Les huiles essentielles pour traiter les mycoses de l’ongle

Mycose ongle huiles essentielles

Ongle tâché, gris jaunâtre, à la main ou au pied, et qui parfois s’effrite. Il s’agît peut-être d’une mycose et il est alors nécessaire d’agir rapidement, avant qu’elle ne s’étende aux ongles voisins. Des règles d’hygiène quotidienne sont à mettre en place et des huiles essentielles, dotées de propriétés antifongiques puissantes, peuvent s’appliquer directement sur l’ongle : quelles huiles essentielles choisir et comment les utiliser pour retrouver un ongle sain ?

Mycose des ongles, mycose unguéale, onychomycose : symptômes et causes

Les mycoses sont des affections provoquées par le développement de champignons parasites, souvent au niveau de la peau, du cuir chevelu ou des ongles. Si certaines mycoses sont plus profondes et parfois graves, dans la plupart des cas, elles sont bénignes. Elles sont aussi disgracieuses et tenaces, et signent un certain déséquilibre du terrain et de l’immunité.

Onychomycose, mycose unguéale ou encore onyxis sont trois termes différents pour une même pathologie : la mycose de l’ongle. Elle peut être causée par deux types de champignons : des levures ou des dermatophytes. Les mycoses des ongles des mains sont souvent liées à la présence d’une levure du type Candida albicans et l’atteinte de l’ongle démarre à sa base ; son pourtour est parfois rouge et enflammé. Les mycoses des ongles des pieds démarrent plus souvent à l’extrémité de l’ongle et sont dues à la prolifération d’un champignon de type dermatophyte, le plus fréquent étant Trichophyton rubrum.

De nombreux facteurs expliquent leur apparition : alimentation déséquilibrée (beaucoup trop sucrée), utilisation répétée de traitements à visée antibiotique ou immunodépressive, fréquentation accrue des piscines, port de chaussures/vêtements inadaptés… Attention à ne pas confondre une mycose unguéale avec une irrégularité de l’ongle ou une atteinte par du psoriasis, cela peut se ressembler légèrement, mais ne se traite pas de la même façon.

Mycose de l’ongle, huiles essentielles de Clou de girofle et de Litsée citronnée

Parmi les nombreuses huiles essentielles aux propriétés antifongiques, celles de Clou de girofle et de Litsée citronnée sont particulièrement intéressantes sur l’ongle. Leur côté irritant va servir d’exfoliation progressive de la matrice pour une meilleure pénétration des molécules aromatiques antifongiques. L’efficacité sera optimale par rapport à d’autres huiles essentielles antifongiques dénuées de dermocausticité comme celles de Tea tree, Palmarosa ou Géranium.  Toutefois, attention à ne pas déborder sur la peau saine, sous peine qu’elle s’irrite au fil des applications.

Zoom sur l’huile essentielle de Clou de girofle

Le giroflier est un petit arbre des régions tropicales chaudes et humides, très présent à Madagascar. On peut en distiller la feuille, la griffe et le clou. Le clou est en fait le bouton floral, avant éclosion complète. Son huile essentielle, d’odeur variable selon sa qualité, mais normalement chaude, suave et épicée, présente de très nombreuses propriétés : antibactérienne puissante à large spectre, antivirale et antifungique, neurotonique, dynamisante, tonique utérine et glandulaire, stimulante digestive et intestinale. Au niveau fongique, elle est particulièrement active sur les levures. Son intérêt dans les mycoses dues au Candida albicans est certain.

Zoom sur l’huile essentielle de Litsée citronnée

La litsée citronnée ou verveine exotique (à na pas confondre avec la verveine odorante ou verveine citronnée) est un petit arbre, présent en Chine, au Vietnam et en Inde. On extrait de ses fruits une huile essentielle d’odeur citronnée, fleurie et fraiche, mais moins fine et moins légère que celle de la verveine odorante. Très riche en aldéhydes terpéniques, c’est une grande anti-inflammatoire. Elle possède aussi une belle action antifongique, notamment sur les dermatophytes.

Protocole de traitement de la mycose de l’ongle avec les huiles essentielles

Le traitement des mycoses de l’ongle nécessite patience et persévérance. Il faut compter six mois à un an de traitement pour une disparition complète du germe et observer une repousse d’ongle sain. Une vigilance s’impose aussi dans tous les gestes du quotidien.

Mycose de l’ongle : conduite à tenir au quotidien

  • Ne pas partager son linge de toilette avec les autres membres de la famille
  • Bien désinfecter les ciseaux à ongles après chaque coupe
  • Eviter de marcher pieds nus dans la maison et nettoyer le bac de douche après utilisation
  • Privilégier les chaussettes en coton et éviter de porter tous les jours les mêmes chaussures
  • Après la guérison, si possible, changer chaussures et chaussettes
  • Modifier l’alimentation, notamment en supprimant les aliments sucrés
  • Faire régulièrement des cures de probiotiques pour régénérer la flore digestive
  • Envisager d’associer les soins locaux à un protocole aromatique par voie générale

MA FORMULE
« Mycose de l’ongle »

Propriétés : antifongique polyvalente

Indications : mycose des ongles des pieds ou des mains

HE Clou de girofle, Syzygium aromaticum5 ml
HE Litsée citronnée, Litsea citrata5 ml

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml en verre teinté. En appliquer une goutte, deux fois par jour sur l’ongle abîmé jusqu’à disparition complète de la mycose (cela peut prendre 3 à 6 mois, voire plus). Si la peau est sensible ou si le pourtour de l’ongle est irrité, diluer le mélange à part égale avec de l’huile végétale de Ricin. Bien limer régulièrement.

Au tout début du traitement, appliquer une petite compresse imbibée d’un mélange à 30% d’urée dans de l’eau, laisser poser une quinzaine de minutes, puis limer l’ongle avec une lime jetable. Appliquer ensuite le mélange d’huiles essentielles comme indiqué ci-dessus.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans

Article complémentaire à lire si plusieurs ongles souffrent de mycose, il est vivement conseillé de faire un traitement local associé à un traitement des intestins : traiter définitivement les mycoses avec les huiles essentielles.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Huiles essentielles pour le bac, le stress et les insomnies

Stress examen bac insomnie huiles essentielles

Nœud dans le ventre, difficulté d’endormissement, mains moites, … Ces symptômes, fréquents en période d’examens, sont parfois pénalisants et empêchent des résultats à la hauteur de nos capacités et apprentissages. Savoir gérer son trac, ses émotions et les manifestions de son stress  peut parfois présenter un enjeu important pour la poursuite des études ou le démarrage d’une nouvelle vie professionnelle. Les huiles essentielles sont, dans ce contexte, d’un grand soutien pour avoir confiance en soi, aider à la concentration, visualiser la réussite et favoriser un sommeil réparateur.

Stress, insomnies et anxiété : huiles essentielles de Camomille romaine, Lavande fine ou Petit grain bigarade 

Idéales en période de surmenage, de stress professionnel, avant les examens pour améliorer la qualité de son sommeil, ou encore, être plus serein à l’approche des examens, ces trois huiles essentielles sont incontournables. Calmantes et régulatrices du système nerveux, elles sont sédatives et anxiolytiques. Leurs différences sont subtiles et notamment liées à leur odeur : choisir l’une ou l’autre, pour calmer son anxiété et/ou aider à dormir, nécessite de se laisser guider par son odorat et sa préférence olfactive. Les respirer est déjà un début de lâcher-prise.

  • HE Camomille romaine: fluidifiante émotionnelle, très apaisante et sédative, elle soulage de l’hypersensibilité et calme l’angoisse et l’agitation.
  • HE Lavande fine: sédative et antidépressive, elle calme les palpitations et lutte contre l’insomnie. Elle enveloppe et apporte un sentiment de protection et de sécurité.
  • HE Petit grain bigarade: relaxante nerveuse, elle calme l’hyperémotivité et les spasmes, notamment en cas d’estomac noué. Elle soulage les palpitations, aide à s’endormir et accompagne tout en douceur, mais très efficacement, les périodes de changement.

Leur action peut être complétée par celles de Mandarine rouge ou d’Ylang-ylang.

  • HE Mandarine rouge: relaxante et très calmante, elle est recommandée en cas d’humeurs tristes et moroses; inductrice du sommeil, antispasmodique, elle est un véritable petit « bonbon » aromatique.
  • HE Ylang-ylang : grande relaxante nerveuse, idéale en cas de diaphragme bloqué. Elle régule le rythme cardiaque, calme les angoisses et soulage dans les moments de panique.

« Nœud dans la gorge », « boule au ventre », palpitations :  protocole d’attaque

Prendre le temps de choisir olfactivement son huile essentielle parmi la Camomille romaine, la Lavande fine ou le Petit grain bigarade, puis au moment du « coup de stress », en mettre 1 à 2 gouttes pures sur la face interne des poignets et le plexus solaire. Respirer profondément. A faire 3 à 4 fois par jour, selon l’état émotionnel. Si besoin, 1 goutte sur un support neutre à mettre en bouche, au moment du coucher.

En cas de peau sensible, diluer l’huile essentielle dans une noisette d’huile végétale et en profiter pour bien masser les plexus solaire et/ou cardiaque.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans

MA FORMULE – Solution huileuse « Détente profonde »

Propriétés : calmante nerveuse, inductrice de sommeil, antispasmodique, relaxante

Indications : stress, anxiété, palpitations, trac, hyperémotivité, hypersensibilité, insomnie, difficultés d’endormissement

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile90 gouttes
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia60 gouttes
HE Ylang-ylang, Cananga odorata60 gouttes
HE Mandarine rouge, Citrus reticulata60 gouttes
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte de 30 ml en verre teinté, y déposer les huiles essentielles. Compléter avec l’huile végétale, agiter, le mélange est prêt. En appliquer sur la face interne des poignets, masser les plexus solaire et cardiaque, 2 à 3 fois par jour, notamment au coucher. Prendre le temps d’en respirer profondément les effluves.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, risque de photosensibilisation – pas d’exposition au soleil dans les 6 heures qui suivent l’application (HE Mandarine rouge).

Trac, examen, manque de confiance en soi, découragement, coup de « blues » : huiles essentielles de Marjolaine à coquilles et Laurier noble

A l’approche de l’examen, et le jour J, il est important de garder le moral, rester positif et avoir confiance en soi : les huiles essentielles de Laurier noble et Marjolaine à coquilles permettent de tenir le cap ! Y associer l’huile essentielle de Bergamote apporte une touche de détente et une bonne humeur communicative.

  • HE Laurier noble: régulatrice du système nerveux autonome, elle aide à prendre de la hauteur, à parler en public, à s’affirmer. Elle apporte optimisme et confiance en soi.
  • HE Marjolaine à coquilles:  rééquilibrante nerveuse, elle donne de l’énergie sans exciter, « booste » le moral et redonne l’envie d’agir.
  • HE Bergamote: aide à la communication, calme la nervosité excessive et apporte bonne humeur.

Geste simple pour retrouver confiance en soi : l’huile essentielle de Laurier noble

En appliquer 1 à 2 gouttes pures sur la face interne des poignets, à respirer ensuite profondément. Si la peau est sensible, diluer l’huile essentielle à part égale dans de l’huile végétale de noyau d’Abricot ou réaliser un stick olfactif.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets asthmatiques, sujets avec antécédents de convulsions – prudence chez les sujets allergiques, risque de sensibilisation possible

MA FORMULE – Roll-on « Confiance en soi, trac, examens »

Propriétés : rééquilibrante nerveuse, anti-déprime, énergisante, positivante, réconfortante

Indications : trac, manque de confiance en soi, pessimisme, peur de prendre la parole en public, baisse de moral, nervosité

HE Marjolaine à coquilles, Origanum majorana15 gouttes
HE Bergamote, Citrus bergamia15 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis15 gouttes
HV noyau d’abricotQSP 5ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 5 ml, y déposer les gouttes d’huiles essentielles dans les proportions indiquées. Compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot, placer la bille, refermer, agiter, le mélange est prêt à l’emploi. L’appliquer sur le face interne des poignets, 2 à 4 fois par jour. A respirer profondément.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets asthmatiques, sujets avec antécédents de convulsions, pas d’exposition au soleil dans les 6 heures qui suivent l’application (HE Bergamote)-risque de photosensibilisation, prudence chez les sujets allergiques-risque de sensibilisation possible (HE Laurier noble).

Fatigue intellectuelle, concentration et mémorisation : huiles essentielles de Menthe poivrée, Romarin à cinéole et Citron jaune

Rassembler ses esprits, être présent à ce que l’on fait et mémoriser facilement : les huiles essentielles de Menthe poivrée, Romarin à cinéole et Citron jaune apportent de l’énergie, rendent attentif(ve) et aide à se concentrer sur son travail, dans les périodes de révision par exemple. Les apprentissages sont ainsi facilités.

  • HE Romarin à cinéole: tonique respiratoire puissante, elle oxygène et améliore les échanges. Elle aide à se concentrer, à mémoriser. Elle rend les idées claires et apporte de la persévérance.
  • HE Menthe poivrée : elle dégage les voies respiratoires, tonifie et stimule. Elle supprime les pensées dispersantes et canalise l’esprit sur ce qu’il faut entreprendre.
  • HE Citron jaune : tonifiante, stimulante, son odeur fraiche et acidulée facilite la récupération en cas de fatigue cérébrale.

Geste simple pour se concentrer : huile essentielle de Menthe poivrée

La respirer ponctuellement au flacon ou en déposer quelques gouttes sur un mouchoir, ou encore se fabriquer un stick olfactif.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets épileptiques, sujets âgées. Prudence chez le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute.

MA FORMULE – Stick olfactif « Concentration et mémorisation »

Propriétés : tonifiante, stimulante, soutient l’attention et aide à la mémorisation

Indications : difficulté de concentration, manque d’attention, fatigue intellectuelle

HE Romarin à cinéole, Rosmarinus officinalis CT 1,8 cinéole4 gouttes
HE Citron jaune, Citrus limonum8 gouttes
HE Menthe poivrée, Mentha X piperita2 gouttes

Mode d’utilisation : déposer les gouttes d’huiles essentielles sur la mèche vierge d’un stick olfactif. Refermer le dispositif. Utiliser le stick, 4 à 6 fois par jour si nécessaire, en procédant à de grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants < 7 ans, sujets épileptiques, sujets asthmatiques ou avec antécédents de convulsion, sujets âgées. Prudence chez le sujet hypertendu. Pas d’utilisation prolongée sans l’avis d’un aromathérapeute.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Accompagner le syndrome prémenstruel, ou SPM, avec les huiles essentielles

syndrome prémenstruel huiles essentielles

Les deux dernières semaines du cycle chez la femme sont parfois émaillées de symptômes gênants, voire invalidants. Irritabilité, ballonnements, prise de poids ou encore baisse de moral sont fréquents et source d’inconforts au quotidien. Ces signes, caractéristiques du syndrome prémenstruel, peuvent être soulagés par une prise en charge naturelle avec des huiles essentielles appropriées. Dans ce contexte, l’aromathérapie apporte des solutions pour retrouver confort de vie et sérénité.

Syndrome prémenstruel : définition et symptômes

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, n’est pas une maladie, mais un dysfonctionnement temporaire et cyclique du système hormonal, dont l’expression est très variable d’une femme à une autre. Un lien est observé entre les symptômes physiques et le vécu psychique de ce syndrome. Qu’en est-il plus en détail ?

Le syndrome prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes physiques et psychiques, soulagé par l’apparition des règles : maux de tête, tension mammaire, ballonnements, congestion du bas ventre, prise de poids, … parfois accompagnés d’une baisse de moral, d’irritabilité et/ou de manque d’énergie. Sa durée est variable selon les femmes, de deux à huit ou dix jours, voire plus dans les cas les plus extrêmes. Le vécu émotionnel de ces symptômes influence le système hormonal, qui y répond à son tour : cela conditionne aussi le déroulement des cycles.

Ce syndrome est particulièrement important au moment de la puberté et de la pré-ménopause, à ces périodes charnières de la vie d’une femme. A ces moments-là, le taux de progestérone est plus faible (voire quasi nul chez la toute jeune-fille) et celui des oestrogènes est comparativement assez élevé, créant ce que l’on appelle une « hyperoestrogénie relative ». Cette situation est « normale », mais nécessite une prise en charge et un accompagnement adapté. Un SPM conséquent, et à tout moment de la vie d’une femme, demande bien sûr une exploration approfondie du déséquilibre hormonal en cause, et éventuellement de son vécu et de son histoire personnelle.

Comment soulager le syndrome prémenstruel ?

Les traitements conventionnels ont notamment recours à différentes hormones de synthèse, à des anti-dépresseurs ou parfois seulement aux AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens, type Ibuprofène.

Les traitements naturels possibles sont nombreux et peuvent s’associer : phytothérapie, gemmothérapie, micronutrition, drainage lymphatique, acupuncture… Ils doivent se doubler d’une vigilance particulière au niveau de l’hygiène de vie : alimentation, exercice physique et sommeil. L’aromathérapie trouve toute sa place dans ce cadre-là et permet de réduire de nombreux symptômes, en participant au rééquilibrage hormonal, apportant ainsi un réel confort de vie.

Syndrome prémenstruel : quelles huiles essentielles choisir en application locale ?

En période prémenstruelle, les vaisseaux sanguins présentent une plus grande perméabilité, ce qui entraîne une rétention d’eau, un gonflement des seins et du ventre. On peut utiliser les huiles essentielles en massage de la poitrine, pour soulager des tensions mammaires, et du bas-ventre, pour réduire les sensations douloureuses de congestion pelvienne, ballonnements, élancements. Elles agissent localement, mais aussi, pour certaines d’entre elles, plus en profondeur sur un axe neuroendocrinien.

Syndrome prémenstruel et huile essentielle de Romarin à verbénone

L’huile essentielle de Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV, est particulièrement indiquée pour répondre aux déséquilibres observés dans un contexte de SPM, en cas d’«hyperoestrogénie relative». Ce petit arbuste méditerranéen nous donne, lorsqu’il pousse sur les terres corses, une huile essentielle d’odeur fleurie et plutôt chaude, puissante. Sa composition biochimique est équilibrée, et intéressante en raison de sa teneur en acétate de bornyle et en verbénone. Outre ses propriétés régulatrice et détoxifiante hépatique, elle agit sur un axe endocrinien en participant à la régulation du taux de progestérone. Elle soutient le système nerveux sur un plan physique et psychique.

Associée aux huiles essentielles de Lemon grass, Lentisque pistachier et Lavandin super, elle permet de composer une synergie qui soulagera des phénomènes de congestion du bas-ventre, de rétention d’eau et d’état inflammatoire.

  • HE Lemon grass : vasodilatatrice, puissante anti-inflammatoire et drainante lymphatique
  • HE Lentisque pistachier : décongestionnante veineuse et lymphatique, particulièrement au niveau du petit-bassin
  • HE Lavandin super : relaxante musculaire puissante, calmante et sédative

MA FORMULE
« Bas-ventre détendu »

Propriétés : régulatrice neuroendocrinienne, drainante, décongestionnante, anti-inflammatoire

Indications : congestion du bas-ventre, rétention d’eau, douleur des règles dans un contexte de syndrome prémenstruel

HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV3 ml
HE Lemon grass, Cymbopogon flexuosus3 ml
HE Lentisque pistachier, Pistacia lentiscus1,5 ml
HE Lavandin super, Lavandula burnatii, clone super1,5 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Appliquer ensuite la synergie matin et soir sur le bas-ventre en deuxième partie de cycle.

Contre-indications : femmes allaitantes, sujets épileptiques ou avec antécédent de convulsion, pathologie cancéreuse hormonodépendante

Syndrome prémenstruel : soulager les tensions mammaires avec l’huile essentielle de Palmarosa

Les tensions mammaires sont très fréquentes en fin de cycle dans un contexte de SPM. Les soulager est indispensable pour éviter une inflammation conséquente de ces tissus. L’huile essentielle de Palmarosa répond bien à cette problématique : grande herbe de la famille des citronnelles, originaire d’Inde et du Vietnam, son essence draine et décongestionne le système lymphatique. Son odeur suave, fleurie, semble être un mélange d’essence de Rose et de Géranium. Associée à de l’huile essentielle de Laurier noble, antalgique puissante, et d’Hélichryse italienne, anti-inflammatoire et désclérosante, elle réduira et apaisera les congestions mammaires douloureuses.

MA FORMULE
« Seins soulagés »

Propriétés : décongestionnante lymphatique, antalgique, anti-inflammatoire et désclérosante

Indications : tensions mammaires, mastose

HE Palmarosa, Cymbopogon martini45 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis30 gouttes
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum15 gouttes
HV Calophylle5 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Appliquer ensuite la synergie matin et soir sur les seins en deuxième partie de cycle, en cas de douleurs.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets avec troubles de la coagulation et/ou sous traitement anticoagulant

Syndrome prémenstruel et soutien émotionnel

Les douleurs et l’inconfort physique, liés au SPM, rendent souvent cette période du cycle délicate, voire très difficile à assumer nerveusement. Le recours aux huiles essentielles par voie olfactive ou sublinguale est alors possible, en plus des applications locales.

Syndrome prémenstruel, le geste simple par voie sublinguale : l’huile essentielle de Petit grain bigarade

HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium var amara : 1 goutte sur un comprimé neutre à glisser sous la langue, matin et soir, la semaine qui précède les règles.

Cette huile essentielle est une belle rééquiibrante nerveuse et émotionnelle, efficace pour réduire et soulager tout type de tensions physiques et psychiques en lien les unes avec les autres. Elle harmonise les fonctions nerveuses, permet de stabiliser l’humeur et aide à l’adaptation.

Syndrome prémenstruel, le geste simple en olfaction : l’huile essentielle de Fragonia

HE Fragonia, Agonis fragrans : 1 goutte sur une touche à sentir ou sur un mouchoir, à respirer profondément 2 à 3 fois par jour, dès que le besoin s’en fait sentir, à tout moment du cycle.

L’huile essentielle de Fragonia est un bon soutien en cas de fatigue ou surmenage nerveux. Quand on a besoin de réconfort, elle calme et pacifie ; elle apporte de l’énergie avec finesse et douceur.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Pour compléter cet article, en voici d’autres qui pourraient vous intéresser : soulager les règles douloureuses avec les huiles essentielles. Ou encore, les huiles essentielles pour le confort intime féminin.

 

 

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Boutons de fièvre : comment les soigner avec les huiles essentielles ?

Herpès huiles essentielles

Vous avez de petites vésicules disgracieuses au bord des lèvres, elles démangent ou picotent :  il pourrait bien s’agir d’une poussée d’herpès labial, plus communément appelé « bouton de fièvre ». Les huiles essentielles, en geste simple ou en synergie, dès les premiers symptômes, sont très efficaces pour contrer cette pathologie d’origine virale. Comment les utiliser, les appliquer localement pour se soulager et faire disparaître ces boutons ?

Bouton de fièvre ou herpès labial : origine et symptomatologie

Les boutons de fièvre, situés autour de la bouche, souvent au niveau de la lèvre inférieure, sont des infections d’origine virale, causées par le virus HSV de type 1 (Herpes Simplex Virus). Le virus HSV de type 2 est à l’origine des crises d’herpès génital. Ces virus appartiennent à la même famille que ceux de la varicelle et du zona ou de la mononucléose.

Le premier contact passe souvent inaperçu et le virus se réactive plus tard au décours d’un stress physique ou psychique, d’un déséquilibre hormonal, d’un état de fatigue, au soleil ou bien au froid. Des fourmillements, picotements, sensation de brûlures précèdent l’apparition, sur la peau ou les muqueuses, de petites vésicules pleines d’un liquide clair. Elles vont se rompre, se dessécher et former de petites croutes jaunâtres, qui normalement tombent sans laisser de traces. Compter deux à trois semaines entre l’apparition des premiers signes et la guérison complète. Le risque de contagion est élevé au moment de la poussée des vésicules. Les complications graves sont rares, essentiellement de type kératoconjonctivite.

Une infection par ce virus signe une immunité défaillante, souvent liée à un état de fatigue important. Les huiles essentielles appliquées localement, en geste simple ou en synergie, pourront agir efficacement pour contrer ce virus. Un accompagnement complémentaire pour remonter l’immunité est aussi vivement conseillé.

Bouton de fièvre : conduite à tenir localement

  • Nettoyage doux à l’eau et au savon, sécher délicatement
  • Ne pas gratter les vésicules et lésions
  • Utiliser du linge de toilette personnel, pas de baisers avec l’entourage
  • Eviter le maquillage, ne pas partager son stick à lèvres
  • Si port de lentilles de contact, ne pas les humidifier avec sa salive

Le traitement classique consiste en l’application locale de solution antiseptique, puis de crème à visée antivirale.

HSV 1 : quelles huiles essentielles choisir pour contrer l’herpès labial ?

Les huiles essentielles de Ravintsara et Niaouli sont à privilégier pour lutter contre le virus de l‘herpès labial, seules ou associées l’une à l’autre. Les huiles essentielles de Menthe poivrée, Camomille noble et Lavande fine complèteront leur action antivirale pour soulager douleurs et démangeaisons et favoriser la cicatrisation.

Bouton de fièvre ou herpès labial et huiles essentielles de Ravintsara et Niaouli

Le Ravintsara et le Niaouli sont deux arbres des forêts de Madagascar. Les huiles essentielles extraites de leurs feuilles sont riches en cinéole, ou eucalyptol, molécule aux propriétés antivirales, qui leur donne cette odeur si caractéristique, très proche de celle, plus connue, de l’Eucalyptus radié. Immunomodulantes et fébrifuges, expectorantes, ce sont des huiles essentielles couramment utilisées dans les pathologies ORL. L’huile essentielle de Ravintsara est aussi neurotonique et stimulante : elle aide à se remettre d’états de fatigue profonde. Elle améliore la qualité du sommeil. L’huile essentielle de Niaouli possède une action oestrogen-like, intéressante en période de préménopause. Cela implique toutefois de ne pas l’utiliser en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose. Enfin, étant toutes les deux très efficaces sur le virus de l’herpès, tout en étant bien tolérées au niveau cutané, leur intérêt dans ce contexte est évident.

Pour encore plus d’efficacité et de confort, Ravintsara et Niaouli sont à associer à :

  • HE Menthe poivrée : variété de menthe hybride, dont l’huile essentielle d’odeur mentholée et fraîche, est presque « réfrigérante ». Par son « effet froid », anesthésiant, elle calme instantanément la sensation de douleur, et elle agit aussi par ses propriétés antiherpétiques.
  • HE Camomille romaine : petite fleur blanche, légère et aérienne, la Camomille romaine, ou Camomille noble, produit une huile essentielle anti-inflammatoire, antalgique et pré-anesthésiante.
  • HE Lavande aspic : lavande de basse altitude, dont l’huile essentielle, chargée en camphre, est anti-infectieuse – particulièrement virucide -, anti-inflammatoire et cicatrisante. Elle contre le virus de l’herpès, soulage des démangeaisons et sensations de brûlures, et active la cicatrisation.

 

Bouton de fièvre : comment se soulager en aromathérapie ?

Il est important d’agir dès les premiers symptômes, même dès la première sensation de picotements. Plus on applique tôt les huiles essentielles, plus la régression sera rapide.

Le geste simple anti HSV1 : huile essentielle de Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole  ou de Niaouli, Melaleuca quinquenervia 

Dès les premiers symptômes, si possible avant l’apparition du bouton, appliquer au coton-tige une goutte pure de l’une ou l’autre de ces huiles essentielles, sur les zones qui picotent, 4 à 6 fois par jour pendant 24 à 48h. Si l’application pure est douloureuse, diluer l’huile essentielle à part égale dans une huile végétale type noyau d’Abricot, Jojoba ou macérât huileux de Calendula.

Pour plus d’efficacité, ou en cas d’infections récidivantes, appliquer la synergie suivante, plus puissante et adaptée.

MA FORMULE
« Boutons de fièvre »

Propriétés : anti-infectieuse, virucide, anti-inflammatoire, antalgique, cicatrisante

Indications : bouton de fièvre ou herpès labial

HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole2 ml
HE Niaouli, Melaleuca quinquenervia1 ml
HE Menthe poivrée, Mentha X piperita1 ml
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile1 ml
HE Lavande aspic, Lavandula latifolia ou spica1 ml
MH Calendula ou HV JojobaQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml en verre teinté. Appliquer une goutte de la synergie, sur la zone concernée, jusqu’à 8 fois par jour les premiers jours, puis diminuer à 4 applications par jour jusqu’à disparition complète.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant < 7ans, sujet épileptique, sujet asthmatique, antécédents de cancer hormonodépendant – prudence chez les sujets hypertendus

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Soulager les règles douloureuses avec les huiles essentielles

Règles menstruations huiles essentielles

Pression dans le bas-ventre, tension dans le bas du dos, tiraillement, élancements : ces symptômes douloureux, rassemblés sous le terme de dysménorrhée, sont fréquents en période de règles. De nombreuses femmes en souffrent, à tout âge. L’intensité de ces douleurs est variable et peut être très invalidante. Les huiles essentielles calment les spasmes et libèrent les tensions : celle d’Estragon est à privilégier et d’autres peuvent y être associées pour retrouver fluidité et énergie dans le bas-ventre. Comment les utiliser pour traverser sereinement cette période délicate du mois ?

Règles ou menstruations : mécanisme

Les règles, ou menstruations, rythment la vie des femmes depuis la nuit des temps. Chaque mois, la muqueuse utérine se prépare à l’implantation d’un embryon. Si celui-ci est conçu, un corps jaune est produit par l’ovaire et maintient un taux hormonal favorable à la nidification. Si ce n’est pas le cas, la chute hormonale (progestérone et œstrogènes) observée en fin de cycle, provoque une modification de la muqueuse utérine, dont la partie superficielle se délite, pour pouvoir se renouveler au cycle suivant. Cela se traduit par une perte de sang : les règles. La longueur du cycle est variable d’une femme à une autre et dépend de nombreux facteurs (hormonaux, émotionnels…). Il est lié à la date d’ovulation, les règles ayant toujours lieu 14 jours après celle-ci. La durée des règles est aussi fluctuante selon les femmes, et durent de 2 à 6 jours pour un cycle de 28 jours en moyenne.

Dysménorrhée ou règles douloureuses

Les douleurs des règles, ou dysménorrhée, s’observent en toute fin de cycle ou au contraire les tout premiers jours des menstruations. Elles peuvent s’inscrire dans le cadre d’un syndrome prémenstruel (SPM) et être alors liées à un déséquilibre hormonal. Mais parfois, ces douleurs sont isolées et se manifestent uniquement par des spasmes musculaires et/ou une congestion temporaire du bas-ventre. Des douleurs très intenses, ne cédant pas, ou peu, à des traitements habituels doivent orienter vers une éventuelle fausse-couche ou une endométriose, caractérisée par la présence de muqueuse utérine dans la cavité abdominale, en dehors de son emplacement habituel.

Quelles huiles essentielles choisir pour calmer les règles douloureuses ?

Les huiles essentielles soulageant les douleurs des règles sont nombreuses et leur association permet d’agir sur plusieurs axes, la priorité étant d’abord de calmer les spasmes. L’huile essentielle à privilégier en tout premier est celle extraite de l’Estragon.

Règles douloureuses : un geste simple avec l’huile essentielle d’Estragon

L’Estragon, Artemisia dracunculus ou herbe aux dragons ou encore armoise âcre, est une plante aromatique, originaire de Russie et cultivée en Europe, couramment utilisée en cuisine et facilement reconnaissable à son odeur anisée typique. Elle appartient à la grande famille des Astéracées (tout comme la Camomille romaine ou l’Hélichryse italienne) et est utilisée en phytothérapie depuis longtemps pour ses propriétés digestives et antispasmodiques.

Sa distillation permet d’extraire une huile essentielles riche en méthylchavicol, ou estragol, aux propriétés très antispasmodiques neuromusculaires : c’est une huile essentielle de choix pour traiter les spasmes et douleurs gynécologiques.

Le geste simple : mélanger 3 gouttes d’huile essentielle d’Estragon avec 3 gouttes d’huile végétale de noyau d’Abricot, puis masser le bas-ventre, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles.

Contre-indications : femmes allaitantes – limiter son utilisation à un usage ponctuel

Autres huiles essentielles précieuses pour calmer les règles douloureuses ou dysménorrhée

  • HE Petit Grain bigarade : huile essentielle extraite du petit grain qui donnera l’orange amer, très antispasmodique, anti-inflammatoire et antalgique, elle est indiquée pour tout spasme douloureux, quelle que soit sa localisation. C’est aussi une belle rééquilibrante nerveuse et émotionnelle.
  • HE Lavandin super : croisement entre la lavande fine et la lavande aspic, le lavandin donne une huile essentielle camphrée, aux propriétés relaxantes, décontracturantes musculaires et antispasmodiques puissantes.
  • HE Camomille romaine ou noble : plante utilisée depuis longtemps en phytothérapie, son huile essentielle est antalgique puissante, anti-inflammatoire, antispasmodique, pré-anesthésiante. On peut y recourir pour tout type de douleur spastique. Au niveau émotionnel, elle apporte calme, détente et sérénité.
  • HE Cyprès toujours vert : arbre longiligne, typique du pourtour méditerranéen et d’une longévité exceptionnelle. Son rameau feuillé donne une huile essentielle d’odeur résineuse un peu mentholée, proche de celle du pin. Elle décongestionne particulièrement bien le bas-ventre, en raison de son action sur les réseaux veineux et lymphatiques. Au niveau psycho-émotionnel, elle dissipe insécurité et anxiété, et aide dans les périodes de transition, de « passage ». Remarque : contenant des molécules « oetrogen-like », elle est déconseillée en cas d’antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose.

Dysménorrhée : à chaque type de douleur sa synergie

Les règles douloureuses peuvent se manifester par des spasmes intenses et des contractures plus fulgurantes ou par une congestion de toute la zone pelvienne avec des douleurs plus diffuses. Dans le premier cas, on pourra associer l’huile essentielle d’Estragon à des huiles essentielles très décontracturantes et relaxantes. Dans le second cas, on privilégiera une association avec une huile essentielle antalgique et une huile essentielle décongestionnante veineuse et lymphatique, qui soulagera l’ensemble du petit bassin, apportera légèreté et fluidité.

MES FORMULES
« Règles soulagées »

Synergie antispasmodique, antalgique, décontracturante et relaxante

HE Estragon, Artemisia dracunculus3 ml
HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium var amara3 ml
HE Lavandin super, Lavandula burnatii clone super3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Y déposer les huiles essentielles dans les quantités indiquées et compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot. Puis, masser le bas-ventre avec le mélange, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles. Avant le lavage des mains, compléter le massage par une olfaction attentive du mélange en prenant 4 à 5 grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes allaitantes, sujets épileptiques

Synergie antispasmodique, anti-inflammatoire, antalgique et décongestionnante

HE Estragon, Artemisia dracunculus3 ml
HE Cyprès, Cupressus sempervirens3 ml
HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(complément)

Mode d’utilisation : prendre un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. Y déposer les huiles essentielles dans les quantités indiquées et compléter avec l’huile végétale de noyau d’Abricot. Puis, masser le bas-ventre avec le mélange, 3 à 6 fois par jour pendant 2 à 4 jours au moment des règles. Avant le lavage des mains, compléter le massage par une olfaction attentive du mélange en prenant 4 à 5 grandes inspirations profondes.

Contre-indications : femmes allaitantes, antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose – L’huile essentielle de Cyprès peut alors être remplacée par l’huile essentielle de Lentisque pistachier

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Lectures complémentaires conseillées : tous les conseils pour un confort intime optimal, ou encore, accompagner le syndrome prémenstruel avec les huiles essentielles.

Faire disparaître les poils incarnés avec les huiles essentielles

Poils epilation huiles essentielles

Au fil des épilations, la pilosité peut être un lieu d’inflammation et d’infection. On parle même de poils incarnés, lorsque la tige pilaire s’enfonce dans le tissu cutané, allant jusqu’à former de petits kystes plus ou moins infectés. Voici des conseils simples avec les huiles essentielles et les huiles végétales pour les prévenir ou assainir et gommer ces imperfections : le poil refait surface et le grain de la peau retrouve un aspect net et lisse.

Qu’est-ce qu’un poil incarné ?

Un poil incarné est un poil dévié de sa trajectoire : il ne pousse pas perpendiculairement à la peau, mais sous la peau, provoquant inflammation et rougeur. Parfois, cette zone gonfle, devient douloureuse, s’infecte et peut aller jusqu’à la formation d’un kyste. Souvent, cela concerne les poils du maillot ou des jambes. Ce phénomène dépend du type de poil (les poils bouclés sont particulièrement concernés) et s’observe surtout quand la peau est sèche et/ou épaisse. Il est accentué par les épilations, si le sens de pousse du poil n’est pas respecté. Tout poil incarné suspect, ne régressant pas avec l’application de soins appropriés, nécessite une consultation médicale.

Comment prévenir la formation des poils incarnés et diminuer naturellement la repousse des poils ?

L’état de notre peau et de nos poils dépend de notre alimentation, de l’attention portée à notre corps et de notre hygiène de vie globale. Des soins locaux réguliers et adaptés permettent aussi de prévenir la formation des poils incarnés. A cet effet, il est bon de :

  • réaliser deux fois par semaine des gommages des zones les plus à risque
  • procéder à une hydratation quotidienne de ces zones, si besoin avec des soins cosmétiques maison à base d’urée et d’acide salicylique végétal
  • nourrir la peau en y appliquant des huiles végétales, notamment l’huile végétale de Souchet

Zoom sur l’huile végétale de Souchet : « l’huile de la pilosité »

Cette huile végétale, de première pression à froid, est obtenue à partir d’un tubercule comestible, Cyperus esculentus, qui pousse en Afrique. Huile de table, de couleur ambrée au petit goût de noisette ou d’amande, très riche en oméga 9, elle se consomme. En application locale, elle nourrit, adoucit et assouplit la peau, en améliorant son élasticité. Elle est traditionnellement utilisée pour limiter la repousse des poils et lutter contre l’apparition des poils incarnés. Elle peut être employée comme ingrédient dans des soins cosmétiques maison ou en application quotidienne pour les soins des jambes, seule ou associée à d’autres huiles végétales et/ou huiles essentielles.

L’huile végétale de Souchet peut être additionnée des huiles essentielles suivantes :

  • HE Eucalyptus mentholé: antibactérienne, kératolytique et lipolytique, aux notes mentholées, fraiches et épicées
  • HE Romarin à verbénone: lipolytique, kératolytique, régénérante cutanée, anti-infectieuse et cicatrisante, aux notes florales et douces, plutôt chaudes
  • HE Géranium bourbon: anti-infectieuse à large spectre, anti-inflammatoire, astringente et cicatrisante, aux notes fleuries et fines, légèrement teintée d’odeur de rose

MA FORMULE
« Huile de soin douceur pour les jambes et le maillot »

Propriétés : kératolytique, anti-infectieuse cutanée, anti-inflammatoire, cicatrisante, tonifiante, assouplissante et nourrissante

Indications : prévention des poils incarnés, soins post-épilation

HE Eucalyptus mentholé, Eucalyptus dives40 gouttes
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV40 gouttes
HE Géranium bourbon, Pelargonium graveolens CV Bourbon80 gouttes
HV Souchet30 ml
HV MacadamiaQSP 100 ml
(complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange puis l’appliquer en massage doux quotidien des jambes et du maillot. En soin post-épilation, attendre 24 heures pour la première application.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes (sinon appliquer les huiles végétales non additionnées d’huiles essentielles), enfants, sujets épileptiques, sujets avec antécédents de cancer hormonodépendant, mastose ou endométriose.

Comment traiter un poil incarné avec des huiles essentielles et végétales ?

Pour soulager les inconforts liés à un poil incarné, il faut agir sur les états infectieux et inflammatoires qu’il génère. L’utilisation d’une synergie d’huiles essentielles est conseillée et peut même être précédée par l’application d’argile verte, en pâte à l’eau. Les huiles essentielles de Lavande aspic et Clou de girofle et le baume de Copahu seront très efficaces. L’huile végétale de Calophylle, qui sert de vecteur aux huiles essentielles, apporte au mélange ses propres propriétés anti-infectieuses et anti-inflammatoires.

Poils incarnés, huiles essentielles de Lavande aspic et Clou de girofle, Baume de Copahu et huile végétale de Calophylle

  • HE Lavande aspic: d’odeur typique de lavande, mais puissante car camphrée ; anti-infectieuse, anti-inflammatoire, antalgique et cicatrisante. Sa teneur en cétones lui confère aussi des propriétés kératolytiques.
  • HE Clou de girofle: d’odeur épicée forte et caractéristique ; anti-infectieuse puissante, antalgique et anesthésiante
  • Baume de Copahu: résine du copayer, grand arbre des forêts tropicales ; d’odeur balsamique et épicée, aux propriétés anti-infectieuses cutanées, cicatrisantes et très anti-inflammatoires
  • HV Calophylle inophyle: huile végétale verte foncée et d’odeur épicée, au toucher gras appelée aussi huile de Tamanu en Polynésie. Elle possède des propriétés désinfectantes cutanées, anti-inflammatoires, cicatrisantes et régénérantes. Elle est précieuse pour les soins des peaux à problèmes, irritées, abîmées et travaille en synergie avec les huiles essentielles qu’elle véhicule. Remarque : en raison de ses propriétés fluidifiantes sanguines, elle est déconseillée en cas de traitement anticoagulant

MA FORMULE
« Stop poils incarnés »

Propriétés : anti-infectieuse, anti-inflammatoire, kératolytique, cicatrisante et régénérante cutanée

Indications : poils incarnés, boutons enflammés et/ou infectés

HE Lavande aspic, Lavandula spica3 ml
HE Clou de girofle, Eugenia caryophylata1 ml
Baume de Copahu, Copaïfera officinalis2 ml
HV Calophylle inophyle4 ml

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml en verre teinté. En déposer une goutte sur le poil incarné et faire pénétrer du bout du doigt, 4 à 6 fois par jour pendant 2 à 3 jours.

Contre-indication : femme enceinte et allaitante, enfant<7ans, sujet sous traitement anticoagulant (en raison de l’huile végétale de Calophylle)

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez aussi sur le site AMSOAM, la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Comment différencier les huiles essentielles d’Eucalyptus ?

Huile essentielle eucalyptus

L’odeur d’eucalyptol, nommé aujourd’hui 1,8 cinéole, évoque la saison hivernale et l’impact respiratoire. Les huiles essentielles d’Eucalyptus radié et d’Eucalyptus globuleux en sont bien pourvues et soignent très bien rhumes, bronchites, sinusites … Pourtant, toutes les huiles essentielles d’Eucalyptus n’ont pas la même composition biochimique, ni les mêmes propriétés et indications. Quelles sont les principales espèces d’Eucalyptus ? D’où viennent-elles ? Comment différencier leurs huiles essentielles et les utiliser à bon escient ?

Botanique des Eucalyptus : de l’Australie au bassin méditerranéen

Les Eucalyptus appartiennent à la grande famille des Myrtacées qui comprend plus de 3000 espèces différentes et nous offre des fruits (goyaves, jamboles), des épices (clous de girofle, piment de la Jamaïque), des plantes ornementales (Callistemon), du bois de chauffage (eucalyptus)… et des huiles essentielles.

Originaires d’Australie et de Tasmanie, les Eucalyptus se sont bien acclimatés sur le pourtour méditerranéen et au sud de l’Europe, ainsi qu’à Madagascar, en Amérique et en Asie. Petits arbrisseaux ou arbres géants selon les espèces, ils ont besoin de lumière, aiment les sols siliceux, profond et frais. Ils croissent rapidement et, gourmands en eau, ils assèchent les sols et assainissent les zones marécageuses, limitant ainsi le développement des moustiques et des maladies associées.

Les espèces les plus connues sont l’Eucalyptus citronné, l’Eucalyptus radié (qui aujourd’hui encore pousse en Australie), et l’Eucalyptus globuleux, ou « gommier bleu » ou encore Eucalyptus officinal, introduit en Europe au XIXème siècle pour lutter contre la malaria, mais également comme source de pâte à papier. Les Aborigènes d’Australie utilisaient traditionnellement les feuilles d’Eucalyptus en application sur les plaies pour en accélérer la guérison ou en infusion pour lutter contre la fièvre. Les Anciens les utilisaient aussi en fumigation pour désinfecter les lieux et lutter contre les épidémies.

Pour les espèces produisant des molécules aromatiques, celles-ci se trouvent dans des poches situées dans les feuilles… lorsqu’on les froisse, une odeur caractéristique s’en dégage : par exemple, balsamique, camphrée, cinéolée pour les Eucalyptus radié et globuleux ou citronnée et piquante pour l’Eucalyptus citronné.

Huiles essentielles d’Eucalyptus : biochimie, propriétés et indications

Chaque huile essentielle d’Eucalyptus est caractérisée par sa composition biochimique, qui lui est propre et conditionne ses propriétés médicinales, d’orientation principalement anti-inflammatoire ou anti-infectieuse et expectorante.

Propriétés principalesIndications
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora - Madagascar - citronellal 50 à 80%
Anti-inflammatoire et antalgique, décontracturant musculaire, calmante et apaisante, antifongique, répulsive antimoustiqueDouleurs articulaires et musculaires, tendinites, rhumatismes, hypertension, mycoses, piqures d’insectes
HE Eucalyptus staigeriana, Eucalyptus staigeriana - Australie, Brésil - limonène, néral, géranial
Anti-inflammatoire, calme les angoisses et les tensionsDouleurs articulaires et musculaires, fatigue nerveuse, déprime, stress
HE Eucalyptus globuleux, Eucalyptus globulus - Portugal, Australie - 1,8 cinéole 65 à 85 %
Anticatarrhale, expectorante, mucolytique, anti-infectieuseInfections des voies respiratoires basses : sphère broncho-pulmonaire, grippe, refroidissement
HE Eucalyptus radié, Eucalyptus radiata - Australie - 1,8 cinéole 60 à 70 %Anticatarrhale, expectorante, antivirale puissante, antibactérienne, antiseptique atmosphériqueInfections des voies respiratoires hautes : sphère ORL, rhumes, grippe, rhinopharyngite, fatigue générale
HE Eucalyptus smithii, Eucalyptus smithii - Kenya - 1,8 cinéole 80 %
Anticatarrhale, expectorante, antitussive, antiseptique atmosphérique, anti-infectieuse, anti-inflammatoireInfections ORL et virales simples
HE Eucalyptus mentholé, Eucalyptus dives - Afrique du Sud - pipéritone 50%
Anticatarrhale, mucolytique, lipolytique, kératolytique, diurétique, décontracturant musculaireInfections ORL : rhumes, sinusites, bronchites, bronchites chroniques…, kératose, adiposités, crampes

Remarque : Existe également l’huile essentielle d’Eucalyptus à cryptone, Eucalyptus polybractea cryptoniferum. Cette huile essentielle présente des propriétés anti-infectieuses puissantes sur certains types de parasites et virus. Mais, étant potentiellement neurotoxique, elle ne doit être utilisée que sur avis d’un médecin ou aromathérapeute averti.

Huiles essentielles d’Eucalyptus : comment les choisir et les utiliser ?

Pour agir sur un axe anti-inflammatoire, on privilégiera l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné. Pour soulager l’arbre respiratoire, on choisira parmi les huiles essentielles d’Eucalyptus radié, globuleux ou mentholé, selon que les troubles se manifesteront plutôt sur les voies respiratoires hautes ou basse.

Huiles essentielles d’Eucalyptus citronné et pathologies inflammatoires

  • Douleurs musculaires, articulaires ou tendineuses : diluer 3 à 5 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné dans une cuillère à café d’huile végétale de noyau d’Abricot ou du macérat huileux d’Arnica, puis masser délicatement la zone douloureuse
  • Piqûres d’insectes : mélanger 1 goutte d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné avec 1 à 2 gouttes de macérât huileux de Calendula et appliquer sur la piqûre

Voie d’administration préférentielle : voie cutanée, toujours dilué, au minimum à 50%

Contre-indications :  femmes enceintes et allaitantes, enfant < 6 ans – pour les sujets allergiques : réaliser un test au pli du coude

Huile essentielle d’Eucalyptus radié et voies respiratoires hautes

  • Affections virales (rhume, état grippal): diluer 3 à 5 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus radié dans une cuillère à café d’huile végétale de noyau d’Abricot, masser le thorax et le haut du dos, 3 fois par jour
  • Sinusite: diluer 1 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus radié dans 1 gouttes d’huile végétale de noyau d’Abricot, appliquer sur le front et les ailes du nez, 3 fois par jour, en fermant bien les yeux

Voie d’administration préférentielle : cutanée, souvent diluée – inhalation – diffusion atmosphérique

Contre-indications :  femmes enceintes et allaitantes, enfant < 3 ans, sujets asthmatiques ou avec antécédents de convulsions

Huile essentielle d’Eucalyptus globuleux et voies respiratoires basses

  • Bronchite aigüe, toux grasse: diluer 3 à 4 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus globuleux dans une cuillère à café d’huile végétale de noyau d’Abricot, appliquer sur le thorax et le dos, 3 fois par jour

Voie d’administration préférentielle : cutanée, toujours diluée

Contre-indications :  femmes enceintes et allaitantes, enfant < 12 ans, sujets asthmatiques ou avec antécédents de convulsions

Huile essentielle d’Eucalyptus mentholé et affections ORL

  • Bronchite chronique, toux grasse : diluer 2 à 4 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus mentholé dans une cuillère à café d’huile végétale de noyau d’Abricot, appliquer sur le thorax et le dos, 3 fois par jour
  • Sinusite: diluer 1 goutte d’huile essentielle d’Eucalyptus radié dans 2 gouttes d’huile végétale de noyau d’Abricot, appliquer sur le front et les ailes du nez, 3 fois par jour, en fermant bien les yeux

Voie d’administration préférentielle : cutanée, toujours diluée – très souvent en synergie avec d’autres huiles essentielles

Contre-indications (huile essentielle neurotoxique) :  femmes enceintes et allaitantes, enfant < 12 ans, sujets épileptiques ou avec antécédents de convulsions, sujets âgés polymédicamentés

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Voici la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Vous pourrez trouver plusieurs ateliers pour compléter les informations de cet article. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Zoom sur les huiles essentielles d’Eucalyptus en diffusion

Si les huiles essentielles d’Eucalyptus sont indispensables pour certains soins physiques, certaines d’entre elles ont une action fine et soutenue au niveau olfactif. En diffusion, elles s’utiliseront en mélange avec d’autres huiles essentielles aux actions complémentaires.

L’huile essentielle d’Eucalyptus staigeraina, nous offre des notes citronnées, fruitées et pétillantes, moins piquantes que celle de l’Eucalyptus citronnée. Rééquilibrante nerveuse et antispasmodique, elle apaise les tensions et assouplit autant l’esprit que le corps. Elle calme les angoisses et apporte de la lumière. On pourra l’associer aux huiles essentielles de Lavande fine, Mandarine verte, Citron vert ou Ylang-ylang.

L’huile essentielle d’Eucalyptus radié, d’odeur fraiche et cinéolée, tonifie le mental comme le physique et apporte de l’énergie. Elle facilité la concentration et la mémorisation, et aide à positiver. En diffusion, elle pourra être associée aux huile essentielles de Ravintsara, Saro, Pamplemousse, Citron jaune, Sapin de Sibérie ou Pin de Patagonie.

Comment soulager l’hypertension artérielle avec les huiles essentielles ?

Hypertension arterielle huile essentielle

L’hypertension artérielle, très fréquente dans la population, est parfois sournoise. Son retentissement sur le cœur et les vaisseaux n’est pourtant pas sans risque. Alors, comment faire baisser la pression quand celle-ci devient trop forte ?  En aromathérapie, l’huile essentielle d’Ylang-ylang est une huile majeure dans l’accompagnement de l’hypertension artérielle, seule ou en synergie avec d’autres huiles essentielles qui potentialisent son action. Elle calme, dénoue, relaxe et participe à la régulation de la tension artérielle pour retrouver une détente profonde et prendre soin de son système cardio-vasculaire.

Hypertension artérielle et système cardiovasculaire

Le système cardiovasculaire est constitué du cœur, de tous les vaisseaux sanguins (artères, veines et petits capillaires) et du sang qui y circule. Il draine les tissus de leurs métabolites et leur apporte éléments nutritifs et oxygène. Le cœur est un muscle, appelé myocarde, entouré d’une enveloppe, le péricarde. Sa partie droite emmène vers les poumons le sang chargé en dioxyde de carbone, là où il pourra être nettoyé et réoxygéné. Sa partie gauche a en charge la propulsion du sang riche en oxygène dans l’ensemble de l’organisme. Le cœur a son propre système d’irrigation, constitué des artères coronaires. Comme tous les muscles, il a besoin d’être nourri et oxygéné. Un système électrique autonome, dont on mesure l’activité par un électrocardiogramme, permet à ses cellules de fonctionner de manière coordonnée. Enfin, il est sous l’influence permanente du système neurovégétatif, qui selon les besoins réglera le bon rythme cardiaque.

Qu’est-ce que la tension artérielle ?

La tension artérielle est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères : elle dépend de la force de propulsion du sang par le cœur et de la résistance des parois des artères. Comme toute pression, elle se mesure en millimètres de mercure (mm Hg). Le chiffre le plus haut correspond à la pression lorsque le cœur se contracte pour expulser le sang : phénomène de systole (PAS : Pression Artérielle Systolique). Le chiffre le plus bas indique la pression lorsque le cœur se relâche : phénomène de diastole (PAD : Pression Artérielle Diastolique). C’est une valeur variable : plus élevée en journée, en cas d’exercice physique ou de stress ; plus faible la nuit et au repos. Chacun vit avec une tension qui lui est propre, qu’elle soit plutôt basse ou plutôt élevée.

HTA ou hypertension artérielle : chiffres, causes et conséquences

On parle d’hypertension artérielle (HTA) lorsque, à plusieurs reprises, la pression systolique est supérieure à 140 mm Hg et la pression diastolique supérieure à 90 mm Hg, soit en langage courant lorsqu’elle est de 14-9. Une tension artérielle optimale est de 12-8. Les deux chiffres sont importants à prendre en compte dans l’évaluation d’une éventuelle hypertension.

L’hypertension artérielle est dite « essentielle » dans la très grande majorité des cas, car on ne peut expliquer sa cause par une maladie précise et bien identifiée. Elle est parfois liée à la prise de certains médicaments (contraceptifs oraux, corticoïdes, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antidépresseurs…). Hérédité, athérosclérose, diabète, hypercholestérolémie, surpoids, alcool, tabac, alimentation déséquilibrée, stress intense, apnée du sommeil… sont aussi des facteurs de risques. Très souvent, l’hypertension est « silencieuse ».

Signes évocateurs de l’HTA : maux de têtes, vertiges, bourdonnements d’oreilles, palpitations, « mouches volantes » dans les yeux…

Conséquences possibles d’une HTA non traitée : accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires, insuffisance rénale ou cardiaque.

Prise en charge de l’hypertension artérielle

Elle est très souvent médicamenteuse et doit toujours être globale avec :

  • Un régime alimentaire adéquat
  • Des drainages réguliers
  • De l’exercice physique
  • De la détente psychique et mentale…

Les huiles essentielles peuvent participer à la normalisation de la tension artérielle, en agissant directement sur le système cardiovasculaire ou en agissant en amont sur le fonctionnement du système nerveux et la gestion du stress, ou encore en soutenant le foie et les reins dans leur travail d’élimination. Elles ne dispensent pas d’une consultation et d’un traitement médical si nécessaire, même si elles apportent un soutien efficace et précieux.

Quelles huiles essentielles choisir en cas d’hypertension artérielle liée au stress et à l’anxiété ?

L’huile essentielle d’Ylang-ylang est incontournable dans l’accompagnement de l’hypertension artérielle. Associée, par voie cutanée, aux huiles essentielles de Marjolaine à coquilles, Lavande fine et Verveine citronnée, elle permet une régularisation du rythme cardiaque. Cette synergie agit en profondeur sur le système nerveux, qu’il soit marqué par un épuisement extrême ou une surexcitation ; elle permet une détente profonde, un relâchement des tensions intérieures, une revitalisation en douceur du système nerveux et favorisera une normalisation de la tension artérielle. Par voie orale, selon l’état émotionnel, on pourra envisager en complément un recours à l’huile essentielle de Camomille romaine ou l’huile essentielle de Petit grain bigarade.

  • HE Marjolaine à coquilles ou Marjolaine des jardins, aux notes florales, chaudes, légèrement épicées, elle est rééquilibrante nerveuse, hypotensive, tonifiante et calmante.
  • HE Lavande fine : florale et délicate, elle réduit l’hyperémotivité et l’anxiété, elle est antispasmodique et hypotensive, calmante et relaxante.
  • HE Verveine citronnée ou Verveine odorante : d’odeur fraiche et citronnée, calmante, apaisante, sédative, elle apporte lumière et optimisme, elle stabilise – à ne pas confondre avec la Litsée citronnée ou Verveine exotique.

Hypertension artérielle et huile essentielle d’Ylang-ylang

L’ylangier ou canang odorant, Cananga odorata, est un grand arbre des zones chaudes et humides de Madagascar. Sa grande fleur jaune, « fleur des fleurs », donne une huile essentielle au parfum sucré, suave, chaud et entêtant, parfois perçu comme écœurant. On y trouve des notes de jasmin, légèrement épicées. Cette huile essentielle fait voyager, rêver.

Sa distillation est longue et permet d’obtenir 5 fractions successives. Les deux premières fractions (S Extra et Extra), extrêmement fines, sont réservées à la parfumerie. Les trois fractions suivantes (I, II et III) sont utilisées dans l’industrie cosmétique.

L’ensemble de ces fractions réunies donne le « TOTUM » : l’huile essentielle d’Ylang-ylang complète, utilisée en aromathérapie. Très riche en sesquiterpènes, molécules aux propriétés hypotensives, elle dénoue le diaphragme, libère le plexus cardio-respiratoire, régule et apaise le rythme cardiaque. Son olfaction aide au lâcher-prise, calme, relaxe, réconforte et participe au travail sur des traumatismes en lien avec l’image de soi, la sensualité, le comportement sexuel ou la féminité.

Comment soulager l’hypertension avec les huiles essentielles ?

Un massage des plexus cardiaque et solaire, avec une belle synergie d’huiles essentielles aux propriétés hypotensive et régulatrice nerveuse, est à faire en priorité. Il est possible aussi de masser la paume de la main et la face interne des poignets et d’associer ce temps de massage à de grandes inspirations profondes des effluves dégagées.

MA FORMULE  “Détente et calme profond”

Propriétés : hypotensive, régulatrice nerveuse, antispasmodique, calmante, relaxante, sédative

Indications : hypertension liée au stress, palpitations, arythmie, tachycardie, troubles du rythme cardiaque – hyperémotivité, anxiété, déprime passagère, troubles du sommeil.

HE Ylang-ylang, Cananga odorata1,5 ml
HE Marjolaine à coquilles, Origanum majorana3 ml
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia3 ml
HE Verveine citronnée, Lippia citriodora1,5 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’emploi : Réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. En appliquer 6 à 10 gouttes matin et soir, en massage, sur les plexus cardiaque et solaire et sur la face interne des poignets. Respirer profondément. A suivre 3 semaines sur 4 tant que le besoin s’en fait sentir.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants, sujets allergiques (faire au préalable un test au pli du coude).

Précautions d’emploi : risque de photosensibilisation avec l’huile essentielle de Verveine citronnée (pas d’exposition au soleil dans les 6 heures suivants l’application).

HTA et huiles essentielles par voie orale : la Camomille romaine ou le Petit grain bigarade

La synergie « Détente et calme profond » peut être complétée en utilisant, par voie orale, de l’huile essentielle de Camomille romaine ou de Petit grain bigarade.

  • HE Camomille romaine ou Camomille noble : calmante puissante du système nerveux central, antispasmodique, elle soulage l’instabilité émotionnelle, l’hypersensibilité et aide au lâcher-prise. Son odeur miellée, herbacée et chaude, ne plait pas toujours, mais elle est très efficace pour dénouer le plexus cardiaque. Elle détend et calme l’impatience – ne pas la confondre avec la Camomille allemande ou Matricaire
  • HE Petit grain bigarade : aux notes florales, poudrées, proche de celles de la fleur d’oranger, antispasmodique puissante, régulatrice nerveuse, elle facilite l’endormissement. Elle amortit les chocs émotionnels et aide à retrouver ses repères.

Geste simple : selon le ressenti, choisir l’huile essentielle de Camomille romaine, Chamemelum nobile ou de Petit grain bigarade, Citrus aurantium, var amara. Prendre un comprimé neutre, y déposer une à deux goutte(s) d’huile(s) essentielle(s), puis le glisser en boucher et laisser fondre. Idéalement, à faire le soir au coucher, afin de faire retomber la pression et le stress de la journée. 5 jours sur 7 si besoin.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Voici la liste des ateliers d’aromathérapie niveau initié pour vous permettre de bien utiliser les huiles essentielles chez vous, de manière efficace et en toute sécurité. Vous pourrez trouver deux ateliers qui peuvent vous aider à faire descendre la tension artérielle, celui qui concerne la gestion du stress et des troubles nerveux, et celui sur la santé cardio-vasculaire. Pour commencer n’oubliez pas de suivre l’atelier découverte et initiation aux huiles essentielles.

Toux sèche ou toux grasse ? Comment se soulager avec les huiles essentielles ?

Toux et huiles essentielles

La toux, réflexe naturel de l’organisme pour expulser un corps étranger ou un microbe, peut être sèche, aigüe ou grasse, chargée en mucosités et au son plus grave. Quelles en sont les causes ? Comment les différencier et les accompagner ? Des huiles essentielles, aux propriétés mucolytiques, expectorantes et décongestionnantes permettent de soigner et de soulager la toux, qu’elle soit sèche ou bien grasse : l’arbre respiratoire est alors assaini, apaisé et libéré de ce qui l’irrite ou l’encombre.

Toux sèches, toux grasses : manifestations et causes

La toux est une réaction physiologique de l’organisme pour assurer une bonne perméabilité des voies respiratoires : c’est un acte réflexe, ou volontaire, d’expulsion de mucosités ou particules étrangères. Vouloir la stopper absolument n’est pas justifié, car elle est indispensable au bon fonctionnement de l’arbre respiratoire. Il faut chercher à l’accompagner pour la maîtriser et diminuer l’état inflammatoire qu’elle entraine au niveau des muqueuses respiratoires. Elle signe par ailleurs toujours un état pathologique, dont il faut trouver l’origine, pour pouvoir y remédier, quel que soit son caractère de gravité.

Les différents types de toux

D’apparition brutale ou progressive, assortie, ou non, de douleurs thoraciques, de spasmes, d’expectorations, la toux nécessite toujours une exploration attentive de ses symptômes et de ses conditions d’apparition. Avec ou sans fièvre, les toux aigües sont toujours d’apparition récente, en général liées à des infections ORL ; les toux persistantes, plus anciennes, témoignent plutôt de bronchopathies chroniques (asthme, toux non traitées…).

On distinguera les cas suivants :

  • Toux aigüe, sèche ou irritative: quinteuse, sans aucune production de mucosités, fatigante, accentuant l’irritation des voies aériennes. Ses causes fréquentes : rhume, bronchite aigüe, coqueluche, laryngite, pharyngite, asthme. Elle est la plupart du temps d’origine virale.
  • Toux sèche chronique: toux du fumeur, cancer bronchique, effets secondaires de certains médicaments, toux nerveuse liée au stress et aux émotions
  • Toux aigüe, grasse, productive: présence de mucosités, apparaissant de manière réactionnelle à la suite d’irritations des voies aériennes, d’états inflammatoires et/ou allergiques. Elle fait parfois suite à une période de toux sèche, et peut signer une surinfection bactérienne d’une infection virale. Elle doit être respectée et même encouragée, mais elle doit être maîtrisée.
  • Toux grasse chronique : toux qui dure depuis 3 ou 4 semaines, avec une dilatation des bronches qui provoque une toux intense et productive dès le réveil. Ses causes fréquentes : infections bronchiques ou pulmonaires à répétition, obstruction bronchique (tumeurs), immunodépression, facteurs héréditaires, maladie génétique (mucoviscidose)

Les toux avec des troubles de la déglutition, crachats suspects, douleurs thoraciques intenses, mauvais état général sont des urgences médicales.

A la lumière de toutes ces informations, il sera possible de déterminer ensuite comment traiter au mieux la toux.

Huiles essentielles et gestes simples pour soulager la toux sèche

La toux étant un réflexe de défense naturelle de l’organisme, la bloquer n’est pas le bon choix thérapeutique. En cas de toux sèche, il faut réhydrater les muqueuses, calmer l’irritation et réduire l’inflammation des voies respiratoires. L’évolution de la toux doit être suivie de près, car elle nécessite des ajustements en temps régulier, au gré de son mûrissement.

Faire une inhalation de vapeur d’eau (par exemple, avec une tisane de camomille romaine ou de lavande fine), pendant une dizaine de minutes deux fois par jour, est le premier geste à mettre en œuvre pour soulager et apaiser les voies aériennes déshydratées et en feu, avant même toute utilisation d’huile essentielle (ne pas sortir dans les 30 mn suivant l’inhalation).

Calmer la toux sèche d’irritation avec l’huile essentielle de Menthe poivrée

L’huile essentielle de Menthe poivrée, grâce à sa teneur élevée en menthol, présente des propriétés antalgiques, anesthésiantes, antispasmodiques et antiprurigineuses. Elle est aussi décongestionnante respiratoire. Son effet rafraîchissant et antidouleur calme les gorges en feu. Dans l’urgence, elle peut être utilisée en geste simple.

Le geste simple : mélanger 1 goutte d’huile essentielle de Menthe poivrée dans une petite cuillère de miel, puis laisser fondre en bouche. A renouveler 30 mn plus tard si nécessaire.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants – sujets épileptiques, asthmatiques, âgés polymédicamentés, hypertendus – insuffisance hépatobiliaire

Associée aux huiles essentielles de Cyprès toujours vert, Myrte rouge et Thym à linalol, elle participe aux traitements des toux sèches et quinteuses et des trachéites.

  • HE Cyprès toujours vert (ou Cyprès de Provence) : d’odeur boisée, riche en monoterpènes, elle a une action décongestionnante, antitussive, antispasmodique, mucolytique et immunostimulante.
  • HE Myrte rouge: expectorante, fluidifiante, relaxante bronchique en raison de sa teneur élevée en acétate de myrtényle, elle calme les toux sèches irritatives ou spasmodiques.
  • HE Thym à linalol: anti-infectieuse douce, immunostimulante, elle participe aux soins des gorges irritées et de la toux.

MA FORMULE
« Toux sèche »

Propriétés : antitussive, antispasmodique, anti-inflammatoire, anti-infectieuse, décongestionnante

Indications : toux sèche, toux quinteuse, trachéite

HE Cyprès, Cupressus sempervirens4 ml
HE Myrte rouge, Myrtus communis CT acétate de myrtényle3,5 ml
HE Thym à linalol, Thymus vulgaris CT linalol1,5 ml
HE Menthe poivrée, Mentha X piperita1 ml

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml avec codigoutte

Voie perlinguale : mélanger 1 goutte de la synergie à une petite cuillère de miel, laisser fondre en bouche, 6 fois le premier jour puis diminuer progressivement à 3 fois par jour, maximum 7 jours.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants, antécédent de cancers hormonodépendants, endométriose, mastose, sujets épileptiques, sujets asthmatiques, sujets âgés polymédicamentés, sujets hypertendus

Conseils complémentaires : Consommer des tisanes à base de plantes mucilagineuses comme la Mauve et la Guimauve pour s’hydrater et calmer l’irritation des muqueuses – Ne pas surchauffer les pièces.

Huiles essentielles pour accompagner la toux grasse

En cas de toux grasse, maintenir l’expectoration est nécessaire, en facilitant la fluidification des mucosités. Tout comme pour les toux sèches, les inhalations humides constituent aussi un geste simple à mettre en œuvre en première intention pour aider à décoller ces mucosités visqueuses. Cette « toilette bronchique » est à faire deux fois par jour.

Calmer la toux grasse avec l’huile essentielle d’Eucalyptus globuleux

En aromathérapie, l’huile essentielle d’Eucalyptus globuleux, associée à celles de Lavande aspic, d’Eucalyptus citronné et de Sapin de Sibérie, accompagne ce processus d’expectoration.

  • HE Eucalyptus globuleux: huile essentielle à l’odeur caractéristique d’eucalyptol (1,8 cinéole), antivirale et antiseptique respiratoire. Elle agit sur les affections des voies respiratoires basses en stimulant la production de mucus et en fluidifiant les sécrétions.
  • HE Lavande aspic: avec ses notes florales, typiques de la lavande, assorties d’une note camphrée plus puissante, elle est mucolytique, expectorante, anti-infectieuse et anti-inflammatoire.
  • HE Eucalyptus citronné: répulsive antimoustique en raison de son odeur citronnée, elle est anti-inflammatoire et antalgique. Traditionnellement utilisée dans les pathologies articulaires ou musculaires, elle est aussi très efficace pour désenflammer l’arbre respiratoire et calmer les douleurs en cas de toux grasse.
  • HE Sapin de Sibérie: d’odeur boisée, résineuse, c’est une huile essentielle antiseptique aérienne et respiratoire, antispasmodique puissante et décongestionnante des bronches. Elle participe au traitement des toux grasses.

A lire cet article, si vous avez du mal à vous y retrouver avec toutes les huiles essentielles d’eucalyptus.

MA FORMULE
« Toux grasse »

Propriétés : fluidifiante, mucolytique, expectorante, anti-inflammatoire, décongestionnante, anti-infectieuse, antispasmodique, calmante

Indications : toux grasse, laryngite, rhino-pharyngite, affections des voies respiratoires basses, bronchites

HE Eucalyptus globuleux, Eucalyptus globulus2 ml
HE Lavande aspic, Lavandula spica2 ml
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora1 ml
HE Sapin de Sibérie, Abies sibirica1 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml, puis en appliquer quelques gouttes sur le thorax, le haut du dos et la voute plantaire, 3 à 4 fois par jour pendant 5 à 7 jours selon les besoins

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

Conseils complémentaires : Humidifier l’atmosphère, drainer l’organisme avec des tisanes détoxifiantes pour faciliter l’élimination du mucus, supprimer /réduire notablement les laitages, le gluten, les plats gras et industriels qui augmentent la production de mucus en quantité anormale.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Et si vous avez envie de réaliser vos propres synergies, les ateliers AMSOAM sont fait pour ça. Vous pouvez commencer par suivre l’atelier huiles essentielles DEBUTANT, qui vous initie à tous les bases de l’aromathérapie. Puis continuer avec les ateliers INITIES dans l’ordre que vous souhaitez. Vous pourrez acquérir toutes les connaissances nécessaires pour prendre soin de votre santé au naturel.

Soigner une tendinite avec les huiles essentielles

huiles essentielles tendinite

Cheville douloureuse au niveau du tendon d’Achille, articulation du coude enflammée et difficile à mouvoir à la suite d’une pratique sportive intense… cela pourrait signer une tendinite, c’est-à-dire une  inflammation des tendons. Les tendinites sont fréquentes et nécessitent une prise en charge rapide et efficace : éviter qu’elles ne s’aggravent est indispensable. Les huiles essentielles, associés à de l’huile végétale de Calophylle ou des macérats huileux d’Arnica ou de Millepertuis, permettent de réduire l’inflammation des tissus, de soulager la douleur et de retrouver une mobilité normale.

Tendinites ou tendinopathies : contexte d’apparition, symptômes, diagnostic

Le tendon est une zone d’attache, située à l’extrémité du muscle et qui permet son insertion sur l’os. Il est constitué de fibres de collagène et assure la transmission du mouvement entre le muscle et l’os. Selon sa localisation, il est parfois entouré d’une gaine, qui produit du liquide synovial pour lubrifier l’articulation.

Lorsqu’un tendon est sollicité de manière prolongée, excessive ou inhabituelle (pratique sportive intense, sollicitation professionnelle répétée…), cela produit des micro-ruptures, éventuellement associées à un épanchement de synovie (écoulement de liquide synovial en dehors de son espace habituel). Un œdème peut être observé, associé à une inflammation des tissus. L’état du tendon se dégrade, la zone concernée devient douloureuse au toucher et à la mobilisation. On parle alors de tendinite ou tendinopathie.

Le diagnostic est confirmé par radiologie, voire échographie s’il y a une suspicion de microcalcification : en effet, les microdéchirures provoquent des écoulements de sang, qui peuvent entrainer des dépôts de calcium et entraver encore plus la mobilité. Il est important de bien prendre en charge cette pathologie pour éviter qu’elle ne devienne chronique et invalidante. La complication d’une tendinite, certes rare mais possible, est une rupture du tendon.

Certaines tendinopathies sont parfois associées à des pathologies rhumatismales. Il se peut aussi qu’elles apparaissent sans sollicitation anormale de l’articulation ou sur plusieurs articulations en même temps de manière inexpliquée : on peut envisager alors une accumulation de toxines en raison d’une hydratation insuffisante de l’organisme ou une origine psycho-émotionnelle, indiquant symboliquement que le mouvement est douloureux.

Tendinites, tendinopathies : prise en charge au quotidien

La prise en charge médicale classique comprend généralement :

  • la mise au repos de l’articulation concernée
  • l’application de poches glacées
  • l’administration d’anti-inflammatoires par voie orale
  • l’injection locale de corticoïdes (infiltrations)
  • l’utilisation d’une orthèse (genouillère, chevillère…)
  • des séances de kinésithérapie
  • en derniers recours, une intervention chirurgicale

Les huiles essentielles ont également toute leur place dans l’accompagnement des tendinopathies, de manière curative ou en prévention de la récidive, seules ou en complément des traitements allopathiques lorsqu’ils sont nécessaires. L’aromathérapie permet de participer au traitement de la douleur, de l’inflammation, de l’œdème. Elle apporte un vrai réconfort physique et psychologique.

Pour éviter une récidive, la prévention et le changement de certaines habitudes de vie sont également préconisés :

  • Adapter l’activité sportive ou le poste de travail, modifier gestes et /ou postures
  • Pratiquer des échauffements et étirements corrects avant la mobilisation de l’articulation
  • Utiliser du matériel de qualité, notamment pour se chausser
  • Boire suffisamment pour faciliter l’élimination des toxines
  • Drainer régulièrement l’organisme avec des huiles essentielles (Livèche, Céleri, Citron jaune…) ou des hydrolats (Genévrier, Romarin à verbénone, Carotte, Lédon de Groenland…)
  • Avoir une alimentation équilibrée et « anti-inflammatoire » : supprimer/réduire les plats gras et industriels, les sucres et produits raffinés, les laitages, le gluten, et avoir des apports protéiques de qualité, des apport suffisants en vitamines, sels minéraux et oligoéléments, en omégas 3…

Soulager une tendinite avec des huiles essentielles

En aromathérapie, les huiles essentielles à privilégier pour accompagner les tendinopathies sont les huiles essentielles de Gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens et/ou d’Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora ou Corymbia citriodora.

Tendinites : huiles essentielles de Gautherie couchée et Eucalyptus citronné

La gaulthérie couchée : petit arbrisseau de la même famille que le myrtillier ou la bruyère, ses feuilles donnent une huile essentielle riche en salicylate de méthyle, forme d’aspirine naturelle aux propriétés antalgiques, anti-inflammatoires et antispasmodiques. Elle permet notamment de préparer à l’effort puis de récupérer. D’odeur très caractéristique, chaude et suave, elle apporte au niveau émotionnel une sensation de réparation, calme et confiance en soi, assortis d’une belle puissance.

Précautions d’emploi : contre-indiquée chez la femme enceinte et allaitante, chez l’enfant < 12 ans, en cas d’allergie à l’aspirine, de troubles de la coagulation et de traitement anticoagulant. S’utilise uniquement par voie cutanée, diluée dans une huile végétale.

L’eucalyptus citronné : son huile essentielle, riche en aldéhydes terpéniques, ne présente pas de propriétés anti-infectieuses comme celles des Eucalyptus radié et globuleux, mais elle est une puissante antalgique et anti-inflammatoire. Elle est à diluer dans une huile végétale pour un usage par voie cutanée. Au-delà de ses propriétés physiques, son odeur, citronnée et piquante, détend nerveusement et aide à relativiser.

Précautions d’emploi : contre-indiquée chez la femme enceinte et allaitante, chez l’enfant < 6 ans

Geste simple, d’urgence :

Mélanger 2 à 3 gouttes d’huile essentielle de Gaulthérie couchée ou d’Eucalyptus citronnée à quelques gouttes de macérât huileux d’Arnica. Appliquer le mélange sur la zone tendineuse 3 à 4 fois par jour.

L’huile essentielle de Gaulthérie couchée étant « chauffante », lui préférer l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné si l’articulation est rouge, chaude et enflammée.

Soulager une tendinite avec une synergie d’huiles essentielles anti-inflammatoires et antalgiques, antispasmodiques et antioedémateuses

Aux huiles essentielles de Gaulthérie couchée et Eucalyptus citronné, on peut associer les huiles essentielles suivantes :

  • HE Hélichryse italienne ou Immortelle : antihématome, anti-inflammatoire, cicatrisante
  • HE Katrafay: anti-inflammatoire, antalgique, décongestionnante, antiprurigineuse
  • HE Lavandin super: antispasmodique, décontracturante musculaire, anti-inflammatoire
  • HE Menthe poivrée: antalgique, anesthésiante, antispasmodique

MA FORMULE
« Tendons soulagés »

Propriétés : anti-inflammatoire, antalgique, antispasmodique, antioedémateuse, désinfiltrante, cicatrisante

Indications : tendinite simple, tendinopathie, prévention de la récidive, tennis-elbow, golf-elbow, douleur du tendon d’Achille

HE Gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens1 ml
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora3 ml
HE Helichryse italienne, Helichrysum italicum2 ml
HE Katrafay, Cedrelopsis grevei3 ml
HE Lavandin super, Lavandula hybryda clone super1 ml
HE Menthe poivrée, Mentha piperita15 gouttes
HV Calophylle inophyle ou MH ArnicaQSP 50 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : réaliser le mélange dans un flacon en verre teinté de 50 ml. L’appliquer localement 3 à 5 fois par jour, à raison de 10 à 20 gouttes selon les besoins, pendant une semaine ou si besoin 5 jours sur 7 jusqu’à amélioration sensible.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant <12 ans, sujets allergiques à l’aspirine ou sous traitement anticoagulant, sujets hypertendus, épileptiques ou asthmatiques

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Si vous souffrez de douleurs chroniques qui vous épuisent, cet article sur les  douleurs chroniques et huiles essentielles va surement très bien compléter celui là.

Tutoriels aromathérapie

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