La gestion de la douleur avec les huiles essentielles

Traitement de la douleur-par-les-huiles-essentielles

L’aromathérapie, l’auriculothérapie et l’hypnose font partie des médecines alternatives qui excellent dans le domaine de la gestion de la douleur.  Il existe des molécules aromatiques présentent naturellement dans certaines plantes qui possèdent des propriétés analgésiques ou même anesthésiantes. Comme si ces plantes souffraient plus que les autres … Alors qu’elles sont ces molécules et ces huiles essentielles antalgiques ? Et comment créer une synergie parfaitement adaptée pour gérer tous les types de douleurs ?

Douleur et douleurs

Au-delà du ressenti psycho-émotionnel et subjectif de la douleur, celle-ci peut revêtir de multiples aspects : douleur musculaire, articulaire, neurologique, viscérale, tissulaires ou organique, douleur psychique et morale…les mécanismes qui génèrent la douleur sont donc toujours complexes, elle est rarement figée à ressenti, elle peut évoluer (selon les tissus co-latéraux qui sont gagnés par le mal) et son étiologie n’est pas toujours facile à identifier. En aromathérapie, les huiles essentielles sont d’autant plus antalgiques qu’elles sont choisies en fonction de la nature de la douleur. C’est pour cela qu’il est intéressant de toutes les rassembler dans un même flacon pour créer une synergie puissante anti-douleur.

Des huiles essentielles anti-inflammatoires

Les huiles essentielles sont des concentrés de molécules aromatiques. Parmi les huiles essentielles, certaines sont antalgiques, c’est-à-dire qu’elles suppriment la douleur, d’autres sont analgésiques voire même anesthésiantes, c’est-à-dire qu’elles suppriment la sensation douloureuse. Dans la gestion de la douleur intervient très souvent les capacités anti-inflammatoires des actifs, en effet l’inflammation est dans la majorité des cas l’origine de la sensation douloureuse.

Parmi les plus belles huiles essentielles anti-inflammatoires, on retiendra volontiers celle d’eucalyptus citronné parfaitement adaptée pour les douleurs lancinantes et profondes de la structure (os, tendons). Pour des douleurs d’origine dégénérative auto-immune, les plus ciblées seront certainement celles de katafray et de thym saturéoides. L’expertise clinique montre que l’huile essentielle de katafray est une véritable panacée sur tous les processus chroniques inflammatoires : allergique, auo-immun, lié à l’âge ou non. Cette huile essentielle offre des propriétés très prometteuse, elle est à tester dans tous les types de d’inflammations chroniques : tendinite, arthrose, arthrite, allergie, douleurs dégénératives…

Gérer les douleurs neurologiques avec les huiles essentielles (Névralgies)

Ces douleurs des nerfs (sciatiques, cruralgies, névralgie de Arnold…) sont parmi les plus violentes et rebelles. Il faut parfois même avoir recours aux médicaments antidépresseurs pour les calmer. Sur ce registre délicat, les huiles essentielles les plus ciblées sont surement les plus négativantes du tissu nerveux. On retient en cas de névralgie rebelles, les huiles essentielles riches en ester terpéniques comme l’huile essentielle de lavande fine, celle d’ylang ylang, ou encore celle de gaulthérie couchée. Les huiles essentielles de basilic exotique et d’estragon sont aussi spamolytiques et lèvent les douleurs neuro-musculaires.

Les huiles essentielles anesthésiantes

D’autres huiles essentielles viendront volontiers s’associer en synergie, dans le cas de douleurs extrêmes, du fait de leurs effets antalgiques et même anesthésiantes. A retenir l’huile essentielle la plus puissante, celle de clou de giroflier, qui peut être rajoutée et utilisée par voie cutanée. Attention cette huile essentielle est dermocaustique, ce qui limite sa concentration seulement à 10 % maximum dans la synergie. Il y a également celle de thym saturéoides qui a un pouvoir légèrement anesthésiant, et meme celle de camomille noble utilisée à forte dose.

Gérer la douleur dans le temps avec les huiles essentielles

Pour une gestion de la douleur optimale, les huiles essentielles doivent être appliquées en quantité suffisante sur la zone douloureuse et de manière itérative. Pour une action plus rapide et plus intense, il est recommandé de ne pas diluer les huiles essentielles dans une huile végétale. Les huiles végétales ralentissent la vitesse d’action et la font aussi durer dans le temps. Il est donc préférable pour avoir une action rapide, quand les huiles essentielles ne sont pas trop irritantes, de les déposer pures.

On pourra aussi penser à l’association judicieuse de l’huile essentielle de menthe poivrée, instantanément analgésique par réfrigération, à l’huile essentielle de romarin camphré, qui est lui analgésique à effet retard.

Pour en savoir plus : venez suivre ce module de formation en aromathérapie sur la gestion de la douleur avec les huiles essentielles.

A LIRE POUR COMPLETER : fatigue chronique, l’aromathérapie pour retrouver le tonus, ou encore Soutenir un organisme qui souffre de douleurs chroniques, avec les huiles essentielles ou bien encore Gérer la douleur psychique par les huiles essentielles

FORMULE AMSOAM
synergie antalgique tout types de douleurs

HE basilic exotique
Ocimum basilicum ssp basilicum
1 ml
HE gaulthérie couchée
Gaultheria procumbens
2 ml
HE camomille noble
Chamaemelum nobile
1 ml
HE giroflier clou
Eugenia caryophyllus
1 ml
HE lavande officinale
Lavandula angustifolia
1 ml
HE romarin à camphre
Rosmarinus off CT camphre
1 ml
HE eucalyptus citronné
Eucalyptus citriodora
1 ml
HE menthe poivrée
Mentha X piperita
1 ml
HE katafray
Cedrelopsis grevei
1 ml

Dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un codi-goutte, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

Voie cutanée : appliquer 6 gouttes du mélange directement sur la zone douloureuse. Si la zone a besoin d’être massée (douleurs musculaires, névralgies…), il peut être utile de rajouter quelques gouttes d’huile végétale de noyau d’abricot ou de millepertuis dans le creux de la main pour favoriser le massage. Maximum 6 applications par jour.

Propriétés

antalgique puissant sur tous les types de douleurs (névralgie, crampes, spasmes, douleurs lancinantes ou aigues, d’origine infectieuse ou non), anti-inflammatoire musculaire, tendineux et articulaire.

Indications

douleurs d’arthrose, d’arthrite, de tendinite ou d’entorse, de fibromyalgie.

Contre-indications

allergie à l’aspirine (présence de gaulthérie couchée), femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, sujets épileptiques (menthe poivrée et camphre).

Pour savoir adapter vos synergies antalgiques au type de douleur, la formation en aromathérapie scientifique certifiante est tout à fait adaptée, notamment son module 3.

Déprime et fatigue automnale : les huiles essentielles de la détoxication corps-esprit

Déprime, fatigue, tristesse ? Goûtez aux huiles essentielles de l'automne

Si les arbres nous dévoilent leur intimité, l’Homme se prépare au face à face intérieur

En automne, la nature se dépouille, se replie, se nettoie. L’homme s’inscrit dans ce cycle naturel et peut songer à se détoxiquer en douceur. Le foie, les reins et particulièrement les poumons peuvent être revitalisés par la détoxication avec les huiles essentielles … comment l’aromathérapie peut elle détoxiquer l’organisme ?

Sans contrarier ses mouvements énergétiques, cette perte de densité végétale et ce refroidissement organique, les huiles essentielles peuvent accompagner l’organisme notamment en détoxifiant le corps et en soutenant l’énergie du poumon qui est en plein recharge énergétique (d’après les principes de la médecine traditionnelle chinoise). Avec cette énergie oxygénatrice, les bouffées de tristesse sont chassées, le système immunitaire est plus réactif, la vitalité chasse la fatigue et la déprime passagère. Ainsi le corps est bien préparé à la saison hivernale.

Les huiles essentielles de la détoxification automnale

La détoxification automnale est légèrement différente de la détoxification printanière. L’objectif est de nettoyer le corps mais tout en douceur, en gardant comme objectif le soutien immunitaire car les microbes commencent à circuler.

Les huiles essentielles détoxiquantes à privilégier sont :

  • HE aneth : drainante hépatique et pulmonaire (pour la recharge énergétique du poumon), grande digestive
  • HE estragon : soutien hépatique, décongestionnant hépatique, mucolytique
  • HE citron : protecteur et dépuratif hépatique
  • HE livèche racine : détoxifiant des métaux lourds, légèrement diurétique et fluidifiant sanguin

Ces huiles sont à prendre de préférence par voie sublinguale pour une assimilation plus rapide et une cible précisément hépatique. La cure pourra être suivie pendant au moins 8 jours et jusqu’à 3 semaines maximum, comme indiquée dans l’encadré de la FORMULE ci dessous. Selon le ressenti général, c’est le corps qui guidera quant à la durée de la détoxification automnale.

Cette cure de détoxification aura comme effet bénéfique :

  • Une détoxification de l’émonctoire poumon et donc une meilleure respiration, une meilleure distribution de l’énergie dans tout le corps et donc un regain de vitalité, d’énergie et d’immunité.
  • Une meilleure digestion et une régularisation du transit
  • Un soutien du fonctionnement hépatique et donc une meilleure circulation du sang
  • Un soutien immunitaire

Les huiles essentielles de la déprime et la fatigue automnale

L’énergie de l’automne est une descente vers la matrice qui ponctue l’effervescence de l’été. Elle invite à un centrage profond sur soi-même. Pendant la détoxification, plus l’être s’allège du « non utile », plus cette invitation au centrage est juste et porteuse. L’automne est le moment du tri et du rangement pour se donner la force d’affronter l’hiver. C’est la période des remises en question et des prises de conscience parfois tristes. Pour accompagner cette énergie de transition et la mener vers le positif et l’accomplissement, l’HE de laurier noble adoucie par celle du Iary, crée une synergie parfaitement adaptée. Le courage et la confiance d’un côté, et la douce chaleur d’un arbuste de la famille des Astéracées, protecteur et guidant de l’autre. Cette famille botanique des astéracées ( hélichryse, camomilles, marguerites…) parle d’organisation dans le morphotype botanique et même de perfection. Ce qui est parfait pour ce moment de transition automnal.

A FAIRE (en parallèle de la détox) en cas de manque d’énergie, de tristesse ou de déprime passagère : mélanger dans un flacon de 10 ml vide en verre teinté et muni d’un compte goutte : HE Iary (Psiadia altissima) 5 ml, HE laurier noble (Laurus nobilis) 5 ml. Déposer 1 goutte à l’intérieur des poignets et respirer profondément jusqu’à 8 fois par jour. Déposer en plus 3 à 8 gouttes sur le plexus respiratoire, 4 fois par jour. Les propriétés antivirales de ces deux huiles essentielles assureront une couverture préventive contre les virus circulant.

Chute de cheveux saisonnière : quelles sont les huiles essentielles anti-chute?

Le capital cheveu physiologique est normalement de 120 ans. En effet, un bulbe peut redonner jusqu’à 25 repousses. Et un cheveu a une durée de vie en moyenne de 4 à 5 ans. Et pourtant, rares sont les personnes âgées qui ne souffrent pas de chute de cheveux.

Certaines huiles essentielles peuvent être déposées sur le cuir chevelu (convenablement diluées) pour redonner vigueur aux cheveux et freiner cet efluvium. Celles sui favorisent la microcirculation et l’irrigation des bulbes comme celle de cèdre de l’Atlas, de pin sylvestre, de romarin à 1,8 cinéole ou encore celle de bay de St Thomas. L’huile essentielle de Nard de l’Himalaya est traditionnellement rajoutée pour parfaire la synergie avec ces propriétés antichute exceptionnelles.

A FAIRE pour préserver son capital cheveu : mélanger dans un flacon de 30 ml en verre teinté, muni d’un compte capillaire : HE cèdre Atlas 1 ml (30 gouttes), HE pin sylvestre 1 ml (30 gouttes), HE nard Himalaya 0,5 ml (15 gouttes), HE romarin à 1,8 cinéole 0,5 ml ou (15 gouttes), HV ricin 2 ml, HV coco ou jojoba QSP 30 ml (complément jusqu’à 30 ml). Deux fois par semaine, le soir masser le cuir chevelu avec la quantité nécessaire de cette synergie, déposer une serviette sur l’oreiller et laisser poser toute la nuit, le lendemain matin procéder au shampooing.

Idée Synergie pour diffusion atmosphérique pour l’automne 

Propriétés : oxygénation, assainissement, soutien immunitaire et psychoémotionnel

  • HE iary
  • HE laurier noble
  • HE sapin pectiné

5 à 10 gouttes de chaque huile essentielle dans la réserve d’eau du diffuseur à Ultra sons, diffuser 15 minutes toutes les 2 heures.

MA FORMULE
Renforcer le terrain digestif et hépatique

HE aneth
Anthem graveolens
1 ml
HE livèche
Levisticum officinale racine
1 ml
Ess citron
Citrus limon (zeste)
2 ml
HE estragon
Artemisia dracunculus
2 ml
Huile végétale de colzaQSP 10 ml

Dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un codi-goutte, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées, puis compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

Voie sublinguale (stimulation digestive et métabolique) : 5 gouttes sous la langue avec si besoin un peu de miel ou de mie de pain. A laisser sous la langue quelques instants puis avaler. Répéter 2 fois par jour, en dehors des repas, en cure de 3 semaines.

Propriétés

stimulant physique et digestif, antispasmodique, dépuratif hépatique, digestif et rénal.

Indications

lenteurs ou spasmes digestifs, détoxification, insuffisance hépatique, nausées, coup de fatigue, déprime saisonnière.

Contre-indications

femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, insuffisance rénale ou hépatique.

Pour en savoir plus sur la gestion des états de déprime ou de dépression avec les huiles essentielles, suivez les cours des MODLUE 4 de la formation d’aromathérapie scientifique AMSOAM ou bien l’atelier huile essentielle pour apprendre à gérer le stress « Bien dans sa tête ».

Hygiène bucco-dentaire : aphtes, mauvaise haleine, caries, parodontose… une mise en bouche avec les huiles essentielles

Hygiène bucco-dentaire : une mise en bouche avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles et l’aromathérapie sont particulièrement adaptées pour une hygiène buccodentaire parfaite. Blanchir les dents, prévenir les aphtes et les caries, faire disparaître la mauvaise haleine, réduire la plaque dentaire, traiter la parodontose … les huiles essentielles sont des alliées de choc pour entretenir ou même traiter tous les maux de bouche, tout en respectant l’écosystème bactérien.

Des huiles essentielles contre la mauvaise haleine

La mauvaise haleine peut avoir diverses étiologies : problème d’estomac, de foie, mauvaise hygiène bucco-dentaire, plaque dentaire, infections dentaires. Lorsque le problème est localisé à la bouche, les huiles essentielles en usage local sont particulièrement puissantes et curatives. Elles ne se contentent pas de masquer la mauvaise haleine, mais rééquilibrent la flore buccale et éliminent les bactéries pathogènes responsables tout en respectant l’écologie du système. Les molécules aromatiques de type menthol, limonène sont très désodorisantes, rafraîchissantes. Elles contribuent à la bonne haleine instantanément et de manière durable par leurs propriétés aseptisantes. Citons particulièrement, l’huile essentielle de citron jaune, les huiles essentielles de menthe poivrée ou de menthe verte, celle encore de basilic tropical sont particulièrement agréables au goût et assainissantes de la bouche.

Des huiles essentielles pour prévenir les caries, la plaque dentaire et traiter la parodontose

Les propriétés anti-infectieuses des huiles essentielles contribuent à réguler les bactéries de l’éco-système buccal. Elles favorisent les bonnes bactéries, jouent un rôle important dans l’immunité et même la digestion, et stoppent la prolifération des bactéries pathogènes pouvant être à l’origine de caries ou de diverses infections comme : abcès dentaires, aphtes.

En cas de parodontose, cette pathologie dégénérative de la gencive, au cours de laquelle les gencives se rétractent pour disparaître et amener un déchaussement de toutes les dents, l’huile essentielle d’hélichryse italienne répare le tissu gingival au fil des utilisations. Elle désenflamme les petites lésions et décongestionne les gencives gonflées, sa dimension réparatrice peut même aider à la cicatrisation des plaies et des gencives abîmées, et aussi améliorer petit à petit l’intégrité du réseau microvasculaire.

L’huile essentielle de thym à thujanol complète particulièrement bien cette activité en stimulant la microcirculation, et ramenant le sang et les nutriments au niveau des racines dentaires. Ses propriétés antibiotiques alliées à celles de l’huile essentielle de tea tree contribuent au maintien de l’immunité locale, en préservant une flore bactérienne saine et équilibrée.

Bain de bouche à l’huile de sésame

Même si les huiles essentielles sont très efficaces pour les soins de bouches, il est important de les diluer pour apprivoiser leur toxicité et leur puissance. Leur dilution dans une huile végétale est absolument incontournable pour l’hygiène buccale.

L’huile de sésame est employée depuis des millénaires en médecine ayurvédique, elle présente des propriétés remarquables sur la bactérie responsable des caries : streptococcus mutans et son activité a été comparée à celle de la Chlorhexidine, qui est l’antiseptique le plus recommandé pour l’hygiène bucco-dentaire du fait de son large spectre d’action. Cependant son utilisation quotidienne semble être à l ‘origine d’hypersensibilité de la muqueuse buccale, et serait un facteur d’aggravation des stomatites et des gingivites. L’huile végétale de sésame offre des résultats absolument époustouflants pour remettre la bouche en état ou tout simplement en prendre soin. Un bain de bouche avec cette huile, aromatisée avec les huiles essentielles précédentes est un geste à adopter au quotidien, pour une bouche en parfaite santé.

L’huile essentielle de tea tree : des dents blanches et parfaitement nettoyées

Il existe une huile essentielle aux propriétés blanchissantes sur l’émail dentaire et pouvant être utilisée en toute sécurité : l’huile essentielle de tea tree. A chaque brossage, rajouter une goutte de cette huile essentielle sur le dentifrice contribue à nettoyer et polir l’émail, détartrer les espaces inter dentaires et  blanchir l’émail au fil des brossages.

A faire à chaque brossage et surtout en cas de parodontose ou de gingivites chroniques

MA FORMULE
BAIN de BOUCHE aux huiles essentielles

préventions des caries, des aphtes, parodontose et mauvaise haleine

Propriétés : rafraichissantes, régulatrice de la flore, anti-inflammatoire, diminution de la plaque dentaire, blanchiment de l’émail

Indications : mauvaise haleine, prévention aphte et carie, atrophie des gencives et parodontose, lésions de la muqueuse buccale (blessures, mycoses, aphtes…)

Contre-indications : femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 6 ans, sujets épileptiques.

HECT menthe verte
Mentha spicata
5 gouttes
HECT tea tree
Melaleuca alternifolia
10 gouttes
HECT hélichryse italienne
Helichrysum italicum
5 gouttes
HECT thym à thujanol
Thymus vulgaris CT thujanol
5 gouttes
Huile végétale de sésameQSP 10 ml

Dans un flacon en verre teinté de 10 ml, déposer les huiles essentielles selon le nombre de gouttes indiqué, et compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale de sésame, refermer et agiter.

Mode d’emploi

Prendre une petite cuillère à café du mélange huileux dans la bouche, et garder pendant 15 à 20 minutes, en faisant circuler dans toute la cavité buccale. Ne pas avaler ce liquide, le recracher après les 15 minutes de soin, et rincer à l’eau tiède. Puis procéder au brossage habituel. A faire une fois par jour.

Remarque : si l’état des gencives ne nécessite pas d’huile essentielle d’hélichryse italienne (pas de parodontose) remplacer alors cette huile essentielle par celle de basilic tropical ou celle de citron jaune très rafraichissantes.

Maux de ventre, brulures d’estomac, constipation ? Mieux digérer avec les huiles essentielles

LE TRACTUS DIGESTIF : un carrefour sensible à entretenir

Le système digestif assure de multiples fonctions au sein de notre organisme : digérer, assimiler, éliminer. Il nous permet de transformer l’énergie de la terre qui nous vient de l’alimentation en une énergie directement utilisable par chacune des cellules de l’organisme. Le cerveau, les muscles et chaque organe puisent les nutriments nécessaires à leur fonctionnement dans le sang et les liquides interstitiels. Ces nutriments sont l’étape ultime de la digestion et d’une véritable alchimie qui fait intervenir un grand nombre d’organes, de viscères et d’enzymes… Parce que ce système est la clé de voute d’une bonne santé, le moindre dysfonctionnement  peut avoir un impact retentissant : troubles du transit, maux de tête, ballonnements, fatigue, mauvaise humeur et état immuno-dépressif. A plus long terme, on note les maladies dégénératives et auto immun, les pathologies « d’encrassages » comme la dépression, la fibromyalgie, le diabète, le surpoids… et encore les pathologies « d’élimination » au niveau des différents émonctoires de l’organisme comme le psoriasis, l’acné, les colites ou la maladie de Crohn.

Des plantes aromatiques pour mieux digérer

Nos ancêtres utilisaient les aromates dans la cuisine, d’une manière empirique, mais juste. De cette façon, ils maintenaient à un niveau physiologique l’ensemble des fonctions digestives, c’est-à-dire la sécrétion des sucs enzymatiques ainsi que le travail hépatique, pancréatique et intestinal. Un inconfort digestif vient souvent d’un excès de lipides, de glucides et d’alcool à métaboliser, suite à un abus alimentaire. Le foie et le pancréas sont les deux organes majeurs de la digestion, avec l’estomac bien sûr. La bile et le suc pancréatique assurent, entre autres, le métabolisme des graisses, mais aussi la neutralisation de l’acidité provenant de l’estomac. Cette neutralisation est essentielle car les enzymes digestives ne sont actives qu’en milieu alcalin. Après le séjour stomacal dans le bain d’acide chlorhydrique, le bol alimentaire déjà bien digéré passe dans le duodénum. Celui-ci reçoit, au même moment, la bile contenue dans la vésicule biliaire et le suc pancréatique. Ainsi, les problèmes d’hyperacidité (remontées acides, brûlures d’estomac, aphtes, voire aussi apnées du sommeil) peuvent être le signal d’appel d’un début de faiblesse hépatique ou pancréatique, d’où la nécessité de réagir. Aujourd’hui, les connaissances en matière d’aromathérapie scientifique nous permettent de disposer d’un large panel d’huiles essentielles ciblées en fonction de leurs propriétés pharmacologiques sur la digestion : cholagogues et cholérétiques (qui stimulent la synthèse et l’excrétion de la bile), carminatives (qui absorbe les gaz), stomachiques (qui améliore la fonction digestive dans son ensemble). Dame Nature est toujours empreinte d’une l’intelligence supérieure, les propriétés des huiles essentielles nous le rappellent constamment. Les huiles essentielles à visée digestive sont en général des huiles essentielles qui possèdent des propriétés stimulantes sur l’ensemble du tractus digestif et l’ensemble des sucs digestifs. De fait, foie, pancréas, estomac mais aussi le météorisme (les mouvements des intestins permettant l’avancée du bol alimentaire) seront soutenus, voire rééquilibrés vers leur état physiologique. Lorsque le temps de la digestion est synonyme de coups de fatigue post prandiale, de lourdeurs ou de ballonnements, ou encore de bouche pâteuse, il est utile de prendre quelques huiles essentielles par voie sublinguale, notamment celles regroupées dans la formule proposées, avec un peu d’huile de lin ou de colza, à garder quelques instants en bouche et à avaler, 10 minutes avant les repas. Les bienfaits se font ressentir en une à deux prises, le ventre se dégonfle, l’haleine s’allège, et le tonus revient.

Entretenir ses intestins avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont naturellement toutes bifidogènes : elles respectent la flore intestinale et favorisent le bon équilibre des souches bactériennes intestinales. Au sein des intestins, il existe plus de 400 souches bactériennes différentes qui cohabitent, qui sont nécessaires à la synthèse de certaines vitamines, à la protection par rapport aux bactéries pathogènes et à la synthèse d’anticorps. C’est en partie pour cela, qu’après un traitement à base d’huiles essentielles par voie orale, on se sent plus fort et plus en forme qu’avant le problème à traiter : l’univers intestinal a été fortifié, régénéré, rééquilibré. Même les huiles essentielles les plus antibiotiques respectent ces populations au sein de tube digestif, d’une manière bien mystérieuse d’ailleurs, car un Escherichia coli contenu dans les urines, qui se veulent normalement stériles, est exterminé rapidement par l’origan, la sarriette des montagnes ou encore l’ajowan. L’équilibre de cette flore intestinale est avant tout maintenu par une alimentation équilibrée et riche en légumes, en veillant à bien répartir harmonieusement les légumes racines (qui servent de prébiotiques, c’est-à-dire de nourritures aux bactéries), les légumes tiges, et les légumes feuilles (qui sont une source de probiotiques naturels). Dans cet état d’esprit, une synergie aromatique bien équilibrée à visée digestive pourra ainsi retenir des huiles essenitelles issues de la distillation de racine, comme le gingembre, d’autres issues de parties aériennes comme les tiges et les feuilles (comme celle de menthe poivrée), et encore de la distillation des semences comme l’aneth ou la coriandre.

Stress, digestion et huiles essentielles

Au-delà de toute cette alchimie d’enzymes, de ph, de bactéries… pour parfaire encore la subtilité de cet équilibre, le système digestif est très innervé. Le nerf pneumogastrique le relie au cerveau et lui permet les réflexes de nausée et de vomissement lors de l’ingestion d’un aliment « à rendre », identifié comme toxique. Cette riche innervation rend le tractus digestif très sensible aux émotions, aux contrariétés qui coupent instantanément l’appétit, et bien sûr au stress. L’implication du stress dans les pathologies digestives est bien établie. Colon irritable, maladie de Crohn, ulcère gastrique, trouble de la flore intestinale… ont encore une étiologie mal établie,mais sont en liaison avec une implication émotionnelle, immunitaire, hormonale et neurologie…, voilà quatre dimensions qui définissent le terrain d’un individu. Il peut donc être utile, pour soutenir le système digestif, de se tourner aussi vers des huiles essentielles du stress et  du système nerveux comme la camomille noble ou le basilic tropical. La première gère l’ensemble des répercutions du stress sur l’organisme, quel que soit son niveau d’impact : tube digestif, système respiratoire, circulatoire…  Et la deuxième huile essentielle, celle de basilic tropical est un puissant antispasmodique qui libèrera toutes les tensions musculaires et digestives en rapport avec le stress. Pour en tirer le meilleur parti, déposer 3 gouttes de chacune d’entre elle dans la main rajouter 3 à 5 gouttes d’huile végétale de noyau d’abricot et masser le ventre. Répéter 3 à 6 fois par jour selon les besoins, en l’espace de deux à 3 jours les bienfaits se feront ressentir sur le stress, la digestion, et l’équilibre des intestins.

L’aneth : la coupe de champagne de la digestion

L’huile essentielle d’aneth, à la fragrance légère et douce, est une grande huile essentielle de la digestion. Stimulante hépatique et rénale, elle favorise le bon fonctionnement des deux grands filtres de nettoyage de l’organisme. En prévision d’un repas copieux, il est très utile d’en prendre dès la veille, par voie sublinguale, c’est-à-dire 2 gouttes sous la langue diluées dans un peu d’huile de lin,  matin et midi (éviter le soir, elle pourrait stimuler un peu trop). Elle stimulera à l’avance l’ensemble des sucs digestifs, augmentera le péristaltisme et optimisera toutes les étapes de la digestion. En prévention, mais aussi en cas d’inconforts digestifs, elle accompagne également la sphère émotionnelle lors de période de deuil, où la tendance est à la dépression.

MA FORMULE
Visée stimulante et tonique digestive, antispasmodique et rééquilibrante neurovégétative, anti-inflammatoire intestinal, carminative, cholagogue et cholérétique, eupeptique.

HE menthe poivrée60 gouttes
HE gingembre40 gouttes
HE coriandre (semence de préférence)20 gouttes
HE basilic exotique40 gouttes
HE aneth odorant20 gouttes
HE citron (zeste)20 gouttes

Dans un flacon de 10 ml, en verre teinté, muni d’un codi-gouttes, déposer les HE selon le nombre de gouttes recommandées, refermer soigneusement et agiter.

INDICATIONS

Digestion difficile, ballonnement, mauvaise haleine, bouche pâteuse, fatigue postprandiale, constipation, remontées acides, brûlure d’estomac, teint brouillé.

CONTRE-INDICATIONS :

Enfants de moins de 6 ans, sujet épileptiques, femmes enceintes et allaitantes, ablation de la vésicule biliaire.

MODE D’EMPLOI :

Prendre 2 gouttes du mélange dans un peu d’huile de lin, avant les repas, 2 à 3 fois par jour. En usage ponctuel, ou en cure de remise en forme d’une dizaine de jours.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

 

Pour plus d’informations sur les problèmes de constipations lire l’article : les huiles essentielles de la constipation.

Traiter définitivement les mycoses avec les huiles essentielles

Les mycoses : des traitements par les huiles essentielles curatifs et préventifs

Les infections mycosiques sont très fréquemment rencontrées dans la population. Mycose interdigitale des pieds, muguet, mycoses vaginales et même digestives, mycose de l’ongle, mycose du cuir chevelu (teigne) : les champignons sont responsables d’infections pour lesquelles les traitements allopathiques sont satisfaisants pendant la crise, mais ils n’excellent pas pour éviter la récidive ou la prévenir. Comment l’aromathérapie se positionne-t-elle à ce sujet ? Est-il possible de traiter la crise mais surtout d’éviter qu’elle revienne avec les huiles essentielles ?

Les symptômes de l’infection à candida albicans

Lorsqu’il prolifère, le candida albicans étouffe le microbiote intestinal, et amène tout une liste de troubles plus ou moins reconnaissables : mauvaise digestion, baisse immunitaire générale, fatigues chroniques, troubles du sommeil, troubles de l’humeur et de l’appétit (compulsion vers le sucré).

Il a la particularité de pouvoir se transloquer et sortir du compartiment intestinal. Ainsi il sera responsable de :

  • Mycoses vaginales à répétition
  • Mycoses buccales et/ou unguéales

Certains médecins évoquent même un lien avec la fibromyalgie, l’asthénie chronique et la dépression.

La clé du retour à la santé repose sur un nettoyage antifongique et une régénération du microbiote intestinal. En effet, en le délogeant de son habitat principal, c’est l’ensemble de l’organisme qui retrouve son équilibre. Il faut donc amener les huiles essentielles directement dans la lumière intestinale en les administrant en gélule.

Un traitement anti-fongique efficace

Le traitement anti-fongique avec les huiles essentielles est d’une efficacité inégalée. En quelques mois, l’écosystème intestinal retrouve son équilibre et l’état de santé se réharmonise sur le plan nerveux, immunitaire et même endocrinien.

Les clés de la réussite du traitement anti-fongique :

  • Le protocole doit être mené par voie orale, c’est-à-dire que les huiles essentielles doivent être administrées en gélules, pour optimiser la quantité de molécules aromatiques au niveau de la lumière intestinale, en contact avec le Candida albicans. La voie sublinguale est beaucoup moins efficace.
  • Les huiles essentielles doivent être administrées à chaque prise alimentaire, pour éviter la prolifération du champignon qui se nourrit de sucre à chaque repas.
  • Le protocole doit durer au moins 2 mois, et s’accompagner de restrictions alimentaires : éviction des sucres rapides, des desserts, des viennoiseries, des gâteaux, des sodas, des pains blancs et des pates blanches.
  • Démultiplier les huiles essentielles antifongiques dans une même synergie pour optimiser la force de frappe biochimique.

La synergie des meilleures huiles essentielles anti candida albicans

Les huiles essentielles optimales pour traiter les mycoses à répétition et exterminer le candida albicans doivent être bien tolérées par le foie, car le traitement doit être mené sur 2 mois minimum, et par ailleurs doivent être antifongiques. Les huiles essentielles conseillées par AMSOAM sont :

  • HE laurier noble : anti-fongique, antiputride et antifermentaire
  • HE palmarosa : anti-fongique et puissante régulateur des flores de protections
  • HE lemongrass : anti-fongique et anti-inflammatoire des muqueuses digestives
  • HE géranium Bourbon : anti-fongique et régulateur neuro-végétatif
  • HE tea tree : anti-infectieux large spectre
  • HE thym linalol : régulateur des flores de protection
  • HE clou de girofle : puissant anti-infectieux

Pour être à l’aise dans ses baskets

Pour optimiser le traitement des mycoses des pieds, il est souhaitable de déloger le champignon des endroits les plus retirés, en particulier les chaussures. Celles-ci sont le siège d’humidité et de chaleur, les deux éléments favorables au développement de ces microorganismes. Il est possible de faire préparer en pharmacie un talc imprégné à 10 % du mélange de la formule et d’en « saupoudrer » tous les matins pieds et chaussures. Cela assainira l’environnement porteur de spores et de champignons. Il est envisageable aussi de fabriquer soi-même une solution dans un flacon muni d’un spray avec 10 gouttes du mélange de la formule et de compléter avec 90 gouttes d’alcool (à 60° cela suffit). Vaporiser ensuite l’intérieur des chaussures ou même les bacs de douche et caillebotis de salles de bains…

MA FORMULE
Ma synergie antifongique : traitement de fond (obligatoire en cas de récidives fréquentes)

Propriétés : antifongique, régulatrice de la flore intestinale, immunomodulante

Indications : infections fongiques récidivantes quelle que soit leur localisation, dysbiose, immunodéficience, fatigue chronique, dépression

HE lemongrass
Cymbopogon flexuosus
3 ml ou 90 gouttes
HE palmarosa
Cymbopogon martinii
3 ml ou 90 gouttes
HE clou de giroflier
Eugenia caryophyllata
2 ml ou 60 gouttes
HE laurier noble
Laurus nobilis
3 ml ou 90 gouttes
HE Tea tree
Melaleuca alternifolia
3 ml ou 90 gouttes
HE géranium Bourbon
Pelargonium asperum CV Bourbon
2 ml ou 60 gouttes
HE Thym à linalol
Thymus vulgaris CT linalol
4 ml ou 120 gouttes
HV colzaQSP 100 ml

Dans un flacon de 100 ml en verre teinté muni d’un codi-goutte, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées, puis compléter jusqu’en haut du flacon avec l’HV de colza. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

Voie orale :

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Remplir avec cette synergie une gélule vide taille 0 (jusqu’en haut de la gélule), prendre 1 gélule à la fin de chaque repas, 3 fois par jour, 5 jours sur 7, pendant 2 mois

Enfants de 6 à 12 ans : Remplir complètement à l’aide de cette synergie une gélule vide taille 2 (jusqu’en haut de la gélule), prendre 1 gélule à la fin de chaque repas, 3 fois par jour, 5 jours sur 7, pendant 2 mois

Contre-indications :

Grossesse, allaitement, enfant de moins de 6 ans.

Pour compléter ces informations, à lire cet article si vous avez un ou des mycose de l’ongle : Huiles essentielles pour traiter la mycose de l’ongle.

Pour en savoir plus sur la gestion des infections avec les huiles essentielles, leur propriétés antibiotiques et immunitaires, venez suivre le module 3 de la formation en aromathérapie scientifique, ou bien l’atelier huiles essentielles de l’hiver contre la grippe, le rhume, la toux

Les huiles essentielles du voyageur : paludisme, moustiques, décalage horaire

LA TROUSSE AROMATIQUE DU VOYAGEUR POUR DES VACANCES SEREINES

En vacances, loin du médecin et de la maison, il est parfois utile, selon la destination, d’avoir les bons remèdes et les bonnes huiles essentielles dans la valise : problèmes digestifs, infections tropicales, décalage horaire, piqure de moustiques peuvent parfois gâcher le séjour

Huiles essentielles contre la turista et les infections tropicales (paludisme, dingue…)

Turista, paludisme, dingue, sont des maladies infectieuses particulièrement violentes. Même si elles semblent éloigner les unes des autres, une synergie bien choisie d’huiles essentielles pour prévenir ou pallier toutes ces maladies en même temps.

Pour cela, il est intéressant de rassembler dans un même flacon les plus belles huiles essentielles anti-infectieuses. Elles pourront ainsi à la fois désinfecter les intestins en cas de tourista, mais aussi prévenir le paludisme (dans les zones à risque léger), et même les infections tropicales virale ou parasitaires divers (dengue, bilharziose, filariose…). La forme de gélules est absolument incontournable, car les huiles essentielles efficaces, sont dermocaustiques et ne peuvent être mise directement au contact de la muqueuse buccale même avec de l’huile végétale, sous peine de graves brûlures.

A FAIRE : dans un flacon de 100 ml, réaliser le mélange suivant : HE cannelle Ceylan Ecorce 10 ml, HE origan compact 10 ml, HE thym à thymol 10 ml, HE citron 10 ml, HV nigelle ou olive QSP 100 ml (complément jusqu’à 100 ml).

MODE D’EMPLOI  : Remplir une gélule taille 0, à l’aide de cette synergie, en cas de tourista : avaler une gélule toutes les heures pendant 4 heures si nécessaires. Pour la prévention du paludisme et des maladies tropicales : Un gélule matin et soir, à débuter 3 jours avant le départ, et à poursuivre 3 semaine après le retour.

Huiles essentielles anti-décalage horaire

Dans cet état de décalage par rapport aux repères spatiaux temporels, on peut trouver une aide avec les huiles essentielles qui aident à réguler le système neurovégétatif, mais également celles qui ont la capacité d’élever la conscience pour quitter les contingences matérielles. Pour cela, celle de basilic tropical x est tout à fait adaptée, (c’est l’huile essentielle de l’éveil et de la méditation), associée à l’huile essentielle de fragonia. Cette dernière a la particularité de réaligner l’ensemble du corps physique, organique, émotionnel et énergétique.

A FAIRE : dans un flacon de 10 ml, HE basilic tropical (Ocimum basilicum) 2 ml, HE fragonia (Agonis fragrans) 2 ml, HV noyau abricot QSP 10 ml

MODE D’EMPLOI : Déposer 2 gouttes à l’intérieur des poignets et respirer profondément, en plus mettre 5 gouttes sur les plexus solaire et cardiaque, et en plus mettre 4 gouttes en bouche. A renouveler 6 fois par jour pendant 3 à 6 jours. (Débuter la veille du départ)

Huiles essentielles répulsives des moustiques, piqures

Les piqures de moustiques sont de plus en plus virulentes : boutons, démangeaisons et réactions inflammatoires sont très fréquentes. Le nombre de moustiques porteurs de maladie virales ou parasitaires augmente. Quels sont les huiles essentielles répulsives et les réflexes aromatiques à adopter en cas de piqure ?

PREVENTION : pour repousser les moustiques les plus belles huiles essentielles répulsives se trouvent dans la synergie suivante : HE géranium Egypte 2 ml, HE eucalyptus citronné 2 ml, HE cèdre Atlas 2 ml, HV jojoba QSP 100 ml. A répartir sur les zones exposée toutes les deux heures. Ne convient pas aux enfants de moins de 7 ans. Sinon pour les plus petits, la synergie peut être faite avec seulement eucalyptus citronné et géranium Egypte.

EN CAS DE PIQURE DE MOUSTIQUE : pour apaiser mais aussi assainir la zone piquée, il est intéressant d’allier des propriétés anti-inflammatoires, antiprurigineuses, et aussi anti-infectieuses.

A FAIRE : dans un flacon de 30 ml, HE camomille noble (chamaemelum nobile) 2 ml, HE camomille allemande (Matricaria recutita) 1 ml, HE lavande fine (lavandula angustifolia) 2 ml, HV calendula QSP 30 ml. Convient aux enfants et aux bébés, à partir de 3 mois.

PETIT RAPPEL POUR FAIRE SOI-MEME SES MELANGES A LA GOUTTE : prendre l’équivalence de 30 gouttes pour faire 1 ml. Conditionner toujours les mélanges d’huiles essentielles dans des flacons en verre teinté, munis d’un bouchon compte goutte. Et penser à bien étiqueter et identifier les conditionnements. 

Pour compléter tous ces conseils de la trousse d’huile essentielle du voyageur, il peut être utile de se reporter également aux conseils donnés dans l’article : Urgence, prise en charge des plaies, brûlures et blessures avec les huiles essentielles. Ou encore de venir à l’atelier Découverte de l’aromathérapie et initiation aux huiles essentielles.

 

Peau, soleil et huile essentielle : Prolonger son bronzage et son teint lumineux

Prolonger le teint lumineux de l’été - bronzage

Après une exposition solaire, même si la peau revêt une jolie couleur pain d’épices que l’on a envie de prolonger le plus longtemps possible, il faut aussi penser à réparer les cellules qui ont été abîmées par les ultra violet, ainsi qu’à purifier l’épiderme.

Réparer, affiner et illuminer la peau

A la fin de l’été chercher à relipider à réhydrater sa peau est incontournable pour espérer prolonger le teint lumineux. Pour cela, il faut reconstituer le film hydrolipidique et exfolier doucement pour lisser le grain de peau. Les huiles végétales sont les principales sources des acides gras essentiels, constituants membranaires de toutes les cellules. Leur présence dans la synergie comme support de dilution est tout aussi importantes que les molécules aromatiques. On choisira l’huile végétale d’argan, surement une des plus puissantes antiâge et antitache. Elle prévient l’apparition des marques du vieillissement comme les rides ou les taches, et est particulièrement appréciée par les peaux matures. L’huile végétale de carotte ou plus exactement le macérât lipidique de carotte, de couleur orangée, riche en caroténoïdes, apportera un effet bonne mine, participera à la réparation cellulaire.

Pour réhydrater la peau, le gel d’aloe vera est lui aussi un excellent vecteur d’hydratation et de fraîcheur directement sur la peau, et par ailleurs un excellent exfoliant. Il contribuera à lisser le grain de peau et à réhydrater l’épiderme.

Les huiles essentielles œuvrent vers la cohérence des tissus, la régénération cellulaire, luttent contre l’inflammation et l’oxydation et le désordre immunitaire voire même la perturbation chromosomique.

L’huile essentielle de carotte cultivée est à la fois régénératrice cellulaire et purifiante des glandes sébacées. Elle répare les cellules cutanées abîmées par les UV, régule le fil hydrolipidique. La peau s’affine, le teint s’illumine, le tissu se tonifie. Elle diminue également les taches d’hyperpigmentation et revitalise la couche basale de l’épiderme. L’huile essentielle de géranium Egypte complète très bien ces effets par ses propriétés astringentes, régénératrices cellulaires et tonifiantes. Quant à la présence de l’huile essentielle de lavande aspic, elle exerce un peeling doux aromatique au fil des applications, ce qui affine la peau souvent épaissie après les expositions solaires.

Drainer le foie pour avoir bonne mine

La pureté de la peau est nécessaire à son éclat, sa fraicheur et sa lumière. Au fil de l’été elle s’est épaissie pour mieux s’adapter aux rayons solaires et la sécrétion de sébum a pu se déséquilibrer. La saison automnale est le moment idéal pour purifier tous les émonctoires par la voie interne y compris la peau qui véhicule bon nombre de toxines vers l’extérieur via la sécrétion de sébum. Par voie interne l’huile essentielle de carotte draine le foie, nettoie le sang, mais aussi régule les glandes sébacées pour illuminer le teint et satiner la peau.

Il est intéressant de l’associer en synergie avec l’huile essentielle de livèche racine qui s’occupe de drainer les métaux lourds, ainsi qu’à l’essence de citron qui protège le foie et allège la sphère hépatobiliaire.

FORMULE AMSOAM
Synergie à usage local : gel réparateur embellisseur

Propriétés : exfoliante, détoxifiante, astringente régénératrice et purifiante de l’épiderme, régulateur pigmentaire.

Indications : peaux mixtes, grasses ou épaisses, peaux ternes et/ou épaissies par le bronzage, taches d’hyperpigmentation.

HE lavande aspic
Lavandula spica
1 gr
HE carotte cultivée
Daucus carotta
1 gr
HE géranium Egypte
Pelargonium asperum
2 gr
Macérat lipidique de carotte2 gr
Gel aloe veraQSP 50 gr

Sur une balance, poser le mortier, faire la tare, peser successivement toutes les HE et l’HV, homogénéiser, rajouter le gel jusqu’à 50 gr. Mélanger avec le pilon jusqu’à homogénéisation complète.

Mode d’emploi

Utiliser matin et soir sur un peau propre en guise de crème de jour ou de nuit, en cure de 2 mois si besoin.

PRECAUTIONS D’EMPLOI :

Pas d’exposition au soleil dans les 8 heures qui suivent l’application.

FORMULE AMSOAM
Synergie à usage sublingual : synergie teint lumineux

Propriétés : drainantes et détoxifiantes de la peau et des autres émonctoires (foie, reins, poumons, intestins), stimulantes digestives.

Indications : drainage saisonnier des émonctoires et plus particulièrement de la peau, acné, eczéma, psoriasis, peaux ternes, déshydratées et teint brouillé, peaux grasses et asphyxiées.

HE carotte cultivée
Daucus carota
3 ml
HE romarin à verbénone
Rosmarinus officinalis
2 ml
HE livèche racine
Levisticum officinalis
3 ml
Essence de citron
Citrus limon zeste
2 ml

Mode opératoire

Dans un flacon en verre teinté de 10 ml, mélanger les HE selon les quantités indiquées, refermer avec le bouchon compte-gouttes, agiter.

Prendre 1 ml= 30 gouttes.

Mode d’emploi

3 gouttes dans une petite cuillère avec un peu d’huile de lin, matin et soir, pendant 3 semaines.

CONTRE INDICATIONS

femmes enceintes et allaitantes, antécédent de cancer hormono-dépendant (romarin à verbénone).

Sport : les huiles essentielles de la performance et des muscles

Sport et huiles essentielles

Chercher à prévenir les traumas (tendinite, claquage, déchirure, courbatures…), mais aussi à augmenter ses performances physiques est la préoccupation de tous les sportifs, quel que soit leur pratique ou leur niveau. Les huiles essentielles sont particulièrement bien adaptées pour sublimer l’effort physique, protéger le corps physique et stimuler les ressources énergétiques et métaboliques

Energie du muscle : une huile essentielle à chaque type d’effort

Selon le type d’effort le muscle n’utilise pas les mêmes ressources énergétiques. Pour les efforts courts et intenses comme le sprint, le muscle n’utilise pas l’oxygène et de ne produit pas d’acide lactique responsable de crampe. Dans ce cas, on cherchera à optimiser la conduction neuromusculaire notamment avec l’huile essentielle de basilic tropical, qui sera à appliquer directement sur le tissu musculaire convenable diluée. Au-delà de ses propriétés antispasmodiques intéressantes pour prévenir les crampes, cette huile essentielle aidera à optimiser la contraction musculaire dans ce type d’effort.

Lorsque l’effort est long et endurant comme le marathon, le corps adapte ses ressources énergétiques en modifiant les rythmes cardiaques et respiratoires. La source d’énergie principale du muscle est alors l’oxygène, c’est la filière aérobie lactique qui produit donc  des toxines métaboliques, comme l’acide lactique, responsable parfois de crampes. C’est dans ces efforts long (plus de 40 minutes) que le corps puise dans ses stock de lipides et de sucres stockés en glycogène (dans le foie et les muscles). On cherchera donc dans ce cas à stimuler la circulation dans le tissu musculaire pour éliminer au fur et à mesure les toxines fabriquées. Les huiles essentielles à 1,8 cinéole sont particulièrement adaptées sur ces besoins précis. En effet, cette molécule a des propriétés respiratoires très puissantes d’oxygénation, et lorsqu’elle est en contact avec les tissus elle est particulièrement tonique circulatoire. Appliquée sur les muscles et respirée simultanément elle agit à de multiples niveaux qui s’activent en synergie pour les besoins de l’instant. On pourra retenir l’huile essentielle de romarin à cinéole et celle de myrte vert de Corse.

Performance et énergie avec les huiles essentielles

Il existe en aromathérapie un trésor stimulant et même dopant de toutes les fonctions de l’organisme : digestion, respiration, circulation, et système nerveux. Cette huile essentielle est particulièrement rafraichissante et tonifiante par ailleurs pour l’esprit. Dès son olfaction, les idées s’éclaircissent, l’acuité visuelle s’affine et la réactivité s’améliore considérablement. Elle sera très utile aussi bien pour les sports de concentration que d’endurance. Elle diminue même la sensation de soif et améliore la circulation périphérique. Pour ne pas la nommer, c’est l’huile essentielle de menthe poivrée. Populaire et très appréciée, elle ne ressemble à aucune autre huile essentielle ! le sportif appréciera son intensité et sentira son effet tonifiant dès les premières utilisations. Elle s’utilise par voie olfactive et sublinguale. Elle facilite l’accroche cardio respiratoire du marathonien, en association avec la synergie cinéolée au basilic, l’effet sera dopant !

Pour compléter cette approche énergétique le sportif aura tout intérêt à aussi utiliser les huiles essentielles plus précisément pour prendre soin de ses tendons, ligaments, et fibres musculaires pour prévenir les traumas et améliorer sa récupération. Sur ce sujet, à lire : confort des muscles et des articulations avec les huiles essentielles. Ainsi que : Soigner une tendinite avec les huiles essentielles.

Energie du vainqueur : visualiser la réussite

En cas de compétition, s’il y a des peurs, des doutes, un manque de confiance, si l’humeur est pessimiste et les idées sombres quant à l’accomplissement et la réussite, il peut être utile de se connecter à l’énergie de César par l’intermédiaire de l’énergie du laurier noble. Elle fait parfois des miracles… A faire : Déposer une goutte d’huile essentielle de laurier noble l’intérieur des poignets et respirer profondément en visualisant la réussite. A faire pendant la compétition, mais aussi juste avant et peut être même quelques jours avant si la peur prend au ventre. C’est à renouveler à la demande !

MA FORMULE
Optimiser sa condition physique

Voie cutanée et voie olfactive

Propriétés : Toniques circulatoires et respiratoires, sympathicotoniques, décontracturantes musculaires, rafraichissantes, diminue la sensation de soif

Indications : optimiser l’effort dans sa pratique sportive, optimiser le potentiel respiratoire et les réserves énergétiques : footing, natation, sport collectif, gymnastique… entrainement, préparation physique en vue d’une compétition.

HE myrte vert
Myrtus communis CT 1,8 cinéole
1 ml
HE romarin du Maroc
Rosmarinus Officinalis CT 1,8 cinéole
2 ml
HE basilic exotique
Ocimum basilicum
1 ml
Huile végétale de noyau d’abricotQSP 10 ml

Dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un codi-gouttes, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

10 à 15 gouttes en massage du thorax et du haut de dos (si possible) le matin au réveil et juste avant l’effort physique. Appliquer également sur les muscles les plus sollicités, avant l’effort. Renouveler si besoin pendant l’effort, 2 à 4 fois dans la journée.

En plus, déposer une à deux gouttes à l’intérieur des poignets et respirer profondément 5 fois de suite au moins, renouveler la voie olfactive à volonté pendant l’effort.

MA FORMULE
Optimiser sa condition physique et psychique

Voie sublinguale

Propriétés : chasse la fatigue, stimulante générale du corps physique et psychique, aiguise la vigilance et la concentration, soutien la digestion

Indications : coup de fatigue, besoin intense de concentration ou de performance mentale

HE menthe poivrée
Mentha X piperita
1 goutte

Mode d’emploi

Une goutte (pas plus) sur le dos de la main à déposer dans le creux du pouce au niveau du point d’acupuncture 4GI, à laper avec la langue. Renouveler si besoin une à deux fois pendant l’effort.

ATTENTION : l’utilisation par voie interne de la menthe peut amener des résultats de test au dopage positif de par la présence de menthol.

Contre-indications

Asthme, terrain épileptique, enfant de moins de 6 ans, femme enceinte ou allaitante.

Maladie de Lyme : que faire en cas de piqure avec les huiles essentielles ?

Déjouer la mystérieuse maladie de Lyme

La tique est un parasite potentiel de l’homme, elle est vectrice, via sa salive, d’une bactérie (Borrelia) qu’elle peut transmettre à l’homme lors d’une piqure. Ce germe est responsable d’une infection de plus en plus fréquemment diagnostiquée et aux conséquences parfois catastrophiques sur l’état de santé. Les huiles essentielles semblent être un bon compromis pour ralentir le phénomène involutif de cette pathologie.

Si une tique est vectrice potentielle de la maladie quelque soit sa taille (stade de nymphe au stade adulte), elle n’est pas toujours porteuse de la bactérie dangereuse (Borrelia burgdorferi). Une piqure peut être contaminante même lorsqu’elle passe inaperçue. Et à l’inverse, un érythème migrant tout autour d’une piqure récente n’est pas forcément le témoignage d’une contamination par la bactérie de la maladie de Lyme.

Devant toutes ces incertitudes et ces manifestations aléatoires, comment faut il réagir en cas de piqure de tique ?

Le geste d’urgence avec les huiles essentielles en cas de piqure de tique

En cas de piqure de tique, les nouvelles recommandations sont à l’utilisation d’un tire tique sans aucun produit anesthésiant ni aromatique, pour éviter tout relargage de la salive du parasite vers le réseau vasculaire. La pince à épiler ou tout autre objet pointu n’est pas adapté car il peut laisser les rostres du parasite, plantés. Il est vivement recommandé de faire suivre ce geste mécanique par une application d’huile essentielle antibiotique pour prévenir la dissémination d’éventuelles bactéries qui auraient été inoculées pour éviter toute dissémination.

A FAIRE : Mélanger toutes ces huiles essentielles à parts égales, huile essentielle de sarriette des montagnes, de romarin camphre, de tea tree, cannelle Ceylan écorce, niaouli, lavande aspic. Par exemple 30 gouttes de chaque dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un compte gouttes. Déposer une goutte le plus précocement possible sur la piqure, à renouveler 4 fois par jour, pendant 2 à 3 jours. A partir de 6 ans.

Les symptômes de la maladie de Lyme

Les bactéries responsables de Lyme sont particulièrement rapides et armées pour déjouer l’ensemble les défenses de l’organisme. Elles mutent rapidement et passent ainsi au travers des munitions humorales (système immunitaire adaptatif) et vont créer des symptômes aigues suivis d’un état pathologique chronique très variable d’un sujet à un autre.

Cette Borrelia, une fois dans le sang, libère des toxines de manière cyclique (environ tous les mois) qui peuvent passer la barrière hémato-encéphalique, et ainsi migrer en toute facilité dans l’ensemble du cerveau et affecter certaines fonctions nerveuses. Ces borrélies ont des affinités aussi avec de nombreux tissus et peuvent ainsi perturber la peau, le foie, le rein, les yeux ou le tissu osseux. La symptomatologie de l’infection aigue ressemble à syndrome grippal, et peut laisser place à un état pathologique chronique, s’exprimant par des états inflammatoires  souvent par poussées cycliques, à divers endroits : foie, reins, yeux, cœur, articulations… les tableaux cliniques peuvent donc revêtir des aspects complètement différents, avec cependant un point commun, un état de grande fatigue, témoignage de la lutte immunitaire.

Les plus belles huiles essentielles antibiotiques par voie orale

En cas de symptomatologie et même en cas de piqure, il est bon de réagir par un protocole antibiotique le plus vite possible avant que les borrélies ne s’enkystent quelque part dans un tissu, associé à un protocole à base d’huiles essentielles. Si la phase aigue est passée inaperçue, ces huiles essentielles antibiotiques auront toujours un intérêt à être prises par voie interne, comme préconisé dans la formule ci contre.

On réalise une synergie destinée à être prise en gélule (taille 0 pour l’adulte et taille 2 pour l’enfant de plus de 7 ans), seule voie d’administration possible, car les huiles essentielles choisies sont puissantes et dermocaustiques en bouche. Cette synergie rassemble les molécules les plus actives sur la bactérie en question, en veillant à les varier suivant leur structure et les fonctionnalités biochimiques. Ainsi la formule privilégie l’eugénol présent à plus de 80% dans huile essentielle de clou de giroflier, le carvacrol dans l’huile essentielle d’origan kaliteri, le linalol choisi dans une huile essentielle de thym, l’aldéhyde cinnamique dans l’huile essentielle de cannelle Ceylan écorce. Le géraniol, un des monoterpénols les plus anti-infectieux et booster immunitaire, le terpinéol de l’huile essentielle de tea tree et enfin le menthol de l’huile essentielle de la menthe poivrée bel anti-infectieux souvent oublié.

La synergie doit tenir compte du fait que la bactérie relargue ses toxines de manière particulièrement violente, il faut donc chercher à compléter cette synergie avec des actifs diurétiques, antitoxiques et dépuratifs hépato-rénal. L’huile essentielle de livèche racine est surement la plus puissante.

Des huiles essentielles contre Lyme chronique

Au long cours, cette synergie peut être prise sous forme de cure, pendant 2 à 3 semaines maximum, tous les mois par exemple. Elle pourra l’espace de ces quelques semaines redonner de l’énergie et calmer les douleurs par effet bactériolytique et diurétique. Quoiqu’il en soit, il n’existe pas au jour d’aujourd’hui des traitements curatif pour cette pathologie, qui semble immortaliser la dernière ballade en forêt.

MA FORMULE antibiotique et immunitaire

Propriétés : immunomodulante, visée anti infectieuse large spectre, régénérateur hépatocytaire et intestinal, antiasthénique.

Indications : baisse immunitaire, prévention ou accompagnement d’infection aigue ou chronique bactérienne et/ou parasitaire.

Voie orale :

HE cannelle Ceylan écorce
Cinnamomum zeylanicum
2 ml
HE clou de giroflier
Syzygium aromaticum
1 ml
HE thym linalol
Thymus vulgaris CT linalol
1 ml
HE livèche racine
Levisticum officinalis racine
1 ml
HE palmarosa
cymbopogon martinii
1 ml
HE menthe poivrée
Mentha x piperita
20 gouttes seulement
HE origan kaliteri
Origanum vulgaris kaliteri
1 ml
HE tea tree
Melaleuca alternifolia
1 ml
Huile végétale de colza ou d'oliveQSP 30 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale alimentaire et refermer soigneusement et agiter.

MODE D’UTILISATION :

Acheter des gélules vides taille 0 (pour adulte) ou taille 2 (pour enfants de plus de 7 ans) en pharmacie ou sur internet.

PREVENTION (soutien immunitaire en cas de fragilités ou de ballades en forêt prévues)

Prendre une gélule taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfants de plus de 7 ans) remplie de cette synergie, 2 fois par jour, à la fin des repas, en cure de 10 jours par mois.

CURATIF (en cas de piqure et/ou de symptômes avérés)

Prendre une gélule taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfant de plus de 7 ans) remplie de cette synergie 6 fois par jour, de préférence en mangeant un peu au moment de la prise, pendant 3 jours, puis seulement 4 fois pendant encore 7 jours.

Ensuite, et/ou en cas de Lyme chronique, prendre 1 gélule 3 fois par jour 10 à 15 jours par mois. Ces cures sont à caler selon les périodes de fatigues et de relargage des toxines.

Si la symptomatologie persiste au delà de 3 mois, il est conseillé d’avoir les recommandations d’un médecin et/ou d’un aromathérapeute averti pour adapter la synergie.

CONTRE-INDICATIONS

Femme enceinte ou allaitante et enfant de moins de 6 ans. PRUDENCE en cas d’hypertension artérielle, la TA est à surveiller.

Pour en savoir plus sur les propriétés antibiotiques et immunitaires des huiles essentielles, venez suivre le MODULE 2 de la formation en aromathérapie scientifique, ou bien l’atelier les huiles essentielles l’hiver niveau initié.

Pour en savoir plus sur les gestes d’urgence à prodiguer avec les huiles essentielles en cas de piqures de moustiques ou d’insectes venimeux.

Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles se positionnent très bien pour soulager, calmer les douleurs et gérer les inflammations. Elles peuvent avoir des effets anti-inflammatoires sur l’ensemble du corps pour diminuer le terrain inflammatoire global. C’est utile en cas de pathologie chronique inflammatoire, mais aussi tout simplement avec l’âge.

Polyarthrite, fibromyalgie, arthrose, sinusites chroniques, asthme sécrétoire, Maladie de Crohn, psoriasis … l’inflammation peut siéger dans tous les tissus de l’organisme. C’est un processus physiologique qui a pour but de réparer un tissu qui souffre ou qui a subi un traumatisme. L’inflammation est habituellement transitoire et aboutit à la guérison. Lorsque l’inflammation est chronique l’organisme s’épuise et le corps s’oxyde beaucoup plus vite. Ce cercle vicieux peut être pris en charge par l’aromathérapie. Si les huiles essentielles anti-inflammatoires peuvent être utilisées sur la peau en soins locaux directement sur les douleurs, elles peuvent aussi être utilisées dans une intention systémique, c’est-à-dire avec un effet sur du corps pour diminuer son niveau inflammatoire.

Soutenir les surrénales par les huiles essentielles

Le déploiement des outils anti-inflammatoire du corps est épuisant pour l’organisme. Ce sont les glandes surrénales qui œuvrent de manière très actives durant ces états douloureux en adaptant leur sécrétion de cortisol : la cortisone endogène du corps. Sa sécrétion se fait de manière cyclique, pour être au plus basse la nuit, avec un pic de sécrétion entre 6h et 8h du matin. Ce qui explique que toutes les douleurs inflammatoires (asthme, arthrite…) sont souvent plus dérangeantes la nuit que la journée. Ce pic de sécrétion a un effet également tonifiant général sur l’organisme pour l’aider à commencer sa journée.

En aromathérapie, voici les huiles essentielles vivement conseillées par cure pour soutenir l’activité surrénalienne. L’huile essentielle d’épinette noire, celle de pin sylvestre sont les deux plus puissantes cortisone-like. Elles s’utilisent préférentiellement par la peau. Leur utilisation par voie interne n’est pas conseillée car elles ne seront pas plus efficaces et présenteront d’éventuels risque de néphrotoxicité. On choisira pour les appliquer n’importe quelle zone où la peau est fine, comme les avant bras. On peut aussi les appliquer directement sur les surrénales, même si ce geste n’est pas pour augmenter leur impact car elles activent d’abord le cerveau via la voie sanguine pour réguler les surrénales, mais plutôt parce que le massage sera favorable pour réchauffer la zone des lombaires. En médecine traditionnelle chinoise la chaleur sur les reins est recommandée en cas de fatigue générale, de frilosité et d’état douloureux. Le rein est la batterie de l’organisme.

Une huile essentielle anti-inflammatoire pas comme les autres

Pour compléter cette synergie de ces deux conifères, une huile essentielle aux propriétés anti-inflammatoires particulièrement ciblées sur les processus chroniques, et toute récente en aromathérapie semble être particulièrement intéressante : celle de katafray. L’association de ces trois huiles essentielles fournit un cocktail énergétisant, anti-inflammatoire, régulateur surrénalien et même immunitaire pour améliorer le confort de vie, ressourcer l’organisme et prévenir l’épuisement. En effet, le système immunitaire doit être aussi accompagné, car les acteurs de l’inflammation sont les globules blancs. Les états inflammatoires chroniques font le lit des pathologies plus graves comme le cancer. On peut espérer que cette huile essentielle de katafray anti-inflammatoire et immunomodulante sera un garde fou, à la valeur inestimable, vers une dérive dégénérative ou proliférative .

Recommandation par voie interne pour les inflammations chroniques

Il existe en aromathérapie, une huile essentielle tirée des rhizomes de curcuma, un des plus beaux joyaux du monde végétal pour les ressources thérapeutiques qu’il offre.  C’est une huile essentielle qui se prend volontiers par voie sublinguale pour oeuvrer aussi sur l’interface digestive. Ses propriétés immuno-modulatrices apaisent rapidement sur tous les types de douleurs chroniques inflammatoires (digestives, articulaires, dermatologiques, gynécologiques, digestives). On peut l’associer à celle de katafray pour que celle-ci rééduque également l’interface digestive, carrefour de la santé.

A FAIRE : Dans un flacon de 10ml, mélanger HE katafray (cedrelopsis grevei) et HE curcuma (curcuma longa) à parts égales.

En cas d’inflammation chronique, en cas de crise rhumatismale, de polyartrhite…, mettre en bouche 2 à 3 gouttes de cette synergie avec un peu d’huile de lin (l’équivalent d’une cuillère à café), 2 à 3 fois par jour, en cure de 15 jours.

En application locale : une aspirine aromatique ?

Si le saule pousse communément dans nos contrées les pieds dans l’eau, il existe une plante asiatique, de la même famille que les bruyères, la Gaultherie qui sécrète une essence dont la molécule majoritaire (à plus de 95%) est un précurseur de l’aspirine, à savoir le salicylate de méthyle. Elle s’utilise préférentiellement par voie cutanée directement sur la zone enflammée. De préférence diluée de 20 à 50 % dans une huile végétale (elle est très chauffante à l’état pur), par exemple celle de millepertuis ou d’arnica, qui sont aussi anti-inflammatoires. La fréquence d’application sur une zone douloureuse peut aller jusqu’à 6 fois par jour si la douleur est intense. L’huile essentielle de gaulthérie est exceptionnelle sur toutes les inflammation ostéo-musculaires comme les problèmes de tendinites, les rhumatismes ou l’arthrite. Tester le potentiel allergisant de l’huile essentielle au préalable chez les  sujets allergiques à l’aspirine avant utilisation (dans le pli du coude).

MA FORMULE

Propriétés thérapeutiques : anti inflammatoire, régulateur surrénalien et immunitaire, tonifiant général de l’organisme

Indications : période d’extrême fatigue, convalescence, états inflammatoires chroniques articulaires, musculaires, dermatologiques, digestives, urinaires, ou même du tissu nerveux (zona)

HE épinette noire
Picea mariana
10 ml
HE Katafray
Cedrelopsis grevei
10 ml
HE pin sylvestre
Pinus sylvestris
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, refermer à l’aide du bouchon compte-gouttes, agiter.

VOIE CUTANEE :

15 gouttes à faire pénétrer sur les avant bras ou bien sur la région des surrénales, dans le milieu du dos, matin et soir, pendant 15 jours à 3 semaines, à répéter après une semaine d’arrêt aussi longtemps que nécessaire.