Maux de ventre, brulures d’estomac, constipation ? Mieux digérer avec les huiles essentielles

LE TRACTUS DIGESTIF : un carrefour sensible à entretenir

Le système digestif assure de multiples fonctions au sein de notre organisme : digérer, assimiler, éliminer. Il nous permet de transformer l’énergie de la terre qui nous vient de l’alimentation en une énergie directement utilisable par chacune des cellules de l’organisme. Le cerveau, les muscles et chaque organe puisent les nutriments nécessaires à leur fonctionnement dans le sang et les liquides interstitiels. Ces nutriments sont l’étape ultime de la digestion et d’une véritable alchimie qui fait intervenir un grand nombre d’organes, de viscères et d’enzymes… Parce que ce système est la clé de voute d’une bonne santé, le moindre dysfonctionnement  peut avoir un impact retentissant : troubles du transit, maux de tête, ballonnements, fatigue, mauvaise humeur et état immuno-dépressif. A plus long terme, on note les maladies dégénératives et auto immun, les pathologies « d’encrassages » comme la dépression, la fibromyalgie, le diabète, le surpoids… et encore les pathologies « d’élimination » au niveau des différents émonctoires de l’organisme comme le psoriasis, l’acné, les colites ou la maladie de Crohn.

Des plantes aromatiques pour mieux digérer

Nos ancêtres utilisaient les aromates dans la cuisine, d’une manière empirique, mais juste. De cette façon, ils maintenaient à un niveau physiologique l’ensemble des fonctions digestives, c’est-à-dire la sécrétion des sucs enzymatiques ainsi que le travail hépatique, pancréatique et intestinal. Un inconfort digestif vient souvent d’un excès de lipides, de glucides et d’alcool à métaboliser, suite à un abus alimentaire. Le foie et le pancréas sont les deux organes majeurs de la digestion, avec l’estomac bien sûr. La bile et le suc pancréatique assurent, entre autres, le métabolisme des graisses, mais aussi la neutralisation de l’acidité provenant de l’estomac. Cette neutralisation est essentielle car les enzymes digestives ne sont actives qu’en milieu alcalin. Après le séjour stomacal dans le bain d’acide chlorhydrique, le bol alimentaire déjà bien digéré passe dans le duodénum. Celui-ci reçoit, au même moment, la bile contenue dans la vésicule biliaire et le suc pancréatique. Ainsi, les problèmes d’hyperacidité (remontées acides, brûlures d’estomac, aphtes, voire aussi apnées du sommeil) peuvent être le signal d’appel d’un début de faiblesse hépatique ou pancréatique, d’où la nécessité de réagir. Aujourd’hui, les connaissances en matière d’aromathérapie scientifique nous permettent de disposer d’un large panel d’huiles essentielles ciblées en fonction de leurs propriétés pharmacologiques sur la digestion : cholagogues et cholérétiques (qui stimulent la synthèse et l’excrétion de la bile), carminatives (qui absorbe les gaz), stomachiques (qui améliore la fonction digestive dans son ensemble). Dame Nature est toujours empreinte d’une l’intelligence supérieure, les propriétés des huiles essentielles nous le rappellent constamment. Les huiles essentielles à visée digestive sont en général des huiles essentielles qui possèdent des propriétés stimulantes sur l’ensemble du tractus digestif et l’ensemble des sucs digestifs. De fait, foie, pancréas, estomac mais aussi le météorisme (les mouvements des intestins permettant l’avancée du bol alimentaire) seront soutenus, voire rééquilibrés vers leur état physiologique. Lorsque le temps de la digestion est synonyme de coups de fatigue post prandiale, de lourdeurs ou de ballonnements, ou encore de bouche pâteuse, il est utile de prendre quelques huiles essentielles par voie sublinguale, notamment celles regroupées dans la formule proposées, avec un peu d’huile de lin ou de colza, à garder quelques instants en bouche et à avaler, 10 minutes avant les repas. Les bienfaits se font ressentir en une à deux prises, le ventre se dégonfle, l’haleine s’allège, et le tonus revient.

Entretenir ses intestins avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont naturellement toutes bifidogènes : elles respectent la flore intestinale et favorisent le bon équilibre des souches bactériennes intestinales. Au sein des intestins, il existe plus de 400 souches bactériennes différentes qui cohabitent, qui sont nécessaires à la synthèse de certaines vitamines, à la protection par rapport aux bactéries pathogènes et à la synthèse d’anticorps. C’est en partie pour cela, qu’après un traitement à base d’huiles essentielles par voie orale, on se sent plus fort et plus en forme qu’avant le problème à traiter : l’univers intestinal a été fortifié, régénéré, rééquilibré. Même les huiles essentielles les plus antibiotiques respectent ces populations au sein de tube digestif, d’une manière bien mystérieuse d’ailleurs, car un Escherichia coli contenu dans les urines, qui se veulent normalement stériles, est exterminé rapidement par l’origan, la sarriette des montagnes ou encore l’ajowan. L’équilibre de cette flore intestinale est avant tout maintenu par une alimentation équilibrée et riche en légumes, en veillant à bien répartir harmonieusement les légumes racines (qui servent de prébiotiques, c’est-à-dire de nourritures aux bactéries), les légumes tiges, et les légumes feuilles (qui sont une source de probiotiques naturels). Dans cet état d’esprit, une synergie aromatique bien équilibrée à visée digestive pourra ainsi retenir des huiles essenitelles issues de la distillation de racine, comme le gingembre, d’autres issues de parties aériennes comme les tiges et les feuilles (comme celle de menthe poivrée), et encore de la distillation des semences comme l’aneth ou la coriandre.

Stress, digestion et huiles essentielles

Au-delà de toute cette alchimie d’enzymes, de ph, de bactéries… pour parfaire encore la subtilité de cet équilibre, le système digestif est très innervé. Le nerf pneumogastrique le relie au cerveau et lui permet les réflexes de nausée et de vomissement lors de l’ingestion d’un aliment « à rendre », identifié comme toxique. Cette riche innervation rend le tractus digestif très sensible aux émotions, aux contrariétés qui coupent instantanément l’appétit, et bien sûr au stress. L’implication du stress dans les pathologies digestives est bien établie. Colon irritable, maladie de Crohn, ulcère gastrique, trouble de la flore intestinale… ont encore une étiologie mal établie,mais sont en liaison avec une implication émotionnelle, immunitaire, hormonale et neurologie…, voilà quatre dimensions qui définissent le terrain d’un individu. Il peut donc être utile, pour soutenir le système digestif, de se tourner aussi vers des huiles essentielles du stress et  du système nerveux comme la camomille noble ou le basilic tropical. La première gère l’ensemble des répercutions du stress sur l’organisme, quel que soit son niveau d’impact : tube digestif, système respiratoire, circulatoire…  Et la deuxième huile essentielle, celle de basilic tropical est un puissant antispasmodique qui libèrera toutes les tensions musculaires et digestives en rapport avec le stress. Pour en tirer le meilleur parti, déposer 3 gouttes de chacune d’entre elle dans la main rajouter 3 à 5 gouttes d’huile végétale de noyau d’abricot et masser le ventre. Répéter 3 à 6 fois par jour selon les besoins, en l’espace de deux à 3 jours les bienfaits se feront ressentir sur le stress, la digestion, et l’équilibre des intestins.

L’aneth : la coupe de champagne de la digestion

L’huile essentielle d’aneth, à la fragrance légère et douce, est une grande huile essentielle de la digestion. Stimulante hépatique et rénale, elle favorise le bon fonctionnement des deux grands filtres de nettoyage de l’organisme. En prévision d’un repas copieux, il est très utile d’en prendre dès la veille, par voie sublinguale, c’est-à-dire 2 gouttes sous la langue diluées dans un peu d’huile de lin,  matin et midi (éviter le soir, elle pourrait stimuler un peu trop). Elle stimulera à l’avance l’ensemble des sucs digestifs, augmentera le péristaltisme et optimisera toutes les étapes de la digestion. En prévention, mais aussi en cas d’inconforts digestifs, elle accompagne également la sphère émotionnelle lors de période de deuil, où la tendance est à la dépression.

MA FORMULE
Visée stimulante et tonique digestive, antispasmodique et rééquilibrante neurovégétative, anti-inflammatoire intestinal, carminative, cholagogue et cholérétique, eupeptique.

HE menthe poivrée60 gouttes
HE gingembre40 gouttes
HE coriandre (semence de préférence)20 gouttes
HE basilic exotique40 gouttes
HE aneth odorant20 gouttes
HE citron (zeste)20 gouttes

Dans un flacon de 10 ml, en verre teinté, muni d’un codi-gouttes, déposer les HE selon le nombre de gouttes recommandées, refermer soigneusement et agiter.

INDICATIONS

Digestion difficile, ballonnement, mauvaise haleine, bouche pâteuse, fatigue postprandiale, constipation, remontées acides, brûlure d’estomac, teint brouillé.

CONTRE-INDICATIONS :

Enfants de moins de 6 ans, sujet épileptiques, femmes enceintes et allaitantes, ablation de la vésicule biliaire.

MODE D’EMPLOI :

Prendre 2 gouttes du mélange dans un peu d’huile de lin, avant les repas, 2 à 3 fois par jour. En usage ponctuel, ou en cure de remise en forme d’une dizaine de jours.

Les précautions d’emplois et contre-indications quant à l’utilisation des huiles essentielles sont nombreuses, notamment pour les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les enfants, les sujets allergiques, asthmatiques et épileptiques. Ces informations sont à consulter dans les articles d’Aude Maillard « Maitriser la dangerosité des huiles essentielles ».

 

Pour plus d’informations sur les problèmes de constipations lire l’article : les huiles essentielles de la constipation.

Traiter définitivement les mycoses avec les huiles essentielles

Les mycoses : des traitements par les huiles essentielles curatifs et préventifs

Les infections mycosiques sont très fréquemment rencontrées dans la population. Mycose interdigitale des pieds, muguet, mycoses vaginales et même digestives, mycose de l’ongle, mycose du cuir chevelu (teigne) : les champignons sont responsables d’infections pour lesquelles les traitements allopathiques sont satisfaisants pendant la crise, mais ils n’excellent pas pour éviter la récidive ou la prévenir. Comment l’aromathérapie se positionne-t-elle à ce sujet ? Est-il possible de traiter la crise mais surtout d’éviter qu’elle revienne avec les huiles essentielles ?

Les symptômes de l’infection à candida albicans

Lorsqu’il prolifère, le candida albicans étouffe le microbiote intestinal, et amène tout une liste de troubles plus ou moins reconnaissables : mauvaise digestion, baisse immunitaire générale, fatigues chroniques, troubles du sommeil, troubles de l’humeur et de l’appétit (compulsion vers le sucré).

Il a la particularité de pouvoir se transloquer et sortir du compartiment intestinal. Ainsi il sera responsable de :

  • Mycoses vaginales à répétition
  • Mycoses buccales et/ou unguéales

Certains médecins évoquent même un lien avec la fibromyalgie, l’asthénie chronique et la dépression.

La clé du retour à la santé repose sur un nettoyage antifongique et une régénération du microbiote intestinal. En effet, en le délogeant de son habitat principal, c’est l’ensemble de l’organisme qui retrouve son équilibre. Il faut donc amener les huiles essentielles directement dans la lumière intestinale en les administrant en gélule.

Un traitement anti-fongique efficace

Le traitement anti-fongique avec les huiles essentielles est d’une efficacité inégalée. En quelques mois, l’écosystème intestinal retrouve son équilibre et l’état de santé se réharmonise sur le plan nerveux, immunitaire et même endocrinien.

Les clés de la réussite du traitement anti-fongique :

  • Le protocole doit être mené par voie orale, c’est-à-dire que les huiles essentielles doivent être administrées en gélules, pour optimiser la quantité de molécules aromatiques au niveau de la lumière intestinale, en contact avec le Candida albicans. La voie sublinguale est beaucoup moins efficace.
  • Les huiles essentielles doivent être administrées à chaque prise alimentaire, pour éviter la prolifération du champignon qui se nourrit de sucre à chaque repas.
  • Le protocole doit durer au moins 2 mois, et s’accompagner de restrictions alimentaires : éviction des sucres rapides, des desserts, des viennoiseries, des gâteaux, des sodas, des pains blancs et des pates blanches.
  • Démultiplier les huiles essentielles antifongiques dans une même synergie pour optimiser la force de frappe biochimique.

La synergie des meilleures huiles essentielles anti candida albicans

Les huiles essentielles optimales pour traiter les mycoses à répétition et exterminer le candida albicans doivent être bien tolérées par le foie, car le traitement doit être mené sur 2 mois minimum, et par ailleurs doivent être antifongiques. Les huiles essentielles conseillées par AMSOAM sont :

  • HE laurier noble : anti-fongique, antiputride et antifermentaire
  • HE palmarosa : anti-fongique et puissante régulateur des flores de protections
  • HE lemongrass : anti-fongique et anti-inflammatoire des muqueuses digestives
  • HE géranium Bourbon : anti-fongique et régulateur neuro-végétatif
  • HE tea tree : anti-infectieux large spectre
  • HE thym linalol : régulateur des flores de protection
  • HE clou de girofle : puissant anti-infectieux

Pour être à l’aise dans ses baskets

Pour optimiser le traitement des mycoses des pieds, il est souhaitable de déloger le champignon des endroits les plus retirés, en particulier les chaussures. Celles-ci sont le siège d’humidité et de chaleur, les deux éléments favorables au développement de ces microorganismes. Il est possible de faire préparer en pharmacie un talc imprégné à 10 % du mélange de la formule et d’en « saupoudrer » tous les matins pieds et chaussures. Cela assainira l’environnement porteur de spores et de champignons. Il est envisageable aussi de fabriquer soi-même une solution dans un flacon muni d’un spray avec 10 gouttes du mélange de la formule et de compléter avec 90 gouttes d’alcool (à 60° cela suffit). Vaporiser ensuite l’intérieur des chaussures ou même les bacs de douche et caillebotis de salles de bains…

MA FORMULE
Ma synergie antifongique : traitement de fond (obligatoire en cas de récidives fréquentes)

Propriétés : antifongique, régulatrice de la flore intestinale, immunomodulante

Indications : infections fongiques récidivantes quelle que soit leur localisation, dysbiose, immunodéficience, fatigue chronique, dépression

HE lemongrass
Cymbopogon flexuosus
3 ml ou 90 gouttes
HE palmarosa
Cymbopogon martinii
3 ml ou 90 gouttes
HE clou de giroflier
Eugenia caryophyllata
2 ml ou 60 gouttes
HE laurier noble
Laurus nobilis
3 ml ou 90 gouttes
HE Tea tree
Melaleuca alternifolia
3 ml ou 90 gouttes
HE géranium Bourbon
Pelargonium asperum CV Bourbon
2 ml ou 60 gouttes
HE Thym à linalol
Thymus vulgaris CT linalol
4 ml ou 120 gouttes
HV colzaQSP 100 ml

Dans un flacon de 100 ml en verre teinté muni d’un codi-goutte, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées, puis compléter jusqu’en haut du flacon avec l’HV de colza. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

Voie orale :

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Remplir avec cette synergie une gélule vide taille 0 (jusqu’en haut de la gélule), prendre 1 gélule à la fin de chaque repas, 3 fois par jour, 5 jours sur 7, pendant 2 mois

Enfants de 6 à 12 ans : Remplir complètement à l’aide de cette synergie une gélule vide taille 2 (jusqu’en haut de la gélule), prendre 1 gélule à la fin de chaque repas, 3 fois par jour, 5 jours sur 7, pendant 2 mois

Contre-indications :

Grossesse, allaitement, enfant de moins de 6 ans.

Pour compléter ces informations, à lire cet article si vous avez un ou des mycose de l’ongle : Huiles essentielles pour traiter la mycose de l’ongle.

Pour en savoir plus sur la gestion des infections avec les huiles essentielles, leur propriétés antibiotiques et immunitaires, venez suivre le module 3 de la formation en aromathérapie scientifique, ou bien l’atelier huiles essentielles de l’hiver contre la grippe, le rhume, la toux

Les huiles essentielles du voyageur : paludisme, moustiques, décalage horaire

LA TROUSSE AROMATIQUE DU VOYAGEUR POUR DES VACANCES SEREINES

En vacances, loin du médecin et de la maison, il est parfois utile, selon la destination, d’avoir les bons remèdes et les bonnes huiles essentielles dans la valise : problèmes digestifs, infections tropicales, décalage horaire, piqure de moustiques peuvent parfois gâcher le séjour

Huiles essentielles contre la turista et les infections tropicales (paludisme, dingue…)

Turista, paludisme, dingue, sont des maladies infectieuses particulièrement violentes. Même si elles semblent éloigner les unes des autres, une synergie bien choisie d’huiles essentielles pour prévenir ou pallier toutes ces maladies en même temps.

Pour cela, il est intéressant de rassembler dans un même flacon les plus belles huiles essentielles anti-infectieuses. Elles pourront ainsi à la fois désinfecter les intestins en cas de tourista, mais aussi prévenir le paludisme (dans les zones à risque léger), et même les infections tropicales virale ou parasitaires divers (dengue, bilharziose, filariose…). La forme de gélules est absolument incontournable, car les huiles essentielles efficaces, sont dermocaustiques et ne peuvent être mise directement au contact de la muqueuse buccale même avec de l’huile végétale, sous peine de graves brûlures.

A FAIRE : dans un flacon de 100 ml, réaliser le mélange suivant : HE cannelle Ceylan Ecorce 10 ml, HE origan compact 10 ml, HE thym à thymol 10 ml, HE citron 10 ml, HV nigelle ou olive QSP 100 ml (complément jusqu’à 100 ml).

MODE D’EMPLOI  : Remplir une gélule taille 0, à l’aide de cette synergie, en cas de tourista : avaler une gélule toutes les heures pendant 4 heures si nécessaires. Pour la prévention du paludisme et des maladies tropicales : Un gélule matin et soir, à débuter 3 jours avant le départ, et à poursuivre 3 semaine après le retour.

Huiles essentielles anti-décalage horaire

Dans cet état de décalage par rapport aux repères spatiaux temporels, on peut trouver une aide avec les huiles essentielles qui aident à réguler le système neurovégétatif, mais également celles qui ont la capacité d’élever la conscience pour quitter les contingences matérielles. Pour cela, celle de basilic tropical x est tout à fait adaptée, (c’est l’huile essentielle de l’éveil et de la méditation), associée à l’huile essentielle de fragonia. Cette dernière a la particularité de réaligner l’ensemble du corps physique, organique, émotionnel et énergétique.

A FAIRE : dans un flacon de 10 ml, HE basilic tropical (Ocimum basilicum) 2 ml, HE fragonia (Agonis fragrans) 2 ml, HV noyau abricot QSP 10 ml

MODE D’EMPLOI : Déposer 2 gouttes à l’intérieur des poignets et respirer profondément, en plus mettre 5 gouttes sur les plexus solaire et cardiaque, et en plus mettre 4 gouttes en bouche. A renouveler 6 fois par jour pendant 3 à 6 jours. (Débuter la veille du départ)

Huiles essentielles répulsives des moustiques, piqures

Les piqures de moustiques sont de plus en plus virulentes : boutons, démangeaisons et réactions inflammatoires sont très fréquentes. Le nombre de moustiques porteurs de maladie virales ou parasitaires augmente. Quels sont les huiles essentielles répulsives et les réflexes aromatiques à adopter en cas de piqure ?

PREVENTION : pour repousser les moustiques les plus belles huiles essentielles répulsives se trouvent dans la synergie suivante : HE géranium Egypte 2 ml, HE eucalyptus citronné 2 ml, HE cèdre Atlas 2 ml, HV jojoba QSP 100 ml. A répartir sur les zones exposée toutes les deux heures. Ne convient pas aux enfants de moins de 7 ans. Sinon pour les plus petits, la synergie peut être faite avec seulement eucalyptus citronné et géranium Egypte.

EN CAS DE PIQURE DE MOUSTIQUE : pour apaiser mais aussi assainir la zone piquée, il est intéressant d’allier des propriétés anti-inflammatoires, antiprurigineuses, et aussi anti-infectieuses.

A FAIRE : dans un flacon de 30 ml, HE camomille noble (chamaemelum nobile) 2 ml, HE camomille allemande (Matricaria recutita) 1 ml, HE lavande fine (lavandula angustifolia) 2 ml, HV calendula QSP 30 ml. Convient aux enfants et aux bébés, à partir de 3 mois.

PETIT RAPPEL POUR FAIRE SOI-MEME SES MELANGES A LA GOUTTE : prendre l’équivalence de 30 gouttes pour faire 1 ml. Conditionner toujours les mélanges d’huiles essentielles dans des flacons en verre teinté, munis d’un bouchon compte goutte. Et penser à bien étiqueter et identifier les conditionnements. 

Pour compléter tous ces conseils de la trousse d’huile essentielle du voyageur, il peut être utile de se reporter également aux conseils donnés dans l’article : Urgence, prise en charge des plaies, brûlures et blessures avec les huiles essentielles. Ou encore de venir à l’atelier Découverte de l’aromathérapie et initiation aux huiles essentielles.

 

Peau, soleil et huile essentielle : Prolonger son bronzage et son teint lumineux

Prolonger le teint lumineux de l’été - bronzage

Après une exposition solaire, même si la peau revêt une jolie couleur pain d’épices que l’on a envie de prolonger le plus longtemps possible, il faut aussi penser à réparer les cellules qui ont été abîmées par les ultra violet, ainsi qu’à purifier l’épiderme.

Réparer, affiner et illuminer la peau

A la fin de l’été chercher à relipider à réhydrater sa peau est incontournable pour espérer prolonger le teint lumineux. Pour cela, il faut reconstituer le film hydrolipidique et exfolier doucement pour lisser le grain de peau. Les huiles végétales sont les principales sources des acides gras essentiels, constituants membranaires de toutes les cellules. Leur présence dans la synergie comme support de dilution est tout aussi importantes que les molécules aromatiques. On choisira l’huile végétale d’argan, surement une des plus puissantes antiâge et antitache. Elle prévient l’apparition des marques du vieillissement comme les rides ou les taches, et est particulièrement appréciée par les peaux matures. L’huile végétale de carotte ou plus exactement le macérât lipidique de carotte, de couleur orangée, riche en caroténoïdes, apportera un effet bonne mine, participera à la réparation cellulaire.

Pour réhydrater la peau, le gel d’aloe vera est lui aussi un excellent vecteur d’hydratation et de fraîcheur directement sur la peau, et par ailleurs un excellent exfoliant. Il contribuera à lisser le grain de peau et à réhydrater l’épiderme.

Les huiles essentielles œuvrent vers la cohérence des tissus, la régénération cellulaire, luttent contre l’inflammation et l’oxydation et le désordre immunitaire voire même la perturbation chromosomique.

L’huile essentielle de carotte cultivée est à la fois régénératrice cellulaire et purifiante des glandes sébacées. Elle répare les cellules cutanées abîmées par les UV, régule le fil hydrolipidique. La peau s’affine, le teint s’illumine, le tissu se tonifie. Elle diminue également les taches d’hyperpigmentation et revitalise la couche basale de l’épiderme. L’huile essentielle de géranium Egypte complète très bien ces effets par ses propriétés astringentes, régénératrices cellulaires et tonifiantes. Quant à la présence de l’huile essentielle de lavande aspic, elle exerce un peeling doux aromatique au fil des applications, ce qui affine la peau souvent épaissie après les expositions solaires.

Drainer le foie pour avoir bonne mine

La pureté de la peau est nécessaire à son éclat, sa fraicheur et sa lumière. Au fil de l’été elle s’est épaissie pour mieux s’adapter aux rayons solaires et la sécrétion de sébum a pu se déséquilibrer. La saison automnale est le moment idéal pour purifier tous les émonctoires par la voie interne y compris la peau qui véhicule bon nombre de toxines vers l’extérieur via la sécrétion de sébum. Par voie interne l’huile essentielle de carotte draine le foie, nettoie le sang, mais aussi régule les glandes sébacées pour illuminer le teint et satiner la peau.

Il est intéressant de l’associer en synergie avec l’huile essentielle de livèche racine qui s’occupe de drainer les métaux lourds, ainsi qu’à l’essence de citron qui protège le foie et allège la sphère hépatobiliaire.

FORMULE AMSOAM
Synergie à usage local : gel réparateur embellisseur

Propriétés : exfoliante, détoxifiante, astringente régénératrice et purifiante de l’épiderme, régulateur pigmentaire.

Indications : peaux mixtes, grasses ou épaisses, peaux ternes et/ou épaissies par le bronzage, taches d’hyperpigmentation.

HE lavande aspic
Lavandula spica
1 gr
HE carotte cultivée
Daucus carotta
1 gr
HE géranium Egypte
Pelargonium asperum
2 gr
Macérat lipidique de carotte2 gr
Gel aloe veraQSP 50 gr

Sur une balance, poser le mortier, faire la tare, peser successivement toutes les HE et l’HV, homogénéiser, rajouter le gel jusqu’à 50 gr. Mélanger avec le pilon jusqu’à homogénéisation complète.

Mode d’emploi

Utiliser matin et soir sur un peau propre en guise de crème de jour ou de nuit, en cure de 2 mois si besoin.

PRECAUTIONS D’EMPLOI :

Pas d’exposition au soleil dans les 8 heures qui suivent l’application.

FORMULE AMSOAM
Synergie à usage sublingual : synergie teint lumineux

Propriétés : drainantes et détoxifiantes de la peau et des autres émonctoires (foie, reins, poumons, intestins), stimulantes digestives.

Indications : drainage saisonnier des émonctoires et plus particulièrement de la peau, acné, eczéma, psoriasis, peaux ternes, déshydratées et teint brouillé, peaux grasses et asphyxiées.

HE carotte cultivée
Daucus carota
3 ml
HE romarin à verbénone
Rosmarinus officinalis
2 ml
HE livèche racine
Levisticum officinalis
3 ml
Essence de citron
Citrus limon zeste
2 ml

Mode opératoire

Dans un flacon en verre teinté de 10 ml, mélanger les HE selon les quantités indiquées, refermer avec le bouchon compte-gouttes, agiter.

Prendre 1 ml= 30 gouttes.

Mode d’emploi

3 gouttes dans une petite cuillère avec un peu d’huile de lin, matin et soir, pendant 3 semaines.

CONTRE INDICATIONS

femmes enceintes et allaitantes, antécédent de cancer hormono-dépendant (romarin à verbénone).

Sport : les huiles essentielles de la performance et des muscles

Sport et huiles essentielles

Chercher à prévenir les traumas (tendinite, claquage, déchirure, courbatures…), mais aussi à augmenter ses performances physiques est la préoccupation de tous les sportifs, quel que soit leur pratique ou leur niveau. Les huiles essentielles sont particulièrement bien adaptées pour sublimer l’effort physique, protéger le corps physique et stimuler les ressources énergétiques et métaboliques

Energie du muscle : une huile essentielle à chaque type d’effort

Selon le type d’effort le muscle n’utilise pas les mêmes ressources énergétiques. Pour les efforts courts et intenses comme le sprint, le muscle n’utilise pas l’oxygène et de ne produit pas d’acide lactique responsable de crampe. Dans ce cas, on cherchera à optimiser la conduction neuromusculaire notamment avec l’huile essentielle de basilic tropical, qui sera à appliquer directement sur le tissu musculaire convenable diluée. Au-delà de ses propriétés antispasmodiques intéressantes pour prévenir les crampes, cette huile essentielle aidera à optimiser la contraction musculaire dans ce type d’effort.

Lorsque l’effort est long et endurant comme le marathon, le corps adapte ses ressources énergétiques en modifiant les rythmes cardiaques et respiratoires. La source d’énergie principale du muscle est alors l’oxygène, c’est la filière aérobie lactique qui produit donc  des toxines métaboliques, comme l’acide lactique, responsable parfois de crampes. C’est dans ces efforts long (plus de 40 minutes) que le corps puise dans ses stock de lipides et de sucres stockés en glycogène (dans le foie et les muscles). On cherchera donc dans ce cas à stimuler la circulation dans le tissu musculaire pour éliminer au fur et à mesure les toxines fabriquées. Les huiles essentielles à 1,8 cinéole sont particulièrement adaptées sur ces besoins précis. En effet, cette molécule a des propriétés respiratoires très puissantes d’oxygénation, et lorsqu’elle est en contact avec les tissus elle est particulièrement tonique circulatoire. Appliquée sur les muscles et respirée simultanément elle agit à de multiples niveaux qui s’activent en synergie pour les besoins de l’instant. On pourra retenir l’huile essentielle de romarin à cinéole et celle de myrte vert de Corse.

Performance et énergie avec les huiles essentielles

Il existe en aromathérapie un trésor stimulant et même dopant de toutes les fonctions de l’organisme : digestion, respiration, circulation, et système nerveux. Cette huile essentielle est particulièrement rafraichissante et tonifiante par ailleurs pour l’esprit. Dès son olfaction, les idées s’éclaircissent, l’acuité visuelle s’affine et la réactivité s’améliore considérablement. Elle sera très utile aussi bien pour les sports de concentration que d’endurance. Elle diminue même la sensation de soif et améliore la circulation périphérique. Pour ne pas la nommer, c’est l’huile essentielle de menthe poivrée. Populaire et très appréciée, elle ne ressemble à aucune autre huile essentielle ! le sportif appréciera son intensité et sentira son effet tonifiant dès les premières utilisations. Elle s’utilise par voie olfactive et sublinguale. Elle facilite l’accroche cardio respiratoire du marathonien, en association avec la synergie cinéolée au basilic, l’effet sera dopant !

Pour compléter cette approche énergétique le sportif aura tout intérêt à aussi utiliser les huiles essentielles plus précisément pour prendre soin de ses tendons, ligaments, et fibres musculaires pour prévenir les traumas et améliorer sa récupération. Sur ce sujet, à lire : confort des muscles et des articulations avec les huiles essentielles. Ainsi que : Soigner une tendinite avec les huiles essentielles.

Energie du vainqueur : visualiser la réussite

En cas de compétition, s’il y a des peurs, des doutes, un manque de confiance, si l’humeur est pessimiste et les idées sombres quant à l’accomplissement et la réussite, il peut être utile de se connecter à l’énergie de César par l’intermédiaire de l’énergie du laurier noble. Elle fait parfois des miracles… A faire : Déposer une goutte d’huile essentielle de laurier noble l’intérieur des poignets et respirer profondément en visualisant la réussite. A faire pendant la compétition, mais aussi juste avant et peut être même quelques jours avant si la peur prend au ventre. C’est à renouveler à la demande !

MA FORMULE
Optimiser sa condition physique

Voie cutanée et voie olfactive

Propriétés : Toniques circulatoires et respiratoires, sympathicotoniques, décontracturantes musculaires, rafraichissantes, diminue la sensation de soif

Indications : optimiser l’effort dans sa pratique sportive, optimiser le potentiel respiratoire et les réserves énergétiques : footing, natation, sport collectif, gymnastique… entrainement, préparation physique en vue d’une compétition.

HE myrte vert
Myrtus communis CT 1,8 cinéole
1 ml
HE romarin du Maroc
Rosmarinus Officinalis CT 1,8 cinéole
2 ml
HE basilic exotique
Ocimum basilicum
1 ml
Huile végétale de noyau d’abricotQSP 10 ml

Dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un codi-gouttes, mélanger les huiles essentielles dans les quantités conseillées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale. Refermer et agiter.

Mode d’emploi

10 à 15 gouttes en massage du thorax et du haut de dos (si possible) le matin au réveil et juste avant l’effort physique. Appliquer également sur les muscles les plus sollicités, avant l’effort. Renouveler si besoin pendant l’effort, 2 à 4 fois dans la journée.

En plus, déposer une à deux gouttes à l’intérieur des poignets et respirer profondément 5 fois de suite au moins, renouveler la voie olfactive à volonté pendant l’effort.

MA FORMULE
Optimiser sa condition physique et psychique

Voie sublinguale

Propriétés : chasse la fatigue, stimulante générale du corps physique et psychique, aiguise la vigilance et la concentration, soutien la digestion

Indications : coup de fatigue, besoin intense de concentration ou de performance mentale

HE menthe poivrée
Mentha X piperita
1 goutte

Mode d’emploi

Une goutte (pas plus) sur le dos de la main à déposer dans le creux du pouce au niveau du point d’acupuncture 4GI, à laper avec la langue. Renouveler si besoin une à deux fois pendant l’effort.

ATTENTION : l’utilisation par voie interne de la menthe peut amener des résultats de test au dopage positif de par la présence de menthol.

Contre-indications

Asthme, terrain épileptique, enfant de moins de 6 ans, femme enceinte ou allaitante.

Maladie de Lyme : que faire en cas de piqure avec les huiles essentielles ?

Déjouer la mystérieuse maladie de Lyme

La tique est un parasite potentiel de l’homme, elle est vectrice, via sa salive, d’une bactérie (Borrelia) qu’elle peut transmettre à l’homme lors d’une piqure. Ce germe est responsable d’une infection de plus en plus fréquemment diagnostiquée et aux conséquences parfois catastrophiques sur l’état de santé. Les huiles essentielles semblent être un bon compromis pour ralentir le phénomène involutif de cette pathologie.

Si une tique est vectrice potentielle de la maladie quelque soit sa taille (stade de nymphe au stade adulte), elle n’est pas toujours porteuse de la bactérie dangereuse (Borrelia burgdorferi). Une piqure peut être contaminante même lorsqu’elle passe inaperçue. Et à l’inverse, un érythème migrant tout autour d’une piqure récente n’est pas forcément le témoignage d’une contamination par la bactérie de la maladie de Lyme.

Devant toutes ces incertitudes et ces manifestations aléatoires, comment faut il réagir en cas de piqure de tique ?

Le geste d’urgence avec les huiles essentielles en cas de piqure de tique

En cas de piqure de tique, les nouvelles recommandations sont à l’utilisation d’un tire tique sans aucun produit anesthésiant ni aromatique, pour éviter tout relargage de la salive du parasite vers le réseau vasculaire. La pince à épiler ou tout autre objet pointu n’est pas adapté car il peut laisser les rostres du parasite, plantés. Il est vivement recommandé de faire suivre ce geste mécanique par une application d’huile essentielle antibiotique pour prévenir la dissémination d’éventuelles bactéries qui auraient été inoculées pour éviter toute dissémination.

A FAIRE : Mélanger toutes ces huiles essentielles à parts égales, huile essentielle de sarriette des montagnes, de romarin camphre, de tea tree, cannelle Ceylan écorce, niaouli, lavande aspic. Par exemple 30 gouttes de chaque dans un flacon de 10 ml en verre teinté muni d’un compte gouttes. Déposer une goutte le plus précocement possible sur la piqure, à renouveler 4 fois par jour, pendant 2 à 3 jours. A partir de 6 ans.

Les symptômes de la maladie de Lyme

Les bactéries responsables de Lyme sont particulièrement rapides et armées pour déjouer l’ensemble les défenses de l’organisme. Elles mutent rapidement et passent ainsi au travers des munitions humorales (système immunitaire adaptatif) et vont créer des symptômes aigues suivis d’un état pathologique chronique très variable d’un sujet à un autre.

Cette Borrelia, une fois dans le sang, libère des toxines de manière cyclique (environ tous les mois) qui peuvent passer la barrière hémato-encéphalique, et ainsi migrer en toute facilité dans l’ensemble du cerveau et affecter certaines fonctions nerveuses. Ces borrélies ont des affinités aussi avec de nombreux tissus et peuvent ainsi perturber la peau, le foie, le rein, les yeux ou le tissu osseux. La symptomatologie de l’infection aigue ressemble à syndrome grippal, et peut laisser place à un état pathologique chronique, s’exprimant par des états inflammatoires  souvent par poussées cycliques, à divers endroits : foie, reins, yeux, cœur, articulations… les tableaux cliniques peuvent donc revêtir des aspects complètement différents, avec cependant un point commun, un état de grande fatigue, témoignage de la lutte immunitaire.

Les plus belles huiles essentielles antibiotiques par voie orale

En cas de symptomatologie et même en cas de piqure, il est bon de réagir par un protocole antibiotique le plus vite possible avant que les borrélies ne s’enkystent quelque part dans un tissu, associé à un protocole à base d’huiles essentielles. Si la phase aigue est passée inaperçue, ces huiles essentielles antibiotiques auront toujours un intérêt à être prises par voie interne, comme préconisé dans la formule ci contre.

On réalise une synergie destinée à être prise en gélule (taille 0 pour l’adulte et taille 2 pour l’enfant de plus de 7 ans), seule voie d’administration possible, car les huiles essentielles choisies sont puissantes et dermocaustiques en bouche. Cette synergie rassemble les molécules les plus actives sur la bactérie en question, en veillant à les varier suivant leur structure et les fonctionnalités biochimiques. Ainsi la formule privilégie l’eugénol présent à plus de 80% dans huile essentielle de clou de giroflier, le carvacrol dans l’huile essentielle d’origan kaliteri, le linalol choisi dans une huile essentielle de thym, l’aldéhyde cinnamique dans l’huile essentielle de cannelle Ceylan écorce. Le géraniol, un des monoterpénols les plus anti-infectieux et booster immunitaire, le terpinéol de l’huile essentielle de tea tree et enfin le menthol de l’huile essentielle de la menthe poivrée bel anti-infectieux souvent oublié.

La synergie doit tenir compte du fait que la bactérie relargue ses toxines de manière particulièrement violente, il faut donc chercher à compléter cette synergie avec des actifs diurétiques, antitoxiques et dépuratifs hépato-rénal. L’huile essentielle de livèche racine est surement la plus puissante.

Des huiles essentielles contre Lyme chronique

Au long cours, cette synergie peut être prise sous forme de cure, pendant 2 à 3 semaines maximum, tous les mois par exemple. Elle pourra l’espace de ces quelques semaines redonner de l’énergie et calmer les douleurs par effet bactériolytique et diurétique. Quoiqu’il en soit, il n’existe pas au jour d’aujourd’hui des traitements curatif pour cette pathologie, qui semble immortaliser la dernière ballade en forêt.

MA FORMULE antibiotique et immunitaire

Propriétés : immunomodulante, visée anti infectieuse large spectre, régénérateur hépatocytaire et intestinal, antiasthénique.

Indications : baisse immunitaire, prévention ou accompagnement d’infection aigue ou chronique bactérienne et/ou parasitaire.

Voie orale :

HE cannelle Ceylan écorce
Cinnamomum zeylanicum
2 ml
HE clou de giroflier
Syzygium aromaticum
1 ml
HE thym linalol
Thymus vulgaris CT linalol
1 ml
HE livèche racine
Levisticum officinalis racine
1 ml
HE palmarosa
cymbopogon martinii
1 ml
HE menthe poivrée
Mentha x piperita
20 gouttes seulement
HE origan kaliteri
Origanum vulgaris kaliteri
1 ml
HE tea tree
Melaleuca alternifolia
1 ml
Huile végétale de colza ou d'oliveQSP 30 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale alimentaire et refermer soigneusement et agiter.

MODE D’UTILISATION :

Acheter des gélules vides taille 0 (pour adulte) ou taille 2 (pour enfants de plus de 7 ans) en pharmacie ou sur internet.

PREVENTION (soutien immunitaire en cas de fragilités ou de ballades en forêt prévues)

Prendre une gélule taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfants de plus de 7 ans) remplie de cette synergie, 2 fois par jour, à la fin des repas, en cure de 10 jours par mois.

CURATIF (en cas de piqure et/ou de symptômes avérés)

Prendre une gélule taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfant de plus de 7 ans) remplie de cette synergie 6 fois par jour, de préférence en mangeant un peu au moment de la prise, pendant 3 jours, puis seulement 4 fois pendant encore 7 jours.

Ensuite, et/ou en cas de Lyme chronique, prendre 1 gélule 3 fois par jour 10 à 15 jours par mois. Ces cures sont à caler selon les périodes de fatigues et de relargage des toxines.

Si la symptomatologie persiste au delà de 3 mois, il est conseillé d’avoir les recommandations d’un médecin et/ou d’un aromathérapeute averti pour adapter la synergie.

CONTRE-INDICATIONS

Femme enceinte ou allaitante et enfant de moins de 6 ans. PRUDENCE en cas d’hypertension artérielle, la TA est à surveiller.

Pour en savoir plus sur les propriétés antibiotiques et immunitaires des huiles essentielles, venez suivre le MODULE 2 de la formation en aromathérapie scientifique, ou bien l’atelier les huiles essentielles l’hiver niveau initié.

Pour en savoir plus sur les gestes d’urgence à prodiguer avec les huiles essentielles en cas de piqures de moustiques ou d’insectes venimeux.

Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles se positionnent très bien pour soulager, calmer les douleurs et gérer les inflammations. Elles peuvent avoir des effets anti-inflammatoires sur l’ensemble du corps pour diminuer le terrain inflammatoire global. C’est utile en cas de pathologie chronique inflammatoire, mais aussi tout simplement avec l’âge.

Polyarthrite, fibromyalgie, arthrose, sinusites chroniques, asthme sécrétoire, Maladie de Crohn, psoriasis … l’inflammation peut siéger dans tous les tissus de l’organisme. C’est un processus physiologique qui a pour but de réparer un tissu qui souffre ou qui a subi un traumatisme. L’inflammation est habituellement transitoire et aboutit à la guérison. Lorsque l’inflammation est chronique l’organisme s’épuise et le corps s’oxyde beaucoup plus vite. Ce cercle vicieux peut être pris en charge par l’aromathérapie. Si les huiles essentielles anti-inflammatoires peuvent être utilisées sur la peau en soins locaux directement sur les douleurs, elles peuvent aussi être utilisées dans une intention systémique, c’est-à-dire avec un effet sur du corps pour diminuer son niveau inflammatoire.

Soutenir les surrénales par les huiles essentielles

Le déploiement des outils anti-inflammatoire du corps est épuisant pour l’organisme. Ce sont les glandes surrénales qui œuvrent de manière très actives durant ces états douloureux en adaptant leur sécrétion de cortisol : la cortisone endogène du corps. Sa sécrétion se fait de manière cyclique, pour être au plus basse la nuit, avec un pic de sécrétion entre 6h et 8h du matin. Ce qui explique que toutes les douleurs inflammatoires (asthme, arthrite…) sont souvent plus dérangeantes la nuit que la journée. Ce pic de sécrétion a un effet également tonifiant général sur l’organisme pour l’aider à commencer sa journée.

En aromathérapie, voici les huiles essentielles vivement conseillées par cure pour soutenir l’activité surrénalienne. L’huile essentielle d’épinette noire, celle de pin sylvestre sont les deux plus puissantes cortisone-like. Elles s’utilisent préférentiellement par la peau. Leur utilisation par voie interne n’est pas conseillée car elles ne seront pas plus efficaces et présenteront d’éventuels risque de néphrotoxicité. On choisira pour les appliquer n’importe quelle zone où la peau est fine, comme les avant bras. On peut aussi les appliquer directement sur les surrénales, même si ce geste n’est pas pour augmenter leur impact car elles activent d’abord le cerveau via la voie sanguine pour réguler les surrénales, mais plutôt parce que le massage sera favorable pour réchauffer la zone des lombaires. En médecine traditionnelle chinoise la chaleur sur les reins est recommandée en cas de fatigue générale, de frilosité et d’état douloureux. Le rein est la batterie de l’organisme.

Une huile essentielle anti-inflammatoire pas comme les autres

Pour compléter cette synergie de ces deux conifères, une huile essentielle aux propriétés anti-inflammatoires particulièrement ciblées sur les processus chroniques, et toute récente en aromathérapie semble être particulièrement intéressante : celle de katafray. L’association de ces trois huiles essentielles fournit un cocktail énergétisant, anti-inflammatoire, régulateur surrénalien et même immunitaire pour améliorer le confort de vie, ressourcer l’organisme et prévenir l’épuisement. En effet, le système immunitaire doit être aussi accompagné, car les acteurs de l’inflammation sont les globules blancs. Les états inflammatoires chroniques font le lit des pathologies plus graves comme le cancer. On peut espérer que cette huile essentielle de katafray anti-inflammatoire et immunomodulante sera un garde fou, à la valeur inestimable, vers une dérive dégénérative ou proliférative .

Recommandation par voie interne pour les inflammations chroniques

Il existe en aromathérapie, une huile essentielle tirée des rhizomes de curcuma, un des plus beaux joyaux du monde végétal pour les ressources thérapeutiques qu’il offre.  C’est une huile essentielle qui se prend volontiers par voie sublinguale pour oeuvrer aussi sur l’interface digestive. Ses propriétés immuno-modulatrices apaisent rapidement sur tous les types de douleurs chroniques inflammatoires (digestives, articulaires, dermatologiques, gynécologiques, digestives). On peut l’associer à celle de katafray pour que celle-ci rééduque également l’interface digestive, carrefour de la santé.

A FAIRE : Dans un flacon de 10ml, mélanger HE katafray (cedrelopsis grevei) et HE curcuma (curcuma longa) à parts égales.

En cas d’inflammation chronique, en cas de crise rhumatismale, de polyartrhite…, mettre en bouche 2 à 3 gouttes de cette synergie avec un peu d’huile de lin (l’équivalent d’une cuillère à café), 2 à 3 fois par jour, en cure de 15 jours.

En application locale : une aspirine aromatique ?

Si le saule pousse communément dans nos contrées les pieds dans l’eau, il existe une plante asiatique, de la même famille que les bruyères, la Gaultherie qui sécrète une essence dont la molécule majoritaire (à plus de 95%) est un précurseur de l’aspirine, à savoir le salicylate de méthyle. Elle s’utilise préférentiellement par voie cutanée directement sur la zone enflammée. De préférence diluée de 20 à 50 % dans une huile végétale (elle est très chauffante à l’état pur), par exemple celle de millepertuis ou d’arnica, qui sont aussi anti-inflammatoires. La fréquence d’application sur une zone douloureuse peut aller jusqu’à 6 fois par jour si la douleur est intense. L’huile essentielle de gaulthérie est exceptionnelle sur toutes les inflammation ostéo-musculaires comme les problèmes de tendinites, les rhumatismes ou l’arthrite. Tester le potentiel allergisant de l’huile essentielle au préalable chez les  sujets allergiques à l’aspirine avant utilisation (dans le pli du coude).

MA FORMULE

Propriétés thérapeutiques : anti inflammatoire, régulateur surrénalien et immunitaire, tonifiant général de l’organisme

Indications : période d’extrême fatigue, convalescence, états inflammatoires chroniques articulaires, musculaires, dermatologiques, digestives, urinaires, ou même du tissu nerveux (zona)

HE épinette noire
Picea mariana
10 ml
HE Katafray
Cedrelopsis grevei
10 ml
HE pin sylvestre
Pinus sylvestris
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, refermer à l’aide du bouchon compte-gouttes, agiter.

VOIE CUTANEE :

15 gouttes à faire pénétrer sur les avant bras ou bien sur la région des surrénales, dans le milieu du dos, matin et soir, pendant 15 jours à 3 semaines, à répéter après une semaine d’arrêt aussi longtemps que nécessaire.

Fatigue chronique : l’aromathérapie pour retrouver le tonus

Fatigue chronique : l’aromathérapie pour retrouver le tonus

La fatigue est un motif fréquent de consultation médicale. Passagère ou chronique, physique ou psychique, réactionnelle ou physiologique, anodine ou bien au contraire témoin d’une pathologie grave, il n’est pas toujours simple d’identifier ce qui l’alimente et de trouver des solutions respectueuses et efficaces. Dans les contextes les plus bénins, l’aromathérapie et les huiles essentielles utilisées quotidiennement aident l’organisme à se relever. Comment opèrent-elles et comment les utiliser pour en tirer le meilleur parti ?

La fatigue est le signe d’un lâcher prise de l’organisme. Lorsque le sommeil ne parvient pas à ramener l’énergie, cet épuisement est le témoin d’un déséquilibre profond de l’organisme et peut être synonyme de conséquences dramatiques pour l’état de santé. Il est important de prendre en compte ce signal d’alarme et de relancer rapidement la vitalité. La fatigue n’est qu’une réaction secondaire à une lutte interne qui existe sur un plan hormonal, immunitaire ou bien métabolique, suite à une carence en hormones, en vitamines ou en minéraux. Efforts physiques intenses et répétitifs, maladies, infections et douleurs chroniques, période de convalescence ou bien pression psychique, course après le temps ou l’argent, surmenage intellectuel, choc émotionnel et stress, déséquilibre thyroïdien, andropause et ménopause… : autant de circonstances qui puisent dans les réserves, favorables à l’installation de la fatigue. Un élément crucial est cependant en dénominateur commun et s’ajoute à tous les précédents : l’alimentation. Dans nos sociétés industrielles, elle est bien souvent dévitalisée, dévitalisante et carencée en certains éléments déterminants pour le tonus : les acides gras essentiels type Omega 3, les antioxydants type flavonoïdes et/ou caroténoïdes, le sélénium, le chrome, les vitamines C, B9, B12, D, le magnésium et le fer. Un changement d’alimentation doit se baser sur la consommation de fruits et de légumes crus et frais, de protéines d’origine biologique (viandes, poissons gras, légumineuses), de lipides nobles issus des graines de lin moulues, des oléagineux comme les noix, noix cajou, noix du brésil ou amandes, associée à l’éviction totale des produits laitiers, des aliments sucrés et des céréales blanches raffinées (remplacées si besoin par des céréales complètes). Il amène en l’espace de 3 à 4 semaines un regain de vitalité, une augmentation des aptitudes physiques et psychiques, une relance du métabolisme c’est-à-dire une perte de poids (pour les sujets en surpoids), une épuration intestinale et une meilleur irrigation et élimination des fluides. Il entraîne également un rééquilibrage hormonal global sur la thyroïde, les surrénales et le pancréas. Ces mesures d’hygiène alimentaire sont favorables à tout individu sans aucune contre-indication, comme les diabétiques, les asthmatiques, les sujets en surpoids, en surmenage, en dépression et en cas de pathologies chroniques ou pendant les périodes de convalescence.

La fatigue : Un symptôme banal, un mal profond

Au-delà des carences nutritionelles, sous le regard de la médecine traditionnelle chinoise, ce sont les reins qui ont en charge le tonus global de l’organisme. Avec l’âge, d’une manière inexorable, les « reins s’épuisent », les personnes âgées sont plus vite fatigables, et ont moins de vitalité. Durant l’existence, les états de fatigue signifient que le niveau global d’énergie dans le rein atteint un seuil d’alerte et que le corps fonctionne en « surrégime ». L’organisme est alors en train de grignoter son capital santé. Par ailleurs, comme les différentes énergies qui alimentent les organes se nourrissent et se contrôlent entre elles, si le rein est en vide énergétique trop longtemps, ce sera rapidement le foie et les muscles (« nourris par les reins »), responsables du mouvement et de la réactivité, qui perdront leur équilibre. D’un point de vue énergétique, il s’avère que les huiles essentielles qui rechargent le rein sont aussi actives sur les glandes surrénales. Elles les régulent et soutiennent la synthèse de cortisol, une hormone tonifiante qui donne vitalité et réactivité. La nature est étonnante par son anticipation car bon nombre de fatigues rebelles sont typiquement le reflet d’une carence en cortisol. En témoignent la fatigue de fin de journée (car le pic de cortisol a lieu le matin à 8h et son taux diminue au fil de la journée), l’épuisement nerveux lié au stress, au surmenage mais aussi les contextes d’algies chroniques (fibromyalgie, maladies inflammatoires), les fatigues liées à l’âge pendant la ménopause ou l’andropause, les fatigues suite à une lutte immunitaire (grippe, mononucléose, infections respiratoires chroniques, hépatites…). La thyroïde est elle aussi parfois impliquée dans certaines fatigues comme celles qui s’observent le matin au réveil ou paradoxalement au repos. Et comme l’équilibre thyroïdien est en étroite relation avec l’équilibre surrénalien, la relève surrénalienne est aussi nécessaire au préalable avant toute intention sur la thyroïde.

Le coup de booster par les huiles essentielles

Les huiles essentielles et l’aromathérapie aident à rapidement revitaliser l’ensemble de l’organisme. Elles ramènent en quelques semaines une sensation profonde et solide de vitalité et redonnent énergie, action et une meilleure capacité à réagir à son environnement. Cette sensation de relève de l’organisme est celle d’une force verticalisante partant du sol et aidant le corps à se redresser. Les huiles essentielles les plus justes sont celles présentant des propriétés cortisone-like comme le pin sylvestre. Elle est dite roborative et s’allie très bien à celle de thym à feuille de sarriette aussi appelé thym saturéoïdes. Ce thym est celui du rééquilibrage profond, lorsque l’organisme a déraillé tant sur le plan immunitaire qu’hormonal ou même nerveux. Il est idéal en cure répétée au besoin tous les mois pour accompagner la ménopause ou les tableaux cliniques de fibromyalgies et de maladies auto-immunes inflammatoires. Pour compléter la synergie, une place d’excellence est aussi donnée à une huile essentielle d’origan des plus intéressantes pour réchauffer les nerfs et redonner de l’énergie au système neurovégétatif : origanum majorana ou Marjolaine pour son petit nom. Excellente huile essentielle de la fatigue et même de l’épuisement, des insomnies, du stress, du manque de tonus physique, psychique et même sexuel, cette fragrance arrondit la note aromatique globale. Enfin, une dernière huile essentielle apporte une touche olfactive cinéolée, vivifiante et oxygénatrice. Bien connue en hiver pour sa puissance immunitaire et antivirale, l’huile essentielle de ravintsara a de multiples facettes. Grande neurotonique, elle n’excite pas mais recharge les nerfs de la même façon que Marjolaine. Elle aide à s’endormir, à rétablir les cycles de sommeil (pour cela privilégier son utilisation le soir au coucher) et à améliorer sa qualité. Au fil du protocole, les réveils sont plus toniques et la résistance aux efforts physiques et au stress est meilleure.

Déposer les huiles essentielles directement sur les centres énergétique et nerveux

Cet arsenal biochimique doit être présenté d’une manière optimale pour qu’il puisse délivrer son plein potentiel thérapeutique. La voie interne n’est paradoxalement pas la voie d’administration la plus efficace. Les molécules actives doivent être amenées par la peau directement sur la commande nerveuse centrale : la moelle épinière. Les gouttières paravertébrales (les creux de chaque côté de la colonne vertébrale) correspondent aux chaînes des ganglions nerveux servant de relais aux principaux neurotransmetteurs. Imprégner ces tissus des plus belles huile essentielles neuro-régulatrices a un effet palpable en quelques jours. La deuxième zone dans le dos à privilégier est celle des surrénales. Elle se situe au milieu du dos, dans les creux, juste sous les dernières côtes flottantes. Cette zone est souvent d’ailleurs sensible à la palpation profonde. Les actifs cortisone-like corrigent, nourrissent, réharmonisent la régulation de cortisol pour que sa sécrétion soit plus adaptée au besoin de l’organisme. Et enfin, la voie olfactive véhicule les actifs, via le nerf olfactif, jusqu’au cerveau, le grand chef d’orchestre nerveux. Respirer profondément ces huiles essentielles réveille instantanément les esprits lourds et endormis. Un mélange indéfinissable à la fois chaud et oxygénant, profond et aérien, vivifiant et enracinant. Une bouffée de vie, pour se reconnecter à la puissance de l’aromathérapie, ouvrir ses sens et accueillir pleinement la vie.

L’hypothyroïdie : penser à l’huile essentielle de myrte la plus corsée

Les huiles essentielles de myrtacées (eucalyptus, giroflier, melaleuca) sont bien connues pour leurs propriétés tonifiantes et stimulantes de la circulation, de l’immunité ou de la respiration. L’huile essentielle de myrte provenant de Corse, appelée aussi myrte vert, est particulièrement riche en cinéole, une molécule spécifique du mouvement et de la circulation. Elle saura souffler les états de fatigue provenant des thyroïdes paresseuses. Très polyvalente, elle règle des problèmes de lenteur digestive, circulatoire, thyroïdienne ou encore des maux de gorge. Diluée à 20 % (2 ml ou 60 gouttes dans un flacon de 10 ml et compléter jusqu’en haut du flacon avec HV de noyau d’abricot), appliquer au moins 2 fois par jour, en quantité nécessaire sur la thyroïde, réactive la fonction endocrine, et tous ses effets métaboliques dont le tonus global. A faire 5 jours sur 7, sur plusieurs mois si besoin.

L’aromathérapie, un coup de fouet dès le petit déjeuner

En période de fatigue, pour remonter la pente et éviter la baisse immunitaire, rien de tel pour commencer ses journées que remplacer le café par des aromates stimulants et reconstituants. Dans une casserole, râper un centimètre de rhizome de gingembre, un demi bâton de cannelle et un demi citron coupé en rondelle (zeste + jus). Rajouter éventuellement une lamelle de rhizome de curcuma et un clou de girofle pour les papilles les plus téméraires. Bien écraser le tout, et verser l’équivalent de 3 à 4 tasses d’eau. Faire bouillir pendant 5 à 10 minutes, et boire une fois tiédi.

Fatigue mentale et dépression : l’accord parfait libérateur et redynamisant

La fatigue chronique, présente toute la journée et surtout le matin au réveil, est un élément de diagnostic caractéristique de la dépression. Dans ces contextes très délicats, si profondément déséquilibrés parfois depuis des années, les huiles essentielles sont des outils complémentaires puissants pour accompagner tous les autres protocoles thérapeutiques allopathiques ou alternatifs. En plus de la synergie proposée pour « relancer l’énergie », le sujet a plus que jamais besoin d’un soutien psycho-émotionnel. La voie olfactive doit être alors privilégiée en aromathérapie : diffusion atmosphérique, huile corporelle aromatique (dosée à 5 ou 10 %) après la douche, ainsi que la respiration d’huiles essentielles à l’intérieur des poignets est un levier particulièrement puissant pour aider l’esprit à s’ouvrir et à soulever le couvercle qui assombrit les pensées et anesthésie le corps physique. La fragrance de la menthe verte, ni trop forte, ni trop douce, est particulièrement adaptée pour apporter légèreté et fluidité. Vous pouvez l’associer à celle de l’orange douce, symbole du paradis retrouvé, si gourmande, chaude et pleine de vie, ainsi qu’à celle du pin sylvestre, roborative (tonifiante comme un cocktail vitaminé). Mélanger toutes les trois à part égales (90 gouttes de chaque) dans un flacon de 10 ml, et cette synergie réveillera toute la maison (mise dans le diffuseur atmosphérique), le corps et l’esprit. Privilégier l’application d’une goutte à l’intérieur des poignets et respirer profondément, à renouveler à volonté dans la journée.

MA FORMULE
Fatigue chronique : relancer l’énergie

Propriétés : régulatrice nerveuse et surrénalienne, cortisone-like, tonifiante psychique, nerveuse, physique et sexuelle.

Indications : convalescence, surmenage, baisse immunitaire, stress, troubles du sommeil et insomnies, dépression, fatigue psychique, fatigue physique, ménopause et andropause, baisse de la libido.

HECT ravintsara
Cinnamomum camphora CT cinéole
5 ml
HECT pin sylvestre
Pinus sylvestris
10 ml
HECT thym saturéoides
Thymus satureoides
5 ml
HECT marjolaine des jardins
Origanum majorana
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les HE selon les quantités indiquées, refermer et agiter.

VOIE OLFACTIVE

Déposer 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets et procéder à 5 respirations consécutives.

Pour en savoir plus sur la gestion des états de fatigue avec les huiles essentielles, suivez le cours du MODLUE 4 de la formation d’aromathérapie scientifique AMSOAM, ou bien l’atelier huile essentielle pour apprendre à gérer le stress et la fatigue “Bien dans sa tête”.

Traitement antibiotique puissant avec les huiles essentielles

Repousser les bactéries, préserver le microbiote

A la fois antibiotiques, antivirales, antiparatistaires et même antifongiques, l’activité large spectre des huiles essentielles en font des outils de premiers choix en cas d’infections, elles sont par ailleurs respectueuses du microbiote et stimulantes immunitaires.

Pour pallier le manque d’efficacité des médicaments antibiotiques conventionnels, le nombre de résistances croissants des bactéries à ces molécules et aussi par ailleurs la baisse immunitaire générale des sujets sous traitement antibiotique, les huiles essentielles sont d’un intérêt évident. Ces informations sont à diffuser, c’est une mission de santé publique, comme l’appel qu’a lancé l’OMS en 2014 pour encourager la recherche de nouveaux outils contre les bactéries résistantes.

Les huiles essentielles renforcent le microbiote

Si les études in vitro sur les huiles essentielles démontrent leur puissance antibiotique sur bon nombre de bactéries, ce qui est moins publié ce sont leurs bienfaits sur les bactéries présentes naturellement dans les intestins et nécessaires pour la santé globale de l’individu. C’est l’expertise clinique qui fait remonter cette intelligence supérieure des huiles essentielles, qui n’ont qu’un seul objectif : la défense des lieux. Pour défendre, il faut combattre le pathogène sur tous les fronts. S’attaquer directement aux germes dangereux, mais aussi soutenir les forces de défenses naturellement présentes, à savoir l’ensemble du microbiote intestinal qui regroupe plus de 1014 bactéries. Dans ce sens, un traitement à base d’huiles essentielles dîtes « antibiotiques » sera une occasion de régénérer son écosystème intestinal et de maîtriser le candida albicans qui est un champignon très souvent exacerbé par les médicaments antibiotiques conventionnels

Faire une synergie d’huiles essentielles antibiotiques

Sur ce sujet délicat des traitements antibiotiques, il est impératif d’être efficace et aussi de ne pas être toxique. Pour optimiser le spectre d’activité antibiotique, il est recommandé d’associer dans une même synergie tout un panel de molécules aromatiques.

En aromathérapie, il existe deux niveaux d’efficacité de traitements antibiotiques : les huiles essentielles fortes et les douces. Les huiles essentielles les plus fortes antibiotiques ont un inconvénient celui d’être à la fois dermocaustique et hépatotoxique. Il faudra donc des mesures adaptées pour leur administration. Voilà la liste de ces huiles essentielles :

Origan compact, sarriette des montagnes, ajowan, thym à thymol, clou de giroflier et toutes les huiles essentielles de cannelles.

Voilà une liste (non exhaustives) des huiles essentielles beaucoup plus douces mais sans toxicité intrinsèque particulière à fort pouvoir antibiotique :

Thym à thujanol, à linalol, lemongrass, tea tree, niaouli, palmarosa, marjolaine des jardins, laurier noble, ravintsara, lavande fine, bois de rose et bois de hô, coriandre semences.

Ces dernières huiles essentielles seront privilégiées en cas d’infections légères, notamment en hiver pour leur propriétés à la fois antibiotiques mais aussi antivirale et immuno-stimulantes.

Les huiles essentielles pour pallier les effets secondaires de médicaments antibiotiques

A chaque traitement antibiotique prescrit il est conseillé de suivre le protocole aromatique proposé ci dessous, pour augmenter le spectre d’activité de l’antibiotique et aussi minimiser les risques de complication par la baisse immunitaire et la dysbiose intestinale, comme les infections mycosiques à candida albicans (intestinale, buccale ou vaginale).

Traitement antibiotique avec les huiles essentielles ? Recommandations de prudence et d’utilisation

Il est recommandé de n’utiliser les huiles essentielles à fort potentiel anti-infectieux qu’en cas d’infection diagnostiquée par un médecin et nécessitant la prise d’antibiotiques, ou en cas d’infection amenant de la fièvre, et une altération de l’état général. Et en cas de traitement avec ces huiles essentielles, voici les recommandations pour optimiser les résultats:

POUR EVITER LA DERMO-CAUSTICITE (brulure de la bouche) :

Elles se prennent par voie ORALE (c’est en gélule), et non par voie sublinguale. Si le sujet n’a pas de gélule vide (se trouvent en pharmacie ou sur internet) pour avaler les huiles essentielles, pour optimiser au maximum la protection de la muqueuse buccale, il est conseillé de déposer 1 goutte de la synergie antibiotique sur un peu de mie de pain, de bien la compacter et de l’avaler rapidement avec un peu d’eau fraîche.

POUR EVITER L’HEPATOTOXICITE :

Respecter des doses dégressives, c’est-à-dire maintenir des doses fortes pendant 3 jours puis diminuer jusqu’à faire 8 à 10 jours de protocole pour éviter l’hépatotoxicité. (comme la posologie recommandée dans la formule ci-dessous). Le protocole peut être complété par la prise d’une huile essentielle hépato-protectrice comme celle de citron jaune (zeste) : 3 gouttes 3 fois par jour à mettre en bouche pendant la durée du traitement.

POUR EVITER DE CREER DES RESISTANCES :

Ne pas prendre ses huiles essentielles « super anti-infectieuses » au moindres petits signes d’infection (rhume, mal de gorge ou petit syndrome grippal). Privilégier dans ce cas des huiles essentielles plus douces, par la voie sublinguale (comme tea tree, thym à linalol, ravintsara, lemongrass, marjolaine des jardins).

Respecter les recommandations de posologies (nombre de gélule par jour) et de durée de traitement (minimum 8 jours et maximum 10)

Ne pas arrêter le protocole aromatique dès que les symptômes ont disparu

MA FORMULE
Antibiotique universel

Propriétés : bactéricide, virucide, fongicide, immunostimulante et tonique général.

Indications : tous types d’infection bactérienne virale ou fongique, nécessitant un traitement anti-infectieux (en complément des médicaments antibiotiques ou antifongiques), baisse d’immunité, fatigue générale, perturbation de la flore digestive (dysbiose intestinale), troubles de la digestion.

HE tea tree
Melaleuca alternifolia
4 ml
HE Thym vulgaire à thymol
Thymus vulgaris CT thymol
4 ml
HE origanum compact
Origanum compactum
4 ml
HE cannelle de Ceylan écorce
Cinnamomum verum ec
4 ml
HE lemongrass
Cymbopogon flexuosus
4 ml
HV nigelleQSP 50 ml

Prendre un flacon vide en verre teinté de 50 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’HV de nigelle, refermer et agiter.

VOIE ORALE

Acheter (sur internet ou en pharmacie) des gélules vides (gélatine végétale type pullulane) taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfant de plus de 7 ans), et préparer les gélules pour la journée. Prendre 1 gélule 8 fois par jour le premier jour et le deuxième. Diminuer à 6 fois par jour le troisième jour, à 5 fois le quatrième, à 4 fois le cinquième et finir à une gélule à chaque repas pour faire 10 jours de protocole.

Bien prendre seulement une gélule par prise, et étaler les prises sur l’ensemble de la journée.

CONTRE INDICATIONS

Enfants de moins 7 ans, femmes enceintes et allaitantes, insuffisance hépatique.

PRECAUTIONS D’EMPLOI

Respecter les posologies, les recommandations d’utilisation (en gélule) et la durée de protocole (minimum 6 jours et maximum 10 jours).

Ce conseil ne se substitue pas à une consultation médicale ou une prescription d’antibiotique, il s’inscrit dans une intention totalement complémentaire.

Urgence : prise en charge des plaies, brulures et blessures ouvertes avec les huiles essentielles

Les gestes d’urgence en aromathérapie pour les plaies et blessures ouvertes

En cas d’urgence, de plaies, de fractures, de saignements et même d’hémorragie, les huiles essentielles sont utiles pour prendre en charge l’aseptie, la douleur, mais aussi la cicatrisation des tissus et parfois même de l’os.

Aseptiser et désinfecter avec les huiles essentielles

La désinfection d’une plaie est à faire après avoir laver à l’eau savonneuse, et après avoir retirer cailloux, sable ou autres éléments indésirables. Il est une huile essentielle parfaitement adaptée pour désinfecter une plaie, avec un pouvoir antibiotique optimum, et même des effets antalgiques au moment de l’application. C’est l’huile essentielle de tea tree. Cette huile essentielle a un rôle détersif, c’est-à-dire décapant, elle nettoie d’une manière juste et irréprochable. Réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 7 ans.

A FAIRE : déposer l’huile essentielle pure de tea tree directement sur la plaie, en quantité suffisante et nécessaire. Une seule application suffit.

Saignements et hémorragies, les huiles essentielles hémostatiques

L’hémorragie n’est jamais à arrêter trop tôt, c’est aussi un moyen de faire sortir d’éventuelles poussières et microbes qui se seraient introduit profondément. Quoiqu’il en soit, une fois le « nettoyage «  terminé, il y a une huile essentielle qui peut réellement colmater la brèche et même initier le processus de cicatrisation. C’est l’huile essentielle de ciste ladanifère.

A FAIRE : déposer l’huile essentielle de ciste ladanifère pure directement sur la plaie qui saigne, en faisant une légère compression maintenu quelques instants. Cette huile essentielle soulage également les épistaxis, pour cela introduire une mèche de coton dans le nez préalable imprégné d’une goutte de ciste.

Les huiles essentielles pour fractures, déchirures et ecchymoses

En cas de traumatismes, d’écchymoses, la peau a tendance très rapidement à bleuir, et la zone gonfle pour constituer une bosse. Les cellules du sang s’attroupent sur la zone du traumas pour réparer et protéger les tissu d’une éventuelle infection. Il existe une huile essentielle à appliquer le plus vite possible pour d’une part apporter un soulagement mais aussi pour seconder le corps dans sa réaction inflammatoire et la constitution de l’hématome. L’huile essentielle d’hélichryse italienne a un pouvoir de réparation de tous les tissus qui ont perdu leur intégrité : peau, muscles, tendons, ligaments, os … ainsi une chute, un bleu, une fracture, une entorse, un pincement … le réflexe qui soulage et qui réparer instantanément c’est hélichryse italienne

A FAIRE : le plus vite possible appliquer sur la zone traumatisée l’huile essentielle d’hélichryse italienne pure, à raison d’une goutte ou plus si la surface le nécessite. Renouveler toutes les 10 à 15 minutes, 5 ou 6 fois de suite si la douleur est toujours présente, en espaçant les applications selon la vitesse d’amélioration. Réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 4 ans. En cas de plaie, cette huile essentielle n’est pas contre-indiquée, mais elle piquera. Eviter donc de la mettre directement dans la plaie, préférer l’huile essentielle de tea tree, antalgique et antiseptique.

Brulures et huiles essentielles

En cas de brûlure grave, réagir précocement avec les huiles essentielles peut sauver d’une greffe de peau. Le caractère de gravité d’une brûlure dépend de son étendue et de sa localisation. Si une surface supérieure à la paume de la main est brûlée, il faut considérer que la brûlure est grave, idem si elle se trouve sur une zone fragile : visage ou muqueuse. En aromathérapie, on se tourne vers les huiles essentielles de lavandes. La plus antalgique reste l’huile essentielle de lavande aspic, à défaut on prendra l’huile essentielle de lavande fine. Ces huiles essentielles ont la capacité de réparer le tissu cutané et pour l’aspic surtout de soulager admirablement la douleur dans l’instant. Le processus de cicatrisation à venir est facilité et accéléré.

A FAIRE : après avoir passer 10 minutes sous l’eau à 10 degré, déposer l’huile essentielle de lavande aspic PURE (sans huile végétale) en quantité suffisante. Renouveler toutes les 10 à 15 minutes, 5 ou 6 fois de suite, en espaçant les applications selon la vitesse d’amélioration

Pour compléter tous ces conseils d’urgence, lire comment soulager une piqure de moustique ou d’insecte venimeux avec les huiles essentielles?

Pour apprivoiser les gestes de l’urgence, un atelier y est totalement consacré : atelier découverte de l’aromathérapie, initiation aux huiles essentielles

Tutoriels aromathérapie

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