Toxicité des huiles essentielles (partie 3)

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TOXICITE DES HUILES ESSENTIELLES :

LES Recommandations de prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte et la toxicité des huiles essentielles

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit être très guidée par des ouvrages ou les conseils d’un aromathérapeute, et quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir la maman ainsi que son bébé hors de danger. L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire et digestif, et aussi pscho-émotionnel.

Eviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse, en auto-médicamentation, car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées : toutes les espèces de menthe, eucalyptus à camphre à pipéritone ou à cryptone, lavande aspic ou stoechade, romarin à camphre, sauge officinale, cèdre de l’Atlas.  Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique. Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement. Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétonique peu toxiques (comme hélichryse italienne, lavande aspic, romarin à verbénone), si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Eviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique seront utilisées éventuellement seulement sur les recommandations d’un spécialiste: Toutes les huiles essentielles d’anis, fenouil, sauge sclarée, cyprès de Provence, cèdre de l’Atlas, céleri, lentisque pistachier, tanaisie annuelle.

A retenir pour la femme enceinte

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale. Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20 %. On évitera la voie orale.

L’aromathérapie chez le sujet allergique

Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle. L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres : plus particulièrement : l’huile essentielle de laurier noble, de cannelle de Chine ou de Ceylan, l’huile essentielle d’inule odorante, l’huile essentielle pin maritime ou sylvestre, l’huile essentielle de menthe poivrée, les huiles essentielles de lavandes, de sauges, ainsi que les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

LE TEST D’ALLERGIE AUX HUILES ESSENTIELLES :

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie lorsqu’il y a un doute. Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons. Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant, le bébé et les huiles essentielles

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles. Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR que l’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Les grandes règles d’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant

Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
Privilégier la diffusion atmosphérique

L’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant, faîte de manière adaptée lui apporte énormément de bénéfices sur le plan immunitaire. Vous pouvez trouver des informations sur les bons gestes pour stimuler son immunité et traiter ses rhumes dans cet article : Rhumes et rhino-pharyngites :comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?

Les huiles essentielles de la constipation

Constipation et huiles essentielles

La constipation peut toucher à tout âge ou toute période de la vie. Maux de ventre, ballonnements, spasmes, ralentissement du transit signent un dysfonctionnement de l’arbre digestif. Les huiles essentielles agissent à différents niveaux (estomac, foie, intestin, côlon) pour rétablir un équilibre souvent mis à mal au quotidien et retrouver un transit intestinal normal.

La constipation : mécanisme, symptômes et causes

L’alimentation met 4 à 5 heures pour voyager de l’estomac au côlon et les résidus de la digestion 24 à 48 heures pour être évacués. Le rôle du colon est de concentrer les restes, liquides, issus de la digestion. Les selles sont normalement constituées d’environ 80 % d’eau. Mais lorsque le colon réduit trop la teneur en eau, les selles sont sèches, petites et dures, elles s’y accumulent et on parle alors de constipation. On observe des ballonnements, douleurs et crampes et un ralentissement du transit. L’évacuation des selles est difficile, irrégulière et retardée. Le transit est considéré comme normal, quand il y a émission de 3 selles par jour à 3 selles par semaine.

Les causes

Résoudre un problème de constipation nécessite d’en avoir identifié la cause pour éviter une récidive. Elle peut être aigüe, passagère, liée à un problème organique ou à des changements temporaires d’habitude de vie ; ou chronique, le plus souvent alors d’origine fonctionnelle.

Causes organiques :

  • Anomalies de l’arbre digestif : cancer, fissure annale…
  • Anomalies extra-digestives : endocriniennes (modifications hormonales, hypothyroidie, diabète), gynécologiques (kystes ovariens, grossesse), générales (malnutrition, anorexie)…

Causes fonctionnelles :

  • Constipation simple, occasionnelle : modifications de régime alimentaire et /ou d’hygiène de vie, dysbioses (déséquilibre de la flore intestinale), suites opératoires, difficultés psychiques temporaires, voyage à l’étranger
  • Constipation chronique : souvent liée à une station immobile prolongée, un manque d’activité physique (personnes âgées)
  • Colopathie fonctionnelle : alternance de constipation et diarrhée avec douleurs abdominales, souvent accompagnée et/ou causée par du stress
  • Constipation iatrogène : certains médicaments ont pour effet secondaire de provoquer un ralentissement du transit intestinal

Il est nécessaire de consulter son médecin si la constipation est inhabituelle et perdure, si elle alterne avec de la diarrhée, en cas de présence de sang dans les selles ou d’antécédents de cancer du côlon dans la famille.

Constipation : ballonnements, douleurs, spasmes, crampes… Comment les huiles essentielles soulagent-elles ?

Les huiles essentielles sont d’une aide précieuse sur la constipation en agissant par leurs propriétés mécaniques et sécrétoires, à tous les niveaux de l’arbre digestif.  Elles apportent aussi un soutien psychique, par voie olfactive en calmant le mental et l’émotionnel, souvent impliqués dans les difficultés digestives.

Propriétés recherchées :

  • carminatives : évacuation des gaz, responsables des douleurs abdominales
  • stomachiques : stimulation du fonctionnement de l’estomac
  • apéritives : stimulation de l’appétit et des sécrétions digestives
  • antispasmodiques : atténuation des spasmes douloureux de l’intestin
  • laxatives : stimulation des sécrétions digestives pour ramollir les selles et faciliter leur évacuation
  • relaxantes psychiques, nerveuses

Les huiles essentielles à privilégier :

  • HE Estragon: stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique
  • HE Basilic tropical : stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique. Rééquilibrante nerveuse, calme l’hyperactivité mentale
  • HE Gingembre: apéritive, carminative. Tonique du système digestif, favorise les mouvements de l’intestin et la progression des aliments. Stimule, réchauffe et énergétise
  • HE Cardamome : carminative, digestive et antispasmodique
  • HE Coriandre: stomachique, carminative, tonique digestive. A la fois, calmante et tonifiante
  • HE Mandarine: tonique digestive, laxatif doux, relaxante musculaire. Relaxante et calmante nerveuse puissante.

Constipation occasionnelle de l’adulte, constipation du voyageur

Utilisées en première intention, en massage du ventre, les huiles essentielles apportent un réel soulagement. Une prise complémentaire par voie orale est possible.

Réduire la constipation, par massage du ventre, avec l’huile essentielle d’Estragon

Dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 10 ml, réaliser le mélange suivant :

  • HE Estragon, Artemisia dracunculus 4 ml
  • HV noyau d’Abricot 6 ml

Mode d’utilisation : Prendre 10 à 15 gouttes de ce mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen). A faire 3 à 6 fois par jour selon les besoins. Utilisation ponctuelle sur 2 ou 3 jours pour un retour à la normale.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Soulager la constipation, par voie orale, avec l’huile essentielle de Gingembre

Prendre 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Gingembre avec une cuillère à café d’huile d’olive, 2 à 3 fois par jour, avant les repas. L’huile d’olive aura un effet laxatif doux et complémentaire et le transit doit s’améliorer en quelques jours.

En voyage, le recours à un autre support est possible : comprimé neutre, boulette de mie de pain, sucre… A l’effet laxatif de l’huile essentielle de Gingembre s’ajoutera son effet anti-nauséeux, parfois très utile lorsque les changements d’alimentation génèrent aussi des inconforts au niveau de l’estomac.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans

Constipation chronique de l’adulte

Le massage du ventre à l’huile essentielle d’Estragon (cf paragraphe ci-dessus) peut être testé 5 jours sur 7 pendant 3 semaines, jusqu’à 6 massages par jour.  Si les résultats sont insuffisants, utiliser alors la synergie “Régulation du transit”.

MA FORMULE
Régulation du transit

Propriétés : stimulante digestive, carminative, antispasmodique, laxative douce et relaxante

Indications : constipation de l’adulte, lenteur à la digestion, ballonnements, spasmes digestifs liés au stress

HE Gingembre, Zingiber officinalis3 ml
HE Basilic tropical, Ocimum basilicum2 ml
HE Coriandre, Coriandrus sativus1 ml
HE Mandarine, Citrus reticulata3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

 Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. L’utiliser sur 5 à 7 jours, selon les besoins, en suivant le protocole ci-dessous. A renouveler si nécessaire.

  • Voie orale : mettre en bouche, 4 à 5 gouttes du mélange, 2 fois par jour, avant les repas
  • Voie cutanée : prendre 10 à 15 gouttes du mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, après les repas

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans,  risque de photosensibilisation avec l’huile essentielle de Mandarine (pas d’exposition au soleil dans les huit heures suivant l’application)

Précaution : traitement hormonal en cours (effet « progesteron-like » de l’huile essentielle de Coriandre)

Constipation de l’enfant

La régulation du transit intestinal de l’enfant est, comme celle de l’adulte, soumise aux aléas du quotidien et peut être accompagnée par des massages du ventre aux huiles essentielles (sous réserve d’un diagnostic médical préalable).

Synergie « Massage du ventre », à partir de 30 mois

Dans un flacon compte-goutte de 10 ml en verre teinté, réaliser le mélange suivant :

  • HE Mandarine, Citrus reticulata   1 ml
  • HE Estragon, Artemisia dracunculus   1 ml
  • HE Camomille romaine, Chamemelum nobile  1 ml
  • HV noyau d’Abricot   7 ml

Mode d’utilisation : Prendre 5 à 6 gouttes du mélange dans le creux de la main, masser lentement le ventre de l’enfant dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, pendant 5 à 7 jours

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez également des informations complémentaires pour améliorer les capacités digestives dans l’article d’Aude Maillard : Maux de ventre, brûlure d’estomac, constipation : mieux digérer avec les huiles essentielles.

Brûlures, coups de soleil : les huiles essentielles en urgence

Huiles essentielles brulure et coupes de soleil

Brûlures domestiques, par la chaleur, le froid, les frottements, coups de soleil en bord de mer, en montagne … Ces désagréments du quotidien ne doivent pas être pris à la légère et nécessitent des soins appropriés calmants, réparateurs et cicatrisants. Soins aux huiles essentielles, à l’Aloe vera et aux huiles végétales sont des réflexes très efficaces pour ces peaux enflammées.

Brûlures : lésions et conduite à tenir

Une brûlure est une atteinte des tissus, provoquée par un contact de type thermique, chimique ou électrique. Elle entraine une modification de la barrière hydrolipidique de la peau, une augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins, une perte en eau avec apparition d’un œdème (poche remplie d’eau sous forme de cloque) et un risque d’infection. Dans l’urgence, pour déterminer son niveau de gravité, il faut évaluer l’étendue, la profondeur et la localisation de la brûlure. Le pronostic et le besoin éventuel d’avertir le SAMU en dépendent.

Les cas les plus graves se présentent lorsque la surface brûlée est supérieure ou égale à la surface de la paume de la main de la victime, ou bien, si elle concerne une muqueuse, le visage, les os, les yeux, les voies respiratoires et/ou orifices naturels. Les bébés, jeunes enfants, personnes âgées, personnes fragilisés (diabète, dénutrition, alcoolisme…) sont des aussi des sujets à risque.  Les conséquences possibles sont d’ordre infectieux, cicatriciel, circulatoire, ainsi que métabolique et hématologique, lorsque les pertes en eau sont importantes. En cas d’état de choc général, le pronostic vital est engagé.

Brûlures du 1er, 2ème ou 3ème degré ?

  • 1er degré : brûlure superficielle, rouge, très sensible au contact, sans cloque. La surface de la peau blanchit sous une légère pression.
  • 2ème degré : brûlure intermédiaire, en général avec cloque, peau rouge à blanchâtre, sensibilité normale à douloureuse, cicatrisation spontanée plus ou moins aléatoire en 2 à 3 semaines
  • 3ème degré : brûlure profonde, avec derme blanchâtre, perte de sensibilité, circulation sanguine qui ne s’efface pas sous la pression du doigt, cicatrisation spontanée impossible

Brûlures domestiques : conseils d’urgence

En cas de brûlure douloureuse : laisser couler l’eau du robinet la plus fraîche possible, pendant une dizaine de minutes, pour limiter la propagation de la chaleur dans la profondeur du tissu cutané puis prodiguer des soins antalgiques et réparateurs avec l’huile essentielle de Lavande aspic (comme détaillé au paragraphe suivant).

Points de vigilance :

  • Ne pas percer les cloques, ne pas utiliser de pansements adhésifs
  • Surveiller l’évolution de la plaie (éventuelle surinfection). Toute brûlure qui ne guérit pas en quelques jours nécessite une consultation médicale.
  • Ne pas appliquer de corticoïdes, produits colorants (ils masqueraient l’évolution de la cicatrisation), de pommade antibiotique préventive, d’eau oxygénée, d’alcool…
  • Ne pas utiliser de coton hydrophile sur la zone brûlée (il colle à la peau)
  • Ne pas appliquer de corps gras dans les gestes d’urgence
  • Ne pas chercher à retirer les vêtements adhérents à la peau brûlée
  • Ne pas mettre de glace sur la zone brûlée

Brûlures domestiques :  geste d’urgence en aromathérapie avec l’huile essentielle de Lavande aspic

L’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula latifolia ou spica  est l’alliée idéale en cas de brûlure domestique. Très antalgique, anti-inflammatoire et anti-infectieuse, elle apporte un soulagement immédiat et permet une réparation rapide des tissus. Elle peut même éviter une greffe de peau, dans les situations les plus graves, si elle est appliquée précocement.

A FAIRE : Après avoir passé une dizaine de minutes sous l’eau du robinet, laisser tomber 1 à 4 goutte(s) pure(s) sur la zone lésée. A renouveler toutes les 15 à 20 minutes, 2 à 4 fois de suite tant que la douleur persiste (maximum 8 fois).

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant de moins de 6 ans

Une fois la phase douloureuse terminée, la formule ci-dessous pourra être utilisée jusqu’à cicatrisation satisfaisante.

MA FORMULE
Huile cicatrisante et réparatrice spécial brûlure

Propriétés : antalgique, antibiotique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tache), réparatrice et régénératrice cutanée, cicatrisante

Indications : réparation de la peau en cas de brûlure, une fois la phase d’urgence terminée

HE Lavande aspic, Lavandula spica1 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia1 ml
HE Ciste, Cistus ladaniferus CT pinène2 ml
HE Carotte, Daucus carota1 ml
HE Camomille allemande, Matricaria recutita1 ml
MH Millepertuis3 ml
HV Calophylle3 ml
HV Rose musquéeQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone brûlée, jusqu’à cicatrisation satisfaisante

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, traitement anticoagulant (pour l’huile végétale de Calophylle)

Coup de soleil ou érythème solaire

Le coup de soleil est une brûlure, d’étendue et profondeur variables, due à une exposition prolongée aux UVB, amplifiée par les UVA et les infrarouges. Il apparaît dans les heures suivant l’exposition solaire et disparait en quelques jours, après une phase de desquamation (la peau « pèle ») plus ou moins conséquente selon l’intensité de la brûlure. Le coup de soleil peut être léger, rosé, ou rouge vif avec des douleurs, voire des cloques.

La gravité du coup de soleil dépend de la durée et de l’heure de l’exposition, de l’altitude et la latitude auxquelles on se trouve. La première des préventions est de limiter les durées d’exposition et de se couvrir en cas d’exposition prolongée. Conséquences possibles des coups de soleil à long terme : vieillissement prématuré de la peau (perte d’élasticité, dessèchement prématuré, apparition de taches brunes) et risque de cancers cutanés (carcinomes et mélanomes).

Coup de soleil : soulager avec l’huile essentielle de Lavande fine

A FAIRE : Mélanger 4 gouttes d’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia (plus agréable au niveau olfactif que l’huile essentielle de Lavande aspic et suffisante pour soulager un coup de soleil) avec un peu d’huile végétale neutre ou de macérat huileux de Calendula.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Le gel d’Aloe vera est aussi un réflexe instantanément antalgique et réparateur : appliquer 2 ou 3 fois à quelques dizaines de minutes d’intervalle et, en l’espace de 2 ou 3 heures, la sensation douloureuse de l’érythème disparait.

Une fois les premiers soins assurés, la formule du paragraphe ci-dessous, aux huiles essentielles, pourra être utilisée pour une belle régénération de la peau.

Si le recours aux huiles essentielles est impossible : envisager l’application d’hydrolats – hydrolats de Lavande fine, Camomille romaine, Camomille allemande, Hélichryse italienne, Géranium rosat… – à pulvériser directement sur la peau, éventuellement suivie d’une application de macérat huileux de Carotte ou de Calendula, ou de gel d’Aloe véra. Le soulagement sera certain.

MA FORMULE
Gel apaisant et hydratant après-soleil

Propriétés : antalgique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tâche), réparatrice cellulaire (en cas d’altération nucléaire), régénératrice cutanée, hydratante, cicatrisante

Indications : érythème solaire, échauffement cutané de tout type, peau sensible, inflammatoire ou à rougeurs

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia1 g
HE Carotte, Daucus carota1 g
HE Géranium rosat CV Bourbon, Pelargonium asperum CV Bourbon1 g
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum1 g
MH Calendula1 g
HV Rose musquée1 g
Gel à l’Aloe veraQSP 50 g
(Complément)

Réaliser la préparation avec le matériel approprié (mini-balance, bol en inox, fouet…) : après la pesée, mélanger huiles essentielles et huiles végétales, puis y incorporer l’Aloe vera. Bien homogénéiser l’ensemble avec le fouet. Transvaser la préparation dans un pot de 50 g. A conserver au réfrigérateur et à utiliser dans les deux mois.

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone concernée

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Pour compléter ces informations sur la peau et le soleil, à lire cet artcile : Peau, soleil et huiles essentielles : prolonger son bronzage et son teint lumineux.

Soulager les piqûres (insectes, méduses) avec les huiles essentielles

Piqure moustique guêpe et huiles essentielles

En été, moustiques, guêpes, serpents, méduses et insectes en tout genre, peuvent assombrir le quotidien des vacances. Ces piqûres et ces morsures d’animaux, potentiellement venimeux peuvent provoquer de vives douleurs, voire même de fortes réactions allergiques. Des soins appropriés avec les huiles essentielles apportent un réconfort immédiat, diminuent les démangeaisons et canalisent la réaction inflammatoire.

Piqûres d’insectes ou animaux : douleur, démangeaisons, inflammation

Les piqûres d’insectes ou animaux provoquent souvent les réactions locales suivantes :

  • douleur immédiate, assez vive, voire fulgurante
  • réaction inflammatoire avec rougeur et gonflement, à l’endroit même de la piqûre, parfois suivie d’un œdème et d’une sensation de brûlure qui s’étendent
  • prurit intense – troubles fonctionnel des nerfs de la peau – qui provoque des démangeaisons

Au-delà de l’inconfort lié à la piqûre, le risque, localement, en cas de grattage, est une surinfection de cette zone. Et, sous l’effet de la surprise, la personne manifeste parfois aussi des signes d’affolement, d’inquiétude ou de malaise. Elle a besoin d’être rassurée et accompagnée.

Chez un sujet à terrain allergique, il faut surveiller l’apparition de signes avant-coureurs d’un choc anaphylactique ou Œdème de Quincke : urticaire généralisé, prurit des mains et des pieds (survient dans les 10 à 20 minutes qui suivent la piqûre), œdème des lèvres et/ou du visage, gêne respiratoire, hypotension, malaise général.

Piqûres : insectes ou animaux en causes, les conseils d’urgence

  • Mouches, moustiques et taons 

Piqûres désagréables, mais en général sans gravité. Eviter de se gratter, ce qui aggrave et prolonge les réactions.

  • Tiques, araignées et aoûtats

Tique : celle-ci s’accroche à la peau pour se gorger de sang. Elle pique sans faire mal et parfois de manière inaperçue. Si elle est visible, la retirer avec un tire-tique et désinfecter, éventuellement dans l’urgence avec une goutte d’huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia. Les tiques sont les vecteurs de nombreuses maladies, consulter à ce sujet le dossier complet d’Aude Maillard sur la maladie de Lyme et les huiles essentielles.

Araignées et aoûtats : les piqûres peuvent être intenses et douloureuses et provoquer de fortes réactions.

  • Abeilles, guêpes (et frelons)

Abeille : ne pique qu’une fois, car laisse son dard dans le derme.

Guêpe : dard plus lisse, ne le perd pas lors de la piqûre, peut piquer plusieurs fois.

Le venin de ces insectes est neurotoxique et allergisant. Lors d’une piqûre, localement, œdème et prurit intense sont observés. Des signes plus généraux, comme urticaire, nausées, vomissements, vertiges sont possibles. La prudence s’impose, car une manifestation allergique peut apparaître entre 1 et 15 jour(s) après la piqûre.

En dehors de tout contexte allergique, des réactions toxiques, locales ou générales peuvent être observées (perte de connaissance, convulsions, coma). La gravité des manifestations dépend alors de la localisation de la piqûre et de son nombre (une seule piqûre dans la bouche peut être dangereuse).

Dans le cas d’une réaction locale simple, retirer le dard et détruire le venin avec une source de chaleur, ou utiliser une appareil type Aspivenin.

  • Vives et méduses

Vive : poisson présent dans les fonds sablonneux des eaux côtières. Piqûre très douloureuse irradiant dans tout le membre (en général, la jambe). Venin thermolabile, neutralisé par la chaleur. Utiliser une pompe à venin et placer la zone touchée dans de l’eau chaude. Penser aussi aux cataplasmes d’argile verte qui est anti-inflammatoire et qui absorbe les toxines.

Méduse : présentes à proximité des plages, dans les courants d’eau de mer chaude. Brûlure immédiate avec œdème. Laver la plaie à l’eau de mer, saupoudrer de sable pour retirer les filaments urticants, relaver à l’eau de mer.

  • Vipères

En France, la vipère est le seul serpent venimeux. Les formes graves de morsure sont rares, 95% des d’entre elles se présentent au niveau des pieds ou des mains (cueillettes, engagement d’un pied dans une anfractuosité sans visibilité…). Sensation de piqûre avec trace visible de morsure. Œdème apparaissant en 10 à 15 minutes, régresse après 72h sur 2 à 3 semaines. Malaise, nausées, vomissements, hypotension y sont associés.

A faire : immobiliser le sujet, appeler les services médicaux compétents, désinfecter la morsure.

A ne PAS faire : incision et succion au niveau de la morsure, garrot, application de glace.

Dans les cas sans gravité, la conduite générale sera toujours de nettoyer et désinfecter la zone piquée, puis d’y appliquer des soins locaux calmants antiprurigineux, antihistaminiques et anti-inflammatoires. Les cas où subsiste un doute, sur la gravité de la réaction, seront pris en charge par une structure médicale.

Soulager les piqûres avec les huiles essentielles :  le réflexe, l’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica

L’huile essentielle de Lavande aspic est l’huile essentielle majeure en cas de piqûre d’insectes ou d’animaux. Elle possède des propriétés antitoxiques, antalgiques, analgésiques, antiinflammatoires et anti-infectieuses.

Certains végétaux, notamment les orties peuvent provoquer à leur contact des réactions urticantes, similaires à celles des piqûres d’insectes, et soulagées de la même manière par les huiles essentielles.

Le Geste Simple

Appliquer directement sur la piqûre 2 à 3 gouttes pures d’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica, 4 à 6 fois par jour, les trois premières applications étant espacées de 10-15 minutes environ. Si la zone concernée est étendue, diluer l’huile essentielle de Lavande aspic dans du macérat huileux de Calendula ou une huile végétale neutre.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

Pour les enfants entre 3 et 6 ans, ce geste simple peut être réalisé avec de l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia ou de l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriododra.

Il est conseillé de lire notre article pour bien s’y retrouver dans toutes les huiles essentielles de lavande

MA FORMULE COMPLETE
Roll-on calmant et apaisant aux huiles essentielles contre les piqûres

Propriétés : antitoxiques, anti-histaminiques, anti-inflammatoires, antalgiques, anti prurigineuses et anti-infectieuses

HE Lavande aspic, Lavandula spica30 gouttes10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora20 gouttes7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile20 gouttes7 gouttes
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia20 gouttes6 gouttes
HE Menthe poivrée, Mentha x piperita6 gouttes2 gouttes
HV Calophylle3 ml 1 ml
MH CalendulaQSP 15 ml
(Complément)
QSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 15 ml – ou 5 ml- selon la quantité totale désirée, y verser les huiles essentielles et l’huile végétale de Calophylle dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

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Pour les enfants entre 3 mois et 6 ans et les femmes enceintes de plus de 3 mois :

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile7 gouttes
MH CalendulaQSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 5 ml, y verser les huiles essentielles dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins, ET SEULEMENT 3 fois par jour pour les bébés de moins de 30 mois et les femmes enceintes. Chez le bébé et le jeune enfant il est vivement conseillé de procéder au test allergique avant toute utilisation d’huile essentielle : à visionner ce tutoriel pour plus d’informations sur la tolérance des huiles essentielles sur la peau et le test allergique.

A lire cet article, pour plus d’informations sur l’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant.

Contre-indications : enfants de moins de 3 mois, femme enceinte de moins de 3 mois

Pour apprivoiser les huiles essentielles et mieux maîtriser leurs utilisations, voici le programme des ateliers huiles essentielles aromathérapie familiale.

TDAH : Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité. Intérêt des huiles essentielles

Hyperactivité et huiles essentielles

Le tableau clinique du TDAH ou Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, est complexe et souvent délicat à gérer. Inattention, hyperactivité et/ou impulsivité altèrent et parfois même handicapent le quotidien. Les huiles essentielles peuvent améliorer ces troubles et apporter un réel confort de vie, aux enfants comme aux adultes concernés.

Tableau clinique du TDAH : inattention, hyperactivité, impulsivité

Le TDAH est le trouble neurocomportemental le plus fréquent chez l’enfant d’âge scolaire. Selon les études, il concerne 3 à 7 % des enfants scolarisés. Il persisterait plus ou moins à l’adolescence et l’âge adulte pour 65% d’entre eux.

Il se manifeste par de l’inattention, souvent assortie d’hyperactivité et d’impulsivité : l’enfant a du mal à se concentrer, a besoin d’avoir en permanence quelque chose entre les mains, intervient de manière inappropriée…  Ce trouble coexiste aussi avec d’autres symptômes : colère, instabilité émotionnelle, tolérance très faible aux frustrations, beaucoup d’oppositions, des difficultés relationnelles. Cela génère des conflits familiaux, des difficultés scolaires, une mauvaise estime de soi et de l’anxiété.

Au-delà de cette réalité, ce sont aussi des enfants, adolescents et adultes créatifs et pleins d’imagination, riches et sensibles.

Causes et diagnostic du TDAH de l’enfant, l’adolescent ou l’adulte

Les causes sont multifactorielles : génétiques, neurobiologiques et environnementales.

Au niveau neurologique, on observe des anomalies de développement et de fonctionnement cérébral : les lobes frontaux et préfrontaux, responsables de l’attention, du sens de l’organisation et du contrôle des mouvements, s’activeraient de manière anormale ou auraient une anatomie singulière. Des déséquilibres dans les taux de certains neurotransmetteurs cérébraux seraient également en cause, notamment pour la dopamine, neurotransmetteur impliqué dans la cognition, la mémorisation, la motivation, le comportement, ainsi que la croissance des tissus et le mouvement musculaire, et la noradrénaline, qui module l’attention, l’apprentissage et la sociabilité. Au niveau environnemental, seraient impliquées les substances ou données suivantes : tabac, pesticides et autres substances toxiques, additifs alimentaires, carences nutritionnelles (magnésium, fer, zinc et omégas 3), troubles métaboliques divers (intolérance au gluten, à la caséine, insuffisance cérébrale en glucose…).

Le diagnostic est difficile à établir, il nécessite le recueil et l’analyse de nombreuses informations. Pour qu’il soit confirmé, il faut qu’un certain nombre de symptômes soit présents avant 7 ans, qu’ils se manifestent autant à la maison qu’en collectivité et qu’ils soient présents depuis au moins 6 mois. Cela nécessite la prise en charge par une équipe de professionnels spécialement formés au dépistage et à l’accompagnement de ces troubles.

Accompagnement du TDAH avec les huiles essentielles

L’accompagnement doit être pluridisciplinaire : rééducation (orthophonie, psychomotricité, gestion mentale…), psychothérapie, accompagnement parental, aménagement scolaire et parfois traitement médicamenteux. Ces approches multiples nécessitent réflexion et prudence et sont à adapter à chaque contexte. Une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil, exercice physique) est aussi indispensable.

Les huiles essentielles ont toute leur place dans ce tableau clinique. Leurs effets relaxants et rééquilibrants du système nerveux permettront au long cours de retrouver calme, concentration et capacité de réflexion.

Le massage aux huiles essentielles, notamment, est un temps de détente, de relaxation et permet de mettre un peu de calme dans des relations parfois conflictuelles. Il peut être pour un enfant hyperactif un moment privilégié et réconfortant avec son parent, avant la séparation de la nuit. Stick olfactif et diffusion aux huiles essentielles calmantes et réconfortantes sont aussi des approches intéressantes, par exemple en alternance avec les massages.

MA FORMULE
Massage “Détente et rééquilibrage nerveux”

  • Camomille romaine : Aide à surmonter les peurs et les angoisses, soulage les crispations, calme l’impatience.
  • Lavande fine : Apaise l’hyperémotivité, le stress, l’anxiété et l’irritabilité, apporte sérénité.
  • Ravintsara : Recharge et rééquilibre le système nerveux, apporte de l’énergie, sans exciter.

Formule :

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile2 ml
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia2 ml
HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1-8 cinéole1 ml
HV noyau d’AbricotQSP 15 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : le soir au coucher, masser doucement la voute plantaire, le plexus solaire et chaque côté de la colonne vertébrale – Enfants à partir de 6 ans : 3 à 5 gouttes – Adultes : 10 à 12 gouttes. Si besoin, ponctuellement, le matin, déposer 1 gouttes sur la face interne des poignets, faire pénétrer et les respirer profondément avant de démarrer sa journée.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques, sujets asthmatiques (en raison du 1-8 cinéole présent dans l’huile essentielle de Ravintsara)

Pour plus d’informations sur la toxicité des huiles essentielles et leurs contre-indications :

https://www.aude-maillard.fr/huiles-essentielles-toxicite-contre-indications-dangers-partie-1/

MA FORMULE
Stick olfactif “Calme et confiance en soi”

  • Bergamote : Calme la nervosité et le trac, apporte confiance en soi, courage et envie d’entreprendre
  • Marjolaine à coquilles : Agit contre l’irritabilité, la baisse de moral et le surmenage intellectuel
  • Petit grain bigarade : Aide en cas de nœud à l’estomac, calme l’anxiété, le ressassement et les colères. Stimule la communication. Permet de retrouver une meilleure image de soi-même

Formule :

  • HE Bergamote, Citrus aurantium ssp bergamia  7 gouttes
  • HE Marjolaine à coquilles, Origanum majorana  7 gouttes
  • HE Petit Grain bigarade, Citrus aurantium ssp aurantium  5 gouttes

Mode d’utilisation : prendre un stick inhalateur avec une mèche de coton vierge. L’imprégner des huiles essentielles dans les proportions indiquées. La fixer sur son support. Refermer. Le stick est prêt à l’emploi et peut être emporté avec soi pour la journée.

Précaution : l’utilisation du stick olfactif par un enfant se fait en présence d’un adulte.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

MA FORMULE
Diffusion “Relaxation et protection”

  • Bois de Rose : Réconforte, aide à surmonter les peurs et la séparation, apporte un sentiment de protection.
  • Mandarine :  Combat la tristesse, antistress, calmante, relaxante. Idéale contre les insomnies.

Formule :

  • HE Bois de Rose, Aniba rosaedaora        20 gouttes
  • HE Mandarine, Citrus reticulata zeste     20 gouttes

Mode d’utilisation : verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 minutes avant le coucher, ou en journée si besoin.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques

A lire cet article d’Aude Maillard, pour plus d’informations pour lutter contre le stress et l’anxiété de l’enfant

https://www.aude-maillard.fr/huile-essentielle-aromatherapie-bebe-enfant-angoisse-stress-odeur/

Capsulite rétractile ou épaule gelée : comment soulager avec les huiles essentielles ?

Epaule douleur capsulite huile essentielle

Cette affection de l’épaule, même si elle reste bénigne, correspond à une impasse thérapeutique. Son étiologie est mal connue et son traitement par la médecine conventionnelle est insatisfaisant. Les huiles essentielles tant par leur niveau d’action pharmacologique que par leurs propriétés énergétiques apportent du réconfort et une accélération de la temporalité de guérison.

Capsulite, inflammation et rétractation

La capsulite est une inflammation de la capsule articulaire de l’épaule. Elle correspond à la rétraction progressive de l’ensemble des ligaments qui soutiennent l’articulation de l’épaule, appelé « capsule ». Cette pathologie est souvent unilatérale mais peut toucher les deux épaules l’une après l’autre. Elle peut faire suite soit à un traumatisme physique, mais la plupart du temps elle survient sans cause apparente. Elle touche les femmes le plus souvent (entre 40 et 60 ans), elle peut s’inscrire aussi dans un contexte de choc psycho-affectif (divorce, deuil, rupture…). C’est une maladie mal maîtrisée par la médecine conventionnelle, qui régresse progressivement avec le temps. Elle peut durer de 6 mois à 2 ans. La vitesse de guérison est aléatoire, mais elle semble être accélérée par des approches de médecines complémentaires : développement personnel, kinésithérapie, ostéopathie, phyto et aromathérapie.

Symptômes de la capsulite rétractile

La symptomatologie est évolutive, handicape fortement le sujet qui souffre dans ses mouvements du quotidien (lever les bras, attacher son soutien-gorge, s’étirer au réveil…). Les douleurs ne se cantonnent pas à la région de l’épaule. Ce sont des douleurs de type neuro-végétatif qui s’irradient dans tout le bras parfois jusqu’aux doigts. Ces symptômes évoluent en trois phases :

  • Phase 1 de 1 à 4 mois : caractérisée par des douleurs intenses qui diffusent de l’épaule jusqu’au poignet et même aux doigts. Ces douleurs sont plutôt neurogènes, elles suivent les trajets des fibres nerveuses. Leur nature est aigüe voire électrique, notamment lors de mouvement brusque sollicitant l’articulation du coude ou de l’épaule. Leur intensité diminue avec des mouvements doux type rééducation par de la kinésithérapie.
  • Phase 2 de 3 à 12 mois : caractérisée par la rétraction et le raidissement de l’épaule. L’articulation se referme, le bras se replie sur le corps, et tout mouvement vers l’extérieur, le haut ou l’arrière devient très douloureux, voire impossible. L’amplitude d’ouverture du bras est largement diminuée, ainsi que la puissance de fermeture de la main. Les douleurs nocturnes perturbe la qualité du sommeil.
  • Phase 3 de 6 mois à 2 ans, caractérisée par une diminution progressive spontanée des symptômes et une augmentation graduelle de l’amplitude des mouvements.

Soulager la capsulite avec les huiles essentielles

Face à ce tableau clinique et cette physiopathologie un peu floue, les huiles essentielles aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques ostéo-articulaires ont une efficacité très médiocre. Les huiles essentielles les plus analgésiques articulaires comme celle de laurier noble, d’eucalyptus citronné ou de katafray ont cette insolence de ne pas vraiment fonctionner. Cela confirme que l’efficacité des huiles essentielles est totalement liée à leur mécanisme d’action ciblé sur la physiopathologie de la maladie, qui pour ce sujet précis de la capsulite, est mal connue. Cette étiologie semble être plutôt psycho-neuro inflammatoire plutôt que purement ostéo-inflammatoire. Pour espérer « anesthésier » les fibres nerveuses profondes douloureuses, il est nécessaire de se tourner vers des molécules au tropisme nerveux, connues par ailleurs pour leurs propriétés sédatives ou anesthésiantes. Par exemple : L’huile essentielle d’ylang ylang 3eme distillation, cette fragrance des plus aphrodisiaques et voluptueuses, utilisée pour ses propriétés psychoactives anti-dépressives et calmantes, est aussi une puissante antalgique. En synergie avec une huile essentielle de basilic tropical antispasmodique neuro-musculaire, apporte un relâchement du tissu nerveux mais aussi des muscles contracturés et responsables de la rétractation. L’huile essentielle de camomille noble allie de puissantes propriétés anti-inflammatoires percutanées tant sur le tissu osseux, que musculaire et nerveux. Par ailleurs son profil sédatif et freinateur de la transmission nerveuse, est totalement adapté au type de douleur à traiter. Pour finaliser la synergie et augmenter son potentiel antalgique, il est nécessaire d’y rajouter une huile essentielle de clou de girofle pour que dès l’application, son effet anesthésiant soulage le bras et l’épaule en souffrance.

Alléger l’état psycho-affectif par l’impact subtile des huiles essentielles

Parfois la capsulite peut s’inscrire dans un tableau psycho-émotionnel caractéristique. L’épaule est une articulation qui permet la relation au monde et à l’autre. « Je donne » et « je prends », « je me fais aider » et « j’aide » à mon tour, on « s’épaule mutuellement ». Elle communique et assure la puissance dans le geste effectué par la main (comme pouvoir débloquer un couvercle, serré un objet). Dans la capsulite, l’épaule est « gelée », cet engourdissement s’installe progressivement souvent conjointement à un ralentissement général psychique et/ou affectif. Il est souvent le reflet d’un état global de repli sur soi. Lorsqu’on se trouve « empêché » de donner, frustré de ne pas donner et aussi coupable d’avoir aidé sans avoir eu de retour, le corps se referme, pour inviter le sujet à se « concentrer » sur cette zone. Toute sa conscience est portée sur l’épaule complètement immobilisée et prisonnière, handicapant toute ouverture et accueil dans les posture du corps. Ce schéma d’auto-destruction nécessite une remise en question profonde pour un chemin de guérison accéléré. Recentrage sur qui l’on est réellement, sur ce que l’on mérite, sur ce que l’on peut apporter aux autres, et aussi acceptation des souffrances passées souvent accumulées de longues dates.
Pour toutes ces étapes à surmonter, pour pouvoir se retrouver et pour s’ouvrir de nouveau, quelques huiles essentielles sont de bons guides :

Huile essentielle myrrhe de somalie, pour pleurer, évacuer et panser ses blessures

Une oléorésine biblique s’impose pour apporter la spiritualité nécessaire pour faire bouger le corps physique en souffrance. Tel un baume, elle enveloppe, apaise et réconforte pendant qu’elle aide l’esprit à s’élever et à cheminer vers le moi profond. Elle soigne les traumas, elle cicatrise, elle connecte aussi au féminin intérieur, c’est-à-dire aux capacités d’écoute, de réceptivité, de créativité et de générosité, pour les mettre au service de son moi profond.

Se faire du bien avant de pouvoir faire du bien aux autres.

Huile essentielle de kunzea, pour retrouver sa dynamique de mouvement

L’empreinte de cette huile essentielle venue de Tasmanie est très vivifiante et profondément restructurante. Après ou pendant le travail de pacification avec l’huile essentielle de myrrhe sur les profondeurs de l’être, cette énergie du kunzea va aider à « réinsérer » le corps physique dans les sollicitations du quotidien. Elle aide la psyché à aller de l’avant pendant la « convalescence », à avoir du courage pour s’extérioriser et remettre en mouvement le corps physique. Une huile essentielle très yang et à l’ “odeur très incarnée”, pour contrebalancer la spiritualité de la myrrhe et rester les pieds sur terre.

A FAIRE : Pause olfactive quotidienne

Installé confortablement assis ou allongé, procéder à une pause olfactive quotidienne avec l’une ou l’autre de ces huiles essentielles, selon l’envie et l’inspiration. Pour cela, en déposer un goutte sur une touche à sentir (ou des lunettes olfactives) et la respirer profondément pendant au moins une dizaine de minutes. Ecouter, observer vos pensées pendant la pause olfactive ainsi que votre comportement au fil des jours. Poursuivre ces pauses pendant plusieurs semaines, le temps nécessaire pour faire évoluer la psychée et le comportement, et que le corps évacue ses douleurs somatiques.

MA FORMULE CAPSULITE RETRACTILE
débloquante et apaisante

Propriétés : antalgique neuro musculaire, anti-inflammatoire, rééquilibrante neurovégétative, anesthésiante.

Indications : gestion de la douleur de la capsulite rétractile de l’épaule, ou tous types de douleurs neurogènes.

HE ylang ylang 3eme distillation
Cananga odorata
5 ml
HE basilic tropical
Ocimum basilicum
5 ml
HE camomille noble
Chamaemelum nobile
5 ml
HE clou de giroflier
Eugenia caryophyllata
3 ml
Huile végétale de noyau d'abricotQSP 30 ml (complément jusqu'à 30 ml)

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre, puis compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale de noyau d’abricot.

Appliquer une vingtaine de gouttes sur l’épaule et l’ensemble du bras, jusqu’au poignet. Diminuer les doses et la fréquence d’application en fonction de l’amélioration et de la tolérance cutanée. Traiter seulement 5 jour sur 7.

PRECAUTIONS D’UTILISATION : Cette synergie contient plusieurs huiles essentielles irritantes voire dermocaustiques. Leur dilution dans l’huile végétale améliore leur tolérance mais l’application quotidienne de cette synergie peut amener au fil du temps des réactions d’intolérance (type peau granuleuse et qui démange). Dans ce cas, il est conseillé de stopper les applications pendant quelques jours le temps que la peau retrouve son intégrité.

TERRAIN ALLERGIQUE : en cas d’hyperréactivité de la peau, procéder au test allergique avant d’utiliser la synergie. Vous pouvez retrouver sur ce tutoriel consacré à l’application des huiles essentielles sur la PEAU, toutes les informations pour le réaliser.

L’huile essentielle de Lavande stoechade

Huile essentielle lavande stoechade

Les huiles essentielles de lavandes sont nombreuses, comme indiqué dans l’article « Huiles essentielles de lavandes… Comment s’y retrouver ? ». Elles évoquent souvent un univers de douceur. Ce n’est pourtant pas toujours le cas : l’huile essentielle de Lavande stoechade a un profil très spécifique et est particulièrement dangereuse par sa neurotoxicité. Ses contre-indications sont très strictes.

Huile essentielle de Lavande stoechade : histoire et botanique

Jusqu’au Moyen-Age, le mot « lavande » n’était utilisé que pour la Lavande stoechade. Les autres lavandes étaient appelées « spic ». Au 18ème siècle, elles furent enfin toutes déterminées et classifiées d’un point de vue botanique.

La Lavande stoechade, Lavandula stoechas, est une lavande sauvage, qui pousse au niveau de la mer. On en trouve beaucoup sur les Iles d’Hyères, dans le Parc national de Port-Cros, îles appelées, à l’origine, Iles Stoechades par un géographe grec. Il en pousse également dans le Massif de l’Estérel, au Portugal et en Espagne. La Lavande stoechade est aussi dénommée Lavande cotonnée, Lavande papillon, Lavande à toupet ou encore Lavande des Iles d’Hyères. Elle appartient à la famille des Lamiacées. Elle se distingue des autres lavandes pas des fleurs de grosses tailles, pourpres foncées, présentant à leurs extrémités de fines membranes ressemblant à des feuilles ou évoquant des ailes de papillon. La plante est par ailleurs beaucoup plus ramassée et au ras du sol que la lavande fine, qui est élancée, avec des sommités fleuries « fines » et très éloignées des premières feuilles.

On en distille les sommités fleuries : l’huile essentielle obtenue est peu délicate, d’odeur intense et camphrée.

Biochimie de l’huile essentielle de Lavande stoechade

Les teneurs en différentes molécules aromatiques sont variables selon les lots, mais la composition est principalement répartie de la manière suivante :

  • Cétones : 80%, dont fenchone de 30 à 60% – bornéone (camphre) de 12 à 25 %
  • Oxydes (1-8 Cinéole) : 5 à 15%
  • Monoterpènes : 10%, dont alpha-pinène et camphène
  • Monoterpénols : 5 à 10%, dont linalol, alpha-fenchol et bornéol

Toxicité et propriétés des huiles essentielles à cétones

D’une manière générale, les cétones présentent des propriétés lytiques remarquables, c’est-à-dire qu’elles ont la capacité de dégrader et dissoudre des molécules.

Elles sont mucolytiques et fluidifiantes des sécrétions de l’appareil respiratoire et génital, et également lipolytiques pour les sécrétions bronchiques lipidiques issues de l’alimentation et pour les matières grasses accumulées dans la peau. Leur pouvoir cicatrisant et régénérant tissulaire est très important. Certaines d’entre-elles sont antiparasitaires et anti-infectieuses.

Ces molécules ont aussi une affinité conséquente pour le système nerveux central : calmantes et sédatives à faible dose, mais neurotoxiques (convulsions, coma, mort) et abortives à forte dose. L’utilisation d’huiles essentielles contenant des cétones nécessite prudence et respect des posologies et contre-indications.

Pour plus d’informations, lire l’article d’Aude Maillard sur la neurotoxicité des cétones.

Propriétés et indications de l’huile essentielle de Lavande stoechade

  • Décongestionnante des voies respiratoires : fluidifie les sécrétions, permet l’expectoration (l’évacuation du mucus) et évite l’inflammation des voies respiratoires. Efficacité constatée dans le traitement des otites séreuses.
  • Antiinfectieuse, spécifiquement sur le Pseudomonas aeruginosa, bactérie pathogène souvent impliquée dans les infections nosocomiales
  • Cicatrisante, sur des petites plaies ou des escarres

Précautions d’emploi de l’huile essentielle de Lavande stoechade

En raison de sa teneur très élevée en cétones, l’huile essentielle de Lavande stoechade est déconseillée en auto-médication. Elle sera conseillée sur l’avis d’un médecin ou d’un aromathérapeute avisé (pour être certain que toutes ses contre-indications sont respectées). Dans tous les cas, son utilisation sera par voie cutanée, diluée dans une huile végétale au maximum à 20%, sur des zones restreintes et des durées courtes.

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

FORMULE
Otite séreuse

Propriétés : purifiante, anti-inflammatoire, antalgique et anti-infectieuse

HE Lavande stoechade, Lavandula stoechas0,5 ml
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum0,5 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia0,5 ml
HE Eucalyptus citronnée, Eucalyptus citriodora1 ml
HV Noyau d'abricotQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Appliquer 3 à 4 gouttes de la synergie, en massage doux, sur le pourtour de l’oreille, 3 à 4 fois par jours pendant 5-6 jours

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

Usage uniquement sur avis médical

FORMULE
Cicatrice chéloïde

Propriétés : lysante, purifiante, régénérante cellulaire et réparatrice tissulaire

HE Lavande stoechade, Lavandula stoechas0,5 ml
HE Carotte, Daucus carotta0,5 ml
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT Verbénone0,5 ml
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum0,5 ml
HV Calophylle inophyle5 ml
HV Rose MusquéeQSP 10 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Appliquer 2 à 3 gouttes de la synergie sur la cicatrice, matin et soir, 4 jours sur 7 jusqu’à amélioration sensible. Bien masser à chaque application.

Contre-indications : compte-tenu de ses propriétés neurotoxiques et abortives, usage interdit par voie interne, usage interdit chez les bébés, les jeunes enfants (<7ans), les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées et les épileptiques.

Usage uniquement sur avis médical

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Huiles essentielles de Lavandes … Comment s’y retrouver ?

Huiles essentielles lavandes

L’univers olfactif des lavandes nous est familier et les rayonnages de leurs huiles essentielles regorgent de flacons d’appellations différentes. Quelles particularités les distinguent ? Leurs noms, leur botanique ou leurs propriétés ? Explorons cet univers de fragrances bien connues, souvent synonyme d’odeurs d’antan, de fraicheur, de propreté, ou encore de calme et de détente.

Lavandes et lavandins : un peu de botanique

Les lavandes poussent au soleil, dans le Sud de la France, à des altitudes variables. Etymologiquement, « lavande » vient du mot latin lavare, qui signifie «laver ». La lavande était utilisée par les lavandières pour parfumer le linge. Il en existe plusieurs espèces.

  • Lavande stoechade, Lavandula stoechas : pousse au niveau de la mer, parfum peu délicat, huile essentielle neurotoxique et abortive, très peu utilisée.
  • Lavande aspic, Lavandula spica ou latifolia : pousse de 100 à 800 mètres d’altitude, lavande sauvage, rustique, qui se plait dans la garrigue proche des bords de mer, se cultive aussi.
  • Lavande vraie, fine ou officinaleLavandula angustifolia : soit une seule et même variété botanique. Propriétés thérapeutiques similaires, biochimies et fragrances variables, selon les lieux de cultures et/ou récoltes.
    • Lavande vraie, Lavandula vera ou angustifolia : Lavande sauvage, pousse de 800 à 1800 mètres d’altitude, surtout dans les Alpes de Haute-Provence. Est récoltée à la main et distillée sur place. Plus elle pousse haut, meilleure sera sa qualité.
    • Lavande fine, Lavandula angustifolia ou Lavande officinale, Lavandula officinalis ou angustifolia : Lavande vraie, qui a été mise en culture. Il existe une AOP (Appellation d’Origine Protégée) « Lavande fine de Haute-Provence », qui désigne la lavande de type Lavandula angustifolia, cultivée dans les départements de la Drôme, du Vaucluse, des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes.  On trouve aussi en Bulgarie des cultures très industrialisées de Lavande officinale, pour un coût moindre et une qualité différente.
  • Lavandin super, Lavandula hybrida, clone superLavandula vera est une plante femelle, Lavandula spica une fleur mâle. Vers 800 mètres d’altitude, elles sont pollinisées par les abeilles et donnent naissance à une espèce de lavande hybride : le lavandin. Il est aussi cultivé, il en existe trois variétés : Lavandin grosso, Lavandula hybrida, clone grosso Lavandin super, Lavandula hybrida, clone superLavandin abrial, Lavandula hybrida, clone abrialis. L’huile essentielle de Lavandin super est biochimiquement la plus proche de l’huile essentielle de Lavande vraie ou fine. Les lavandins offrent des cultures à plus forts rendements, donc des huiles essentielles proches olfactivement de la Lavande, mais moins délicates et moins coûteuses.

Huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula latifolia

Biochimie de l’huile essentielle de lavande aspic : 

HE contenant jusqu’à 40 % de monoterpénols (linalol et géraniol), 35% d’oxydes (1-8 cinéole ou eucalyptol) et 10% de cétones (bornéone ou camphre).

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavande aspic:

  • mucolytique et expectorante
  • anti-infectieuse et cicatrisante
  • antalgique et antiinflammatoire

Rhumes, toux, otites : faire un mélange à 10% d’huile essentielle, dans de l’huile végétale d’abricot (éventuellement en synergie avec les huiles essentielles de Tea Tree, Melaleuca alternifolia et/ou de Thym à linalol, Thymus vulgaris CT linalol) et appliquer sur thorax, gorge et cou

Piqure d’insectes, de méduses, brûlure superficielle, petite plaie : appliquer directement 1 à 2 gouttes pures. A répéter si besoin

Brûlure : faire un mélange à 10% dans du macérat huileux de Millepertuis. Appliquer 2 à 3 fois par jour sur la zone concernée. Ne pas s’exposer au soleil.

Remarques : huile essentielle qui contient du camphre neurotoxique (bornéone) et de l’eucalyptol convulsivant chez les bébés (1-8 cinéole). A utiliser avec prudence. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement, chez les épileptiques, asthmatiques et l’enfant de moins de 7 ans.

Huile essentielle de Lavande fine (vraie ou officinale), Lavandula angustifolia

Biochimie de l’huile essentielle de lavande fine : 

Huile essentielle contenant jusqu’à 50% d’esters (acétate de linalyle, acétate de terpényle…), 40 % de monoterpénols (linalol, terpinéol, lavandulol…) et 4% de cétones (bornéone ou camphre)

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavande fine :

  • antiseptique générale, cicatrisante et régénératrice cutanée
  • très antispasmodique et décontracturante
  • calmante nerveuse, sédative et hypotensive
  • répulsive anti-poux

Petite plaie, bouton, peau irritée :  appliquer directement 1 à 2 gouttes pures. A répéter si besoin

Fatigue musculaire : diluée à 10% dans de l’huile végétale d’Abricot, en friction des zones contractées et douloureuses

Stress, insomnie, palpitations : appliquer 1 à 2 gouttes sur le plexus le solaire et les poignets. En respirer profondément les effluves.

Remarques : Huile essentielle de lavande fine est très douce et très bien tolérée, même chez les plus jeunes. Doit faire partie de la trousse d’aromathérapie de base. Est déconseillée au premier trimestre de la grossesse.

Huile essentielle de Lavandin super, Lavandula hybrida, clone super

Biochimie de l’huile essentielle de lavandin super :

Huile essentielle contenant 40 à 50% d’esters (acétate de linalyle, de géranyle, de bornyle…), 30 à 40 % de monoterpénols (linalol, géraniol, lavandulol…) et 5 à 6 % de cétones (bornéone ou camphre).

Propriétés et indications de l’huile essentielle de lavandin super :

  • très antispasmodique et décontracturante musculaire
  • antalgique, antiinflammatoire
  • calmante et sédative
  • répulsive anti-poux

Préparation/récupération des efforts sportifs, crampes : diluée à 10% dans du macérat huileux d’Arnica, en massage préparatoire ou post efforts

Anxiété, stress : en diffusion, mélangée à 50 % à une autre huile essentielle relaxante (par ex, HE Mandarine verte, Citrus reticulata)

Anti-poux : à partir de 7 ans (sinon préférer l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia), en prévention, déposer 1 goutte sur le col du manteau et 1 à 2 gouttes à la base de la nuque

Remarques : L’huile essentielle de lavandin contient du camphre (bornéone). A utiliser avec prudence. L’expertise clinique nous montre qu’elle ne présente pas de risque chez l’enfant de moins de 7 ans. Elle est cependant déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, chez les épileptiques et l’enfant de moins de 7 ans.

Olfaction et diffusion de l’Huile essentielle de lavande vraie

Si les lavandes, vraie ou fine, présentent de belles propriétés pour un usage cutané, elles sont également intéressantes pour un travail plus approfondi sur les émotions.

Ces lavandes poussent sur des terrains arides, dans des conditions climatiques rudes. Elles s’accrochent à leurs terres calcaires, boivent le soleil du Sud et nous offrent de belles fleurs bleues, sources d’une essence délicate, fine, douce et aérienne.

Cette huile essentielle calme l’anxiété, chasse les idées fixes, permet de se poser et se recentrer. Elle calme les spasmes du corps et aide à laver patiemment les plaies de l’âme. Tout en chassant la tristesse, elle enveloppe d’un paisible cocon et rend plus doux envers soi-même.  Apaisante, elle équilibre et réconforte. Elle protège du stress et des émotions négatives environnantes. C’est une belle huile pour les soignés, comme pour les soignants.

En diffusion, en olfaction (sur touche de parfumeur ou déposée sur les poignets), diluée et appliquée sur les plexus solaires et cardiaques, elle dénoue, libère la respiration et calme les émotions. Une à deux goutte(s) sur le coin de l’oreiller ou le doudou peuvent aider à retrouver sérénité et confiance.

Pour être exhaustif sur les huiles essentielles de lavande, il en existe une autre, beaucoup moins connue du grand public et particulièrement toxique, il est vivement conseillé de s’informer sur ses contre-indications : l’huile essentielle de lavande stoechade. 

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Crise d’allergies saisonnières ? Soulager rapidement avec hydrolats et huiles essentielles

Aromathérapie allergie saisonnière

Les huiles essentielles mises en bouches apportent des solutions aux problèmes d’allergies saisonnières, aussi bien dans la prévention que dans le traitement de la crise, comme évoqué dans l’article « Pollens, allergènes, allergies saisonnières : prévenir et soigner avec les huiles essentielles  ». Les huiles essentielles en olfaction et les hydrolats sont autant de soutien dans ces périodes d’inconfort respiratoire et/ou oculaire, liés à l’inhalation de pollens.

Le pollen… à l’origine des rhinites allergiques ou « rhumes des foins »

Au printemps, les allergènes responsables des rhinites et conjonctivites allergiques, appelées aussi « rhumes des foins », sont surtout des pollens d’arbres et herbacées.

Le pollen est un élément de taille microscopique, produit par les étamines des fleurs (organe mâle) pour aller féconder les pistils (organe femelle) et produire ensuite un fruit.

Trois conditions pour qu’il soit allergisant :

  • Qu’il soit disséminé naturellement par le vent, et non par des insectes pollinisateurs.
  • Qu’il soit de petite taille, pour être transporté facilement dans l’air et entrer en contact direct avec les muqueuses nasales, oculaires et/ou bronchiques.
  • Qu’il contienne à sa surface des protéines spécifiques, pouvant déclencher une réaction immunitaire.
    Ce phénomène allergisant peut être exacerbé par la pollution atmosphérique, en modifiant la structure des pollens (qui deviennent plus allergisants) et/ou la sensibilité immunologique des muqueuses.

Calendrier de pollinisation

  • Arbres avec potentiel allergisant fort à modéré : aulnes, bouleaux, charmes, chênes, cyprès, frênes, oliviers, platanes — Période de pollinisation : de février à juillet – pic d’avril à juin
  • Herbacées à fort potentiel allergisant : ambroisies, armoises, graminées, pariétaires — Période de pollinisation : de mai à septembre/octobre – pic en mai/juin

Les manifestations de rhinites et/ou conjonctivites allergiques se présentent à des périodes différentes, selon l’espèce à laquelle chaque personne allergique a développé une sensibilisation. Cela varie aussi selon les zones géographiques, les essences d’arbres ou herbacées étant implantées différemment sur le territoire. La météo, en cas de pluie, est un facteur d’amélioration des symptômes.

Des calendriers de pollinisation, par régions concernées, sont à libre disposition sur Internet, notamment sur le site du RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique), avec application mobile et possibilité d’alerte.

Allergies saisonnières et huiles essentielles en olfaction

L’action des huiles essentielles d’Estragon, Camomille romaine, Camomille allemande, Katrafay, aux propriétés antiallergiques, antiinflammatoires et calmantes, peut être complétée par celles des huiles essentielles décongestionnantes et antiseptiques des voies respiratoires.

Stick olfactif, antihistaminique ou décongestionnant, et diffusion, pour soulager des rhinites saisonnières

Stick olfactif à emporter dans son sac

Formule anti-allergique, anti-inflammatoire et calmante

  • HE Katafray, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile   5 gouttes
  • HE Lavande fine, Lavandula angustifolia   5 gouttes

Formule décongestionnante et antispasmodique

  • HE Eucalyptus radié, Eucalyptus radiata   10 gouttes
  • HE Menthe poivrée, Mentha piperita   3 gouttes
  • HE Sapin de Sibérie, Abies sibirica   7 gouttes

Réalisation du stick : pour la formule choisie, prendre un stick inhalateur avec une mèche de coton vierge. L’imprégner des huiles essentielles dans les proportions indiquées. La fixer sur son support. Refermer. Le stick est prêt à l’emploi.

Contre- indications :  femmes enceintes, allaitantes, enfants, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques.

Diffusion atmosphérique à la maison

Confort respiratoire, purification, relaxation

  • HE Katafray, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Orange douce zeste, Citrus sinensis   40 gouttes
  • HE Pin de Patagonie, Pinus ponderosa   10 gouttes

Antiinflammatoire, décongestionnante, antiseptique

  • HE Katrafay, Cedrelopsis grevei   10 gouttes
  • HE Eucalyptus radié, Eucalyptus radiata   15 gouttes
  • HE Citron jaune zeste, Citrus limomum   35 gouttes

Mode d’utilisation : pour la synergie choisie, verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 mn, 3 à 4 fois par jour, selon votre ressenti.

Contre- indications :  femmes enceintes, allaitantes, enfants, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maîtriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Allergies saisonnières et hydrolats

Les hydrolats, HA, issus de la distillation des huiles essentielles, sont chargés de molécules aromatiques, mais dans des concentrations très faibles. Ils ne présentent pas les mêmes contre-indications que les huiles essentielles et sont une alternative intéressante.

Rhinite allergique : hydrolats en prévention

MA FORMULE

Indication: prévention des allergies saisonnières

HA Basilic doux à linalol, Ocinum basilicum CT linalol1,5 cuillère à café
HA Camomille allemande, Matricaria recutita1,5 cuillère à café
Eau minérale1 litre

L’hydrolat de basilic doux à linalol présente des propriétés antihistaminiques, facilite la digestion et calme le mental en cas de fatigue nerveuse. L’hydrolat de camomille allemande est antiallergique et facilite la récupération et le sommeil.

Mode d’utilisation :  Mélanger les différents hydrolats dans une bouteille d’eau d’un litre, dans les proportions indiquées. Boire ce mélange sur une journée. A renouveler tous les jours sur les 2 à 3 semaines précédant la période d’allergie

Conjonctivite allergique : hydrolats et soin des yeux

MON SOIN

En cas de conjonctivite allergique, les hydrolats peuvent apporter un véritable soulagement.

  • HA Bleuet : antiseptique et décongestionnant
  • HA Camomille allemande : antiallergique et calmant
  • HA Camomille romaine : anti-inflammatoire et calmant

Mode d’utilisation : Sur les yeux fermés, 2 à 3 fois par jour, vaporiser finement l’hydrolat de votre choix (ou un mélange de deux HA, par exemple Bleuet et Camomille romaine ou Camomille allemande) ou en imprégner deux compresses stériles et les laisser poser quelques instants.

Remarque : l’hydrolat de Bleuet ne peut pas s’ingérer, à la différence de ceux de Camomille allemande et Camomille romaine

Pollens, allergènes, allergies saisonnières : prévenir et soigner avec les huiles essentielles

Pollens huiles essentielles et allergie saissonière

Le printemps est parfois synonyme d’éternuements, de toux irritatives, d’écoulements et de larmoiements, autant de symptômes caractéristiques de rhinites ou conjonctivites, qui peuvent signer une allergie saisonnière. La gêne, l’inconfort se font sentir et à terme la fatigue s’installe. Comment faire avec les huiles essentielles pour contrecarrer ou limiter ces manifestations en rapport avec les pollens ou divers allergènes et retrouver le plaisir d’être au grand air en toute tranquillité ?

Allergie printanière : allergènes et sensibilisation

Le système immunitaire intervient pour nous défendre d’agresseurs extérieurs (bactéries, virus, parasites…). Il reconnait l’hôte indésirable et produit des anticorps, ou immunoglobulines, pour neutraliser cet élément étranger. Parfois, il se trompe, s’emballe et déclenche une réaction excessive contre des facteurs de notre environnement semblant inoffensifs, comme les moisissures, acariens, poils d’animaux, fruits à coques (amandes, noisettes, cacahuètes…) … ou encore les pollens, surtout d’arbres et d’herbacées. Ce sont des allergènes. Lors de la première exposition à l’allergène, l’organisme enregistre une information, lui indiquant que celui-ci est « dangereux » et il va se sensibiliser à cet élément. La réaction immunitaire s’enclenche, mais sans manifestation apparente. C’est l’étape de sensibilisation.

Réactions allergiques : conjonctivites, rhinites, urticaire…

En cas de réexposition, le système immunitaire surréagit, soit très rapidement après le nouveau contact avec l’allergène, soit quelques mois ou années plus tard. La réaction immédiate se traduit par des éternuements, larmoiements, écoulements nasaux, … rhinites et conjonctivites allergiques sont fréquentes. La gêne respiratoire peut être observée au niveau bronchique et aller jusqu’à la crise d’asthme allergique. Au niveau cutané, on peut observer de l’urticaire. La réaction la plus importante, et nécessitant une prise en charge médicale d’urgence, est le choc anaphylactique ou œdème de Quincke. Les anticorps produits sont des IgE, ou immunoglobulines E, caractéristiques de la réaction allergique. Ils interviennent dès qu’ils sentent la présence de l’allergène et déclenchent la libération d’une substance appelée histamine, qui augmente les sécrétions normales du corps, d’où les éternuements, larmoiements, … Elle peut provoquer aussi une apparition de boutons et /ou rougeurs. La réaction retardée, ou hypersensibilité de type retardé, est différente et ne fait pas appel aux IgE, mais le système immunitaire surréagit également. Les manifestations sont surtout cutanées, type allergie de contact. Les allergènes ne sont pas les mêmes : il s’agit plutôt de produits d’origine chimique (et non végétale ou animale) ou de métaux (Nickel par exemple).

Huiles essentielles et allergies saisonnières

L’aromathérapie met à notre disposition des huiles essentielles aux propriétés antiallergiques, antiinflammatoires et calmantes. En les utilisant, on voit aussi parfois au fil des années le terrain allergique régresser.

Principales huiles essentielles de l’allergie saisonnière :  Estragon, Camomille romaine, Camomille allemande, Katrafay

  • HE Estragon, Artemisia dracunculus : antispasmodique neuromusculaire puissante et antiallergique
  • HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile : anti-inflammatoire, antiallergique, antispasmodique et calmante du système nerveux central
  • HE Camomille allemande ou Matricaire, Matricaria recutita : anti-inflammatoire, antiprurigineuse et antiallergique
  • HE Katrafay, Cedrelopsis grevei : plante de Madagascar, aux propriétés très anti-inflammatoires et antiallergiques. Tonifiante générale

Allergies saisonnières : protocoles aromatiques 

Plusieurs possibilités s’offrent à vous, à choisir selon vos besoins !

Prévenir rhinites et conjonctivites allergiques 

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile : 1 goutte de cette huile essentielle, 2 à 3 fois par jour sur un support neutre, à glisser sous la langue, 8 à 10 jours par mois sur les trois mois précédant la période d’allergie — Contre-indication : premier trimestre de la grossesse

OU

HE Estragon, Artemisia dracunculus : 1 à 2 goutte(s) de cette huile essentielle, 2 à 3 fois par jour sur un support neutre. A démarrer dans les deux semaines précédant la période d’allergie  — Précaution d’emploi : Usage ponctuel, pas d’utilisation prolongée sans avis thérapeutique – Contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants

Accompagner rhinites et conjonctivites allergiques 

  • Voie orale/sublinguale

HE Estragon, Artemisia dracunculus : 1 à 2 goutte(s) 2 à 3 fois par jour sur un support neutre. Sur quelques jours en cas de crise — Précaution d’emploi : cf ci-dessus

  • Synergie complémentaire décongestionnante

Propriétés : antiallergique avec l’Estragon et la Camomille allemande, décongestionnante et équilibrante physique et nerveuse avec le Ravintsara, calmante et régulatrice nerveuse avec le Petit grain bigarade.

HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1-8 cinéole1 ml
HE Estragon, Artemisia dracunculus2 ml
HE Camomille allemande, Matricaria recutita1 ml
HE Petit grain bigarade, Citrus aurantium aurantium, op feuilles1 ml
HV noyau d’abricotQSP 50 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 50 ml, verser les huiles essentielles, puis compléter avec l’huile végétal. Appliquer quelques gouttes, 2 à 4 fois par jour sur le thorax, terminer par les ailes du nez. A faire, en période de crise, sur 4-5 jours. A renouveler selon les besoins.

Précautions d’emploi : Pas d’utilisation prolongée sans avis thérapeutique – Déconseillé chez les asthmatiques (Ravintsara) – Contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants

  • Synergie pour les muqueuses nasales
HE Katrafay, Cedrelopsis grevei6 gouttes
HE Camomille allemande, Matricaria recutita2 gouttes
HE Géranium rosat, Pelargonium graveolens var Egypte2 gouttes
MH Calendula, Calendula officinalisQSP 30 ml
(complément)

Le macérat huileux de Calendula tapisse la muqueuse nasale d’un film lipidique, qui isole des allergènes, et, associé aux huiles essentielles, calme l’inflammation.

Mode d’utilisation : dans un flacon compte-goutte nasal de 30 ml, verser les huiles essentielles, puis compléter avec le macérat. Après lavage des fosses nasales, instiller 1 goutte 3 fois par jour de ce mélange dans chaque narine, pendant 4-5 jours en période de crise.

Précaution d’emploi : contre-indiqué pendant la grossesse et chez les enfants

En cas de crise allergique, pour soulager les symptômes rapidement et l’inflammation des muqueuses, vous pouvez trouver d’autres conseils totalement complémentaires dans l’article ; Crise allergique : Soulager rapidement avec hydrolats et huiles essentielles.

Des conseils complémentaires sur le terrain asthmatique peuvent être trouvés dans l’article d’Aude Maillard « Les huiles essentielles de l’asthme, savoir traiter sans danger ».

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Tutoriels aromathérapie

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