Renforcer son système immunitaire en hiver avec les huiles essentielles

Le système immunitaire a en charge la défense de l’organisme, sa réparation et aussi la mémorisation des munitions utilisées (principe de la vaccination). L’immunité est un système très complexe, qui fonctionne de concert avec les systèmes nerveux et digestif. La capacité à synthétiser des anticorps et à éliminer les virus ou les bactéries peut être altérée pour diverses raisons. En hiver, si la fatigue et le stress sont les premières explications à une baisse immunitaire, les excès alimentaires et les déséquilibres digestifs sont aussi souvent responsables d’une perte de vitalité et d’immunité. L’aromathérapie et les huiles essentielles réénergétisent l’organisme et sont particulièrement intéressants à cette période de l’année. On se rend compte que les personnes qui utilisent les huiles essentielles pour leur santé sont moins souvent malades. En effet, une huile essentielle n’est autre que le système immunitaire de la plante qui a été extrait et concentré par distillation. C’est un outil complètement adapté pour se donner un coup de pouce en hiver et prévenir la grippe. Voici tous les bons conseils AMSOAM.

Conseils naturopathiques pour renforcer son immunité

L’immunité est notre premier allié santé, surtout en hiver. Pour que les globules blancs travaillent efficacement, plusieurs conditions sont requises :

Ces cellules immunitaires doivent pouvoir circuler librement dans le sang, les organes et les tissus. Le corps doit donc être « propre », le sang fluide, le foie léger et le rein bien filtrant. C’est pour cette raison que la cure de détoxification automnale a un rôle très important dans le maintien de l’immunité en hiver. ATTENTION, si cette cure n’a pas été faite, il n’est pas recommandé de détoxifier l’organisme en hiver. En effet, à cette période le corps a besoin de toute son énergie pour la lutte contre les microbes.

Il est recommandé de privilégier une alimentation pauvre en sucres rapides et en graisses saturées. Préférer les repas riches en légumes de saison, bien réchauffants et antioxydants. Cela permettra au corps de préserver ses ressources en diminuant les efforts de thermorégulation et de digestion. Penser aussi aux épices de gingembre, curcuma, cannelle-orange, pour agrémenter vos tisanes, plats ou soupes.

Il est important de rester attentif au niveau d’énergie global du corps et de réagir rapidement à toute sensation de fatigue, car instantanément le système immunitaire peut s’affaiblir.

Pour cela, si la synergie proposée ci dessous ne semble pas suffisante et n’a pas eu d’effet au bout de 3 jours, les conseils donnés dans cet article peuvent être suivis en complément : Fatigue chronique, l’aromathérapie et les huiles essentielles pour retrouver le tonus.

Renforcer son immunité avec l’aromathérapie

HUILES ESSENTIELLES IMMUNOSTIMULANTES A PRENDRE EN BOUCHE

Sans drainer ni détoxifier le foie, en hiver il est important de le soutenir, surtout en vue ou après les agapes de Noel … Il y a pour cela une huile essentielle ou plus exactement une essence qui est particulièrement adaptée. Elle renforce la synthèse des anti-corps et fluidifie légèrement le sang, c’est celle de citron jaune (zeste). Recommandée plutôt d’origine bio, c’est une référence en hiver pour s’alléger tout en douceur et être plus résistant face aux virus.

A FAIRE : une cure d’essence de citron jaune (zeste) par voie sublinguale : 3 gouttes en bouche avec si besoin un peu de miel ou d’huile végétale de colza, matin et soir pendant une dizaine de jour. A renouveler tous les mois si nécessaire.

PROPRIETES : soutien hépatique, renforcement immunitaire, allègement digestif et fluidification légère du sang

INDICATIONS : fatigue passagère, teint terne, digestion lourde, baisse immunitaire, prise de médicaments

CONTRE INDICATIONS : prise de médicaments anticoagulants

RECOMMANDATIONS : cette essence peut être prise à partir de l’âge de 18 mois, à raison d’UNE goutte dans une petite cuillère avec un peu de sirop de vitamines.

HUILES ESSENTIELLES STIMULANTES IMMUNITAIRES A METTRE SUR LA PEAU et A RESPIRER

La peau est une excellente porte d’entrée des molécules aromatiques. Il est parfois plus efficace d’appliquer les huiles essentielles par voie cutanée que de les mettre en bouche, surtout lorsque parce que les molécules aromatiques se retrouvent en quelques secondes dans la circulation sanguine sans métabolisme hépatique. C’est un gage de rapidité d’action et d’efficacité. Sur ce sujet de l’immunité, certaines d’entre elles sont très puissantes pour redonner du tonus, rééquilibrer la sphère nerveuse, et chasser la fatigue passagère. Elles s’utilisent préférentiellement en application sur le thorax, le haut du dos, les reins ou les avant bras (où la peau est fine). Un mélange d’essence de conifères et d’huiles essentielles à 1,8 cinéole (ravinstara ou encore eucalyptus radié, laurier noble) est particulièrement adapté, comme dans la formule ci-dessous. L’HE de sapin géant a la particularité d’avoir une fragrance particulièrement douce et c’est un des meilleurs conifères oxygénateurs et protecteurs des voies pulmonaires. L’HE d’épinette noire est une incontournable pendant les périodes de fatigue, elle est aussi antivirale et a des propriétés cortisone like pour relancer l’énergie vitale. L’HE de gingembre est à ne pas oublier en hiver. A la fois rechargeante et calmante nerveuse, elle est aussi une des huiles essentielles les plus apaisantes sur tous les phénomènes inflammatoires. Elle aide le corps à faire circuler les fluides et réchauffe, c’est un catalyseur des autres huiles essentielles de la synergie.

GESTE SIMPLE : PROTECTION INSTANTANNEE CONTRE LES VIRUS

Il est vivement recommandé en période hivernale d’avoir dans sa poche ou son sac à main un flacon d’une huile essentielle anti-virale pour réagir au plus vite aux situations d’urgence. Par exemple, lorsque subitement le nez commence à piquer, éternuer et couler, ou bien lorsqu’une personne malade se tient à proximité (transport en commun, période d’épidémie grippale par ex), il faut réagir rapidement. Les huiles essentielles les plus anti-virales et faciles à utiliser sont celles de : laurier noble, eucalyptus radié, tea tree, ravintsara, saro ou encore cajeput et niaouli.

A FAIRE : Choisir la fragrance la plus appréciée et dans l’urgence, déposer 1 goutte à l’intérieur des poignets et procéder à 5 inspirations profondes pour désinfecter les voies respiratoires et les débarrasser du virus qui s’installe. A refaire toutes les 10 minutes pendant une petite demi-heure.

MA FORMULE
Immunitaire et anti-virale

Propriétés : anti-inflammatoire, tonique générale, régulatrice neurovégétative, anti-infectieux large spectre, réchauffante digestive, circulatoire, cortisone like

Indications : prévention ou traitement des infections virales, début de catarrhe, éternuements, congestion nasale, stimulation immunitaire pour la prévention de la grippe

HE gingembre
Zingiber officinalis
5 ml
HE sapin géant
Abies grandis
5 ml
HE épinette noire
Picea mariana
10 ml
HE ravintsara
Cinnamomum camphora CT 1,8 cinéole
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre.

Voie olfactive : mettre 1 goutte de la synergie et respirer profondément 5 fois de suite. Ce geste est particulièrement recommandé en début de rhume (éternuements, catarrhe clair) pour enrayer rapidement l’infection (dans ce cas respirer toutes les 10 minutes pendant 1 heure)

Voie cutanée : Appliquer 15 gouttes soit sur le thorax, soit les avant bras ou bien si la peau est réactive sur la voute plantaire, matin et soir, pendant 10 jours puis arrêt.

Voie atmosphérique : cette synergie peut être mise dans le diffuseur atmosphérique (ultra sons ou nébulisation) pour assainir l’air ambiant, diminuer la contagiosité des épidémies et soutenir l’immunité des occupants. Diffuser 10 minutes toutes les 2 heures.

CONSEILS COMPLEMENTAIRES : si vous avez une fragilité respiratoire comme une tendance asthmatique, cet article sur les bienfaits des huiles essentielles et la pathologie asthmatique pourrait vous être utile.

Soulager sa migraine avec les huiles essentielles

Migraine maux de tete huiles essentielles

La migraine correspond en général à une douleur latérale, sur un côté de la tête. L’étymologie de ce mot vient de HEMI, raccourci en MI- soit la moitié, et CRANIA, devenu Grania- le crâne. La crise de migraine est précédée de l’aura qui dure environ une heure, qui correspond à un moment de dépolarisation des neurones du cortex. Ce moment est associé à des troubles de la vue, de la sensibilité et des sens (hallucinations visuelles et auditives possibles). La migraine se répète en général sous forme de crises parfois violentes. La médecine conventionnelle possède des réponses antalgiques très efficaces sans être pour autant dénuées d’effets secondaires, surtout lorsque les traitements sont pris régulièrement. Il existe même certains médicaments qui peuvent occasionner par accumulation de dose un syndrome d’intoxication et des céphalées. Si le traitement des migraines doit tenir compte des faiblesses du terrain, comme les tensions nerveuses, l’équilibre métabolique ou hormonal, les huiles essentielles peuvent être très antalgiques pendant la crise et dénuées d’effets secondaires (attention tout de même à prendre connaissance des contre-indications explicitées un peu plus bas).

Les huiles essentielles qui soulagent les migraines

La crise migraineuse peut durer de 4 heures à 3 jours.  Elle est pulsatile comme une pression qui bat à l’intérieur du crâne, et est associée à des nausées voire des vomissements et une gêne à la lumière et au bruit.

Il existe une molécule aromatique particulièrement adaptée pour soulager ce type de douleurs à la fois vasculaire et neurologique, provenant de la dilation d’un vaisseau qui devient pulsatile et inflammatoire.

Cette molécule est celle de menthol. On la trouve dans l’huile essentielle de menthe poivrée (ou celle de menthe des champs). C’est un vasoconstricteur, c’est-à-dire qu’elle resserre le diamètre des vaisseaux, accélère la vitesse du flux sanguin au niveau de la zone imprégnée, et procure une anesthésie des tissus qui la reçoit par réfrigération. Ce mécanisme d’action explique, qu’une application d’huile essentielle de menthe poivrée sur les tempes, ou le front procure un soulagement dans les minutes qui suivent, par un effet glaçon. Cette propriété anesthésiante peut être mise à profit pour tous les types de douleurs localisées, et sans plaie, et particulièrement les crises de migraines.

Une autre molécule est souvent utilisée dans la gestion de la douleur en synergie avec celle de menthol c’est celle de camphre. On la retrouve dans les huiles essentielles de lavandin, de lavande aspic ou encore dans celle de romarin camphré. Particulièrement antalgique, elle est très efficace en association avec le menthol pour faire durer l’effet antalgique. Quand la migraine est rebelle, le mélange des deux dans un même flacon peut être intéressant (Cf plus bas d’ans l’encadré).

Les bons gestes pour diminuer le mal de tête

Pour que l’huile essentielle de menthe poivrée soit efficace, rapide et sans risque, il convient :

  • de réagir le plus vite possible
  • de ne pas la diluer dans une huile végétale
  • de fermer IMPERATIVEMENT les yeux pendant l’application
  • 4 applications maximum en 24h

La goutte s’applique avec le bout du doigt, sur le front et les tempes. Il est inutile d’en mettre en bouche. Cette application peut être renouvelée une quinzaine de minutes après si besoin, maximum 4 fois dans la journée. Il est important de respecter le nombre maximum d’application, sous peine d’avoir une aggravation des douleurs, et une toxicité de l’huile essentielle de menthe poivrée.

En cas de migraine rebelle, que faire avec les huiles essentielles ?

Si l’efficacité n’est pas suffisante, l’huile essentielle de menthe poivrée peut être mélangée en synergie avec l’huile essentielle de gaulthérie couchée et celle de romarin camphré. Comme la formule conseillée ci dessous :

  • HE menthe poivrée 5 ml
  • HE gaulthérie couchée 2,5 ml
  • HE romarin camphré 2,5 ml

A conditionner dans un roll-on de 10 ml, déposer une trace sur le front et les tempes dès les premiers symptômes de l’aura. Renouveler si besoin au bout de 20 minutes.

CONTRE-INDICATIONS avec le camphre : sujets épileptiques, femmes enceintes et allaitantes, enfants.

CONTRE-INDICATIONS avec l’huile essentielle de menthe poivrée : Cf encadré plus bas

PRUDENCE avec l’huile essentielle de gaulthérie : en cas d’allergie à l’aspirine

Précautions d’emploi et contre-indications avec l’huile essentielle de menthe poivrée

Cette huile essentielle est formellement contre indiquée chez les sujets épileptiques, pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que chez les enfants, elle est strictement contre indiquée chez les nourrissons de moins de 30 mois, car elle leur provoque des détresses respiratoires qui peuvent aller jusqu’à l’étouffement.

Cette huile essentielle élève la tension artérielle, une utilisation quotidienne est donc déconseillée chez les sujets présentant de l’hypertension artérielle ainsi que des pathologies cardiaques.

L’huile essentielle de menthe poivrée pure ne s’utilise par voie cutanée que LOCALEMENT. En effet, une application de cette huile essentielle pure sur une surface étendue de peau peut amener une brûlure par le froid pouvant aller jusqu’à l’hypothermie et à l’arrêt cardiaque. L’huile essentielle de menthe poivrée pour cette raison est strictement contre indiquée dans le bain. Sa dilution dans les gels spécial-jambes lourdes est parfaitement adaptée à moins de 10%.

Lorsque l’huile essentielle de menthe poivrée est mise en bouche, la quantité recommandée maximale est d’une goutte, diluée dans un peu d’huile végétale ou de miel. C’est une des huiles essentielles les plus puissantes en bouche :

« Une goutte c’est bien, deux gouttes, c’est trop »

Certaines céphalées, trop profondes ne cèdent pas à l’application d’huile essentielle. Il est inutile de poursuivre les applications si les douleurs n’ont pas cédé au bout d’une dizaine de minutes.

Dans tous les cas, la gestion du stress et la régulation des cycles (syndrome prémenstruel) sont vivement recommandées pour rééquilibrer l’activité neurologique cérébrale.

Des informations sur ce sujet sont données aux ATELIERS HUILES ESSENTIELLES AMSOAM, notamment celui sur la GESTION DU STRESS, anxiété, déprime et insomnie, ou encore les huiles essentielles pour la FEMME.

Rhume, nez bouché, mal de gorge : les bons réflexes avec les huiles essentielles

huile essentielle rhume, nez bouché, mal de gorge

Il n’y a pas plus puissant que les huiles essentielles pour enrayer un rhume en hiver. Encore faut-il bien les choisir et aussi bien les utiliser. Voici les conseils et les bons gestes à connaître absolument pour l’adulte.

En hiver, quand le virus attaque, dans les minutes qui suivent le nez rougit, pique et coule, la tête commence à se congestionner au niveau des tempes, et des éternuements traduisent que les voies respiratoires ORL sont le siège d’une réaction immunitaire inflammatoire intense et rapide. Parfois même la fatigue assaille, sans prévenir. Dans ce contexte d’urgence, plusieurs maîtres mots avec l’utilisation des huiles essentielles s’imposent :

Précocité d’intervention : utiliser les huiles essentielles le plus vite possible sans attendre la multiplication du virus

Itérativité : répéter les prises toutes les 10 minutes pendant 30 minutes à 2 heures, le temps de maîtriser la réaction inflammatoire

Soutien anti-anti-infectieux et immunitaire simultané : choisir les plus belles huiles essentielles antivirales et non forcément les plus grandes antibiotiques, ainsi que celle aux propriétés immunostimulantes pour doper la synthèse des anticorps responsables de la défense des muqueuses.

En respectant toutes ces exigences, les huiles essentielles ont un efficacité palpable de minutes en minutes, l’amélioration des symptômes est tangible et rapide, le sujet a conscience que l’infection est en voie de guérison et par ailleurs que les huiles essentielles renforcent son système immunitaire défaillant.

Les huiles essentielles les plus efficaces contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Certaines huiles essentielles ont un impact respiratoire flagrant quand on porte le flacon sous le nez, ce sont celles qui contiennent du 1,8 cinéole (anciennement appelé eucalyptol). Cette molécule incite à respirer à grand poumon et d’ouvrir en grand la cage thoracique. Elle est oxygénatrice, décongestionnante et même anti-virale, expectorante et mucolytique. Les huiles essentielles les plus familières qui la contiennent sont celle d’eucalyptus radié (ou globulus pour les adultes seulement) très expectorante et immunitaire, celle de laurier noble (boostant de l’immunité et antalgique), de niaouli (idéal pour les terrains récidivants chroniques), de cajeput (un des plus concentré et particulièrement actif contre les virus grippaux influenza), de lavande aspic (en cas de mucosités épaisses) ou encore celle de ravintsara et de saro (en cas de baisse immunitaire due à la fatigue nerveuse).

Une autre classe d’huiles essentielles à retenir pour prévenir ou traiter les affections hivernales sont les huiles essentielles de conifères : divers pins, sapins, et cyprès de Provence. Elles contiennent toutes en majorité des molécules terpéniques comme la térébenthine (huile essentielle de pin maritime) bien connue pour ses propriétés décapantes des surfaces. Toutes ces huiles essentielles de conifères sont en effet détersives (propriété de décoller les mucosités des muqueuses pour augmenter l’efficacité du 1,8 cinéole présent dans les autres HE), tonifiantes générales de l’organisme et aussi antivirales. Ainsi on pourra choisir par exemple l’huile essentielle de sapin pectiné (un des plus détersif) s’il y a beaucoup de mucosités, si l’on préfère renforcer l’activité antitussive l’attention se portera sur des huiles essentielles aux propriétés relaxantes bronchiques comme l’huile essentielle de pin de Patagonie, celle de cyprès de Provence ou encore celle de sapin de Sibérie.

Et puis enfin, une huile essentielle incontournable de l’hiver qui n’a pas encore été évoquée est celle de tea tree. Elle allie à elle toute seule, toutes les propriétés thérapeutiques précédemment citées. Particulièrement bien tolérée sur la peau, elle est une arme aromatique redoutable pour anéantir la quasi totalité des virus respiratoires, celui de la grippe y compris.

Les bons gestes avec les huiles essentielles pour enrayer le rhume

Il est important de réagir vite et fort avec les huiles essentielles, en associant si besoin trois voies d’administration.

Il est impératif de ne pas diluer les huiles essentielles dans une huile végétale (ce conseil est valable pour les adultes et les enfants de plus de 12 ans) pour ne pas ralentir la vitesse d’action des molécules aromatiques et maîtriser le virus le plus vite possible.

Le premier geste à faire dès que possible et qui peut suffire si les symptômes sont naissants, c’est l’inspiration sèche et profonde à l’intérieur des poignets d’une goutte de la synergie aromatique, au moins 5 fois de suite. A répéter toutes les 10 minutes le temps que les symptômes lâchent. De cette manière les vapeurs cinéolées et coniférales de la synergie vont attaquer et affaiblir le virus sans tarder. Sa vitesse de réplication va diminuer, il ne pourra pas s ‘implanter dans la muqueuse ni progresser vers les voies basses.

Associer à cette voie respiratoire des applications cutanées de la même synergie sur les zones immunitaires ORL : comme les chaines ganglionnaires dans la nuque, de chaque côté sous les oreilles, et sur la gorge. Cela permet d’accompagner le choc immunitaire et de soutenir la synthèse d’anticorps responsable de la défense des muqueuses.

Et si besoin, enfin une troisième voie d’administration peut être utilisée en plus, si les symptômes sont déjà avancés : la voie sublinguale. Un miel épais de thym (ou de châtaignier, ou de romarin) est le support idéal pour administrer les huiles essentielle en bouche. Il a l’avantage de faire glisser les huiles essentielles sur la muqueuse respiratoire pour qu’elle soit tapissée dans son ensemble par les molécules aromatiques. Le virus se retrouve ainsi en contact rapproché avec les actifs antiviraux et n’a pas d’autre choix que de trépasser.

L’escalade des symptômes bien connus (comme le nez bouché, les écoulements dans l’arrière gorge, les maux de gorges, qui peuvent évoluer en pharyngite/laryngite et/ou trachéite, ou bien encore en bronchite) est ainsi maîtrisée en l’espace de quelques heures.

Limites et risques à traiter son rhume par les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont les seuls outils thérapeutiques a pouvoir guérir aussi vite et aussi efficacement un rhume ou une infection hivernale. Ces utilisations séquentielles sont possibles pendant quelques heures pour tirer le plein potentiel thérapeutique des ces concentrés. Ces utilisations massives sont possibles pendant un laps de temps imparti, pendant une dizaine d’heure, l’organisme peut ainsi faire le plein d’énergie et corriger son immunité défaillante grâce au coup de pouce aromatique.

Les limites d’utilisation seront :

Les peaux sensibles, atopiques et eczémateuses, car les huiles essentielles doivent être utilisées pures. Dans ce cas, la synergie pourra être utilisée sur la voute plantaire.

Par ailleurs, les enfants jusqu’à 6 ans ne peuvent recevoir des huiles essentielles pures aussi massivement, un protocole doit leur être adapté.

Les sujets asthmatiques ont une hyperréactivité respiratoire qui rend l’utilisation des huiles essentielles très délicate. Il leur est conseillé de se mettre en contact avec un médecin aromathérapeute pour des conseils personnalisés.

La grossesse et l’allaitement sont des périodes où l’utilisation des huiles essentielles pure et concentré est contre-indiquée.

 

Les inhalations aromatiques

La chaleur humide a une efficacité incontestable sur les mucosités. Elle peut aider à décongestionner le nez et augmenter l’efficacité des huiles essentielles utilisées par voie olfactives.

ASTUCE : mettre 1 goutte de la synergie proposée plus bas dans un inhalateur (ou à défaut une tasse) remplie d’eau chaude et respirer les vapeur pendant une dizaine de minutes (en fermant les yeux). Ou bien encore, faire une tisane de romarin et / ou de thym et procéder à une inhalation pendant 10 minutes. Rester au chaud et renouveler 2 fois par jour si besoin. Cela facilitera la réhydratation des muqueuse si le syndrome est sec et sinon facilitera l’expectoration.

MA FORMULE
Contre le rhume, le nez bouché et le mal de gorge

Propriétés : antivirales, décongestionnantes, mucolytiques, détersives, expectorantes, immunostimulantes

Indications : Rhume, rhino-pharyngite, laryngite, mal de gorge, trachéite

HE cyprès de Provence5 ml
HE tea tree5 ml
HE laurier noble10 ml
HE eucalyptus radié10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre.

Voie respiratoire

Déposer 1 goutte de la synergie à l’intérieur des poignets et respirer profondément 5 fois de suite. Renouveler toutes les 5 à 10 minutes tant que les symptômes persistent.

Voie cutanée

Déposer 20 gouttes de la synergie toutes les 20 minutes en alternant les zones d’application : nuque, cou et gorge, puis thorax, dos, intérieur des avant bras, voute plantaire.

Voie sublinguale

1 goutte dans un miel épais, toutes les 20 minutes, 8 à 10 fois de suite

Cellulite : les huiles essentielles les plus efficaces

cellulite huiles essentielles

Si les produits amincissants anti-cellulite abondent sur les étals des pharmacies, peu d’entre eux sont réellement efficaces. Ils ont systématiquement un problème de pénétration des actifs. Par définition, un produit cosmétique ne traite que les couches superficielles de l’épiderme, sinon il doit avoir un statut de dispositif médical ou de médicament. La cellulite correspond à une accumulation de graisses au niveau des adipocytes qui se situent dans l’hypoderme créant un état inflammatoire et d’engorgement des tissus. Pour espérer traiter la cellulite il faut donc nécessairement utiliser un actif qui pénètre bien au-delà de la surface.

Les huiles essentielles lipolytiques et déstockantes des graisses

Le caractère lipophile des molécules aromatiques très marqué leur octroie une affinité et une vitesse de pénétration du tissu cutané remarquable. Par ailleurs, certaines d’entre elles possèdent des propriétés lipolytiques et déstockantes de adipocytes engorgés de graisses : par exemple le camphre du romarin officinal, l’atlantone du cèdre de l’Atlas. L’essence de pamplemousse est connue de manière ancestrale pour délipider le foie et le sang et par ailleurs attaquer la cellulite. Son côté piquant brûle et déloge la graisse enchâssée dans les adipocytes. C’est une incontournable pour prendre soin des formes féminines … et masculines !

Calmer l’inflammation des tissus

Pour être efficace sur une peau qui présente un aspect peau d’orange il faut aussi non seulement ramener une bonne circulation en tonifiant les vaisseaux, mais aussi diminuer le niveau inflammatoire car c’est un facteur de stase et de ralentissement circulatoire. Pour cela, plusieurs huiles essentielles sont particulièrement adaptées:

L’huile essentielle de gaulthérie couchée offre des propriétés puissant anti-inflammatoire par une molécule très proche de celle de l’aspirine, appelée le salicylate de méthyle. Cet actif aromatique chauffe les tissus et remet les fluides en circulation par ce côté révulsif.

L’huile essentielle de lemongrass est tirée d’une citronnelle. Aux propriétés puissantes anti-inflammatoires, elle draine et assèche tous les tissus engorgés d’eau. Elle complète très bien l’huile essentielle de gaulthérie.

Faire circuler et éliminer les toxines délogées

La tonification des tissus par la stimulation des circulations sanguine et lymphatique est une dernière étape nécessaire pour obtenir une synergie efficace. L’huile essentielle de cyprès de Provence peut être retenue. Aérienne, verte et purifiante, son registre olfactif apportera par ailleurs un agrément d’utilisation évident, au côté du registre fruité et piquant du pamplemousse et du lemongrass.

Relancer le métabolisme par voie interne

Il est parfois nécessaire en plus de ces applications cutanées locales d’huiles essentielles, de rajouter une action plus profonde en visant le métabolisme interne et la capacité du corps à éliminer et assimiler les nutriments.

Il est possible de cibler la thyroïde qui peut être un peu ralentie transitoirement. L’âge, la saison, les émotions, le terrain familial sont autant d’éléments qui peuvent ralentir la sécrétion des hormones thyroïdiennes et c’est alors l’ensemble de l’organisme qui se retrouve ralenti.

Il est possible aussi de stimuler les enzymes de la digestion pour optimiser la transformation et l’assimilation des nutriments.

L’axe surrénalien peut être également en berne si le tableau général est à la fatigue et à la frilosité.

Dernière possibilité, celle de stimuler l’élimination en ayant une cible plus rénale qu’hépato digestive pour assécher le corps qui accumule trop d’humidité.

Le soutien de ces axes est abordé dans l’atelier initié AMSOAM, métabolisme, poids, cellulite pour des conseils précis, ciblés. N’hésitez pas à vous y inscrire pour compléter le soin local. Il sera programmé dès le printemps 2018.

Secret d’efficacité contre la cellulite

Au-delà de l’efficacité des actifs qui se trouvent dans une produit anti-cellulite, il faut chercher à optimiser la pénétration des molécules car les adipocytes sont profondément ancrés dans l’hypoderme. Pour cela, le choix de l’huile végétale est primordiale car elle sert de véhicule (« carrier oil » en anglais). Choisir une huile végétale fine et légère apporte plus d’intérêt que de chercher à  diluer dans une huile végétale anti-inflammatoire comme le millepertuis. Préférer l’huile végétale de noyau d’abricot ou encore celle de noisette, c’est qui donne les meilleurs les meilleures résultats.

Par ailleurs, la cellulite correspond à une déstabilisation profonde des tissus. Il est nécessaire pour avoir gain de cause d’associer beaucoup d’actifs et de multiplier leur axes d’attaque : déstocker les graisses, diminuer l’inflammation, tonifier la circulation… la synergie proposée contient beaucoup d’huiles essentielles, mais chacune est à sa place et le résultat est optimal !

MA FORMULE
Huile anticellulite

Propriétés : lipolytique, tonique circulatoire, tonique lymphatique, anti-inflammatoire des couches profondes du tissu cutané, kératolytique et lissant de l’épiderme (peau lisse et douce en quelques jours)

Indications : cellulite, capitons, rétention d’eau localisée, aspect rugueux de la peau, verrues, cicatrices

HE cyprès de Provence
Cupressus sempervirens
5 ml
HE cèdre de l'Atlas
Cedrus atlantica
5 ml
HE romarin camphre
Rosmarinus officinalis CT camphre
3 ml
HE lemongrass
Cymbopogon flexuosus
5 ml
HE gaulthérie couchée
Gaultheria procumbens
3 ml
HE pamplemousse zeste
Citrus paradisii
2 ml
HE cannelle de Chine feuilles
Cinnamomum cassia
2 ml
Huile végétale de noyau d'abricotQSP 100 ml
(complément)

Prendre un flacon en verre teinté de 100 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour un millilitre et compléter avec l’huile végétale de noyau d’abricot.

Voie cutanée

Appliquer une trentaine de gouttes à répartir sur les fesses, les hanches, le ventre, matin et soir, pendant 3 semaines. Arrêter au moins une semaine et reprendre si besoin.

Précautions d’utilisation :

pas d’exposition au soleil dans les 8 heures qui suivent l’application (pamplemousse)

Contre indiqué en cas d’antécédent de cancer hormonaux dépendant (cyprès et cèdre)

Déconseillés chez les sujets épileptiques (romarin et cèdre)

Les voies d’administration des huiles essentielles : le nez

Merci à Essences Naturelles Corses, Distillateur à San Nicolao

Comment utiliser les huiles essentielles par le nez : voie olfactive et voie respiratoire

Il se passe beaucoup de choses lorsqu’une huile essentielle passe par les narines. Il est utile de faire la différence entre la voie respiratoire et la voie olfactive. En effet, il est possible d’utiliser la voie respiratoire pour décongestionner des fosses nasales bouchées, mais la voie olfactive est également la voie d’administration préférentielle pour gérer le stress et agir sur le comportement et les émotions.

Comment choisir son diffuseur atmosphérique et les huiles essentielles à mettre dedans ?

Quelle est la différence entre un diffuseur à ultra sons et un nébuliseur ?

Est ce que toutes les huiles essentielles s’utilisent en diffusion atmosphérique ?

Connaissez-vous les listes des huiles essentielles neurotoxiques et dermocaustiques?

Les voies d’administration des huiles essentielles : La bouche

Merci à Essences Naturelles Corses, Distillateur à San Nicolao

Comment mettre en bouche les huiles essentielles ? Voie sublinguale et voie orale

Pour vous aider dans l’utilisation des huiles essentielles chez vous, pour ne pas faire de bêtise et avoir le bon geste quand vous mettez une huile essentielle ou une synergie en bouche, ce tutoriel vous détaille :

La différence entre la voie sublinguale et la voie orale

Les précautions d’emploi pour la voie sublinguale

Les meilleurs support de dilution pour la bouche

A SAVOIR DOSES USUELLES par voie sublinguale : 1 à 3 gouttes diluées dans le support adapté

Les voies d’administration des huiles essentielles : la peau

Merci à Essences Naturelles Corses, Distillateur à San Nicolao

Comment appliquer les huiles essentielles sur la peau? Huiles essentielles irritantes et dermocaustiques

Pour que vous puissiez bien utiliser les huiles essentielles à la maison, voici ce tutoriel pour vous aider à découvrir comment appliquer les huiles essentielles sur la peau. Faut il systématiquement les diluer dans une huile végétale ? Quelles sont les huiles essentielles dermocaustiques interdites sur la peau? Quelles sont les huiles essentielles irritantes ?

Il est certain que dans la majorité des situations, ces concentrés de molécules aromatiques se diluent dans une huile végétale, et la plus adaptée est celle de noyau d’abricot.

Douleurs chroniques et huiles essentielles

Douleurs chroniques et huiles essentielles

Les huiles essentielles surrénaliennes et anti-inflammatoires

Dans les contextes de douleurs chroniques inflammatoires comme la polyarthrite, l’arthrose, la maladie de la fibromyalgie… l’organisme et le psychisme s’épuisent, les surrénales ne peuvent plus subvenir aux besoins du corps en matière de synthèse de cortisol qui l’hormone anti-inflammatoire endogène. Avant que celles-ci ne lâchent complètement, certaines huiles essentielles peuvent soutenir leur fonctionnalité et leur apporter comme une béquille. Les huiles essentielles d’épinette noire et celle de pin sylvestre, sont particulièrement tonifiantes dans ces états d’épuisement. Elles apportent au fur et mesure de leur utilisation des effets revitalisants, antalgiques, elles aident même à réguler l’équilibre nerveux. Dans ce contexte inflammatoire, il est intéressant de les associer à une autre huile essentielle, celle de katrafay, qui est par sa richesse en sesquiterpènes une huile essentielle particulièrement intéressant pour traiter toutes les inflammations chroniques. Son activité surrénalienne sera salvatrice et complémentaire aux deux huiles essentielles de conifères.

A FAIRE cette synergie dans une flacon de 30 ml : HE épinette noire (Picea mariana) 10 ml, HE pin sylvestre (Pinus sylvestris 10 ml), HE katrafay (Cedrelopsis grevei) 10 ml.

MODE D’EMPLOI : Masser les avants bras avec 15 gouttes de cette synergie, matin et soir, pendant 3 semaines.

PROPRIETES : régulateur des surrénales, cortisone like, anti-inflammatoire, tonifiant général de l’organisme

INDICATIONS : période de convalescence, asthénie chronique, maladie inflammatoire chronique, douleurs chronique, baisse immunitaire

Il est tout à fait possible d’adapter cette synergie en fonction du type de fatigue physique, psychique, nerveuse.

Pour en savoir plus sur la gestion des états de fatigue avec les huiles essentielles, venez assister aux formations d’aromathérapie scientifique AMSOAM, ou bien à l’atelier d’aromathérapie spécial gestion du stress, troubles nerveux, anxiété et fatigue.

Gérer la douleur psychique avec les huiles essentielles

Douleur psychique et huiles essentielles

Le phénomène douloureux est extrêmement complexe et subjectif. La douleur psychique peut être présente dans un contexte d’algies organiques profondes, aigues ou chroniques, ou bien d’une souffrance morale ou affective. Elle se vit sur une tonalité de stress, d’anxiété, parfois d’accès d’angoisse, somatisée selon le sujet par des crises de dépression, de pleurs ou de spasmophilie.

Les huiles essentielles pour l’anxiété, la dépression, le courage

Cette douleur difficile à quantifier, peut être prise en charge par l’aromathérapie et l’utilisation olfactive des huiles essentielles. Certaines ont des propriétés particulièrement sédatives sur le tissu nerveux et opèrent comme une anesthésie psychique qui aide à traverser le moment plus confortablement. L’huile essentielle de verveine citronnée est particulièrement sédative et aussi antidépressive, elle redonne l’envie d’avoir envie, rappelle la magie de la vie, en apportant une lumière profonde dans le cœur, douce, sucrée, gaie et infiniment réconfortante pour les sujets en déprime ou même en dépression. L’aspect informationnel des huiles essentielles travaille sur le côté psychique d’un individu et peut ainsi modifier son comportement et certaines fragilités de sa personnalité. L’huile essentielle de kunzea donne du courage pour affronter les épreuves de la vie, elle aide à sortir la tête de l’eau lorsque les vents sont contraires, elle oxygène le cerveau par sa teneur en 1,8 cinéole et aide à souffler la tristesse et la morosité. L’huile essentielle de katrafay ramène à la terre et à l’incarnation, elle apporte la force de vie, celle aide à se tenir droit. Elle est particulièrement intéressante dans les périodes de convalescence aussi pour ses propriétés de soutien surrénalien.

 

Pour apprendre à faire vos propres mélanges d’huiles essentielles pour gérer des problèmes psychiques, des troubles du comportement, de l’anxiété, du stress, et personnaliser vos mélanges d’huiles essentielles, venez assister aux ateliers d’aromathérapie AMSOAM, et plus particulièrement sur ce thème, l’atelier huiles essentielles spécial troubles nerveux; anxiété, stress.

Pour les professionnels de la santé venez suivre la formation d’aromathérapie scientifique, c’est le module système nerveux qui sera sur ce thème de la gestion des troubles nerveux et psychiques.

La gestion de la douleur avec les huiles essentielles

Traitement de la douleur-par-les-huiles-essentielles

L’aromathérapie, l’auriculothérapie et l’hypnose font partie des médecines alternatives qui excellent dans le domaine de la gestion de la douleur.  Il existe des molécules aromatiques présentent naturellement dans certaines plantes qui possèdent des propriétés analgésiques ou même anesthésiantes. Comme si ces plantes souffraient plus que les autres … Alors qu’elles sont ces molécules et ces huiles essentielles antalgiques ? Et comment créer une synergie parfaitement adaptée pour gérer tous les types de douleurs ?

Douleur et douleurs

Au-delà du ressenti psycho-émotionnel et subjectif de la douleur, celle-ci peut revêtir de multiples aspects : douleur musculaire, articulaire, neurologique, viscérale, tissulaires ou organique, douleur psychique et morale…les mécanismes qui génèrent la douleur sont donc toujours complexes, elle est rarement figée à ressenti, elle peut évoluer (selon les tissus co-latéraux qui sont gagnés par le mal) et son étiologie n’est pas toujours facile à identifier. En aromathérapie, les huiles essentielles sont d’autant plus antalgiques qu’elles sont choisies en fonction de la nature de la douleur. C’est pour cela qu’il est intéressant de toutes les rassembler dans un même flacon pour créer une synergie puissante anti-douleur.

Des huiles essentielles anti-inflammatoires

Les huiles essentielles sont des concentrés de molécules aromatiques. Parmi les huiles essentielles, certaines sont antalgiques, c’est-à-dire qu’elles suppriment la douleur, d’autres sont analgésiques voire même anesthésiantes, c’est-à-dire qu’elles suppriment la sensation douloureuse. Dans la gestion de la douleur intervient très souvent les capacités anti-inflammatoires des actifs, en effet l’inflammation est dans la majorité des cas l’origine de la sensation douloureuse.

Parmi les plus belles huiles essentielles anti-inflammatoires, on retiendra volontiers celle d’eucalyptus citronné parfaitement adaptée pour les douleurs lancinantes et profondes de la structure (os, tendons). Pour des douleurs d’origine dégénérative auto-immune, les plus ciblées seront certainement celles de katafray et de thym saturéoides. L’expertise clinique montre que l’huile essentielle de katafray est une véritable panacée sur tous les processus chroniques inflammatoires : allergique, auo-immun, lié à l’âge ou non. Cette huile essentielle offre des propriétés très prometteuse, elle est à tester dans tous les types de d’inflammations chroniques : tendinite, arthrose, arthrite, allergie, douleurs dégénératives…

Gérer les douleurs neurologiques avec les huiles essentielles (Névralgies)

Ces douleurs des nerfs (sciatiques, cruralgies, névralgie de Arnold…) sont parmi les plus violentes et rebelles. Il faut parfois même avoir recours aux médicaments antidépresseurs pour les calmer. Sur ce registre délicat, les huiles essentielles les plus ciblées sont surement les plus négativantes du tissu nerveux. On retient en cas de névralgie rebelles, les huiles essentielles riches en ester terpéniques comme l’huile essentielle de lavande fine, celle d’ylang ylang, ou encore celle de gaulthérie couchée. Les huiles essentielles de basilic exotique et d’estragon sont aussi spamolytiques et lèvent les douleurs neuro-musculaires.

Les huiles essentielles anesthésiantes

D’autres huiles essentielles viendront volontiers s’associer en synergie, dans le cas de douleurs extrêmes, du fait de leurs effets antalgiques et même anesthésiantes. A retenir l’huile essentielle la plus puissante, celle de clou de giroflier, qui peut être rajoutée et utilisée par voie cutanée. Attention cette huile essentielle est dermocaustique, ce qui limite sa concentration seulement à 10 % maximum dans la synergie. Il y a également celle de thym saturéoides qui a un pouvoir légèrement anesthésiant, et meme celle de camomille noble utilisée à forte dose.

Gérer la douleur dans le temps avec les huiles essentielles

Pour une gestion de la douleur optimale, les huiles essentielles doivent être appliquées en quantité suffisante sur la zone douloureuse et de manière itérative. Pour une action plus rapide et plus intense, il est recommandé de ne pas diluer les huiles essentielles dans une huile végétale. Les huiles végétales ralentissent la vitesse d’action et la font aussi durer dans le temps. Il est donc préférable pour avoir une action rapide, quand les huiles essentielles ne sont pas trop irritantes, de les déposer pures.

On pourra aussi penser à l’association judicieuse de l’huile essentielle de menthe poivrée, instantanément analgésique par réfrigération, à l’huile essentielle de romarin camphré, qui est lui analgésique à effet retard.

Pour en savoir plus : venez suivre ce module de formation en aromathérapie sur la gestion de la douleur avec les huiles essentielles.

A LIRE POUR COMPLETER : fatigue chronique, l’aromathérapie pour retrouver le tonus, ou encore Soutenir un organisme qui souffre de douleurs chroniques, avec les huiles essentielles ou bien encore Gérer la douleur psychique par les huiles essentielles

FORMULE AMSOAM
synergie antalgique tout types de douleurs

HE basilic exotique
Ocimum basilicum ssp basilicum
1 ml
HE gaulthérie couchée
Gaultheria procumbens
2 ml
HE camomille noble
Chamaemelum nobile
1 ml
HE giroflier clou
Eugenia caryophyllus
1 ml
HE lavande officinale
Lavandula angustifolia
1 ml
HE romarin à camphre
Rosmarinus off CT camphre
1 ml
HE eucalyptus citronné
Eucalyptus citriodora
1 ml
HE menthe poivrée
Mentha X piperita
1 ml
HE katafray
Cedrelopsis grevei
1 ml

Dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un codi-goutte, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

Voie cutanée : appliquer 6 gouttes du mélange directement sur la zone douloureuse. Si la zone a besoin d’être massée (douleurs musculaires, névralgies…), il peut être utile de rajouter quelques gouttes d’huile végétale de noyau d’abricot ou de millepertuis dans le creux de la main pour favoriser le massage. Maximum 6 applications par jour.

Propriétés

antalgique puissant sur tous les types de douleurs (névralgie, crampes, spasmes, douleurs lancinantes ou aigues, d’origine infectieuse ou non), anti-inflammatoire musculaire, tendineux et articulaire.

Indications

douleurs d’arthrose, d’arthrite, de tendinite ou d’entorse, de fibromyalgie.

Contre-indications

allergie à l’aspirine (présence de gaulthérie couchée), femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, sujets épileptiques (menthe poivrée et camphre).

Pour savoir adapter vos synergies antalgiques au type de douleur, la formation en aromathérapie scientifique certifiante est tout à fait adaptée, notamment son module 3.

Tutoriels aromathérapie

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