, olfactive et buccale).

Autres supports de dilution possibles : huile végétale de Calophylle, macérât huileux de Millepertuis, macérât huileux d’Arnica

Pour diluer les huiles essentielles, on peut aussi avoir recours à d’autres huiles végétales que celle de noyau d’Abricot, notamment lorsque l’intention thérapeutique est portée sur l’inflammation et/ou la douleur. On retiendra dans ce cas, les macérâts huileux de Millepertuis et d’Arnica, ou encore l’huile végétale de Calophylle inophyle, appelée aussi huile de Tamanu en Polynésie ou de Foraha à Madagascar.

Ces matières grasses végétales ont toutes des propriétés anti-inflammatoires puissantes, intéressantes pour les inflammations de la peau ou des articulations, ou bien encore des ligaments ou des muscles. Macérât huileux de Millepertuis et huile végétale de Calophylle sont aussi de très belles huiles cicatrisantes que l’on pourra retenir dans des synergies à visée dermatologique.

PRUDENCE : le macérât de Millepertuis est photosentibilisant (pas d’exposition au soleil dans les 8 heures qui suivent sont application) et l’huile végétale de Calophylle est fluidifiante sanguine, donc déconseillée en cas de prise d’anticoagulant.

Retrouvez un exemple de formulation sur une base de macérât de millepertuis et de calophylle dans cette formule d’huiles essentielles pour le sportif, pour prévenir les traumas.

Retrouvez toutes les informations nécessaires à un bon usage des huiles végétales dans les tableaux suivants.

TABLEAU DES HUILES VEGETALES

HUILE VEGETALE

USAGE COSMETIQUE ET/OU ALIMENTAIRE
SENSIBILITE A L'OXYDATION

POUVOIR DE PENETRATION
CUTANEE
POUVOIR
COMEDOGENE
Abricot
Peau mature, démaquillage, massage, soins des enfants, préparations à base d'huiles essentielles
Peu sensible
xxx
x
Amande douce
Peau fragile, vergetures, soins des enfants
Peu sensible
xx
xx
Argan
Peau mature, crevasses, gerçures, massage
Usage alimentaire
Peu sensible
xxx0
Avocat
Peau sèche, manque de souplesse
Cheveux dévitalisés
Usage alimentaire
Peu sensible
xx0
Bourrache

Peau sèche, sensible, irritée, fragile
Usage alimentaire : prévention du cholestérol
Très sensible
xxx
Calophylle
Peau couperosée, peau à imperfections, cicatrices, vergetures, varices, jambes lourdes, douleurs articulaires
Peu sensible
xxx
CAMELINE
Oméga 3 30%
Peau sensible
Usage alimentaire : prévention cardio-vasculaire, cholestérol, dépression, mémoire
Très sensible
xx0
CHANVRE
Oméga 3 15%
Raffermissante, régénérante
Très sensiblexx0
COLZA
Oméga 3 10%
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire
Sensiblexxx
Coton
Peau sensible, sèche, massage, démaquillage
Sensiblexxxxxx
COURGE
Oméga 3 15%
Usage alimentaire : prévention de l'inflammation de la prostate, problèmes urinaires, prévention cardiovasculaire
Sensiblexxx
Germe de blé
Peau très sèche, gerçures, crevasses, vergétures
Cheveux et ongles très secs, chute de cheveux
Usage alimentaire
Sensiblexxxxx
Jojoba
Cire liquide
Tout type de peau, dont peau très sèche et grasse (régule les fonctions sébacées), peau sensible
Cheveux secs à racines grasses
Démaquillage, massage
Peu sensiblexxx0
LIN
Oméga 3 50%
Usage alimentaire : mémoire, dépression, prévention cardio-vasculaire
Très sensiblexxxxx
Nigelle
Peau grasse acnéique, eczéma, psoriasis
Chute de cheveux
Usage alimentaire : prévention des allergies respiratoires
Sensiblexxxx
Noisette
Peau normale à grasse (régule les fonctions sébacées), acnéique, vergéture, massages
Usage alimentaire"
Peu sensiblexxx0
NOIX
Oméga 3 10%
Usage alimentaire : prévention des maladies neurologiques et cardiovasculaires
Sensiblexxx
Olive
Peau sensible, sèche
Cheveux secs, protection des colorations capillaires
Base pour macérat huileux
Usage alimentaire "
Peu sensiblexxx
Onagre

Peau mature, très sèche, eczéma, psoriasis
Cheveux secs, dévitalisés, ongles mous et cassants
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire, cholestérol, syndrome prémenstruel, bouffées de chaleur
Très sensiblexxxx
Pépins de raisins
Peau grasse (régule les fonctions sébacées), mixte, abimée
Cheveux secs, abimés
Massage
Usage alimentaire"
Sensiblexxxx
PERILLA
Oméga 3 60%
Peau sensible, mature, atopique
Inflammations articulaires
Usage alimentaire : prévention des allergies respiratoires, stress, dépression, mémoire
Très sensiblexxx
ROSE MUSQUEE
Oméga 3 33%

Peau mature, abimée, cicatrices, vergétures
Usage alimentaire
Très sensiblexxxxx
Sésame
Peau sèche à mixte, peau enflammée, peau couperosée.
Cheveux secs. Massages
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire et nerveuse
Peu sensiblexxxx
Son de riz
Peau couperosée, poches et cernes, vergétures
Usage alimentaire : régulation cholestérol et diabète, prévention cardio-vasculaire
Sensiblexxx0
Tournesol
Peau sèche, irritée, massages
Base pour macérat huileux
Usage alimentaire
Sensiblexxx0

TABLEAU DES MACERATS HUILEUX

MACERAT HUILEUX
USAGE COSMETIQUE
Ne pas ingérer
SENSIBILITE A L'OXYDATION
Peut varier selon la base huileuse
POUVOIR DE PENETRATION
Peut varier selon la base huileuse
POUVOIR
COMEDOGENE
Peut varier selon la base huileuse
Arnica
Douleurs articulaires et musculaires, bleus, inflammations, jambes lourdes
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
CalendulaPeau sensible, réactive, atopique
Irritations, gerçures
Allergies cutanées, coups de soleil
Massages et soins des bébés
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
CarottePeau terne, dévitalisée
Préparation au soleil, coup de soleil, effet bonne-mine
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
MillepertuisDouleurs articulaires et musculaires
Inflammations, brûlures, coups de soleil, échauffements
Attention : photosensibilisant
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération

Qu’est-ce qu’une huile végétale ?

Huile végétale et huile essentielle

Huile végétale, huile minérale, huile essentielle… autant de termes qui évoquent une notion de matière LIPOPHILE, c’est-à-dire “qui aime le gras”. Quelles sont leurs différences ? Comment s’obtiennent-elles ? Les huiles végétales font partie de notre patrimoine culinaire, cosmétique et même religieux. De l’Egypte à la Chine, de la Grèce à l’Inde, elles ont voyagé à travers le temps, les rites et les cultures. Les huiles végétales sont des concentrés de molécules lipophiles, appelées acides gras, primordiales pour l’équilibre et le bon fonctionnement de l’organisme tout entier. Elles servent à construire des cellules, à synthétiser les hormones. Elles participent à l’équilibre nerveux et immunitaire, aident à la concentration et à la croissance… elles sont les alliées de la santé.

Différence entre une huile végétale, un beurre végétal, un macérat huileux, une huile essentielle

Notre végétation est riche de plantes oléagineuses, donnant des graines ou fruits composées de matières grasses : amande, abricot, chanvre, coco, colza, karité, lin, noisette olive,… Une huile végétale est un corps gras extrait de ces plantes – issue du règne végétal – à la différence des huiles d’origine minérale, comme l’huile de paraffine – issue de la roche, du règne minéral.

Les huiles végétales de qualité supérieure sont extraites mécaniquement à froid à l’aide d’une presse. On obtient une huile brute, ensuite filtrée ou centrifugée. Aucun traitement ultérieur ne doit être effectué (raffinage, désodorisation…), on parle ainsi d’«huile vierge de première pression à froid». Certaines huiles végétales sont consommables, d’autres pas, mais toutes ont un intérêt pour notre santé. Elles sont constituées à plus de 98% de lipides, sous forme d’acides gras. La fraction restante est composée de substances dites « insaponifiables », c’est-à-dire ne réagissant pas lors de la réaction de saponification permettant la fabrication des savons : elle comprend des vitamines liposolubles (A, D, E, K), des polyphénols (antioxydants), des phytostérols (anti-inflammatoires, cicatrisants) et parfois quelques traces d’huiles essentielles. Selon le type d’acides gras présents dans la graine ou le fruit, le corps gras obtenu est en fait, à température ambiante, liquide ou solide. S’il est solide, on parle de beurre végétal, le beurre de karité étant bien sûr le plus connu.

Un macérat huileux est obtenu par macération d’une plante dans une huile végétale, celle-ci se chargeant des principes actifs de la plante. L’huile végétale est ensuite filtrée et cumule ses propres propriétés et celles de la plante mise à macérer.

Les huiles essentielles ne sont pas des huiles végétales. Elles sont obtenues par distillation à la vapeur d’eau, ne contiennent que des molécules aromatiques et aucun corps gras. Elles sont insolubles dans l’eau, mais solubles dans les matières grasses et l’alcool.

Les huiles végétales à travers le temps

Les huiles végétales accompagnent l’Homme depuis des millénaires. Elles ont servi de moyen d’éclairage et de support dans de nombreux rites religieux et rituels de soins cosmétiques, avant même d’être utilisées abondamment dans l’alimentation, notamment en Occident à partir du Moyen-âge. En Egypte ancienne, les Dieux étaient honorés par des onguents et huiles parfumées. De nombreux textes bibliques évoquent l’huile d’olive comme huile d’onction sainte. Aujourd’hui encore, elle est utilisée dans certains sacrements (onction des malades, confirmation…).  Au XXème siècle, la composition précise des huiles végétales et leur implication dans de nombreux métabolismes du corps humain ont été mises à jour scientifiquement, participant à l’essor des sciences de la nutrition. Leur utilisation est aujourd’hui très largement répandue dans l’alimentation, la cosmétique et bien sûr en aromathérapie.

A chaque continent ses huiles de prédilection, en voici quelques exemples :

  • Méditerranée : huile d’olive
  • Europe : huiles de lin, noix, noisette, colza
  • Moyen-Orient : huiles d’olive, de nigelle (ou cumin noir)
  • Inde : huiles de sésame, de coco
  • Amérique du Sud : huile de jojoba
  • Afrique : beurre de karité

Huiles végétales : rôle physiologique des acides gras saturés et acides gras insaturés ou Omégas 9, 6 et 3

Dans la nature, les acides gras sont présents dans le règne végétal et animal. Ils sont dits « saturés » lorsqu’ils ne présentent que des liaisons simples entre leurs atomes de Carbone et « insaturés » s’il y a présence de doubles liaisons. Ils se répartissent en trois catégories : les AGS, AGMI et AGPI.

-AGS, Acides Gras Saturés (molécules principales : acides butyrique, laurique, palmitique, stéarique…) : présents dans les huiles végétales ou beurres végétaux de Palme, Coco, Arachide, Tournesol, Sésame, Cacao… et type d’acides gras présents aussi dans les graisses animales (viande, beurre)

-AGMI, Acides Gras Mono-Insaturés ou Omégas 9 (molécule principale : acide oléique) : présents dans les huiles végétales d’Olive, Colza, Tournesol, Noix, Arachide, Avocat

-AGPI, Acides Gras Poly-Insaturés ou Omégas 3 et 6 :

  • Omégas 6 (molécules principales : acide linoléique et acide gamma-linoléique) : présents dans les huiles végétales de Bourrache, Onagre, Maïs, Tournesol, Sésame
  • Omégas 3 (molécules principales : acide alpha-linolénique (ALA), et ses deux dérivés hautement actifs l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA)) : présents dans les huiles végétales de Périlla, Cameline, Colza, Courge, Noix, Lin, Chanvre et présents aussi dans les poissons gras (maquereaux, saumons, sardines) et le krill (crustacés marins de type crevettes vivant en eaux marines profondes)

Acides Gras : leur rôle physiologique

Les Acides Gras sont indispensables à notre santé physique et psychique, tout particulièrement les AGPI. L’organisme peut fabriquer les omégas 9, mais pas les omégas 3 et 6. Les omégas 3 et 6 sont dénommés AGE ou Acides Gras Essentiels, car ils ne peuvent être apportés que par l’alimentation.

Les Omégas 3 interviennent dans :

  • dans de nombreux processus biochimiques (régulation de la tension artérielle, élasticité des vaisseaux, agrégation plaquettaire…)
  • le bon fonctionnement du système cardiovasculaire
  • la structuration, le développement et le fonctionnement du cerveau et de la rétine
  • la régulation du système immunitaire et des états inflammatoires et allergiques
  • la régulation de l’humeur

Les Omégas 6 interviennent dans :

  • la structuration des membranes cellulaires et dans la fluidité membranaire
  • la fonction de barrière de l’épiderme, en régulant le niveau d’hydratation de la peau
  • dans la coagulation du sang
  • dans la régulation du « mauvais » cholestérol

Les Omégas 9 interviennent aussi dans la protection des maladies cardiovasculaires et la régulation du taux de cholestérol.

Huiles végétales : sensibilité à l’oxydation et modes de conservation

Une huile végétale est fragile et peut s’altérer au contact de l’air et de la lumière, sous l’effet de la chaleur ou sous l’action de certaines enzymes, les lipases. Elle change de couleur et/ou son odeur devient rance. Les acides gras se détériorent, l’huile perd alors de son efficacité et peut devenir nocive. Le mode de conservation est primordial pour un usage optimal des huiles végétales : idéalement dans un contenant opaque, en verre, à température variable selon les huiles.

  • Huiles végétales très sensibles : Cameline, Périlla, Carthame, Chanvre, Onagre, Rose musquée… A conserver au réfrigérateur et à consommer rapidement (dans les 3 à 4 mois suivant leur ouverture). Ne pas les cuire. Pour un usage cosmétique, limiter leur montée en température.
  • Huiles végétales sensibles : Bourrache, Coton, Germe de blé, Nigelle, Tournesol … A conserver au frais, idéalement au réfrigérateur.
  • Huiles végétales peu sensibles : Sésame, Olive, Argan, Abricot, Jojoba, Karité… Conservation à température ambiante, sur une durée d’environ un an. Selon les huiles, peuvent être chauffées pour un usage cosmétique ou utilisées en cuisine pour la cuisson

Les huiles végétales, véritables trésors de bienfaits, peuvent se gorger d’actifs de plantes et de soleil, ou être enrichies en huiles essentielles, et mettre à disposition de l’Homme toutes ces énergies nécessaires à son évolution.

Dans l’article « Huiles végétales : Comment les choisir ? », nous vous invitons à découvrir leurs utilisations dans notre alimentation, en cosmétique ou en aromathérapie et nous vous proposons un tableau récapitulatif avec toutes les informations nécessaires à un bon usage des huiles végétales.

 

 

Toxicité des huiles essentielles (partie 3)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

TOXICITE DES HUILES ESSENTIELLES :

LES Recommandations de prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte et la toxicité des huiles essentielles

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit être très guidée par des ouvrages ou les conseils d’un aromathérapeute, et quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir la maman ainsi que son bébé hors de danger. L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire et digestif, et aussi pscho-émotionnel.

Eviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse, en auto-médicamentation, car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées : toutes les espèces de menthe, eucalyptus à camphre à pipéritone ou à cryptone, lavande aspic ou stoechade, romarin à camphre, sauge officinale, cèdre de l’Atlas.  Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique. Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement. Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétonique peu toxiques (comme hélichryse italienne, lavande aspic, romarin à verbénone), si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Eviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique seront utilisées éventuellement seulement sur les recommandations d’un spécialiste: Toutes les huiles essentielles d’anis, fenouil, sauge sclarée, cyprès de Provence, cèdre de l’Atlas, céleri, lentisque pistachier, tanaisie annuelle.

A retenir pour la femme enceinte

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale. Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20 %. On évitera la voie orale.

L’aromathérapie chez le sujet allergique

Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle. L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres : plus particulièrement : l’huile essentielle de laurier noble, de cannelle de Chine ou de Ceylan, l’huile essentielle d’inule odorante, l’huile essentielle pin maritime ou sylvestre, l’huile essentielle de menthe poivrée, les huiles essentielles de lavandes, de sauges, ainsi que les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

LE TEST D’ALLERGIE AUX HUILES ESSENTIELLES :

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie lorsqu’il y a un doute. Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons. Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant, le bébé et les huiles essentielles

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles. Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR que l’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Les grandes règles d’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant

Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
Privilégier la diffusion atmosphérique

L’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant, faîte de manière adaptée lui apporte énormément de bénéfices sur le plan immunitaire. Vous pouvez trouver des informations sur les bons gestes pour stimuler son immunité et traiter ses rhumes dans cet article : Rhumes et rhino-pharyngites :comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?

Les huiles essentielles de la constipation

Constipation et huiles essentielles

La constipation peut toucher à tout âge ou toute période de la vie. Maux de ventre, ballonnements, spasmes, ralentissement du transit signent un dysfonctionnement de l’arbre digestif. Les huiles essentielles agissent à différents niveaux (estomac, foie, intestin, côlon) pour rétablir un équilibre souvent mis à mal au quotidien et retrouver un transit intestinal normal.

La constipation : mécanisme, symptômes et causes

L’alimentation met 4 à 5 heures pour voyager de l’estomac au côlon et les résidus de la digestion 24 à 48 heures pour être évacués. Le rôle du colon est de concentrer les restes, liquides, issus de la digestion. Les selles sont normalement constituées d’environ 80 % d’eau. Mais lorsque le colon réduit trop la teneur en eau, les selles sont sèches, petites et dures, elles s’y accumulent et on parle alors de constipation. On observe des ballonnements, douleurs et crampes et un ralentissement du transit. L’évacuation des selles est difficile, irrégulière et retardée. Le transit est considéré comme normal, quand il y a émission de 3 selles par jour à 3 selles par semaine.

Les causes

Résoudre un problème de constipation nécessite d’en avoir identifié la cause pour éviter une récidive. Elle peut être aigüe, passagère, liée à un problème organique ou à des changements temporaires d’habitude de vie ; ou chronique, le plus souvent alors d’origine fonctionnelle.

Causes organiques :

  • Anomalies de l’arbre digestif : cancer, fissure annale…
  • Anomalies extra-digestives : endocriniennes (modifications hormonales, hypothyroidie, diabète), gynécologiques (kystes ovariens, grossesse), générales (malnutrition, anorexie)…

Causes fonctionnelles :

  • Constipation simple, occasionnelle : modifications de régime alimentaire et /ou d’hygiène de vie, dysbioses (déséquilibre de la flore intestinale), suites opératoires, difficultés psychiques temporaires, voyage à l’étranger
  • Constipation chronique : souvent liée à une station immobile prolongée, un manque d’activité physique (personnes âgées)
  • Colopathie fonctionnelle : alternance de constipation et diarrhée avec douleurs abdominales, souvent accompagnée et/ou causée par du stress
  • Constipation iatrogène : certains médicaments ont pour effet secondaire de provoquer un ralentissement du transit intestinal

Il est nécessaire de consulter son médecin si la constipation est inhabituelle et perdure, si elle alterne avec de la diarrhée, en cas de présence de sang dans les selles ou d’antécédents de cancer du côlon dans la famille.

Constipation : ballonnements, douleurs, spasmes, crampes… Comment les huiles essentielles soulagent-elles ?

Les huiles essentielles sont d’une aide précieuse sur la constipation en agissant par leurs propriétés mécaniques et sécrétoires, à tous les niveaux de l’arbre digestif.  Elles apportent aussi un soutien psychique, par voie olfactive en calmant le mental et l’émotionnel, souvent impliqués dans les difficultés digestives.

Propriétés recherchées :

  • carminatives : évacuation des gaz, responsables des douleurs abdominales
  • stomachiques : stimulation du fonctionnement de l’estomac
  • apéritives : stimulation de l’appétit et des sécrétions digestives
  • antispasmodiques : atténuation des spasmes douloureux de l’intestin
  • laxatives : stimulation des sécrétions digestives pour ramollir les selles et faciliter leur évacuation
  • relaxantes psychiques, nerveuses

Les huiles essentielles à privilégier :

  • HE Estragon: stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique
  • HE Basilic tropical : stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique. Rééquilibrante nerveuse, calme l’hyperactivité mentale
  • HE Gingembre: apéritive, carminative. Tonique du système digestif, favorise les mouvements de l’intestin et la progression des aliments. Stimule, réchauffe et énergétise
  • HE Cardamome : carminative, digestive et antispasmodique
  • HE Coriandre: stomachique, carminative, tonique digestive. A la fois, calmante et tonifiante
  • HE Mandarine: tonique digestive, laxatif doux, relaxante musculaire. Relaxante et calmante nerveuse puissante.

Constipation occasionnelle de l’adulte, constipation du voyageur

Utilisées en première intention, en massage du ventre, les huiles essentielles apportent un réel soulagement. Une prise complémentaire par voie orale est possible.

Réduire la constipation, par massage du ventre, avec l’huile essentielle d’Estragon

Dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 10 ml, réaliser le mélange suivant :

  • HE Estragon, Artemisia dracunculus 4 ml
  • HV noyau d’Abricot 6 ml

Mode d’utilisation : Prendre 10 à 15 gouttes de ce mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen). A faire 3 à 6 fois par jour selon les besoins. Utilisation ponctuelle sur 2 ou 3 jours pour un retour à la normale.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Soulager la constipation, par voie orale, avec l’huile essentielle de Gingembre

Prendre 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Gingembre avec une cuillère à café d’huile d’olive, 2 à 3 fois par jour, avant les repas. L’huile d’olive aura un effet laxatif doux et complémentaire et le transit doit s’améliorer en quelques jours.

En voyage, le recours à un autre support est possible : comprimé neutre, boulette de mie de pain, sucre… A l’effet laxatif de l’huile essentielle de Gingembre s’ajoutera son effet anti-nauséeux, parfois très utile lorsque les changements d’alimentation génèrent aussi des inconforts au niveau de l’estomac.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans

Constipation chronique de l’adulte

Le massage du ventre à l’huile essentielle d’Estragon (cf paragraphe ci-dessus) peut être testé 5 jours sur 7 pendant 3 semaines, jusqu’à 6 massages par jour.  Si les résultats sont insuffisants, utiliser alors la synergie “Régulation du transit”.

MA FORMULE
Régulation du transit

Propriétés : stimulante digestive, carminative, antispasmodique, laxative douce et relaxante

Indications : constipation de l’adulte, lenteur à la digestion, ballonnements, spasmes digestifs liés au stress

HE Gingembre, Zingiber officinalis3 ml
HE Basilic tropical, Ocimum basilicum2 ml
HE Coriandre, Coriandrus sativus1 ml
HE Mandarine, Citrus reticulata 3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

 Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. L’utiliser sur 5 à 7 jours, selon les besoins, en suivant le protocole ci-dessous. A renouveler si nécessaire.

  • Voie orale : mettre en bouche, 4 à 5 gouttes du mélange, 2 fois par jour, avant les repas
  • Voie cutanée : prendre 10 à 15 gouttes du mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, après les repas

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans,  risque de photosensibilisation avec l’huile essentielle de Mandarine (pas d’exposition au soleil dans les huit heures suivant l’application)

Précaution : traitement hormonal en cours (effet « progesteron-like » de l’huile essentielle de Coriandre)

Constipation de l’enfant

La régulation du transit intestinal de l’enfant est, comme celle de l’adulte, soumise aux aléas du quotidien et peut être accompagnée par des massages du ventre aux huiles essentielles (sous réserve d’un diagnostic médical préalable).

Synergie « Massage du ventre », à partir de 30 mois

Dans un flacon compte-goutte de 10 ml en verre teinté, réaliser le mélange suivant :

  • HE Mandarine, Citrus reticulata   1 ml
  • HE Estragon, Artemisia dracunculus   1 ml
  • HE Camomille romaine, Chamemelum nobile  1 ml
  • HV noyau d’Abricot   7 ml

Mode d’utilisation : Prendre 5 à 6 gouttes du mélange dans le creux de la main, masser lentement le ventre de l’enfant dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, pendant 5 à 7 jours

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez également des informations complémentaires pour améliorer les capacités digestives dans l’article d’Aude Maillard : Maux de ventre, brûlure d’estomac, constipation : mieux digérer avec les huiles essentielles.

Brûlures, coups de soleil : les huiles essentielles en urgence

Huiles essentielles brulure et coupes de soleil

Brûlures domestiques, par la chaleur, le froid, les frottements, coups de soleil en bord de mer, en montagne … Ces désagréments du quotidien ne doivent pas être pris à la légère et nécessitent des soins appropriés calmants, réparateurs et cicatrisants. Soins aux huiles essentielles, à l’Aloe vera et aux huiles végétales sont des réflexes très efficaces pour ces peaux enflammées.

Brûlures : lésions et conduite à tenir

Une brûlure est une atteinte des tissus, provoquée par un contact de type thermique, chimique ou électrique. Elle entraine une modification de la barrière hydrolipidique de la peau, une augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins, une perte en eau avec apparition d’un œdème (poche remplie d’eau sous forme de cloque) et un risque d’infection. Dans l’urgence, pour déterminer son niveau de gravité, il faut évaluer l’étendue, la profondeur et la localisation de la brûlure. Le pronostic et le besoin éventuel d’avertir le SAMU en dépendent.

Les cas les plus graves se présentent lorsque la surface brûlée est supérieure ou égale à la surface de la paume de la main de la victime, ou bien, si elle concerne une muqueuse, le visage, les os, les yeux, les voies respiratoires et/ou orifices naturels. Les bébés, jeunes enfants, personnes âgées, personnes fragilisés (diabète, dénutrition, alcoolisme…) sont des aussi des sujets à risque.  Les conséquences possibles sont d’ordre infectieux, cicatriciel, circulatoire, ainsi que métabolique et hématologique, lorsque les pertes en eau sont importantes. En cas d’état de choc général, le pronostic vital est engagé.

Brûlures du 1er, 2ème ou 3ème degré ?

  • 1er degré : brûlure superficielle, rouge, très sensible au contact, sans cloque. La surface de la peau blanchit sous une légère pression.
  • 2ème degré : brûlure intermédiaire, en général avec cloque, peau rouge à blanchâtre, sensibilité normale à douloureuse, cicatrisation spontanée plus ou moins aléatoire en 2 à 3 semaines
  • 3ème degré : brûlure profonde, avec derme blanchâtre, perte de sensibilité, circulation sanguine qui ne s’efface pas sous la pression du doigt, cicatrisation spontanée impossible

Brûlures domestiques : conseils d’urgence

En cas de brûlure douloureuse : laisser couler l’eau du robinet la plus fraîche possible, pendant une dizaine de minutes, pour limiter la propagation de la chaleur dans la profondeur du tissu cutané puis prodiguer des soins antalgiques et réparateurs avec l’huile essentielle de Lavande aspic (comme détaillé au paragraphe suivant).

Points de vigilance :

  • Ne pas percer les cloques, ne pas utiliser de pansements adhésifs
  • Surveiller l’évolution de la plaie (éventuelle surinfection). Toute brûlure qui ne guérit pas en quelques jours nécessite une consultation médicale.
  • Ne pas appliquer de corticoïdes, produits colorants (ils masqueraient l’évolution de la cicatrisation), de pommade antibiotique préventive, d’eau oxygénée, d’alcool…
  • Ne pas utiliser de coton hydrophile sur la zone brûlée (il colle à la peau)
  • Ne pas appliquer de corps gras dans les gestes d’urgence
  • Ne pas chercher à retirer les vêtements adhérents à la peau brûlée
  • Ne pas mettre de glace sur la zone brûlée

Brûlures domestiques :  geste d’urgence en aromathérapie avec l’huile essentielle de Lavande aspic

L’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula latifolia ou spica  est l’alliée idéale en cas de brûlure domestique. Très antalgique, anti-inflammatoire et anti-infectieuse, elle apporte un soulagement immédiat et permet une réparation rapide des tissus. Elle peut même éviter une greffe de peau, dans les situations les plus graves, si elle est appliquée précocement.

A FAIRE : Après avoir passé une dizaine de minutes sous l’eau du robinet, laisser tomber 1 à 4 goutte(s) pure(s) sur la zone lésée. A renouveler toutes les 15 à 20 minutes, 2 à 4 fois de suite tant que la douleur persiste (maximum 8 fois).

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant de moins de 6 ans

Une fois la phase douloureuse terminée, la formule ci-dessous pourra être utilisée jusqu’à cicatrisation satisfaisante.

MA FORMULE
Huile cicatrisante et réparatrice spécial brûlure

Propriétés : antalgique, antibiotique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tache), réparatrice et régénératrice cutanée, cicatrisante

Indications : réparation de la peau en cas de brûlure, une fois la phase d’urgence terminée

HE Lavande aspic, Lavandula spica1 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia1 ml
HE Ciste, Cistus ladaniferus CT pinène2 ml
HE Carotte, Daucus carota1 ml
HE Camomille allemande, Matricaria recutita1 ml
MH Millepertuis3 ml
HV Calophylle 3 ml
HV Rose musquéeQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone brûlée, jusqu’à cicatrisation satisfaisante

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, traitement anticoagulant (pour l’huile végétale de Calophylle)

Coup de soleil ou érythème solaire

Le coup de soleil est une brûlure, d’étendue et profondeur variables, due à une exposition prolongée aux UVB, amplifiée par les UVA et les infrarouges. Il apparaît dans les heures suivant l’exposition solaire et disparait en quelques jours, après une phase de desquamation (la peau « pèle ») plus ou moins conséquente selon l’intensité de la brûlure. Le coup de soleil peut être léger, rosé, ou rouge vif avec des douleurs, voire des cloques.

La gravité du coup de soleil dépend de la durée et de l’heure de l’exposition, de l’altitude et la latitude auxquelles on se trouve. La première des préventions est de limiter les durées d’exposition et de se couvrir en cas d’exposition prolongée. Conséquences possibles des coups de soleil à long terme : vieillissement prématuré de la peau (perte d’élasticité, dessèchement prématuré, apparition de taches brunes) et risque de cancers cutanés (carcinomes et mélanomes).

Coup de soleil : soulager avec l’huile essentielle de Lavande fine

A FAIRE : Mélanger 4 gouttes d’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia (plus agréable au niveau olfactif que l’huile essentielle de Lavande aspic et suffisante pour soulager un coup de soleil) avec un peu d’huile végétale neutre ou de macérat huileux de Calendula.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Le gel d’Aloe vera est aussi un réflexe instantanément antalgique et réparateur : appliquer 2 ou 3 fois à quelques dizaines de minutes d’intervalle et, en l’espace de 2 ou 3 heures, la sensation douloureuse de l’érythème disparait.

Une fois les premiers soins assurés, la formule du paragraphe ci-dessous, aux huiles essentielles, pourra être utilisée pour une belle régénération de la peau.

Si le recours aux huiles essentielles est impossible : envisager l’application d’hydrolats – hydrolats de Lavande fine, Camomille romaine, Camomille allemande, Hélichryse italienne, Géranium rosat… – à pulvériser directement sur la peau, éventuellement suivie d’une application de macérat huileux de Carotte ou de Calendula, ou de gel d’Aloe véra. Le soulagement sera certain.

MA FORMULE
Gel apaisant et hydratant après-soleil

Propriétés : antalgique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tâche), réparatrice cellulaire (en cas d’altération nucléaire), régénératrice cutanée, hydratante, cicatrisante

Indications : érythème solaire, échauffement cutané de tout type, peau sensible, inflammatoire ou à rougeurs

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia 1 g
HE Carotte, Daucus carota1 g
HE Géranium rosat CV Bourbon, Pelargonium asperum CV Bourbon1 g
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum 1 g
MH Calendula 1 g
HV Rose musquée1 g
Gel à l’Aloe vera QSP 50 g
(Complément)

Réaliser la préparation avec le matériel approprié (mini-balance, bol en inox, fouet…) : après la pesée, mélanger huiles essentielles et huiles végétales, puis y incorporer l’Aloe vera. Bien homogénéiser l’ensemble avec le fouet. Transvaser la préparation dans un pot de 50 g. A conserver au réfrigérateur et à utiliser dans les deux mois.

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone concernée

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Pour compléter ces informations sur la peau et le soleil, à lire cet artcile : Peau, soleil et huiles essentielles : prolonger son bronzage et son teint lumineux.

Soulager les piqûres (insectes, méduses) avec les huiles essentielles

Piqure moustique guêpe et huiles essentielles

En été, moustiques, guêpes, serpents, méduses et insectes en tout genre, peuvent assombrir le quotidien des vacances. Ces piqûres et ces morsures d’animaux, potentiellement venimeux peuvent provoquer de vives douleurs, voire même de fortes réactions allergiques. Des soins appropriés avec les huiles essentielles apportent un réconfort immédiat, diminuent les démangeaisons et canalisent la réaction inflammatoire.

Piqûres d’insectes ou animaux : douleur, démangeaisons, inflammation

Les piqûres d’insectes ou animaux provoquent souvent les réactions locales suivantes :

  • douleur immédiate, assez vive, voire fulgurante
  • réaction inflammatoire avec rougeur et gonflement, à l’endroit même de la piqûre, parfois suivie d’un œdème et d’une sensation de brûlure qui s’étendent
  • prurit intense – troubles fonctionnel des nerfs de la peau – qui provoque des démangeaisons

Au-delà de l’inconfort lié à la piqûre, le risque, localement, en cas de grattage, est une surinfection de cette zone. Et, sous l’effet de la surprise, la personne manifeste parfois aussi des signes d’affolement, d’inquiétude ou de malaise. Elle a besoin d’être rassurée et accompagnée.

Chez un sujet à terrain allergique, il faut surveiller l’apparition de signes avant-coureurs d’un choc anaphylactique ou Œdème de Quincke : urticaire généralisé, prurit des mains et des pieds (survient dans les 10 à 20 minutes qui suivent la piqûre), œdème des lèvres et/ou du visage, gêne respiratoire, hypotension, malaise général.

Piqûres : insectes ou animaux en causes, les conseils d’urgence

  • Mouches, moustiques et taons 

Piqûres désagréables, mais en général sans gravité. Eviter de se gratter, ce qui aggrave et prolonge les réactions.

  • Tiques, araignées et aoûtats

Tique : celle-ci s’accroche à la peau pour se gorger de sang. Elle pique sans faire mal et parfois de manière inaperçue. Si elle est visible, la retirer avec un tire-tique et désinfecter, éventuellement dans l’urgence avec une goutte d’huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia. Les tiques sont les vecteurs de nombreuses maladies, consulter à ce sujet le dossier complet d’Aude Maillard sur la maladie de Lyme et les huiles essentielles.

Araignées et aoûtats : les piqûres peuvent être intenses et douloureuses et provoquer de fortes réactions.

  • Abeilles, guêpes (et frelons)

Abeille : ne pique qu’une fois, car laisse son dard dans le derme.

Guêpe : dard plus lisse, ne le perd pas lors de la piqûre, peut piquer plusieurs fois.

Le venin de ces insectes est neurotoxique et allergisant. Lors d’une piqûre, localement, œdème et prurit intense sont observés. Des signes plus généraux, comme urticaire, nausées, vomissements, vertiges sont possibles. La prudence s’impose, car une manifestation allergique peut apparaître entre 1 et 15 jour(s) après la piqûre.

En dehors de tout contexte allergique, des réactions toxiques, locales ou générales peuvent être observées (perte de connaissance, convulsions, coma). La gravité des manifestations dépend alors de la localisation de la piqûre et de son nombre (une seule piqûre dans la bouche peut être dangereuse).

Dans le cas d’une réaction locale simple, retirer le dard et détruire le venin avec une source de chaleur, ou utiliser une appareil type Aspivenin.

  • Vives et méduses

Vive : poisson présent dans les fonds sablonneux des eaux côtières. Piqûre très douloureuse irradiant dans tout le membre (en général, la jambe). Venin thermolabile, neutralisé par la chaleur. Utiliser une pompe à venin et placer la zone touchée dans de l’eau chaude. Penser aussi aux cataplasmes d’argile verte qui est anti-inflammatoire et qui absorbe les toxines.

Méduse : présentes à proximité des plages, dans les courants d’eau de mer chaude. Brûlure immédiate avec œdème. Laver la plaie à l’eau de mer, saupoudrer de sable pour retirer les filaments urticants, relaver à l’eau de mer.

  • Vipères

En France, la vipère est le seul serpent venimeux. Les formes graves de morsure sont rares, 95% des d’entre elles se présentent au niveau des pieds ou des mains (cueillettes, engagement d’un pied dans une anfractuosité sans visibilité…). Sensation de piqûre avec trace visible de morsure. Œdème apparaissant en 10 à 15 minutes, régresse après 72h sur 2 à 3 semaines. Malaise, nausées, vomissements, hypotension y sont associés.

A faire : immobiliser le sujet, appeler les services médicaux compétents, désinfecter la morsure.

A ne PAS faire : incision et succion au niveau de la morsure, garrot, application de glace.

Dans les cas sans gravité, la conduite générale sera toujours de nettoyer et désinfecter la zone piquée, puis d’y appliquer des soins locaux calmants antiprurigineux, antihistaminiques et anti-inflammatoires. Les cas où subsiste un doute, sur la gravité de la réaction, seront pris en charge par une structure médicale.

Soulager les piqûres avec les huiles essentielles :  le réflexe, l’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica

L’huile essentielle de Lavande aspic est l’huile essentielle majeure en cas de piqûre d’insectes ou d’animaux. Elle possède des propriétés antitoxiques, antalgiques, analgésiques, antiinflammatoires et anti-infectieuses.

Certains végétaux, notamment les orties peuvent provoquer à leur contact des réactions urticantes, similaires à celles des piqûres d’insectes, et soulagées de la même manière par les huiles essentielles.

Le Geste Simple

Appliquer directement sur la piqûre 2 à 3 gouttes pures d’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica, 4 à 6 fois par jour, les trois premières applications étant espacées de 10-15 minutes environ. Si la zone concernée est étendue, diluer l’huile essentielle de Lavande aspic dans du macérat huileux de Calendula ou une huile végétale neutre.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

Pour les enfants entre 3 et 6 ans, ce geste simple peut être réalisé avec de l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia ou de l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriododra.

Il est conseillé de lire notre article pour bien s’y retrouver dans toutes les huiles essentielles de lavande

MA FORMULE COMPLETE
Roll-on calmant et apaisant aux huiles essentielles contre les piqûres

Propriétés : antitoxiques, anti-histaminiques, anti-inflammatoires, antalgiques, anti prurigineuses et anti-infectieuses

HE Lavande aspic, Lavandula spica30 gouttes10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora 20 gouttes7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile20 gouttes7 gouttes
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia 20 gouttes6 gouttes
HE Menthe poivrée, Mentha x piperita 6 gouttes2 gouttes
HV Calophylle 3 ml 1 ml
MH Calendula QSP 15 ml
(Complément)
QSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 15 ml – ou 5 ml- selon la quantité totale désirée, y verser les huiles essentielles et l’huile végétale de Calophylle dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

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Pour les enfants entre 3 mois et 6 ans et les femmes enceintes de plus de 3 mois :

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile7 gouttes
MH Calendula QSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 5 ml, y verser les huiles essentielles dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins, ET SEULEMENT 3 fois par jour pour les bébés de moins de 30 mois et les femmes enceintes. Chez le bébé et le jeune enfant il est vivement conseillé de procéder au test allergique avant toute utilisation d’huile essentielle : à visionner ce tutoriel pour plus d’informations sur la tolérance des huiles essentielles sur la peau et le test allergique.

A lire cet article, pour plus d’informations sur l’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant.

Contre-indications : enfants de moins de 3 mois, femme enceinte de moins de 3 mois

Pour apprivoiser les huiles essentielles et mieux maîtriser leurs utilisations, voici le programme des ateliers huiles essentielles aromathérapie familiale.

Tutoriels aromathérapie

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