Rhume, nez bouché, mal de gorge : Les bons réflexes avec les huiles essentielles

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Il n’y a plus puissant que les huiles essentielles pour enrayer un rhume en hiver. Encore faut il bien les choisir et aussi bien les utiliser, voici les conseils et les bons gestes à connaître absolument pour l’adulte.

En hiver, quand le virus attaque, dans les minutes qui suivent le nez rougit, pique et coule, la tête commence à se congestionner au niveau des tempes, et des éternuements traduisent que les voies respiratoires ORL sont le siège d’une réaction immunitaire inflammatoire intense et rapide. Parfois même la fatigue assaille, sans prévenir. Dans ce contexte d’urgence, plusieurs maîtres mots avec l’utilisation des huiles essentielles s’imposent :

Précocité d’intervention : utiliser les huiles essentielles le plus vite possible sans attendre la multiplication du virus

Itérativité : répéter les prises toutes les 10 minutes pendant 30 minutes à 2 heures, le temps de maîtriser la réaction inflammatoire

Soutien anti-anti-infectieux et immunitaire simultané : choisir les plus belles huiles essentielles antivirales et non forcément les plus grandes antibiotiques, ainsi que celle aux propriétés immunostimulantes pour doper la synthèse des anticorps responsables de la défense des muqueuses.

En respectant toutes ces exigences, les huiles essentielles ont un efficacité palpable de minutes en minutes, l’amélioration des symptômes est tangible et rapide, le sujet a conscience que l’infection est en voie de guérison et par ailleurs que les huiles essentielles renforcent son système immunitaire défaillant.

Les huiles essentielles les plus efficaces contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Certaines huiles essentielles ont un impact respiratoire flagrant quand on porte le flacon sous le nez, ce sont celles qui contiennent du 1,8 cinéole (anciennement appelé eucalyptol). Cette molécule incite à respirer à grand poumon et d’ouvrir en grand la cage thoracique. Elle est oxygénatrice, décongestionnante et même anti-virale, expectorante et mucolytique. Les huiles essentielles les plus familières qui la contiennent sont celle d’eucalyptus radié (ou globulus pour les adultes seulement) très expectorante et immunitaire, celle de laurier noble (boostant de l’immunité et antalgique), de niaouli (idéal pour les terrains récidivants chroniques), de cajeput (un des plus concentré et particulièrement actif contre les virus grippaux influenza), de lavande aspic (en cas de mucosités épaisses) ou encore celle de ravintsara et de saro (en cas de baisse immunitaire due à la fatigue nerveuse).

Une autre classe d’huiles essentielles à retenir pour prévenir ou traiter les affections hivernales sont les huiles essentielles de conifères : divers pins, sapins, et cyprès de Provence. Elles contiennent toutes en majorité des molécules terpéniques comme la térébenthine (huile essentielle de pin maritime) bien connue pour ses propriétés décapantes des surfaces. Toutes ces huiles essentielles de conifères sont en effet détersives (propriété de décoller les mucosités des muqueuses pour augmenter l’efficacité du 1,8 cinéole présent dans les autres HE), tonifiantes générales de l’organisme et aussi antivirales. Ainsi on pourra choisir par exemple l’huile essentielle de sapin pectiné (un des plus détersif) s’il y a beaucoup de mucosités, si l’on préfère renforcer l’activité antitussive l’attention se portera sur des huiles essentielles aux propriétés relaxantes bronchiques comme l’huile essentielle de pin de Patagonie, celle de cyprès de Provence ou encore celle de sapin de Sibérie.

Et puis enfin, une huile essentielle incontournable de l’hiver qui n’a pas encore été évoquée est celle de tea tree. Elle allie à elle toute seule, toutes les propriétés thérapeutiques précédemment citées. Particulièrement bien tolérée sur la peau, elle est une arme aromatique redoutable pour anéantir la quasi totalité des virus respiratoires, celui de la grippe y compris.

Les bons gestes avec les huiles essentielles pour enrayer le rhume

Il est important de réagir vite et fort avec les huiles essentielles, en associant si besoin trois voies d’administration.

Il est impératif de ne pas diluer les huiles essentielles dans une huile végétale (ce conseil est valable pour les adultes et les enfants de plus de 12 ans) pour ne pas ralentir la vitesse d’action des molécules aromatiques et maîtriser le virus le plus vite possible.

Le premier geste à faire dès que possible et qui peut suffire si les symptômes sont naissants, c’est l’inspiration sèche et profonde à l’intérieur des poignets d’une goutte de la synergie aromatique, au moins 5 fois de suite. A répéter toutes les 10 minutes le temps que les symptômes lâchent. De cette manière les vapeurs cinéolées et coniférales de la synergie vont attaquer et affaiblir le virus sans tarder. Sa vitesse de réplication va diminuer, il ne pourra pas s ‘implanter dans la muqueuse ni progresser vers les voies basses.

Associer à cette voie respiratoire des applications cutanées de la même synergie sur les zones immunitaires ORL : comme les chaines ganglionnaires dans la nuque, de chaque côté sous les oreilles, et sur la gorge. Cela permet d’accompagner le choc immunitaire et de soutenir la synthèse d’anticorps responsable de la défense des muqueuses.

Et si besoin, enfin une troisième voie d’administration peut être utilisée en plus, si les symptômes sont déjà avancés : la voie sublinguale. Un miel épais de thym (ou de châtaignier, ou de romarin) est le support idéal pour administrer les huiles essentielle en bouche. Il a l’avantage de faire glisser les huiles essentielles sur la muqueuse respiratoire pour qu’elle soit tapissée dans son ensemble par les molécules aromatiques. Le virus se retrouve ainsi en contact rapproché avec les actifs antiviraux et n’a pas d’autre choix que de trépasser.

L’escalade des symptômes bien connus (comme le nez bouché, les écoulements dans l’arrière gorge, les maux de gorges, qui peuvent évoluer en pharyngite/laryngite et/ou trachéite, ou bien encore en bronchite) est ainsi maîtrisée en l’espace de quelques heures.

Limites et risques à traiter son rhume par les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont les seuls outils thérapeutiques a pouvoir guérir aussi vite et aussi efficacement un rhume ou une infection hivernale. Ces utilisations séquentielles sont possibles pendant quelques heures pour tirer le plein potentiel thérapeutique des ces concentrés. Ces utilisations massives sont possibles pendant un laps de temps imparti, pendant une dizaine d’heure, l’organisme peut ainsi faire le plein d’énergie et corriger son immunité défaillante grâce au coup de pouce aromatique.

Les limites d’utilisation seront :

Les peaux sensibles, atopiques et eczémateuses, car les huiles essentielles doivent être utilisées pures. Dans ce cas, la synergie pourra être utilisée sur la voute plantaire.

Par ailleurs, les enfants jusqu’à 6 ans ne peuvent recevoir des huiles essentielles pures aussi massivement, un protocole doit leur être adapté.

Les sujets asthmatiques ont une hyperréactivité respiratoire qui rend l’utilisation des huiles essentielles très délicate. Il leur est conseillé de se mettre en contact avec un médecin aromathérapeute pour des conseils personnalisés.

La grossesse et l’allaitement sont des périodes où l’utilisation des huiles essentielles pure et concentré est contre-indiquée.

 

Les inhalations aromatiques

La chaleur humide a une efficacité incontestable sur les mucosités. Elle peut aider à décongestionner le nez et augmenter l’efficacité des huiles essentielles utilisées par voie olfactives.

ASTUCE : mettre 1 goutte de la synergie proposée plus bas dans un inhalateur (ou à défaut une tasse) remplie d’eau chaude et respirer les vapeur pendant une dizaine de minutes (en fermant les yeux). Ou bien encore, faire une tisane de romarin et / ou de thym et procéder à une inhalation pendant 10 minutes. Rester au chaud et renouveler 2 fois par jour si besoin. Cela facilitera la réhydratation des muqueuse si le syndrome est sec et sinon facilitera l’expectoration.

MA FORMULE
Contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Propriétés : antivirales, décongestionnantes, mucolytiques, détersives, expectorantes, immunostimulantes

Indications : Rhume, rhino-pharyngite, laryngite, mal de gorge, trachéite

HE cyprès de Provence5 ml
HE tea tree5 ml
HE laurier noble10 ml
HE eucalyptus radié10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre.

Voie respiratoire

Déposer 1 goutte de la synergie à l’intérieur des poignets et respirer profondément 5 fois de suite. Renouveler toutes les 5 à 10 minutes tant que les symptômes persistent.

Voie cutanée

Déposer 20 gouttes de la synergie toutes les 20 minutes en alternant les zones d’application : nuque, cou et gorge, puis thorax, dos, intérieur des avant bras, voute plantaire.

Voie sublinguale

1 goutte dans un miel épais, toutes les 20 minutes, 8 à 10 fois de suite

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Docteur en Pharmacie, aromatologue et réflexologue. Aude Maillard a une approche très complète des huiles essentielles, à la fois scientifique et énergétique. C’est aussi et avant tout une passionnée des huiles essentielles avide de transmettre son savoir. Elle anime aujourd’hui des ateliers santé autour de l’aromathérapie ainsi que des formations professionnelles pour devenir aromathérapeute.