Se débarrasser des poux avec les huiles essentielles

Retour de vacances, rentrée des classes riment souvent avec retour des poux… démangeaisons, grattages sont fréquents et parfois accompagnés de surinfection des lésions. Pour répondre naturellement à ce problème, les huiles essentielles et huiles végétales sont une réelle solution : elles permettent de se débarrasser de ces hôtes indésirables tout en respectant le cuir chevelu, de calmer les démangeaisons, d’éviter une infection cutanée et de retrouver une belle et saine chevelure.

Infestation de la chevelure par des poux : la pédiculose

Le pou est un insecte, dépourvu d’ailes, dénommé Pediculus humanis capitis : « poux humain de tête ». Il se multiplie très rapidement dès qu’il s’invite dans une chevelure, il s’installe à la racine des cheveux et se déplace surtout au niveau des zones les plus chaudes de la tête (la nuque et l’arrière des oreilles). Sa durée de vie est d’environ 50 jours. Il se nourrit du sang absorbé au moment des piqures et pond des lentes, qui donnent de nouveaux petits poux en 7 jours environ. Un pou femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs pendant son cycle de de vie. Les lentes, blanchâtres, sont collées le long du cheveu à quelques millimètres du cuir chevelu.

Les poux ne volent pas, ne sautent pas, et peuvent s’attraper à toute période de l’année : la contamination est surtout directe de tête à tête, ou éventuellement par partage de bonnets, chapeaux, écharpes, brosses, oreillers… Même si les jeunes enfants sont fréquemment touchés, toutes les tranches d’âge sont concernées, notamment les adolescents, les selfies y contribuant largement si contact direct des têtes.

Les piqures de poux provoquent de fortes démangeaisons et le grattage fait apparaitre des lésions, puis des croûtes. On parle alors de pédiculose, son principal risque étant une surinfection bactérienne, l’impétigo. Le pou respire par plusieurs orifices situés sur son corps. Il survit très bien à l’air libre, au contact de l’eau et de nombreuses substances, mais est gêné, voire étouffé par les corps gras.

Comment se débarrasser des poux avec des huiles essentielles et des huiles végétales ?

Les huiles essentielles et huiles végétales sont une solution naturelle pour traiter les pédiculoses. Elles respectent et/ou restaurent l’écosystème du cuir chevelu et permettent de retrouver un cuir chevelu et des cheveux sains.

Huiles essentielles de Géranium d’Egypte, Lavande fine, Lavandin super, Tea tree — Huiles végétales de Coco et de Neem : soins anti-poux

Les huiles essentielles sont anti-poux, traitantes et/ou répulsives. Elles assainissent aussi le cuir chevelu, calment irritations et inflammations et évitent les surinfections.

  • Huile essentielle de Géranium d’Egypte, Pelargonium X graveolens CV Egypte, à partir de 3 ans  :  anti-infectieuse, antalgique et cicatrisante, répulsive
  • Huile essentielle de Lavandin super, Lavandula burnatii super , à partir de 6 ans   et   Huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia , à partir de 3 ans  :  antiseptiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes cutanées, réparatrices et apaisantes, répulsives anti-poux
  • Huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia  : à partir de 3 ans, anti-infectieuse cutanée polyvalente, assainissante du cuir chevelu, anti-poux traitante et répulsive

Les huiles végétales étouffent mécaniquement poux et lentes, restaurent le film hydrolipidique du cuir chevelu et nourrissent la chevelure.

  • Huile végétale de Neem : à partir de 3 ans – huile végétale originaire d’Inde, très anti-infectieuse, antiparasitaire, insecticide, insectifuge, anti-poux traitante et répulsive
  • Huile végétale de Coco : à partir de 6 mois, anti-poux par pénétration dans ses orifices respiratoires, traitante, nourrissante pour les cheveux

MA FORMULE
Huile cheveux anti-poux

Propriétés : Traitante et répulsive, antiseptique, anti-infectieuse cutanée, anti-inflammatoire, cicatrisante et réparatrice

Indications : Présence de poux dans la chevelure, cuir chevelu irrité

HE Lavandin super, Lavandula burnatii super3 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia1 ml
Huile végétale de Neem5 ml
Huile végétale de CocoQSP 100 ml
(complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 100 ml. L’appliquer ensuite sur cheveux secs. Passer un peigne fin, pour retirer déjà quelques poux et lentes et bien imprégner la chevelure avec le mélange. Masser le cuir chevelu. Couvrir de film plastique alimentaire ou d’une charlotte. Laisser poser 1 heure. Puis rincer avec un shampoing très doux.

Contre-indications : enfants de moins de 6 ans, femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

Remarques :

Pour les enfants entre 3 et 6 ans, réaliser le mélange avec de l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia, à la place de l’huile essentielle de Lavandin super.

Pour les personnes ne pouvant pas utiliser d’huiles essentielles, l’application d’huile végétale de Coco, pure, pendant 1 heure sur l’ensemble de la chevelure reste possible.

Poux : conseils associés et prévention

Le recours seul aux produits anti-poux ne garantit pas l’éradication complète sans gestes complémentaires des soins capillaires. Quelques conseils simples sont proposés ci-dessous.

Poux : conseils complémentaires

  • Accompagner tout soin capillaire anti-poux d’un examen minutieux du cuir chevelu, mèche par mèche, au peigne fin. Si besoin, décoller les lentes à la main.
  • Couvrir les épaules d’une serviette éponge de couleur très claire, afin de repérer les poux plus facilement
  • Surveiller étroitement la chevelure pendant les 48h suivant le traitement, pour s’assurer d’avoir éliminé toute la colonie (poux et lentes), les lentes mortes restant aussi parfois collées aux cheveux
  • Refaire un soin 8 jours plus tard. Si l’infestation est très importante, faire 2 soins par semaine pendant 2 semaines.
  • Traiter la literie, tous les objets/vêtements susceptibles d’être infestés : il existe aussi des recettes de spray à base d’huiles essentielles répulsives que l’on peut réaliser soi-même extemporanément.
  • Laver à 60 degrés ce qui peut l’être, sinon placer les vêtements ou objets dans un sac hermétiquement fermé pendant 48 heures
  • Agir préventivement sur l’entourage proche

Prévenir l’apparition des poux

  • Inspecter régulièrement et très minutieusement la chevelure en période d’infestation
  • Attacher les cheveux longs
  • Expliquer aux enfants/jeunes le mode de contamination pour limiter les contacts directs entre têtes
  • Les poux sont des parasites : leur infestation à répétition peut signer un système immunitaire en berne. Il est vivement recommandé de proposer régulièrement à l’enfant ou l’adolescent concerné, des cures de gelée royale, vitamines et/ou oligo-élément, qui stimuleront son immunité.Vous trouverez dans l’article Rhume et rhino-pharyngite : comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?, des conseils complémentaires pour soutenir l’immunité de votre enfant.

Il est possible également d’agir préventivement avec les huiles essentielles et les hydrolats, en période avérée d’infestation.

Gestes préventifs simples et ponctuels :

Déposer du bout du doigt une trace d’huile essentielle de Lavande fine à la base du cou ou derrière les oreilles, le matin avant le départ à l’école ou sur le col des vêtements si la tolérance cutanée n’est pas bonne.

Et/ou :

Utiliser un shampoing à base d’huiles essentielles répulsives et assainissantes du cuir chevelu

MA FORMULE
Shampoing préventif anti-poux

Propriétés : Répulsif, calmant et réparateur du cuir chevelu

Indications : Prévention des poux, cuir chevelu sensible

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia8 gouttes
HE Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte8 gouttes
Base de Shampoing neutreQSP 100 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 100 ml et utiliser ce shampoing deux fois par semaine, en période d’infestation avérée.

Contre-indications : enfants de moins de 3 ans, femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

Remarque :

Si les huiles essentielles sont contre-indiquées : pulvérisez sur la chevelure (en évitant le contact avec les yeux) de l’hydrolat de Lavande fine et/ou de Géranium d’Egypte, tous les matins. Ne pas rincer.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles » ou encore vous pouvez venir assister à l’atelier niveau DEBUTANT pour vous initier et/ou vous rappeler les précautions d’emploi et les contre-indications des huiles essentielles.

Traiter l’acné avec les huiles essentielles

L’adolescence est une période de grande transformation, qui n’épargne pas la peau. Rougeurs, boutons, points noirs, kystes sont des désagréments fréquents à cette période : l’acné marque ce passage de l’enfance à l’âge adulte, elle est légère ou plus sévère selon les personnes. Parfois persistante quelques années, les soins naturels de la peau, par les huiles essentielles, les huiles végétales et les hydrolats permettent de nettoyer, soulager et cicatriser en douceur et en profondeur. Ces soins affinent la peau, lui redonnent éclat et fraicheur.

Symptomatologie et causes de l’acné : boutons, points noirs, kystes, rougeurs

La peau du visage est naturellement protégée de la déshydratation par un film hydrolipidique, constitué notamment par le sébum, ensemble de matières grasses secrétées par les glandes sébacées. Cette sécrétion est régulée par le système hormonal. Quand celui-ci se transforme, à l’adolescence, la sécrétion de sébum se dérègle, s’emballe et surgraisse la peau.

Souvent en même temps, les cellules de la peau se développent à un rythme accéléré (phénomène d’hyperkératinisation). Et, la présence concomitante d’une bactérie, Propionibacterium acnes, fait apparaitre alors rougeurs et boutons, comédons fermés (micro-kystes) et/ou ouverts (points noirs), parfois même pustules (boutons purulents et très enflammés) et poches creusantes. L’acné peut aussi s’étendre au cou et au haut du dos.

Cette atteinte de la peau, au-delà des désagréments physiques est souvent source d’inconfort psychique. Pour adapter au mieux les soins à dispenser, il est bien de se poser les questions suivantes :

  • Où en est le développement hormonal de la personne ?
  • Comment et que mange-t-elle ?
  • A-t-elle des difficultés psychologiques sous-jacentes (stress, difficultés relationnelles avec les copains, copines, la famille…) ?
  • Quelle est sa « routine » de soins de la peau ?

Comment accompagner l’acné par des soins naturels ?

La peau acnéique est une peau très fragile : il faut s’en occuper avec douceur. Ses soins nécessitent d’agir sur la sécrétion excessive de sébum, la production accélérée de cellules cutanées, la prolifération bactérienne et les états inflammatoire de la peau.

A ne pas faire

  • Utiliser des produits nettoyants très abrasifs, « décapants » : ils assèchent momentanément la peau, qui produit ensuite du sébum en grande quantité de manière réactionnelle et un cercle vicieux s’installe
  • Eviter de faire la toilette avec de l’eau (cf paragraphe ci-dessous : « Nettoyage de la peau : huile végétale de Jojoba, hydrolats, argile jaune »)
  • Percer les boutons, car cela accentue l’inflammation de la peau et les risques de surinfection
  • S’exposer au soleil : certes, il assèche les boutons, mais épaissit la peau et provoque une poussée de boutons « rebond »

A faire

  • Utiliser des produits respectueux de la peau, sans savon, sans alcool, qui vont réguler en douceur la sécrétion du sébum et l’écosystème bactérien de la peau
  • Limiter le maquillage et tous les produits occlusifs : laisser respirer la peau
  • Utiliser des produits de rasage adaptés
  • Surveiller son alimentation (supprimer/réduire sucreries, charcuterie, sucres lents, …)
  • Complémenter son alimentation en oligo-éléments (Zinc), acides gras essentiels…
  • Faire régulièrement des cures de détoxification par voie orale (1 fois/trimestre), en aromathérapie et/ou phytothérapie

Nettoyage de la peau acnéique : huile végétale de Jojoba, hydrolats, argile jaune

  • Privilégier le nettoyage et démaquillage à la main, avec des huiles végétales non comédogènes, idéalement l’huile végétale de Jojoba, régulatrice des sécrétions sébacées
  • Retirer le surplus avec un coton, avec pulvérisation au choix d’un de ces hydrolats :
    • HA Tea tree : antibactérien, très assainissant
    • HA Romarin à verbénone : purifiant, régulateur des sécrétions de sébum
    • HA Laurier noble: très purifiant, tonique et astringent
    • HA Hamamélis : astringent, purifiant et apaisant
    • HA Lavande fine : purifiant, rafraichissant, cicatrisant
  • Appliquer ensuite une crème fine ou un sérum, à base d’huiles essentielles, à visées anti-inflammatoire, anti-infectieuse, kératolylique et/ou régulatrice de la sécrétion de sébum, selon les besoins
  • Une fois par semaine, si possible faire un gommage très doux, puis, pour absorber les impuretés appliquer un masque à base d’argile jaune surfine avec l’un de ces hydrolats (l’argile jaune est plus douce que l’argile verte pour les peaux fragilisées par de l’acné)

Soins des peaux acnéiques par les huiles essentielles

Les huiles essentielles, bien choisies, vont assainir la peau, calmer l’inflammation, équilibrer la sécrétion de sébum, permettre la cicatrisation des boutons et aider à restaurer une peau saine.

Le geste simple : appliquer ponctuellement une goutte d’huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia ou d’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica, pure au coton-tige sur le ou les quelque(s) boutons (prudence sous les yeux)

Il est possible aussi d’associer les soins proposés ci-dessous : un « Stop boutons » pour des applications locales ponctuelles, une crème de jour purifiante et réparatrice et un sérum de nuit séborégulateur, assainissant et cicatrisant, à appliquer après le nettoyage de la peau.

MA FORMULE
STOP BOUTONS

Propriétés : Anti-infectieux, anti-inflammatoire, cicatrisant, astringent

Indications : Boutons d’acné avec léger état inflammatoire et infectieux – soin local

HE Tea tree, Melaleuca alternifolia70 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula latifolia40 gouttes
HE Géranium rosat d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte40 gouttes
Huile végétale de JojobaQSP 10 ml

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 10 ml. L’appliquer localement, sur chaque bouton, du bout du doigt, matin et soir après la toilette.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques

MA FORMULE
CREME de JOUR – Anti-acné purifiante et réparatrice

Propriétés : anti-infectieuse, anti-inflammatoire, kératolytique, astringente, cicatrisante, matifiante

Indications : acné du visage, du cou et du haut du dos, avec hyper-séborrhée et état inflammatoire

HE Fragonia, Agonis fragrans4 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula spica4 gouttes
HE Romarin à verbénone, Rosmarinus officinalis CT ABV4 gouttes
HE Géranium d’Egypte, Pelargonium graveolens CV Egypte4 gouttes
Base neutre Crème désaltérante (Aroma-Zone)50 ml

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un petit pot de crème neutre de 50 ml. L’appliquer tous les matins sur le visage, le cou et si besoin, le haut du dos. A utiliser dans les trois mois.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques, antécédents de cancers hormonodépendants (pour l’huile essentielle de Romarin à verbénone)

MA FORMULE
SERUM de NUIT – Anti-acné séborégulateur, assainissant et cicatrisant

Propriétés : anti-infectieux, anti-inflammatoire, kératolytique, astringent, cicatrisant, matifiant

Indications : acné du visage, du cou et du haut du dos, avec hyper-séborrhée et état inflammatoire

HE Tea tree, Melaleuca alternofolia15 gouttes
HE Laurier noble, Laurus nobilis15 gouttes
HE Encens oliban, Boswellia carterii30 gouttes
HE Lavande aspic, Lavandula spica15 gouttes
HE Citron jaune, Citrus limonum15 gouttes
Huile végétale de JojobaQSP 50 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon de 50 ml. L’appliquer délicatement tous les soirs (attention : présence d’huile essentielle de Citron jaune, photosensibilisante, pas d’exposition au soleil dans les huit heures suivant l’application), en insistant sur la zone T, le cou et le haut du dos si besoin.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, sujets épileptiques et asthmatiques

Pour compléter tous ces conseils, vous pouvez venir assister à un atelier huiles essentielles AMSOAM, spécifiquement dédié à la peau et ses déséquilibres.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Les huiles végétales : comment les choisir pour diluer les huiles essentielles?

Huile végétale, dilution des huiles essentielles

Les huiles végétales accompagnent l’Homme dans son quotidien depuis des millénaires. Elles sont indispensables à la santé, à la vie, comme nous l’avons partagé dans l’article « Qu’est-ce qu’une huile végétale ? ».  Aujourd’hui, les huiles végétales (re)trouvent toute leur place dans nos assiettes, dans les soins beauté du quotidien et en aromathérapie comme support et actif, mais comment les choisir ?

Les huiles végétales dans l’alimentation

L’alimentation occidentale actuelle présente des carences importantes en Acides Gras Essentiels de type omégas 3, ainsi qu’un déséquilibre entre les omégas 3 et 6 (un excès d’oméga 6 empêchant l’organisme d’utiliser correctement ses sources d’oméga 3). Cela participe au développement conséquent de maladies cardiovasculaires, pathologies inflammatoires, troubles allergiques, troubles de l’humeur ou déficience de développement du système nerveux… Il est indispensable de compenser ce déséquilibre en réintroduisant quotidiennement dans l’alimentation des huiles végétales de première pression à froid, d’origine biologique, riches en oméga 3. Le rapport oméga 3/oméga 6 doit également être satisfaisant, à savoir de l’ordre de 1/4 (4 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3). Certains maîtres huiliers proposent même des mélanges aux équilibres oméga 3/6/9 étudiés selon les besoins spécifiques à chaque tranche d’âge (enfants, femme active, homme ou femme > 50 ans…).

Huiles végétales les plus riches en oméga 3 (par ordre décroissant) : Périlla, Lin, Cameline, Chanvre, Rose musquée, Courge, Colza, Noix

Les huiles végétales pour la dermo-cosmétique

Les huiles végétales sont connues pour leurs propriétés cosmétiques tonifiantes, régénérantes, assouplissantes et protectrices. Leurs corps gras et ceux de la peau ont des constituants similaires : ils améliorent son élasticité, stimulent le renouvellement cellulaire et réparent la structure cutanée si nécessaire. Les huiles minérales (huile de paraffine, de silicone…), issues d’hydrocarbures, sont inertes, non oxydables, ne pénètrent pas dans la peau et sont occlusives. Les huiles végétales, au contraire, ont une bonne pénétration et sont naturellement relipidantes. Elles sont bien tolérées, présentent une parfaite innocuité et sont faciles et agréables d’utilisation.

Huiles végétales et soin quotidien de la peau

Le geste beauté le plus simple : se nettoyer la peau du visage, matin et soir, avec une huile végétale en massage doux à la main, sinon avec un coton. Procéder ensuite à un rinçage avec l’hydrolat de son choix adapté à son type de peau. Puis appliquer crème ou sérum.

L’huile végétale de Jojoba, en soins cosmétiques, convient à toutes les peaux. Elle nettoie, régule la sécrétion du sébum, régénère et assouplit. Elle est non comédogène (ne provoque pas l’apparition de points noirs).

Les huiles végétales pour l’aromathérapie

Les huiles végétales sont indissociables des huiles essentielles pour une bonne pratique de l’aromathérapie. Elles sont un « moyen de transport » des huiles essentielles, à la fois excipient et véritable actif.

« Dilution des huiles essentielles : pourquoi choisir les huiles végétales ? »

  • Parce qu’une huile essentielle est entièrement soluble dans toute huile végétale : la dilution est optimale
  • Parce qu’on peut faire varier le degré de pénétration cutanée des huiles essentielles, en choisissant l’huile végétale selon leur niveau d’action : l’épiderme (ex : huile végétale de Rose musquée, de Bourrache), le derme (ex : huile végétale de Noisette, de Sésame) ou encore l’hypoderme (les muscles) souvent visé pour une action puissante et profonde (ex : huile végétale de noyau d’Abricot)
  • Parce qu’elles améliorent la tolérance cutanée des huiles essentielles, notamment sur les muqueuses, les peaux sensibles (enfants ou peau atopique) et quand elles sont irritantes (ex : huile essentielle d’Eucalyptus citronné, huile essentielle de Litsée citronnée…)
  • Parce qu’elles diminuent la toxicité de certaines huiles essentielles dangereuses, dont celles qui contiennent des cétones (ex : huile essentielle de Menthe poivrée, huile essentielle de Romarin à camphre…)

L’huile végétale de noyau d’abricot : le meilleur gradient de pénétration cutanée

Les huiles végétales sont caractérisées par un gradient de pénétration cutanée : selon leur composition en acides gras, elles pénètrent plus ou moins profondément dans les différentes couches de la peau. Leur choix conditionne le niveau d’action souhaité pour les huiles essentielles choisies.

L’huile végétale de noyau d’Abricot est le support idéal pour une utilisation des huiles essentielles en aromathérapie : elle a une très bonne pénétration cutanée, protège de la déshydratation et nourrit la peau. Elle est tonifiante, régénérante et hypoallergénique. Son odeur ne couvre pas celle des huiles essentielles. Elle peut être ingérée, et utilisée pour toutes les voies d’administration des huiles essentielles (cutanée, olfactive et buccale).

Autres supports de dilution possibles : huile végétale de Calophylle, macérât huileux de Millepertuis, macérât huileux d’Arnica

Pour diluer les huiles essentielles, on peut aussi avoir recours à d’autres huiles végétales que celle de noyau d’Abricot, notamment lorsque l’intention thérapeutique est portée sur l’inflammation et/ou la douleur. On retiendra dans ce cas, les macérâts huileux de Millepertuis et d’Arnica, ou encore l’huile végétale de Calophylle inophyle, appelée aussi huile de Tamanu en Polynésie ou de Foraha à Madagascar.

Ces matières grasses végétales ont toutes des propriétés anti-inflammatoires puissantes, intéressantes pour les inflammations de la peau ou des articulations, ou bien encore des ligaments ou des muscles. Macérât huileux de Millepertuis et huile végétale de Calophylle sont aussi de très belles huiles cicatrisantes que l’on pourra retenir dans des synergies à visée dermatologique.

PRUDENCE : le macérât de Millepertuis est photosentibilisant (pas d’exposition au soleil dans les 8 heures qui suivent sont application) et l’huile végétale de Calophylle est fluidifiante sanguine, donc déconseillée en cas de prise d’anticoagulant.

Retrouvez un exemple de formulation sur une base de macérât de millepertuis et de calophylle dans cette formule d’huiles essentielles pour le sportif, pour prévenir les traumas.

Retrouvez toutes les informations nécessaires à un bon usage des huiles végétales dans les tableaux suivants.

TABLEAU DES HUILES VEGETALES

HUILE VEGETALE

USAGE COSMETIQUE ET/OU ALIMENTAIRE
SENSIBILITE A L'OXYDATION

POUVOIR DE PENETRATION
CUTANEE
POUVOIR
COMEDOGENE
Abricot
Peau mature, démaquillage, massage, soins des enfants, préparations à base d'huiles essentielles
Peu sensible
xxx
x
Amande douce
Peau fragile, vergetures, soins des enfants
Peu sensible
xx
xx
Argan
Peau mature, crevasses, gerçures, massage
Usage alimentaire
Peu sensible
xxx0
Avocat
Peau sèche, manque de souplesse
Cheveux dévitalisés
Usage alimentaire
Peu sensible
xx0
Bourrache

Peau sèche, sensible, irritée, fragile
Usage alimentaire : prévention du cholestérol
Très sensible
xxx
Calophylle
Peau couperosée, peau à imperfections, cicatrices, vergetures, varices, jambes lourdes, douleurs articulaires
Peu sensible
xxx
CAMELINE
Oméga 3 30%
Peau sensible
Usage alimentaire : prévention cardio-vasculaire, cholestérol, dépression, mémoire
Très sensible
xx0
CHANVRE
Oméga 3 15%
Raffermissante, régénérante
Très sensiblexx0
COLZA
Oméga 3 10%
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire
Sensiblexxx
Coton
Peau sensible, sèche, massage, démaquillage
Sensiblexxxxxx
COURGE
Oméga 3 15%
Usage alimentaire : prévention de l'inflammation de la prostate, problèmes urinaires, prévention cardiovasculaire
Sensiblexxx
Germe de blé
Peau très sèche, gerçures, crevasses, vergétures
Cheveux et ongles très secs, chute de cheveux
Usage alimentaire
Sensiblexxxxx
Jojoba
Cire liquide
Tout type de peau, dont peau très sèche et grasse (régule les fonctions sébacées), peau sensible
Cheveux secs à racines grasses
Démaquillage, massage
Peu sensiblexxx0
LIN
Oméga 3 50%
Usage alimentaire : mémoire, dépression, prévention cardio-vasculaire
Très sensiblexxxxx
Nigelle
Peau grasse acnéique, eczéma, psoriasis
Chute de cheveux
Usage alimentaire : prévention des allergies respiratoires
Sensiblexxxx
Noisette
Peau normale à grasse (régule les fonctions sébacées), acnéique, vergéture, massages
Usage alimentaire"
Peu sensiblexxx0
NOIX
Oméga 3 10%
Usage alimentaire : prévention des maladies neurologiques et cardiovasculaires
Sensiblexxx
Olive
Peau sensible, sèche
Cheveux secs, protection des colorations capillaires
Base pour macérat huileux
Usage alimentaire "
Peu sensiblexxx
Onagre

Peau mature, très sèche, eczéma, psoriasis
Cheveux secs, dévitalisés, ongles mous et cassants
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire, cholestérol, syndrome prémenstruel, bouffées de chaleur
Très sensiblexxxx
Pépins de raisins
Peau grasse (régule les fonctions sébacées), mixte, abimée
Cheveux secs, abimés
Massage
Usage alimentaire"
Sensiblexxxx
PERILLA
Oméga 3 60%
Peau sensible, mature, atopique
Inflammations articulaires
Usage alimentaire : prévention des allergies respiratoires, stress, dépression, mémoire
Très sensiblexxx
ROSE MUSQUEE
Oméga 3 33%

Peau mature, abimée, cicatrices, vergétures
Usage alimentaire
Très sensiblexxxxx
Sésame
Peau sèche à mixte, peau enflammée, peau couperosée.
Cheveux secs. Massages
Usage alimentaire : prévention cardiovasculaire et nerveuse
Peu sensiblexxxx
Son de riz
Peau couperosée, poches et cernes, vergétures
Usage alimentaire : régulation cholestérol et diabète, prévention cardio-vasculaire
Sensiblexxx0
Tournesol
Peau sèche, irritée, massages
Base pour macérat huileux
Usage alimentaire
Sensiblexxx0

TABLEAU DES MACERATS HUILEUX

MACERAT HUILEUX
USAGE COSMETIQUE
Ne pas ingérer
SENSIBILITE A L'OXYDATION
Peut varier selon la base huileuse
POUVOIR DE PENETRATION
Peut varier selon la base huileuse
POUVOIR
COMEDOGENE
Peut varier selon la base huileuse
Arnica
Douleurs articulaires et musculaires, bleus, inflammations, jambes lourdes
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
CalendulaPeau sensible, réactive, atopique
Irritations, gerçures
Allergies cutanées, coups de soleil
Massages et soins des bébés
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
CarottePeau terne, dévitalisée
Préparation au soleil, coup de soleil, effet bonne-mine
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération
MillepertuisDouleurs articulaires et musculaires
Inflammations, brûlures, coups de soleil, échauffements
Attention : photosensibilisant
SensiblexxVariable selon la base huileuse de macération

Qu’est-ce qu’une huile végétale ?

Huile végétale et huile essentielle

Huile végétale, huile minérale, huile essentielle… autant de termes qui évoquent une notion de matière LIPOPHILE, c’est-à-dire “qui aime le gras”. Quelles sont leurs différences ? Comment s’obtiennent-elles ? Les huiles végétales font partie de notre patrimoine culinaire, cosmétique et même religieux. De l’Egypte à la Chine, de la Grèce à l’Inde, elles ont voyagé à travers le temps, les rites et les cultures. Les huiles végétales sont des concentrés de molécules lipophiles, appelées acides gras, primordiales pour l’équilibre et le bon fonctionnement de l’organisme tout entier. Elles servent à construire des cellules, à synthétiser les hormones. Elles participent à l’équilibre nerveux et immunitaire, aident à la concentration et à la croissance… elles sont les alliées de la santé.

Différence entre une huile végétale, un beurre végétal, un macérat huileux, une huile essentielle

Notre végétation est riche de plantes oléagineuses, donnant des graines ou fruits composées de matières grasses : amande, abricot, chanvre, coco, colza, karité, lin, noisette olive,… Une huile végétale est un corps gras extrait de ces plantes – issue du règne végétal – à la différence des huiles d’origine minérale, comme l’huile de paraffine – issue de la roche, du règne minéral.

Les huiles végétales de qualité supérieure sont extraites mécaniquement à froid à l’aide d’une presse. On obtient une huile brute, ensuite filtrée ou centrifugée. Aucun traitement ultérieur ne doit être effectué (raffinage, désodorisation…), on parle ainsi d’«huile vierge de première pression à froid». Certaines huiles végétales sont consommables, d’autres pas, mais toutes ont un intérêt pour notre santé. Elles sont constituées à plus de 98% de lipides, sous forme d’acides gras. La fraction restante est composée de substances dites « insaponifiables », c’est-à-dire ne réagissant pas lors de la réaction de saponification permettant la fabrication des savons : elle comprend des vitamines liposolubles (A, D, E, K), des polyphénols (antioxydants), des phytostérols (anti-inflammatoires, cicatrisants) et parfois quelques traces d’huiles essentielles. Selon le type d’acides gras présents dans la graine ou le fruit, le corps gras obtenu est en fait, à température ambiante, liquide ou solide. S’il est solide, on parle de beurre végétal, le beurre de karité étant bien sûr le plus connu.

Un macérat huileux est obtenu par macération d’une plante dans une huile végétale, celle-ci se chargeant des principes actifs de la plante. L’huile végétale est ensuite filtrée et cumule ses propres propriétés et celles de la plante mise à macérer.

Les huiles essentielles ne sont pas des huiles végétales. Elles sont obtenues par distillation à la vapeur d’eau, ne contiennent que des molécules aromatiques et aucun corps gras. Elles sont insolubles dans l’eau, mais solubles dans les matières grasses et l’alcool.

Les huiles végétales à travers le temps

Les huiles végétales accompagnent l’Homme depuis des millénaires. Elles ont servi de moyen d’éclairage et de support dans de nombreux rites religieux et rituels de soins cosmétiques, avant même d’être utilisées abondamment dans l’alimentation, notamment en Occident à partir du Moyen-âge. En Egypte ancienne, les Dieux étaient honorés par des onguents et huiles parfumées. De nombreux textes bibliques évoquent l’huile d’olive comme huile d’onction sainte. Aujourd’hui encore, elle est utilisée dans certains sacrements (onction des malades, confirmation…).  Au XXème siècle, la composition précise des huiles végétales et leur implication dans de nombreux métabolismes du corps humain ont été mises à jour scientifiquement, participant à l’essor des sciences de la nutrition. Leur utilisation est aujourd’hui très largement répandue dans l’alimentation, la cosmétique et bien sûr en aromathérapie.

A chaque continent ses huiles de prédilection, en voici quelques exemples :

  • Méditerranée : huile d’olive
  • Europe : huiles de lin, noix, noisette, colza
  • Moyen-Orient : huiles d’olive, de nigelle (ou cumin noir)
  • Inde : huiles de sésame, de coco
  • Amérique du Sud : huile de jojoba
  • Afrique : beurre de karité

Huiles végétales : rôle physiologique des acides gras saturés et acides gras insaturés ou Omégas 9, 6 et 3

Dans la nature, les acides gras sont présents dans le règne végétal et animal. Ils sont dits « saturés » lorsqu’ils ne présentent que des liaisons simples entre leurs atomes de Carbone et « insaturés » s’il y a présence de doubles liaisons. Ils se répartissent en trois catégories : les AGS, AGMI et AGPI.

-AGS, Acides Gras Saturés (molécules principales : acides butyrique, laurique, palmitique, stéarique…) : présents dans les huiles végétales ou beurres végétaux de Palme, Coco, Arachide, Tournesol, Sésame, Cacao… et type d’acides gras présents aussi dans les graisses animales (viande, beurre)

-AGMI, Acides Gras Mono-Insaturés ou Omégas 9 (molécule principale : acide oléique) : présents dans les huiles végétales d’Olive, Colza, Tournesol, Noix, Arachide, Avocat

-AGPI, Acides Gras Poly-Insaturés ou Omégas 3 et 6 :

  • Omégas 6 (molécules principales : acide linoléique et acide gamma-linoléique) : présents dans les huiles végétales de Bourrache, Onagre, Maïs, Tournesol, Sésame
  • Omégas 3 (molécules principales : acide alpha-linolénique (ALA), et ses deux dérivés hautement actifs l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA)) : présents dans les huiles végétales de Périlla, Cameline, Colza, Courge, Noix, Lin, Chanvre et présents aussi dans les poissons gras (maquereaux, saumons, sardines) et le krill (crustacés marins de type crevettes vivant en eaux marines profondes)

Acides Gras : leur rôle physiologique

Les Acides Gras sont indispensables à notre santé physique et psychique, tout particulièrement les AGPI. L’organisme peut fabriquer les omégas 9, mais pas les omégas 3 et 6. Les omégas 3 et 6 sont dénommés AGE ou Acides Gras Essentiels, car ils ne peuvent être apportés que par l’alimentation.

Les Omégas 3 interviennent dans :

  • dans de nombreux processus biochimiques (régulation de la tension artérielle, élasticité des vaisseaux, agrégation plaquettaire…)
  • le bon fonctionnement du système cardiovasculaire
  • la structuration, le développement et le fonctionnement du cerveau et de la rétine
  • la régulation du système immunitaire et des états inflammatoires et allergiques
  • la régulation de l’humeur

Les Omégas 6 interviennent dans :

  • la structuration des membranes cellulaires et dans la fluidité membranaire
  • la fonction de barrière de l’épiderme, en régulant le niveau d’hydratation de la peau
  • dans la coagulation du sang
  • dans la régulation du « mauvais » cholestérol

Les Omégas 9 interviennent aussi dans la protection des maladies cardiovasculaires et la régulation du taux de cholestérol.

Huiles végétales : sensibilité à l’oxydation et modes de conservation

Une huile végétale est fragile et peut s’altérer au contact de l’air et de la lumière, sous l’effet de la chaleur ou sous l’action de certaines enzymes, les lipases. Elle change de couleur et/ou son odeur devient rance. Les acides gras se détériorent, l’huile perd alors de son efficacité et peut devenir nocive. Le mode de conservation est primordial pour un usage optimal des huiles végétales : idéalement dans un contenant opaque, en verre, à température variable selon les huiles.

  • Huiles végétales très sensibles : Cameline, Périlla, Carthame, Chanvre, Onagre, Rose musquée… A conserver au réfrigérateur et à consommer rapidement (dans les 3 à 4 mois suivant leur ouverture). Ne pas les cuire. Pour un usage cosmétique, limiter leur montée en température.
  • Huiles végétales sensibles : Bourrache, Coton, Germe de blé, Nigelle, Tournesol … A conserver au frais, idéalement au réfrigérateur.
  • Huiles végétales peu sensibles : Sésame, Olive, Argan, Abricot, Jojoba, Karité… Conservation à température ambiante, sur une durée d’environ un an. Selon les huiles, peuvent être chauffées pour un usage cosmétique ou utilisées en cuisine pour la cuisson

Les huiles végétales, véritables trésors de bienfaits, peuvent se gorger d’actifs de plantes et de soleil, ou être enrichies en huiles essentielles, et mettre à disposition de l’Homme toutes ces énergies nécessaires à son évolution.

Dans l’article « Huiles végétales : Comment les choisir ? », nous vous invitons à découvrir leurs utilisations dans notre alimentation, en cosmétique ou en aromathérapie et nous vous proposons un tableau récapitulatif avec toutes les informations nécessaires à un bon usage des huiles végétales.

 

 

Toxicité des huiles essentielles (partie 3)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

TOXICITE DES HUILES ESSENTIELLES :

LES Recommandations de prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte et la toxicité des huiles essentielles

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit être très guidée par des ouvrages ou les conseils d’un aromathérapeute, et quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir la maman ainsi que son bébé hors de danger. L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire et digestif, et aussi pscho-émotionnel.

Eviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse, en auto-médicamentation, car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées : toutes les espèces de menthe, eucalyptus à camphre à pipéritone ou à cryptone, lavande aspic ou stoechade, romarin à camphre, sauge officinale, cèdre de l’Atlas.  Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique. Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement. Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétonique peu toxiques (comme hélichryse italienne, lavande aspic, romarin à verbénone), si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Eviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique seront utilisées éventuellement seulement sur les recommandations d’un spécialiste: Toutes les huiles essentielles d’anis, fenouil, sauge sclarée, cyprès de Provence, cèdre de l’Atlas, céleri, lentisque pistachier, tanaisie annuelle.

A retenir pour la femme enceinte

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale. Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20 %. On évitera la voie orale.

L’aromathérapie chez le sujet allergique

Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle. L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres : plus particulièrement : l’huile essentielle de laurier noble, de cannelle de Chine ou de Ceylan, l’huile essentielle d’inule odorante, l’huile essentielle pin maritime ou sylvestre, l’huile essentielle de menthe poivrée, les huiles essentielles de lavandes, de sauges, ainsi que les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

LE TEST D’ALLERGIE AUX HUILES ESSENTIELLES :

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie lorsqu’il y a un doute. Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons. Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant, le bébé et les huiles essentielles

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles. Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR que l’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Les grandes règles d’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant

Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
Privilégier la diffusion atmosphérique

L’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant, faîte de manière adaptée lui apporte énormément de bénéfices sur le plan immunitaire. Vous pouvez trouver des informations sur les bons gestes pour stimuler son immunité et traiter ses rhumes dans cet article : Rhumes et rhino-pharyngites :comment traiter mon enfant avec les huiles essentielles ?

Les huiles essentielles de la constipation

Constipation et huiles essentielles

La constipation peut toucher à tout âge ou toute période de la vie. Maux de ventre, ballonnements, spasmes, ralentissement du transit signent un dysfonctionnement de l’arbre digestif. Les huiles essentielles agissent à différents niveaux (estomac, foie, intestin, côlon) pour rétablir un équilibre souvent mis à mal au quotidien et retrouver un transit intestinal normal.

La constipation : mécanisme, symptômes et causes

L’alimentation met 4 à 5 heures pour voyager de l’estomac au côlon et les résidus de la digestion 24 à 48 heures pour être évacués. Le rôle du colon est de concentrer les restes, liquides, issus de la digestion. Les selles sont normalement constituées d’environ 80 % d’eau. Mais lorsque le colon réduit trop la teneur en eau, les selles sont sèches, petites et dures, elles s’y accumulent et on parle alors de constipation. On observe des ballonnements, douleurs et crampes et un ralentissement du transit. L’évacuation des selles est difficile, irrégulière et retardée. Le transit est considéré comme normal, quand il y a émission de 3 selles par jour à 3 selles par semaine.

Les causes

Résoudre un problème de constipation nécessite d’en avoir identifié la cause pour éviter une récidive. Elle peut être aigüe, passagère, liée à un problème organique ou à des changements temporaires d’habitude de vie ; ou chronique, le plus souvent alors d’origine fonctionnelle.

Causes organiques :

  • Anomalies de l’arbre digestif : cancer, fissure annale…
  • Anomalies extra-digestives : endocriniennes (modifications hormonales, hypothyroidie, diabète), gynécologiques (kystes ovariens, grossesse), générales (malnutrition, anorexie)…

Causes fonctionnelles :

  • Constipation simple, occasionnelle : modifications de régime alimentaire et /ou d’hygiène de vie, dysbioses (déséquilibre de la flore intestinale), suites opératoires, difficultés psychiques temporaires, voyage à l’étranger
  • Constipation chronique : souvent liée à une station immobile prolongée, un manque d’activité physique (personnes âgées)
  • Colopathie fonctionnelle : alternance de constipation et diarrhée avec douleurs abdominales, souvent accompagnée et/ou causée par du stress
  • Constipation iatrogène : certains médicaments ont pour effet secondaire de provoquer un ralentissement du transit intestinal

Il est nécessaire de consulter son médecin si la constipation est inhabituelle et perdure, si elle alterne avec de la diarrhée, en cas de présence de sang dans les selles ou d’antécédents de cancer du côlon dans la famille.

Constipation : ballonnements, douleurs, spasmes, crampes… Comment les huiles essentielles soulagent-elles ?

Les huiles essentielles sont d’une aide précieuse sur la constipation en agissant par leurs propriétés mécaniques et sécrétoires, à tous les niveaux de l’arbre digestif.  Elles apportent aussi un soutien psychique, par voie olfactive en calmant le mental et l’émotionnel, souvent impliqués dans les difficultés digestives.

Propriétés recherchées :

  • carminatives : évacuation des gaz, responsables des douleurs abdominales
  • stomachiques : stimulation du fonctionnement de l’estomac
  • apéritives : stimulation de l’appétit et des sécrétions digestives
  • antispasmodiques : atténuation des spasmes douloureux de l’intestin
  • laxatives : stimulation des sécrétions digestives pour ramollir les selles et faciliter leur évacuation
  • relaxantes psychiques, nerveuses

Les huiles essentielles à privilégier :

  • HE Estragon: stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique
  • HE Basilic tropical : stomachique, carminative, anti-fermentaire, antispasmodique. Rééquilibrante nerveuse, calme l’hyperactivité mentale
  • HE Gingembre: apéritive, carminative. Tonique du système digestif, favorise les mouvements de l’intestin et la progression des aliments. Stimule, réchauffe et énergétise
  • HE Cardamome : carminative, digestive et antispasmodique
  • HE Coriandre: stomachique, carminative, tonique digestive. A la fois, calmante et tonifiante
  • HE Mandarine: tonique digestive, laxatif doux, relaxante musculaire. Relaxante et calmante nerveuse puissante.

Constipation occasionnelle de l’adulte, constipation du voyageur

Utilisées en première intention, en massage du ventre, les huiles essentielles apportent un réel soulagement. Une prise complémentaire par voie orale est possible.

Réduire la constipation, par massage du ventre, avec l’huile essentielle d’Estragon

Dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 10 ml, réaliser le mélange suivant :

  • HE Estragon, Artemisia dracunculus 4 ml
  • HV noyau d’Abricot 6 ml

Mode d’utilisation : Prendre 10 à 15 gouttes de ce mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen). A faire 3 à 6 fois par jour selon les besoins. Utilisation ponctuelle sur 2 ou 3 jours pour un retour à la normale.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Soulager la constipation, par voie orale, avec l’huile essentielle de Gingembre

Prendre 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Gingembre avec une cuillère à café d’huile d’olive, 2 à 3 fois par jour, avant les repas. L’huile d’olive aura un effet laxatif doux et complémentaire et le transit doit s’améliorer en quelques jours.

En voyage, le recours à un autre support est possible : comprimé neutre, boulette de mie de pain, sucre… A l’effet laxatif de l’huile essentielle de Gingembre s’ajoutera son effet anti-nauséeux, parfois très utile lorsque les changements d’alimentation génèrent aussi des inconforts au niveau de l’estomac.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans

Constipation chronique de l’adulte

Le massage du ventre à l’huile essentielle d’Estragon (cf paragraphe ci-dessus) peut être testé 5 jours sur 7 pendant 3 semaines, jusqu’à 6 massages par jour.  Si les résultats sont insuffisants, utiliser alors la synergie “Régulation du transit”.

MA FORMULE
Régulation du transit

Propriétés : stimulante digestive, carminative, antispasmodique, laxative douce et relaxante

Indications : constipation de l’adulte, lenteur à la digestion, ballonnements, spasmes digestifs liés au stress

HE Gingembre, Zingiber officinalis3 ml
HE Basilic tropical, Ocimum basilicum2 ml
HE Coriandre, Coriandrus sativus1 ml
HE Mandarine, Citrus reticulata3 ml
HV noyau d’AbricotQSP 30 ml
(Complément)

 Mode d’utilisation : Réaliser le mélange dans un flacon compte-goutte en verre teinté de 30 ml. L’utiliser sur 5 à 7 jours, selon les besoins, en suivant le protocole ci-dessous. A renouveler si nécessaire.

  • Voie orale : mettre en bouche, 4 à 5 gouttes du mélange, 2 fois par jour, avant les repas
  • Voie cutanée : prendre 10 à 15 gouttes du mélange, masser lentement le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, après les repas

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans,  risque de photosensibilisation avec l’huile essentielle de Mandarine (pas d’exposition au soleil dans les huit heures suivant l’application)

Précaution : traitement hormonal en cours (effet « progesteron-like » de l’huile essentielle de Coriandre)

Constipation de l’enfant

La régulation du transit intestinal de l’enfant est, comme celle de l’adulte, soumise aux aléas du quotidien et peut être accompagnée par des massages du ventre aux huiles essentielles (sous réserve d’un diagnostic médical préalable).

Synergie « Massage du ventre », à partir de 30 mois

Dans un flacon compte-goutte de 10 ml en verre teinté, réaliser le mélange suivant :

  • HE Mandarine, Citrus reticulata   1 ml
  • HE Estragon, Artemisia dracunculus   1 ml
  • HE Camomille romaine, Chamemelum nobile  1 ml
  • HV noyau d’Abricot   7 ml

Mode d’utilisation : Prendre 5 à 6 gouttes du mélange dans le creux de la main, masser lentement le ventre de l’enfant dans le sens des aiguilles d’une montre. Insister sur la zone du colon descendant (partie gauche de l’abdomen), 2 fois par jour, pendant 5 à 7 jours

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Vous trouverez également des informations complémentaires pour améliorer les capacités digestives dans l’article d’Aude Maillard : Maux de ventre, brûlure d’estomac, constipation : mieux digérer avec les huiles essentielles.

Brûlures, coups de soleil : les huiles essentielles en urgence

Huiles essentielles brulure et coupes de soleil

Brûlures domestiques, par la chaleur, le froid, les frottements, coups de soleil en bord de mer, en montagne … Ces désagréments du quotidien ne doivent pas être pris à la légère et nécessitent des soins appropriés calmants, réparateurs et cicatrisants. Soins aux huiles essentielles, à l’Aloe vera et aux huiles végétales sont des réflexes très efficaces pour ces peaux enflammées.

Brûlures : lésions et conduite à tenir

Une brûlure est une atteinte des tissus, provoquée par un contact de type thermique, chimique ou électrique. Elle entraine une modification de la barrière hydrolipidique de la peau, une augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins, une perte en eau avec apparition d’un œdème (poche remplie d’eau sous forme de cloque) et un risque d’infection. Dans l’urgence, pour déterminer son niveau de gravité, il faut évaluer l’étendue, la profondeur et la localisation de la brûlure. Le pronostic et le besoin éventuel d’avertir le SAMU en dépendent.

Les cas les plus graves se présentent lorsque la surface brûlée est supérieure ou égale à la surface de la paume de la main de la victime, ou bien, si elle concerne une muqueuse, le visage, les os, les yeux, les voies respiratoires et/ou orifices naturels. Les bébés, jeunes enfants, personnes âgées, personnes fragilisés (diabète, dénutrition, alcoolisme…) sont des aussi des sujets à risque.  Les conséquences possibles sont d’ordre infectieux, cicatriciel, circulatoire, ainsi que métabolique et hématologique, lorsque les pertes en eau sont importantes. En cas d’état de choc général, le pronostic vital est engagé.

Brûlures du 1er, 2ème ou 3ème degré ?

  • 1er degré : brûlure superficielle, rouge, très sensible au contact, sans cloque. La surface de la peau blanchit sous une légère pression.
  • 2ème degré : brûlure intermédiaire, en général avec cloque, peau rouge à blanchâtre, sensibilité normale à douloureuse, cicatrisation spontanée plus ou moins aléatoire en 2 à 3 semaines
  • 3ème degré : brûlure profonde, avec derme blanchâtre, perte de sensibilité, circulation sanguine qui ne s’efface pas sous la pression du doigt, cicatrisation spontanée impossible

Brûlures domestiques : conseils d’urgence

En cas de brûlure douloureuse : laisser couler l’eau du robinet la plus fraîche possible, pendant une dizaine de minutes, pour limiter la propagation de la chaleur dans la profondeur du tissu cutané puis prodiguer des soins antalgiques et réparateurs avec l’huile essentielle de Lavande aspic (comme détaillé au paragraphe suivant).

Points de vigilance :

  • Ne pas percer les cloques, ne pas utiliser de pansements adhésifs
  • Surveiller l’évolution de la plaie (éventuelle surinfection). Toute brûlure qui ne guérit pas en quelques jours nécessite une consultation médicale.
  • Ne pas appliquer de corticoïdes, produits colorants (ils masqueraient l’évolution de la cicatrisation), de pommade antibiotique préventive, d’eau oxygénée, d’alcool…
  • Ne pas utiliser de coton hydrophile sur la zone brûlée (il colle à la peau)
  • Ne pas appliquer de corps gras dans les gestes d’urgence
  • Ne pas chercher à retirer les vêtements adhérents à la peau brûlée
  • Ne pas mettre de glace sur la zone brûlée

Brûlures domestiques :  geste d’urgence en aromathérapie avec l’huile essentielle de Lavande aspic

L’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula latifolia ou spica  est l’alliée idéale en cas de brûlure domestique. Très antalgique, anti-inflammatoire et anti-infectieuse, elle apporte un soulagement immédiat et permet une réparation rapide des tissus. Elle peut même éviter une greffe de peau, dans les situations les plus graves, si elle est appliquée précocement.

A FAIRE : Après avoir passé une dizaine de minutes sous l’eau du robinet, laisser tomber 1 à 4 goutte(s) pure(s) sur la zone lésée. A renouveler toutes les 15 à 20 minutes, 2 à 4 fois de suite tant que la douleur persiste (maximum 8 fois).

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfant de moins de 6 ans

Une fois la phase douloureuse terminée, la formule ci-dessous pourra être utilisée jusqu’à cicatrisation satisfaisante.

MA FORMULE
Huile cicatrisante et réparatrice spécial brûlure

Propriétés : antalgique, antibiotique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tache), réparatrice et régénératrice cutanée, cicatrisante

Indications : réparation de la peau en cas de brûlure, une fois la phase d’urgence terminée

HE Lavande aspic, Lavandula spica1 ml
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia1 ml
HE Ciste, Cistus ladaniferus CT pinène2 ml
HE Carotte, Daucus carota1 ml
HE Camomille allemande, Matricaria recutita1 ml
MH Millepertuis3 ml
HV Calophylle3 ml
HV Rose musquéeQSP 30 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone brûlée, jusqu’à cicatrisation satisfaisante

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, traitement anticoagulant (pour l’huile végétale de Calophylle)

Coup de soleil ou érythème solaire

Le coup de soleil est une brûlure, d’étendue et profondeur variables, due à une exposition prolongée aux UVB, amplifiée par les UVA et les infrarouges. Il apparaît dans les heures suivant l’exposition solaire et disparait en quelques jours, après une phase de desquamation (la peau « pèle ») plus ou moins conséquente selon l’intensité de la brûlure. Le coup de soleil peut être léger, rosé, ou rouge vif avec des douleurs, voire des cloques.

La gravité du coup de soleil dépend de la durée et de l’heure de l’exposition, de l’altitude et la latitude auxquelles on se trouve. La première des préventions est de limiter les durées d’exposition et de se couvrir en cas d’exposition prolongée. Conséquences possibles des coups de soleil à long terme : vieillissement prématuré de la peau (perte d’élasticité, dessèchement prématuré, apparition de taches brunes) et risque de cancers cutanés (carcinomes et mélanomes).

Coup de soleil : soulager avec l’huile essentielle de Lavande fine

A FAIRE : Mélanger 4 gouttes d’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia (plus agréable au niveau olfactif que l’huile essentielle de Lavande aspic et suffisante pour soulager un coup de soleil) avec un peu d’huile végétale neutre ou de macérat huileux de Calendula.

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Le gel d’Aloe vera est aussi un réflexe instantanément antalgique et réparateur : appliquer 2 ou 3 fois à quelques dizaines de minutes d’intervalle et, en l’espace de 2 ou 3 heures, la sensation douloureuse de l’érythème disparait.

Une fois les premiers soins assurés, la formule du paragraphe ci-dessous, aux huiles essentielles, pourra être utilisée pour une belle régénération de la peau.

Si le recours aux huiles essentielles est impossible : envisager l’application d’hydrolats – hydrolats de Lavande fine, Camomille romaine, Camomille allemande, Hélichryse italienne, Géranium rosat… – à pulvériser directement sur la peau, éventuellement suivie d’une application de macérat huileux de Carotte ou de Calendula, ou de gel d’Aloe véra. Le soulagement sera certain.

MA FORMULE
Gel apaisant et hydratant après-soleil

Propriétés : antalgique, anti-inflammatoire, régulatrice mélanocytaire (anti-tâche), réparatrice cellulaire (en cas d’altération nucléaire), régénératrice cutanée, hydratante, cicatrisante

Indications : érythème solaire, échauffement cutané de tout type, peau sensible, inflammatoire ou à rougeurs

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia1 g
HE Carotte, Daucus carota1 g
HE Géranium rosat CV Bourbon, Pelargonium asperum CV Bourbon1 g
HE Hélichryse italienne, Helichrysum italicum1 g
MH Calendula1 g
HV Rose musquée1 g
Gel à l’Aloe veraQSP 50 g
(Complément)

Réaliser la préparation avec le matériel approprié (mini-balance, bol en inox, fouet…) : après la pesée, mélanger huiles essentielles et huiles végétales, puis y incorporer l’Aloe vera. Bien homogénéiser l’ensemble avec le fouet. Transvaser la préparation dans un pot de 50 g. A conserver au réfrigérateur et à utiliser dans les deux mois.

Mode d’utilisation : en application, 2 à 3 fois par jour sur la zone concernée

Précaution : pas d’exposition au soleil dans les 8 heures suivant l’application

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

Pour compléter ces informations sur la peau et le soleil, à lire cet artcile : Peau, soleil et huiles essentielles : prolonger son bronzage et son teint lumineux.

Soulager les piqûres (insectes, méduses) avec les huiles essentielles

Piqure moustique guêpe et huiles essentielles

En été, moustiques, guêpes, serpents, méduses et insectes en tout genre, peuvent assombrir le quotidien des vacances. Ces piqûres et ces morsures d’animaux, potentiellement venimeux peuvent provoquer de vives douleurs, voire même de fortes réactions allergiques. Des soins appropriés avec les huiles essentielles apportent un réconfort immédiat, diminuent les démangeaisons et canalisent la réaction inflammatoire.

Piqûres d’insectes ou animaux : douleur, démangeaisons, inflammation

Les piqûres d’insectes ou animaux provoquent souvent les réactions locales suivantes :

  • douleur immédiate, assez vive, voire fulgurante
  • réaction inflammatoire avec rougeur et gonflement, à l’endroit même de la piqûre, parfois suivie d’un œdème et d’une sensation de brûlure qui s’étendent
  • prurit intense – troubles fonctionnel des nerfs de la peau – qui provoque des démangeaisons

Au-delà de l’inconfort lié à la piqûre, le risque, localement, en cas de grattage, est une surinfection de cette zone. Et, sous l’effet de la surprise, la personne manifeste parfois aussi des signes d’affolement, d’inquiétude ou de malaise. Elle a besoin d’être rassurée et accompagnée.

Chez un sujet à terrain allergique, il faut surveiller l’apparition de signes avant-coureurs d’un choc anaphylactique ou Œdème de Quincke : urticaire généralisé, prurit des mains et des pieds (survient dans les 10 à 20 minutes qui suivent la piqûre), œdème des lèvres et/ou du visage, gêne respiratoire, hypotension, malaise général.

Piqûres : insectes ou animaux en causes, les conseils d’urgence

  • Mouches, moustiques et taons 

Piqûres désagréables, mais en général sans gravité. Eviter de se gratter, ce qui aggrave et prolonge les réactions.

  • Tiques, araignées et aoûtats

Tique : celle-ci s’accroche à la peau pour se gorger de sang. Elle pique sans faire mal et parfois de manière inaperçue. Si elle est visible, la retirer avec un tire-tique et désinfecter, éventuellement dans l’urgence avec une goutte d’huile essentielle de Tea tree, Melaleuca alternifolia. Les tiques sont les vecteurs de nombreuses maladies, consulter à ce sujet le dossier complet d’Aude Maillard sur la maladie de Lyme et les huiles essentielles.

Araignées et aoûtats : les piqûres peuvent être intenses et douloureuses et provoquer de fortes réactions.

  • Abeilles, guêpes (et frelons)

Abeille : ne pique qu’une fois, car laisse son dard dans le derme.

Guêpe : dard plus lisse, ne le perd pas lors de la piqûre, peut piquer plusieurs fois.

Le venin de ces insectes est neurotoxique et allergisant. Lors d’une piqûre, localement, œdème et prurit intense sont observés. Des signes plus généraux, comme urticaire, nausées, vomissements, vertiges sont possibles. La prudence s’impose, car une manifestation allergique peut apparaître entre 1 et 15 jour(s) après la piqûre.

En dehors de tout contexte allergique, des réactions toxiques, locales ou générales peuvent être observées (perte de connaissance, convulsions, coma). La gravité des manifestations dépend alors de la localisation de la piqûre et de son nombre (une seule piqûre dans la bouche peut être dangereuse).

Dans le cas d’une réaction locale simple, retirer le dard et détruire le venin avec une source de chaleur, ou utiliser une appareil type Aspivenin.

  • Vives et méduses

Vive : poisson présent dans les fonds sablonneux des eaux côtières. Piqûre très douloureuse irradiant dans tout le membre (en général, la jambe). Venin thermolabile, neutralisé par la chaleur. Utiliser une pompe à venin et placer la zone touchée dans de l’eau chaude. Penser aussi aux cataplasmes d’argile verte qui est anti-inflammatoire et qui absorbe les toxines.

Méduse : présentes à proximité des plages, dans les courants d’eau de mer chaude. Brûlure immédiate avec œdème. Laver la plaie à l’eau de mer, saupoudrer de sable pour retirer les filaments urticants, relaver à l’eau de mer.

  • Vipères

En France, la vipère est le seul serpent venimeux. Les formes graves de morsure sont rares, 95% des d’entre elles se présentent au niveau des pieds ou des mains (cueillettes, engagement d’un pied dans une anfractuosité sans visibilité…). Sensation de piqûre avec trace visible de morsure. Œdème apparaissant en 10 à 15 minutes, régresse après 72h sur 2 à 3 semaines. Malaise, nausées, vomissements, hypotension y sont associés.

A faire : immobiliser le sujet, appeler les services médicaux compétents, désinfecter la morsure.

A ne PAS faire : incision et succion au niveau de la morsure, garrot, application de glace.

Dans les cas sans gravité, la conduite générale sera toujours de nettoyer et désinfecter la zone piquée, puis d’y appliquer des soins locaux calmants antiprurigineux, antihistaminiques et anti-inflammatoires. Les cas où subsiste un doute, sur la gravité de la réaction, seront pris en charge par une structure médicale.

Soulager les piqûres avec les huiles essentielles :  le réflexe, l’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica

L’huile essentielle de Lavande aspic est l’huile essentielle majeure en cas de piqûre d’insectes ou d’animaux. Elle possède des propriétés antitoxiques, antalgiques, analgésiques, antiinflammatoires et anti-infectieuses.

Certains végétaux, notamment les orties peuvent provoquer à leur contact des réactions urticantes, similaires à celles des piqûres d’insectes, et soulagées de la même manière par les huiles essentielles.

Le Geste Simple

Appliquer directement sur la piqûre 2 à 3 gouttes pures d’huile essentielle de Lavande aspic, Lavandula spica, 4 à 6 fois par jour, les trois premières applications étant espacées de 10-15 minutes environ. Si la zone concernée est étendue, diluer l’huile essentielle de Lavande aspic dans du macérat huileux de Calendula ou une huile végétale neutre.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

Pour les enfants entre 3 et 6 ans, ce geste simple peut être réalisé avec de l’huile essentielle de Lavande fine, Lavandula angustifolia ou de l’huile essentielle d’Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriododra.

Il est conseillé de lire notre article pour bien s’y retrouver dans toutes les huiles essentielles de lavande

MA FORMULE COMPLETE
Roll-on calmant et apaisant aux huiles essentielles contre les piqûres

Propriétés : antitoxiques, anti-histaminiques, anti-inflammatoires, antalgiques, anti prurigineuses et anti-infectieuses

HE Lavande aspic, Lavandula spica30 gouttes10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora20 gouttes7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile20 gouttes7 gouttes
HE Tea tree, Melaleuca alternifolia20 gouttes6 gouttes
HE Menthe poivrée, Mentha x piperita6 gouttes2 gouttes
HV Calophylle3 ml 1 ml
MH CalendulaQSP 15 ml
(Complément)
QSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 15 ml – ou 5 ml- selon la quantité totale désirée, y verser les huiles essentielles et l’huile végétale de Calophylle dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins.

Contre-indications : femme enceinte ou allaitante, enfant de moins de 6 ans, sujet épileptique

————————————————————————————————————————————-

Pour les enfants entre 3 mois et 6 ans et les femmes enceintes de plus de 3 mois :

HE Lavande fine, Lavandula angustifolia10 gouttes
HE Eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora7 gouttes
HE Camomille noble, Chamaemelum nobile7 gouttes
MH CalendulaQSP 5 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : prendre un roll-on de 5 ml, y verser les huiles essentielles dans les proportions indiquées, compléter avec le macérat huileux de Calendula, placer la bille, refermer. Appliquer sur la zone piquée 2 à 6 fois par jour, selon les besoins, ET SEULEMENT 3 fois par jour pour les bébés de moins de 30 mois et les femmes enceintes. Chez le bébé et le jeune enfant il est vivement conseillé de procéder au test allergique avant toute utilisation d’huile essentielle : à visionner ce tutoriel pour plus d’informations sur la tolérance des huiles essentielles sur la peau et le test allergique.

A lire cet article, pour plus d’informations sur l’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant.

Contre-indications : enfants de moins de 3 mois, femme enceinte de moins de 3 mois

Pour apprivoiser les huiles essentielles et mieux maîtriser leurs utilisations, voici le programme des ateliers huiles essentielles aromathérapie familiale.

TDAH : Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité. Intérêt des huiles essentielles

Hyperactivité et huiles essentielles

Le tableau clinique du TDAH ou Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, est complexe et souvent délicat à gérer. Inattention, hyperactivité et/ou impulsivité altèrent et parfois même handicapent le quotidien. Les huiles essentielles peuvent améliorer ces troubles et apporter un réel confort de vie, aux enfants comme aux adultes concernés.

Tableau clinique du TDAH : inattention, hyperactivité, impulsivité

Le TDAH est le trouble neurocomportemental le plus fréquent chez l’enfant d’âge scolaire. Selon les études, il concerne 3 à 7 % des enfants scolarisés. Il persisterait plus ou moins à l’adolescence et l’âge adulte pour 65% d’entre eux.

Il se manifeste par de l’inattention, souvent assortie d’hyperactivité et d’impulsivité : l’enfant a du mal à se concentrer, a besoin d’avoir en permanence quelque chose entre les mains, intervient de manière inappropriée…  Ce trouble coexiste aussi avec d’autres symptômes : colère, instabilité émotionnelle, tolérance très faible aux frustrations, beaucoup d’oppositions, des difficultés relationnelles. Cela génère des conflits familiaux, des difficultés scolaires, une mauvaise estime de soi et de l’anxiété.

Au-delà de cette réalité, ce sont aussi des enfants, adolescents et adultes créatifs et pleins d’imagination, riches et sensibles.

Causes et diagnostic du TDAH de l’enfant, l’adolescent ou l’adulte

Les causes sont multifactorielles : génétiques, neurobiologiques et environnementales.

Au niveau neurologique, on observe des anomalies de développement et de fonctionnement cérébral : les lobes frontaux et préfrontaux, responsables de l’attention, du sens de l’organisation et du contrôle des mouvements, s’activeraient de manière anormale ou auraient une anatomie singulière. Des déséquilibres dans les taux de certains neurotransmetteurs cérébraux seraient également en cause, notamment pour la dopamine, neurotransmetteur impliqué dans la cognition, la mémorisation, la motivation, le comportement, ainsi que la croissance des tissus et le mouvement musculaire, et la noradrénaline, qui module l’attention, l’apprentissage et la sociabilité. Au niveau environnemental, seraient impliquées les substances ou données suivantes : tabac, pesticides et autres substances toxiques, additifs alimentaires, carences nutritionnelles (magnésium, fer, zinc et omégas 3), troubles métaboliques divers (intolérance au gluten, à la caséine, insuffisance cérébrale en glucose…).

Le diagnostic est difficile à établir, il nécessite le recueil et l’analyse de nombreuses informations. Pour qu’il soit confirmé, il faut qu’un certain nombre de symptômes soit présents avant 7 ans, qu’ils se manifestent autant à la maison qu’en collectivité et qu’ils soient présents depuis au moins 6 mois. Cela nécessite la prise en charge par une équipe de professionnels spécialement formés au dépistage et à l’accompagnement de ces troubles.

Accompagnement du TDAH avec les huiles essentielles

L’accompagnement doit être pluridisciplinaire : rééducation (orthophonie, psychomotricité, gestion mentale…), psychothérapie, accompagnement parental, aménagement scolaire et parfois traitement médicamenteux. Ces approches multiples nécessitent réflexion et prudence et sont à adapter à chaque contexte. Une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil, exercice physique) est aussi indispensable.

Les huiles essentielles ont toute leur place dans ce tableau clinique. Leurs effets relaxants et rééquilibrants du système nerveux permettront au long cours de retrouver calme, concentration et capacité de réflexion.

Le massage aux huiles essentielles, notamment, est un temps de détente, de relaxation et permet de mettre un peu de calme dans des relations parfois conflictuelles. Il peut être pour un enfant hyperactif un moment privilégié et réconfortant avec son parent, avant la séparation de la nuit. Stick olfactif et diffusion aux huiles essentielles calmantes et réconfortantes sont aussi des approches intéressantes, par exemple en alternance avec les massages.

MA FORMULE
Massage “Détente et rééquilibrage nerveux”

  • Camomille romaine : Aide à surmonter les peurs et les angoisses, soulage les crispations, calme l’impatience.
  • Lavande fine : Apaise l’hyperémotivité, le stress, l’anxiété et l’irritabilité, apporte sérénité.
  • Ravintsara : Recharge et rééquilibre le système nerveux, apporte de l’énergie, sans exciter.

Formule :

HE Camomille romaine, Chamaemelum nobile2 ml
HE Lavande fine, Lavandula angustifolia2 ml
HE Ravintsara, Cinnamomum camphora CT 1-8 cinéole1 ml
HV noyau d’AbricotQSP 15 ml
(Complément)

Mode d’utilisation : le soir au coucher, masser doucement la voute plantaire, le plexus solaire et chaque côté de la colonne vertébrale – Enfants à partir de 6 ans : 3 à 5 gouttes – Adultes : 10 à 12 gouttes. Si besoin, ponctuellement, le matin, déposer 1 gouttes sur la face interne des poignets, faire pénétrer et les respirer profondément avant de démarrer sa journée.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques, sujets asthmatiques (en raison du 1-8 cinéole présent dans l’huile essentielle de Ravintsara)

Pour plus d’informations sur la toxicité des huiles essentielles et leurs contre-indications :

https://www.aude-maillard.fr/huiles-essentielles-toxicite-contre-indications-dangers-partie-1/

MA FORMULE
Stick olfactif “Calme et confiance en soi”

  • Bergamote : Calme la nervosité et le trac, apporte confiance en soi, courage et envie d’entreprendre
  • Marjolaine à coquilles : Agit contre l’irritabilité, la baisse de moral et le surmenage intellectuel
  • Petit grain bigarade : Aide en cas de nœud à l’estomac, calme l’anxiété, le ressassement et les colères. Stimule la communication. Permet de retrouver une meilleure image de soi-même

Formule :

  • HE Bergamote, Citrus aurantium ssp bergamia  7 gouttes
  • HE Marjolaine à coquilles, Origanum majorana  7 gouttes
  • HE Petit Grain bigarade, Citrus aurantium ssp aurantium  5 gouttes

Mode d’utilisation : prendre un stick inhalateur avec une mèche de coton vierge. L’imprégner des huiles essentielles dans les proportions indiquées. La fixer sur son support. Refermer. Le stick est prêt à l’emploi et peut être emporté avec soi pour la journée.

Précaution : l’utilisation du stick olfactif par un enfant se fait en présence d’un adulte.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques, sujets asthmatiques

MA FORMULE
Diffusion “Relaxation et protection”

  • Bois de Rose : Réconforte, aide à surmonter les peurs et la séparation, apporte un sentiment de protection.
  • Mandarine :  Combat la tristesse, antistress, calmante, relaxante. Idéale contre les insomnies.

Formule :

  • HE Bois de Rose, Aniba rosaedaora        20 gouttes
  • HE Mandarine, Citrus reticulata zeste     20 gouttes

Mode d’utilisation : verser directement les huiles essentielles dans votre diffuseur, puis diffuser le mélange 10 minutes avant le coucher, ou en journée si besoin.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes, enfants de moins de 6 ans, personnes âgées, sujets épileptiques et asthmatiques

A lire cet article d’Aude Maillard, pour plus d’informations pour lutter contre le stress et l’anxiété de l’enfant

https://www.aude-maillard.fr/huile-essentielle-aromatherapie-bebe-enfant-angoisse-stress-odeur/

Capsulite rétractile ou épaule gelée : comment soulager avec les huiles essentielles ?

Epaule douleur capsulite huile essentielle

Cette affection de l’épaule, même si elle reste bénigne, correspond à une impasse thérapeutique. Son étiologie est mal connue et son traitement par la médecine conventionnelle est insatisfaisant. Les huiles essentielles tant par leur niveau d’action pharmacologique que par leurs propriétés énergétiques apportent du réconfort et une accélération de la temporalité de guérison.

Capsulite, inflammation et rétractation

La capsulite est une inflammation de la capsule articulaire de l’épaule. Elle correspond à la rétraction progressive de l’ensemble des ligaments qui soutiennent l’articulation de l’épaule, appelé « capsule ». Cette pathologie est souvent unilatérale mais peut toucher les deux épaules l’une après l’autre. Elle peut faire suite soit à un traumatisme physique, mais la plupart du temps elle survient sans cause apparente. Elle touche les femmes le plus souvent (entre 40 et 60 ans), elle peut s’inscrire aussi dans un contexte de choc psycho-affectif (divorce, deuil, rupture…). C’est une maladie mal maîtrisée par la médecine conventionnelle, qui régresse progressivement avec le temps. Elle peut durer de 6 mois à 2 ans. La vitesse de guérison est aléatoire, mais elle semble être accélérée par des approches de médecines complémentaires : développement personnel, kinésithérapie, ostéopathie, phyto et aromathérapie.

Symptômes de la capsulite rétractile

La symptomatologie est évolutive, handicape fortement le sujet qui souffre dans ses mouvements du quotidien (lever les bras, attacher son soutien-gorge, s’étirer au réveil…). Les douleurs ne se cantonnent pas à la région de l’épaule. Ce sont des douleurs de type neuro-végétatif qui s’irradient dans tout le bras parfois jusqu’aux doigts. Ces symptômes évoluent en trois phases :

  • Phase 1 de 1 à 4 mois : caractérisée par des douleurs intenses qui diffusent de l’épaule jusqu’au poignet et même aux doigts. Ces douleurs sont plutôt neurogènes, elles suivent les trajets des fibres nerveuses. Leur nature est aigüe voire électrique, notamment lors de mouvement brusque sollicitant l’articulation du coude ou de l’épaule. Leur intensité diminue avec des mouvements doux type rééducation par de la kinésithérapie.
  • Phase 2 de 3 à 12 mois : caractérisée par la rétraction et le raidissement de l’épaule. L’articulation se referme, le bras se replie sur le corps, et tout mouvement vers l’extérieur, le haut ou l’arrière devient très douloureux, voire impossible. L’amplitude d’ouverture du bras est largement diminuée, ainsi que la puissance de fermeture de la main. Les douleurs nocturnes perturbe la qualité du sommeil.
  • Phase 3 de 6 mois à 2 ans, caractérisée par une diminution progressive spontanée des symptômes et une augmentation graduelle de l’amplitude des mouvements.

Soulager la capsulite avec les huiles essentielles

Face à ce tableau clinique et cette physiopathologie un peu floue, les huiles essentielles aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques ostéo-articulaires ont une efficacité très médiocre. Les huiles essentielles les plus analgésiques articulaires comme celle de laurier noble, d’eucalyptus citronné ou de katafray ont cette insolence de ne pas vraiment fonctionner. Cela confirme que l’efficacité des huiles essentielles est totalement liée à leur mécanisme d’action ciblé sur la physiopathologie de la maladie, qui pour ce sujet précis de la capsulite, est mal connue. Cette étiologie semble être plutôt psycho-neuro inflammatoire plutôt que purement ostéo-inflammatoire. Pour espérer « anesthésier » les fibres nerveuses profondes douloureuses, il est nécessaire de se tourner vers des molécules au tropisme nerveux, connues par ailleurs pour leurs propriétés sédatives ou anesthésiantes. Par exemple : L’huile essentielle d’ylang ylang 3eme distillation, cette fragrance des plus aphrodisiaques et voluptueuses, utilisée pour ses propriétés psychoactives anti-dépressives et calmantes, est aussi une puissante antalgique. En synergie avec une huile essentielle de basilic tropical antispasmodique neuro-musculaire, apporte un relâchement du tissu nerveux mais aussi des muscles contracturés et responsables de la rétractation. L’huile essentielle de camomille noble allie de puissantes propriétés anti-inflammatoires percutanées tant sur le tissu osseux, que musculaire et nerveux. Par ailleurs son profil sédatif et freinateur de la transmission nerveuse, est totalement adapté au type de douleur à traiter. Pour finaliser la synergie et augmenter son potentiel antalgique, il est nécessaire d’y rajouter une huile essentielle de clou de girofle pour que dès l’application, son effet anesthésiant soulage le bras et l’épaule en souffrance.

Alléger l’état psycho-affectif par l’impact subtile des huiles essentielles

Parfois la capsulite peut s’inscrire dans un tableau psycho-émotionnel caractéristique. L’épaule est une articulation qui permet la relation au monde et à l’autre. « Je donne » et « je prends », « je me fais aider » et « j’aide » à mon tour, on « s’épaule mutuellement ». Elle communique et assure la puissance dans le geste effectué par la main (comme pouvoir débloquer un couvercle, serré un objet). Dans la capsulite, l’épaule est « gelée », cet engourdissement s’installe progressivement souvent conjointement à un ralentissement général psychique et/ou affectif. Il est souvent le reflet d’un état global de repli sur soi. Lorsqu’on se trouve « empêché » de donner, frustré de ne pas donner et aussi coupable d’avoir aidé sans avoir eu de retour, le corps se referme, pour inviter le sujet à se « concentrer » sur cette zone. Toute sa conscience est portée sur l’épaule complètement immobilisée et prisonnière, handicapant toute ouverture et accueil dans les posture du corps. Ce schéma d’auto-destruction nécessite une remise en question profonde pour un chemin de guérison accéléré. Recentrage sur qui l’on est réellement, sur ce que l’on mérite, sur ce que l’on peut apporter aux autres, et aussi acceptation des souffrances passées souvent accumulées de longues dates.
Pour toutes ces étapes à surmonter, pour pouvoir se retrouver et pour s’ouvrir de nouveau, quelques huiles essentielles sont de bons guides :

Huile essentielle myrrhe de somalie, pour pleurer, évacuer et panser ses blessures

Une oléorésine biblique s’impose pour apporter la spiritualité nécessaire pour faire bouger le corps physique en souffrance. Tel un baume, elle enveloppe, apaise et réconforte pendant qu’elle aide l’esprit à s’élever et à cheminer vers le moi profond. Elle soigne les traumas, elle cicatrise, elle connecte aussi au féminin intérieur, c’est-à-dire aux capacités d’écoute, de réceptivité, de créativité et de générosité, pour les mettre au service de son moi profond.

Se faire du bien avant de pouvoir faire du bien aux autres.

Huile essentielle de kunzea, pour retrouver sa dynamique de mouvement

L’empreinte de cette huile essentielle venue de Tasmanie est très vivifiante et profondément restructurante. Après ou pendant le travail de pacification avec l’huile essentielle de myrrhe sur les profondeurs de l’être, cette énergie du kunzea va aider à « réinsérer » le corps physique dans les sollicitations du quotidien. Elle aide la psyché à aller de l’avant pendant la « convalescence », à avoir du courage pour s’extérioriser et remettre en mouvement le corps physique. Une huile essentielle très yang et à l’ “odeur très incarnée”, pour contrebalancer la spiritualité de la myrrhe et rester les pieds sur terre.

A FAIRE : Pause olfactive quotidienne

Installé confortablement assis ou allongé, procéder à une pause olfactive quotidienne avec l’une ou l’autre de ces huiles essentielles, selon l’envie et l’inspiration. Pour cela, en déposer un goutte sur une touche à sentir (ou des lunettes olfactives) et la respirer profondément pendant au moins une dizaine de minutes. Ecouter, observer vos pensées pendant la pause olfactive ainsi que votre comportement au fil des jours. Poursuivre ces pauses pendant plusieurs semaines, le temps nécessaire pour faire évoluer la psychée et le comportement, et que le corps évacue ses douleurs somatiques.

MA FORMULE CAPSULITE RETRACTILE
débloquante et apaisante

Propriétés : antalgique neuro musculaire, anti-inflammatoire, rééquilibrante neurovégétative, anesthésiante.

Indications : gestion de la douleur de la capsulite rétractile de l’épaule, ou tous types de douleurs neurogènes.

HE ylang ylang 3eme distillation
Cananga odorata
5 ml
HE basilic tropical
Ocimum basilicum
5 ml
HE camomille noble
Chamaemelum nobile
5 ml
HE clou de giroflier
Eugenia caryophyllata
3 ml
Huile végétale de noyau d'abricotQSP 30 ml (complément jusqu'à 30 ml)

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre, puis compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale de noyau d’abricot.

Appliquer une vingtaine de gouttes sur l’épaule et l’ensemble du bras, jusqu’au poignet. Diminuer les doses et la fréquence d’application en fonction de l’amélioration et de la tolérance cutanée. Traiter seulement 5 jour sur 7.

PRECAUTIONS D’UTILISATION : Cette synergie contient plusieurs huiles essentielles irritantes voire dermocaustiques. Leur dilution dans l’huile végétale améliore leur tolérance mais l’application quotidienne de cette synergie peut amener au fil du temps des réactions d’intolérance (type peau granuleuse et qui démange). Dans ce cas, il est conseillé de stopper les applications pendant quelques jours le temps que la peau retrouve son intégrité.

TERRAIN ALLERGIQUE : en cas d’hyperréactivité de la peau, procéder au test allergique avant d’utiliser la synergie. Vous pouvez retrouver sur ce tutoriel consacré à l’application des huiles essentielles sur la PEAU, toutes les informations pour le réaliser.

Tutoriels aromathérapie

Articles récents

X