Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Faire reculer le terrain de l’inflammation avec les huiles essentielles

Les huiles essentielles se positionnent très bien pour soulager, calmer les douleurs et gérer les inflammations. Elles peuvent avoir des effets anti-inflammatoires sur l’ensemble du corps pour diminuer le terrain inflammatoire global. C’est utile en cas de pathologie chronique inflammatoire, mais aussi tout simplement avec l’âge.

Polyarthrite, fibromyalgie, arthrose, sinusites chroniques, asthme sécrétoire, Maladie de Crohn, psoriasis … l’inflammation peut siéger dans tous les tissus de l’organisme. C’est un processus physiologique qui a pour but de réparer un tissu qui souffre ou qui a subi un traumatisme. L’inflammation est habituellement transitoire et aboutit à la guérison. Lorsque l’inflammation est chronique l’organisme s’épuise et le corps s’oxyde beaucoup plus vite. Ce cercle vicieux peut être pris en charge par l’aromathérapie. Si les huiles essentielles anti-inflammatoires peuvent être utilisées sur la peau en soins locaux directement sur les douleurs, elles peuvent aussi être utilisées dans une intention systémique, c’est-à-dire avec un effet sur du corps pour diminuer son niveau inflammatoire.

Soutenir les surrénales par les huiles essentielles

Le déploiement des outils anti-inflammatoire du corps est épuisant pour l’organisme. Ce sont les glandes surrénales qui œuvrent de manière très actives durant ces états douloureux en adaptant leur sécrétion de cortisol : la cortisone endogène du corps. Sa sécrétion se fait de manière cyclique, pour être au plus basse la nuit, avec un pic de sécrétion entre 6h et 8h du matin. Ce qui explique que toutes les douleurs inflammatoires (asthme, arthrite…) sont souvent plus dérangeantes la nuit que la journée. Ce pic de sécrétion a un effet également tonifiant général sur l’organisme pour l’aider à commencer sa journée.

En aromathérapie, voici les huiles essentielles vivement conseillées par cure pour soutenir l’activité surrénalienne. L’huile essentielle d’épinette noire, celle de pin sylvestre sont les deux plus puissantes cortisone-like. Elles s’utilisent préférentiellement par la peau. Leur utilisation par voie interne n’est pas conseillée car elles ne seront pas plus efficaces et présenteront d’éventuels risque de néphrotoxicité. On choisira pour les appliquer n’importe quelle zone où la peau est fine, comme les avant bras. On peut aussi les appliquer directement sur les surrénales, même si ce geste n’est pas pour augmenter leur impact car elles activent d’abord le cerveau via la voie sanguine pour réguler les surrénales, mais plutôt parce que le massage sera favorable pour réchauffer la zone des lombaires. En médecine traditionnelle chinoise la chaleur sur les reins est recommandée en cas de fatigue générale, de frilosité et d’état douloureux. Le rein est la batterie de l’organisme.

Une huile essentielle anti-inflammatoire pas comme les autres

Pour compléter cette synergie de ces deux conifères, une huile essentielle aux propriétés anti-inflammatoires particulièrement ciblées sur les processus chroniques, et toute récente en aromathérapie semble être particulièrement intéressante : celle de katafray. L’association de ces trois huiles essentielles fournit un cocktail énergétisant, anti-inflammatoire, régulateur surrénalien et même immunitaire pour améliorer le confort de vie, ressourcer l’organisme et prévenir l’épuisement. En effet, le système immunitaire doit être aussi accompagné, car les acteurs de l’inflammation sont les globules blancs. Les états inflammatoires chroniques font le lit des pathologies plus graves comme le cancer. On peut espérer que cette huile essentielle de katafray anti-inflammatoire et immunomodulante sera un garde fou, à la valeur inestimable, vers une dérive dégénérative ou proliférative .

Recommandation par voie interne pour les inflammations chroniques

Il existe en aromathérapie, une huile essentielle tirée des rhizomes de curcuma, un des plus beaux joyaux du monde végétal pour les ressources thérapeutiques qu’il offre.  C’est une huile essentielle qui se prend volontiers par voie sublinguale pour oeuvrer aussi sur l’interface digestive. Ses propriétés immuno-modulatrices apaisent rapidement sur tous les types de douleurs chroniques inflammatoires (digestives, articulaires, dermatologiques, gynécologiques, digestives). On peut l’associer à celle de katafray pour que celle-ci rééduque également l’interface digestive, carrefour de la santé.

A FAIRE : Dans un flacon de 10ml, mélanger HE katafray (cedrelopsis grevei) et HE curcuma (curcuma longa) à parts égales.

En cas d’inflammation chronique, en cas de crise rhumatismale, de polyartrhite…, mettre en bouche 2 à 3 gouttes de cette synergie avec un peu d’huile de lin (l’équivalent d’une cuillère à café), 2 à 3 fois par jour, en cure de 15 jours.

En application locale : une aspirine aromatique ?

Si le saule pousse communément dans nos contrées les pieds dans l’eau, il existe une plante asiatique, de la même famille que les bruyères, la Gaultherie qui sécrète une essence dont la molécule majoritaire (à plus de 95%) est un précurseur de l’aspirine, à savoir le salicylate de méthyle. Elle s’utilise préférentiellement par voie cutanée directement sur la zone enflammée. De préférence diluée de 20 à 50 % dans une huile végétale (elle est très chauffante à l’état pur), par exemple celle de millepertuis ou d’arnica, qui sont aussi anti-inflammatoires. La fréquence d’application sur une zone douloureuse peut aller jusqu’à 6 fois par jour si la douleur est intense. L’huile essentielle de gaulthérie est exceptionnelle sur toutes les inflammation ostéo-musculaires comme les problèmes de tendinites, les rhumatismes ou l’arthrite. Tester le potentiel allergisant de l’huile essentielle au préalable chez les  sujets allergiques à l’aspirine avant utilisation (dans le pli du coude).

MA FORMULE

Propriétés thérapeutiques : anti inflammatoire, régulateur surrénalien et immunitaire, tonifiant général de l’organisme

Indications : période d’extrême fatigue, convalescence, états inflammatoires chroniques articulaires, musculaires, dermatologiques, digestives, urinaires, ou même du tissu nerveux (zona)

HE épinette noire
Picea mariana
10 ml
HE Katafray
Cedrelopsis grevei
10 ml
HE pin sylvestre
Pinus sylvestris
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, refermer à l’aide du bouchon compte-gouttes, agiter.

VOIE CUTANEE :

15 gouttes à faire pénétrer sur les avant bras ou bien sur la région des surrénales, dans le milieu du dos, matin et soir, pendant 15 jours à 3 semaines, à répéter après une semaine d’arrêt aussi longtemps que nécessaire.

Fatigue chronique : l’aromathérapie pour retrouver le tonus

Fatigue chronique : l’aromathérapie pour retrouver le tonus

La fatigue est un motif fréquent de consultation médicale. Passagère ou chronique, physique ou psychique, réactionnelle ou physiologique, anodine ou bien au contraire témoin d’une pathologie grave, il n’est pas toujours simple d’identifier ce qui l’alimente et de trouver des solutions respectueuses et efficaces. Dans les contextes les plus bénins, l’aromathérapie et les huiles essentielles utilisées quotidiennement aident l’organisme à se relever. Comment opèrent-elles et comment les utiliser pour en tirer le meilleur parti ?

La fatigue est le signe d’un lâcher prise de l’organisme. Lorsque le sommeil ne parvient pas à ramener l’énergie, cet épuisement est le témoin d’un déséquilibre profond de l’organisme et peut être synonyme de conséquences dramatiques pour l’état de santé. Il est important de prendre en compte ce signal d’alarme et de relancer rapidement la vitalité. La fatigue n’est qu’une réaction secondaire à une lutte interne qui existe sur un plan hormonal, immunitaire ou bien métabolique, suite à une carence en hormones, en vitamines ou en minéraux. Efforts physiques intenses et répétitifs, maladies, infections et douleurs chroniques, période de convalescence ou bien pression psychique, course après le temps ou l’argent, surmenage intellectuel, choc émotionnel et stress, déséquilibre thyroïdien, andropause et ménopause… : autant de circonstances qui puisent dans les réserves, favorables à l’installation de la fatigue. Un élément crucial est cependant en dénominateur commun et s’ajoute à tous les précédents : l’alimentation. Dans nos sociétés industrielles, elle est bien souvent dévitalisée, dévitalisante et carencée en certains éléments déterminants pour le tonus : les acides gras essentiels type Omega 3, les antioxydants type flavonoïdes et/ou caroténoïdes, le sélénium, le chrome, les vitamines C, B9, B12, D, le magnésium et le fer. Un changement d’alimentation doit se baser sur la consommation de fruits et de légumes crus et frais, de protéines d’origine biologique (viandes, poissons gras, légumineuses), de lipides nobles issus des graines de lin moulues, des oléagineux comme les noix, noix cajou, noix du brésil ou amandes, associée à l’éviction totale des produits laitiers, des aliments sucrés et des céréales blanches raffinées (remplacées si besoin par des céréales complètes). Il amène en l’espace de 3 à 4 semaines un regain de vitalité, une augmentation des aptitudes physiques et psychiques, une relance du métabolisme c’est-à-dire une perte de poids (pour les sujets en surpoids), une épuration intestinale et une meilleur irrigation et élimination des fluides. Il entraîne également un rééquilibrage hormonal global sur la thyroïde, les surrénales et le pancréas. Ces mesures d’hygiène alimentaire sont favorables à tout individu sans aucune contre-indication, comme les diabétiques, les asthmatiques, les sujets en surpoids, en surmenage, en dépression et en cas de pathologies chroniques ou pendant les périodes de convalescence.

La fatigue : Un symptôme banal, un mal profond

Au-delà des carences nutritionelles, sous le regard de la médecine traditionnelle chinoise, ce sont les reins qui ont en charge le tonus global de l’organisme. Avec l’âge, d’une manière inexorable, les « reins s’épuisent », les personnes âgées sont plus vite fatigables, et ont moins de vitalité. Durant l’existence, les états de fatigue signifient que le niveau global d’énergie dans le rein atteint un seuil d’alerte et que le corps fonctionne en « surrégime ». L’organisme est alors en train de grignoter son capital santé. Par ailleurs, comme les différentes énergies qui alimentent les organes se nourrissent et se contrôlent entre elles, si le rein est en vide énergétique trop longtemps, ce sera rapidement le foie et les muscles (« nourris par les reins »), responsables du mouvement et de la réactivité, qui perdront leur équilibre. D’un point de vue énergétique, il s’avère que les huiles essentielles qui rechargent le rein sont aussi actives sur les glandes surrénales. Elles les régulent et soutiennent la synthèse de cortisol, une hormone tonifiante qui donne vitalité et réactivité. La nature est étonnante par son anticipation car bon nombre de fatigues rebelles sont typiquement le reflet d’une carence en cortisol. En témoignent la fatigue de fin de journée (car le pic de cortisol a lieu le matin à 8h et son taux diminue au fil de la journée), l’épuisement nerveux lié au stress, au surmenage mais aussi les contextes d’algies chroniques (fibromyalgie, maladies inflammatoires), les fatigues liées à l’âge pendant la ménopause ou l’andropause, les fatigues suite à une lutte immunitaire (grippe, mononucléose, infections respiratoires chroniques, hépatites…). La thyroïde est elle aussi parfois impliquée dans certaines fatigues comme celles qui s’observent le matin au réveil ou paradoxalement au repos. Et comme l’équilibre thyroïdien est en étroite relation avec l’équilibre surrénalien, la relève surrénalienne est aussi nécessaire au préalable avant toute intention sur la thyroïde.

Le coup de booster par les huiles essentielles

Les huiles essentielles et l’aromathérapie aident à rapidement revitaliser l’ensemble de l’organisme. Elles ramènent en quelques semaines une sensation profonde et solide de vitalité et redonnent énergie, action et une meilleure capacité à réagir à son environnement. Cette sensation de relève de l’organisme est celle d’une force verticalisante partant du sol et aidant le corps à se redresser. Les huiles essentielles les plus justes sont celles présentant des propriétés cortisone-like comme le pin sylvestre. Elle est dite roborative et s’allie très bien à celle de thym à feuille de sarriette aussi appelé thym saturéoïdes. Ce thym est celui du rééquilibrage profond, lorsque l’organisme a déraillé tant sur le plan immunitaire qu’hormonal ou même nerveux. Il est idéal en cure répétée au besoin tous les mois pour accompagner la ménopause ou les tableaux cliniques de fibromyalgies et de maladies auto-immunes inflammatoires. Pour compléter la synergie, une place d’excellence est aussi donnée à une huile essentielle d’origan des plus intéressantes pour réchauffer les nerfs et redonner de l’énergie au système neurovégétatif : origanum majorana ou Marjolaine pour son petit nom. Excellente huile essentielle de la fatigue et même de l’épuisement, des insomnies, du stress, du manque de tonus physique, psychique et même sexuel, cette fragrance arrondit la note aromatique globale. Enfin, une dernière huile essentielle apporte une touche olfactive cinéolée, vivifiante et oxygénatrice. Bien connue en hiver pour sa puissance immunitaire et antivirale, l’huile essentielle de ravintsara a de multiples facettes. Grande neurotonique, elle n’excite pas mais recharge les nerfs de la même façon que Marjolaine. Elle aide à s’endormir, à rétablir les cycles de sommeil (pour cela privilégier son utilisation le soir au coucher) et à améliorer sa qualité. Au fil du protocole, les réveils sont plus toniques et la résistance aux efforts physiques et au stress est meilleure.

Déposer les huiles essentielles directement sur les centres énergétique et nerveux

Cet arsenal biochimique doit être présenté d’une manière optimale pour qu’il puisse délivrer son plein potentiel thérapeutique. La voie interne n’est paradoxalement pas la voie d’administration la plus efficace. Les molécules actives doivent être amenées par la peau directement sur la commande nerveuse centrale : la moelle épinière. Les gouttières paravertébrales (les creux de chaque côté de la colonne vertébrale) correspondent aux chaînes des ganglions nerveux servant de relais aux principaux neurotransmetteurs. Imprégner ces tissus des plus belles huile essentielles neuro-régulatrices a un effet palpable en quelques jours. La deuxième zone dans le dos à privilégier est celle des surrénales. Elle se situe au milieu du dos, dans les creux, juste sous les dernières côtes flottantes. Cette zone est souvent d’ailleurs sensible à la palpation profonde. Les actifs cortisone-like corrigent, nourrissent, réharmonisent la régulation de cortisol pour que sa sécrétion soit plus adaptée au besoin de l’organisme. Et enfin, la voie olfactive véhicule les actifs, via le nerf olfactif, jusqu’au cerveau, le grand chef d’orchestre nerveux. Respirer profondément ces huiles essentielles réveille instantanément les esprits lourds et endormis. Un mélange indéfinissable à la fois chaud et oxygénant, profond et aérien, vivifiant et enracinant. Une bouffée de vie, pour se reconnecter à la puissance de l’aromathérapie, ouvrir ses sens et accueillir pleinement la vie.

L’hypothyroïdie : penser à l’huile essentielle de myrte la plus corsée

Les huiles essentielles de myrtacées (eucalyptus, giroflier, melaleuca) sont bien connues pour leurs propriétés tonifiantes et stimulantes de la circulation, de l’immunité ou de la respiration. L’huile essentielle de myrte provenant de Corse, appelée aussi myrte vert, est particulièrement riche en cinéole, une molécule spécifique du mouvement et de la circulation. Elle saura souffler les états de fatigue provenant des thyroïdes paresseuses. Très polyvalente, elle règle des problèmes de lenteur digestive, circulatoire, thyroïdienne ou encore des maux de gorge. Diluée à 20 % (2 ml ou 60 gouttes dans un flacon de 10 ml et compléter jusqu’en haut du flacon avec HV de noyau d’abricot), appliquer au moins 2 fois par jour, en quantité nécessaire sur la thyroïde, réactive la fonction endocrine, et tous ses effets métaboliques dont le tonus global. A faire 5 jours sur 7, sur plusieurs mois si besoin.

L’aromathérapie, un coup de fouet dès le petit déjeuner

En période de fatigue, pour remonter la pente et éviter la baisse immunitaire, rien de tel pour commencer ses journées que remplacer le café par des aromates stimulants et reconstituants. Dans une casserole, râper un centimètre de rhizome de gingembre, un demi bâton de cannelle et un demi citron coupé en rondelle (zeste + jus). Rajouter éventuellement une lamelle de rhizome de curcuma et un clou de girofle pour les papilles les plus téméraires. Bien écraser le tout, et verser l’équivalent de 3 à 4 tasses d’eau. Faire bouillir pendant 5 à 10 minutes, et boire une fois tiédi.

Fatigue mentale et dépression : l’accord parfait libérateur et redynamisant

La fatigue chronique, présente toute la journée et surtout le matin au réveil, est un élément de diagnostic caractéristique de la dépression. Dans ces contextes très délicats, si profondément déséquilibrés parfois depuis des années, les huiles essentielles sont des outils complémentaires puissants pour accompagner tous les autres protocoles thérapeutiques allopathiques ou alternatifs. En plus de la synergie proposée pour « relancer l’énergie », le sujet a plus que jamais besoin d’un soutien psycho-émotionnel. La voie olfactive doit être alors privilégiée en aromathérapie : diffusion atmosphérique, huile corporelle aromatique (dosée à 5 ou 10 %) après la douche, ainsi que la respiration d’huiles essentielles à l’intérieur des poignets est un levier particulièrement puissant pour aider l’esprit à s’ouvrir et à soulever le couvercle qui assombrit les pensées et anesthésie le corps physique. La fragrance de la menthe verte, ni trop forte, ni trop douce, est particulièrement adaptée pour apporter légèreté et fluidité. Vous pouvez l’associer à celle de l’orange douce, symbole du paradis retrouvé, si gourmande, chaude et pleine de vie, ainsi qu’à celle du pin sylvestre, roborative (tonifiante comme un cocktail vitaminé). Mélanger toutes les trois à part égales (90 gouttes de chaque) dans un flacon de 10 ml, et cette synergie réveillera toute la maison (mise dans le diffuseur atmosphérique), le corps et l’esprit. Privilégier l’application d’une goutte à l’intérieur des poignets et respirer profondément, à renouveler à volonté dans la journée.

MA FORMULE
Fatigue chronique : relancer l’énergie

Propriétés : régulatrice nerveuse et surrénalienne, cortisone-like, tonifiante psychique, nerveuse, physique et sexuelle.

Indications : convalescence, surmenage, baisse immunitaire, stress, troubles du sommeil et insomnies, dépression, fatigue psychique, fatigue physique, ménopause et andropause, baisse de la libido.

HECT ravintsara
Cinnamomum camphora CT cinéole
5 ml
HECT pin sylvestre
Pinus sylvestris
10 ml
HECT thym saturéoides
Thymus satureoides
5 ml
HECT marjolaine des jardins
Origanum majorana
10 ml

Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les HE selon les quantités indiquées, refermer et agiter.

VOIE OLFACTIVE

Déposer 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets et procéder à 5 respirations consécutives.

Pour en savoir plus sur la gestion des états de fatigue avec les huiles essentielles, suivez la formation d’aromathérapie scientifique AMSOAM, ou bien l’atelier huile essentielle pour apprendre à gérer le stress et la fatigue « Bien dans sa tête ».

Traitement antibiotique puissant avec les huiles essentielles

Repousser les bactéries, préserver le microbiote

A la fois antibiotiques, antivirales, antiparatistaires et même antifongiques, l’activité large spectre des huiles essentielles en font des outils de premiers choix en cas d’infections, elles sont par ailleurs respectueuses du microbiote et stimulantes immunitaires.

Pour pallier le manque d’efficacité des médicaments antibiotiques conventionnels, le nombre de résistances croissants des bactéries à ces molécules et aussi par ailleurs la baisse immunitaire générale des sujets sous traitement antibiotique, les huiles essentielles sont d’un intérêt évident. Ces informations sont à diffuser, c’est une mission de santé publique, comme l’appel qu’a lancé l’OMS en 2014 pour encourager la recherche de nouveaux outils contre les bactéries résistantes.

Les huiles essentielles renforcent le microbiote

Si les études in vitro sur les huiles essentielles démontrent leur puissance antibiotique sur bon nombre de bactéries, ce qui est moins publié ce sont leurs bienfaits sur les bactéries présentes naturellement dans les intestins et nécessaires pour la santé globale de l’individu. C’est l’expertise clinique qui fait remonter cette intelligence supérieure des huiles essentielles, qui n’ont qu’un seul objectif : la défense des lieux. Pour défendre, il faut combattre le pathogène sur tous les fronts. S’attaquer directement aux germes dangereux, mais aussi soutenir les forces de défenses naturellement présentes, à savoir l’ensemble du microbiote intestinal qui regroupe plus de 1014 bactéries. Dans ce sens, un traitement à base d’huiles essentielles dîtes « antibiotiques » sera une occasion de régénérer son écosystème intestinal et de maîtriser le candida albicans qui est un champignon très souvent exacerbé par les médicaments antibiotiques conventionnels

Faire une synergie d’huiles essentielles antibiotiques

Sur ce sujet délicat des traitements antibiotiques, il est impératif d’être efficace et aussi de ne pas être toxique. Pour optimiser le spectre d’activité antibiotique, il est recommandé d’associer dans une même synergie tout un panel de molécules aromatiques.

En aromathérapie, il existe deux niveaux d’efficacité de traitements antibiotiques : les huiles essentielles fortes et les douces. Les huiles essentielles les plus fortes antibiotiques ont un inconvénient celui d’être à la fois dermocaustique et hépatotoxique. Il faudra donc des mesures adaptées pour leur administration. Voilà la liste de ces huiles essentielles :

Origan compact, sarriette des montagnes, ajowan, thym à thymol, clou de giroflier et toutes les huiles essentielles de cannelles.

Voilà une liste (non exhaustives) des huiles essentielles beaucoup plus douces mais sans toxicité intrinsèque particulière à fort pouvoir antibiotique :

Thym à thujanol, à linalol, lemongrass, tea tree, niaouli, palmarosa, marjolaine des jardins, laurier noble, ravintsara, lavande fine, bois de rose et bois de hô, coriandre semences.

Ces dernières huiles essentielles seront privilégiées en cas d’infections légères, notamment en hiver pour leur propriétés à la fois antibiotiques mais aussi antivirale et immuno-stimulantes.

Les huiles essentielles pour pallier les effets secondaires de médicaments antibiotiques

A chaque traitement antibiotique prescrit il est conseillé de suivre le protocole aromatique proposé ci dessous, pour augmenter le spectre d’activité de l’antibiotique et aussi minimiser les risques de complication par la baisse immunitaire et la dysbiose intestinale, comme les infections mycosiques à candida albicans (intestinale, buccale ou vaginale).

Traitement antibiotique avec les huiles essentielles ? Recommandations de prudence et d’utilisation

Il est recommandé de n’utiliser les huiles essentielles à fort potentiel anti-infectieux qu’en cas d’infection diagnostiquée par un médecin et nécessitant la prise d’antibiotiques, ou en cas d’infection amenant de la fièvre, et une altération de l’état général. Et en cas de traitement avec ces huiles essentielles, voici les recommandations pour optimiser les résultats:

POUR EVITER LA DERMO-CAUSTICITE (brulure de la bouche) :

Elles se prennent par voie ORALE (c’est en gélule), et non par voie sublinguale. Si le sujet n’a pas de gélule vide (se trouvent en pharmacie ou sur internet) pour avaler les huiles essentielles, pour optimiser au maximum la protection de la muqueuse buccale, il est conseillé de déposer 1 goutte de la synergie antibiotique sur un peu de mie de pain, de bien la compacter et de l’avaler rapidement avec un peu d’eau fraîche.

POUR EVITER L’HEPATOTOXICITE :

Respecter des doses dégressives, c’est-à-dire maintenir des doses fortes pendant 3 jours puis diminuer jusqu’à faire 8 à 10 jours de protocole pour éviter l’hépatotoxicité. (comme la posologie recommandée dans la formule ci-dessous). Le protocole peut être complété par la prise d’une huile essentielle hépato-protectrice comme celle de citron jaune (zeste) : 3 gouttes 3 fois par jour à mettre en bouche pendant la durée du traitement.

POUR EVITER DE CREER DES RESISTANCES :

Ne pas prendre ses huiles essentielles « super anti-infectieuses » au moindres petits signes d’infection (rhume, mal de gorge ou petit syndrome grippal). Privilégier dans ce cas des huiles essentielles plus douces, par la voie sublinguale (comme tea tree, thym à linalol, ravintsara, lemongrass, marjolaine des jardins).

Respecter les recommandations de posologies (nombre de gélule par jour) et de durée de traitement (minimum 8 jours et maximum 10)

Ne pas arrêter le protocole aromatique dès que les symptômes ont disparu

MA FORMULE
Antibiotique universel

Propriétés : bactéricide, virucide, fongicide, immunostimulante et tonique général.

Indications : tous types d’infection bactérienne virale ou fongique, nécessitant un traitement anti-infectieux (en complément des médicaments antibiotiques ou antifongiques), baisse d’immunité, fatigue générale, perturbation de la flore digestive (dysbiose intestinale), troubles de la digestion.

HE tea tree
Melaleuca alternifolia
4 ml
HE Thym vulgaire à thymol
Thymus vulgaris CT thymol
4 ml
HE origanum compact
Origanum compactum
4 ml
HE cannelle de Ceylan écorce
Cinnamomum verum ec
4 ml
HE lemongrass
Cymbopogon flexuosus
4 ml
HV nigelle QSP 50 ml

Prendre un flacon vide en verre teinté de 50 ml muni d’un compte-gouttes capillaire, y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, compléter jusqu’en haut du flacon avec l’HV de nigelle, refermer et agiter.

VOIE ORALE

Acheter (sur internet ou en pharmacie) des gélules vides (gélatine végétale type pullulane) taille 0 (adulte) ou taille 2 (enfant de plus de 7 ans), et préparer les gélules pour la journée. Prendre 1 gélule 8 fois par jour le premier jour et le deuxième. Diminuer à 6 fois par jour le troisième jour, à 5 fois le quatrième, à 4 fois le cinquième et finir à une gélule à chaque repas pour faire 10 jours de protocole.

Bien prendre seulement une gélule par prise, et étaler les prises sur l’ensemble de la journée.

CONTRE INDICATIONS

Enfants de moins 7 ans, femmes enceintes et allaitantes, insuffisance hépatique.

PRECAUTIONS D’EMPLOI

Respecter les posologies, les recommandations d’utilisation (en gélule) et la durée de protocole (minimum 6 jours et maximum 10 jours).

Ce conseil ne se substitue pas à une consultation médicale ou une prescription d’antibiotique, il s’inscrit dans une intention totalement complémentaire.

Urgence : prise en charge des plaies, brulures et blessures ouvertes avec les huiles essentielles

Les gestes d’urgence en aromathérapie pour les plaies et blessures ouvertes

En cas d’urgence, de plaies, de fractures, de saignements et même d’hémorragie, les huiles essentielles sont utiles pour prendre en charge l’aseptie, la douleur, mais aussi la cicatrisation des tissus et parfois même de l’os.

Aseptiser et désinfecter avec les huiles essentielles

La désinfection d’une plaie est à faire après avoir laver à l’eau savonneuse, et après avoir retirer cailloux, sable ou autres éléments indésirables. Il est une huile essentielle parfaitement adaptée pour désinfecter une plaie, avec un pouvoir antibiotique optimum, et même des effets antalgiques au moment de l’application. C’est l’huile essentielle de tea tree. Cette huile essentielle a un rôle détersif, c’est-à-dire décapant, elle nettoie d’une manière juste et irréprochable. Réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 7 ans.

A FAIRE : déposer l’huile essentielle pure de tea tree directement sur la plaie, en quantité suffisante et nécessaire. Une seule application suffit.

Saignements et hémorragies, les huiles essentielles hémostatiques

L’hémorragie n’est jamais à arrêter trop tôt, c’est aussi un moyen de faire sortir d’éventuelles poussières et microbes qui se seraient introduit profondément. Quoiqu’il en soit, une fois le « nettoyage «  terminé, il y a une huile essentielle qui peut réellement colmater la brèche et même initier le processus de cicatrisation. C’est l’huile essentielle de ciste ladanifère.

A FAIRE : déposer l’huile essentielle de ciste ladanifère pure directement sur la plaie qui saigne, en faisant une légère compression maintenu quelques instants. Cette huile essentielle soulage également les épistaxis, pour cela introduire une mèche de coton dans le nez préalable imprégné d’une goutte de ciste.

Les huiles essentielles pour fractures, déchirures et ecchymoses

En cas de traumatismes, d’écchymoses, la peau a tendance très rapidement à bleuir, et la zone gonfle pour constituer une bosse. Les cellules du sang s’attroupent sur la zone du traumas pour réparer et protéger les tissu d’une éventuelle infection. Il existe une huile essentielle à appliquer le plus vite possible pour d’une part apporter un soulagement mais aussi pour seconder le corps dans sa réaction inflammatoire et la constitution de l’hématome. L’huile essentielle d’hélichryse italienne a un pouvoir de réparation de tous les tissus qui ont perdu leur intégrité : peau, muscles, tendons, ligaments, os … ainsi une chute, un bleu, une fracture, une entorse, un pincement … le réflexe qui soulage et qui réparer instantanément c’est hélichryse italienne

A FAIRE : le plus vite possible appliquer sur la zone traumatisée l’huile essentielle d’hélichryse italienne pure, à raison d’une goutte ou plus si la surface le nécessite. Renouveler toutes les 10 à 15 minutes, 5 ou 6 fois de suite si la douleur est toujours présente, en espaçant les applications selon la vitesse d’amélioration. Réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 4 ans. En cas de plaie, cette huile essentielle n’est pas contre-indiquée, mais elle piquera. Eviter donc de la mettre directement dans la plaie, préférer l’huile essentielle de tea tree, antalgique et antiseptique.

Brulures et huiles essentielles

En cas de brûlure grave, réagir précocement avec les huiles essentielles peut sauver d’une greffe de peau. Le caractère de gravité d’une brûlure dépend de son étendue et de sa localisation. Si une surface supérieure à la paume de la main est brûlée, il faut considérer que la brûlure est grave, idem si elle se trouve sur une zone fragile : visage ou muqueuse. En aromathérapie, on se tourne vers les huiles essentielles de lavandes. La plus antalgique reste l’huile essentielle de lavande aspic, à défaut on prendra l’huile essentielle de lavande fine. Ces huiles essentielles ont la capacité de réparer le tissu cutané et pour l’aspic surtout de soulager admirablement la douleur dans l’instant. Le processus de cicatrisation à venir est facilité et accéléré.

A FAIRE : après avoir passer 10 minutes sous l’eau à 10 degré, déposer l’huile essentielle de lavande aspic PURE (sans huile végétale) en quantité suffisante. Renouveler toutes les 10 à 15 minutes, 5 ou 6 fois de suite, en espaçant les applications selon la vitesse d’amélioration

Pour compléter tous ces conseils d’urgence, lire comment soulager une piqure de moustique ou d’insecte venimeux avec les huiles essentielles?

Pour apprivoiser les gestes de l’urgence, un atelier y est totalement consacré : atelier découverte de l’aromathérapie, initiation aux huiles essentielles

Sport : confort des muscles et des articulations avec les huiles essentielles

Sports et huiles essentielles

Dans la pratique sportive, occasionnelle ou intensive, la préparation et la récupération des muscles et articulations est primordiale. Les massages et l’utilisation de produits naturels chauffants et circulatoires améliore considérablement la condition physique. Courbatures, tendinites, entorses, peuvent être pris en charge voire même traité par l’aromathérapie.

Afin d’optimiser le confort des muscles et des articulations lors de la pratique sportive, il est important de prendre soin de la fonction circulatoire, mais aussi métabolique. En effet, lors de la contraction musculaire il faut chercher à drainer les toxines directement issues de l’effort musculaire et éviter ainsi l’apparition de courbatures, mais aussi de microtraumatismes. Les molécules aromatiques offrent un potentiel pharmacologique particulièrement intéressant su sportif, notamment pour décontracturer les muscles, les chauffer, diminuer leur niveau inflammatoire et favoriser la souplesse et la mobilité des articulations.

 

Des huiles essentielles pour les muscles et la circulation

Dès lors qu’on applique l’huile essentielle de gaulthérie couchée sur la peau, ses propriétés rubéfiantes, activent la circulation du sang et elle procurent instantanément un effet chauffant; on recommande pour cette raison son application plutôt diluée dans une huile végétale. La zone massée devient instantanément plus souple, est mieux oxygénée et plus mobile. Cette huile essentielle est une incontournable pour le sportif qui l’adule. Ses propriétés anti-inflammatoire et fluidifiante sanguine diminueront les courbatures et augmenteront la performance musculaire Elle fait d’ailleurs partie de la liste des huiles essentielles aux effets dopants !

Sur le registre spécifique des crampes, deux huiles essentielles sont à utiliser en synergie, celle d’estragon et celle de romarin camphré. A la composition biochimique différente, elles concourent à la décontraction du muscle mais par des mécanismes d’action différents. Celle d’estragon est un véritable décrispant, son action sur le hoquet en est l’illustration. Elle pourra aussi œuvrer en prévention des crampes avant une compétition ou en récupération. Celle de romarin camphré est un magnifique antalgique, puissant myorelaxant (relaxant musculaire), elle s’utilise chez la personne âgée pour gérer les douleurs et chez le sportif elle sera aussi utile pour dissoudre les cristaux d’acide lactique et d’acide urique provenant de la contraction musculaire. De même elle s’utilise avant et après l’effort pour la récupération.

Optimiser la récupération physique

L’huile essentielle de poivre noir est une huile essentielle un peu méconnue et pourtant tellement intéressante pour le sportif. Elle chauffe la zone où elle est appliquée, et possède des propriétés toniques circulatoires très intéressante, mises à profit après l’effort pour favoriser le drainage musculaire.

Dans une synergie bienfaisante pour les muscles, le sportif a tout intérêt à y incorporer quelques gouttes d’huile essentielle d’hélichryse italienne. Elle est une garante de l’intégrité des tissus, prévient les traumas, et aide à résorber les potentielles micro-déchirures. Utilisée en préparation comme en récupération après un effort intensif.

 

Des huiles essentielles énergétisantes

Le sportif aura tout intérêt de temps en temps à soutenir son activité surrénalienne pour préserver ses ressources énergétiques. En effet, les surrénales sécrètent du cortisol, tous les jours à 8 heures du matin. Ce pic de cortisol donne d’ailleurs un coup de booster pour permettre de se lever. Il y a des huiles essentielles aux propriétés cortisone-like, utile pour toute personne se sentant fatiguée ou en période de convalescence. Pour le sportif elle lui permettra d’optimiser ses performances ou de prévenir les baisses de régime. A FAIRE : dans un flacon de 10 ml le mélange suivant, huile essentielle d’épinette noire (4 ml ou 120 gouttes), huile essentielle de pin sylvestre (4 ml ou 120 gouttes) et huile essentielle ravintsara  2 ml ou 60 gouttes. Appliquer 6 à 8 gouttes en regard de la zone des reins, 2 fois par jour, pendant quinze jours. Ces huiles essentielles n’est pas interdite dans le cadre des compétitions de haut niveau. Il serait donc dommage de passer à côté de ce cocktail énergisant et naturel ! En cas de compétition, commencer la cure au moins trois jours avant.

Inflammations à répétition : Le katafray, un nouvel anti-inflammatoire

Lorsqu’une articulation, un tendon, ou un ligament fait souffrir de manière chronique, les solutions aromatiques sont souvent symptomatiques. Il est une huile essentielle qui semble donner de bons résultats sur tous les processus inflammatoires et immunitaires chroniques, en parvenant à couper le cercle vicieux. Elle est donc à tester sur tous les traumas récidivants, comme les tendinites, les articulations sensibles ou fragiles, les genoux douloureux, les vieilles entorses mal cicatrisées. En synergie, comme ci dessous ou bien seul en geste simple. A FAIRE : 8 gouttes de katafray, diluées dans l’équivalent d’huile végétale (millepertuis ou noyau d’abricot). Faire pénétrer et renouveler jusqu’à 4 fois par jour.

En cas de tendinite aigue, cet article peut vous intéresser : Soigner une tendinite avec les huiles essentielles.

Visualiser la réussite avec les huiles essentielles

Il y a un huile essentielle qui peut porter vers la victoire par simple olfaction c’est celle de l’archétype de la victoire et de la réussite : l’huile essentielle de laurier noble. Sa fragrance apporte lors d’une compétition ou challenge sportif de la confiance, du courage et une détermination à toute épreuve. C’est l’huile essentielle du vainqueur. Pour en profiter, elle est juste à déposer à l’intérieur des poignets pour être respirer profondément à la demande.

MA FORMULE
Prévenir les traumas, Formule à visée anti-inflammatoire, pour activer la microcirculation, réchauffer les muscles, les tendons, et les articulations, et soutenir le processus de récupération musculaire.

HE gaulthérie couchée
Gaultheria procumbens
4 ml ou 120 gouttes
HE katafray
Cedrelopsis grevei
2 ml ou 60 gouttes
HE de romarin à camphre
Rosmarinus officinalis ct camphre
1 ml ou 30 gouttes
HE hélichryse italienne
Helichrysum italicum
1 ml ou 30 gouttes
HE estragon
Artemisia dracunculus
2 ml ou 60 gouttes
Huile végétale de callophylle
Callophyllum inophyllum
200 gouttes (environ 10 ml)
Huile végétale de millepertuis
Hypericum perforatum
QSP 30 ml

Préparation

Dans un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte-gouttes verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, ajouter la callophylle et compléter le flacon avec l’huile végétale de millepertuis, agiter. L’huile végétale de callophylle est intéressante pour améliorer la fluidité du sang et donc la circulation.

Pour plus d’informations, à lire cet article, pour bien choisir les huiles végétales de dilution.

Mode d’emploi

Appliquer 6 à 10 gouttes sur les muscles et articulations sollicités avant et après l’effort, 3 à 4 fois par jour. Commencer 3 jours avant l’épreuve sportive et poursuivre les 3 jours qui suivent.

Contre-indiqué chez l’épileptique, la femme enceinte et allaitante et l’enfant de moins de 6 ans, prudence chez les sujets sous traitement anticoagulant (la callophylle fluidifie le sang).

Attention : l’huile végétale de millepertuis est photosensibilisante. Ne pas s’exposer au soleil dans les quatre heures qui suivent l’application. Pour en savoir plu : conseils de prudence et les risques de toxicité des huiles essentielles

Jambes lourdes, œdème, congestion : les huiles essentielles du sang et de la circulation

Jambes lourdes : les huiles essentielles de la circulation

Les veines qui transportent le sang jusqu’au coeur doivent lutter contre la gravité. De longues périodes en position assise ou couchée, l’âge, la chaleur, les empêchent de bien remplir leur rôle et créent des problème de circulation et de jambes lourdes. Les huiles essentielles vont leur donner le coup de pouce salutaire.

Jambes lourdes et oedème des membres inférieurs, voire varices, sont les fléaux de l’été lorsque la circulation veineuse se ralentit. Le soleil chauffe, les vaisseaux se dilatent, le sang a tendance à stagner dans les membres inférieurs, occasionnant des sensations douloureuses, ou même de l’oedème. Il existe des huiles essentielles formidables pour ces pathologies s’aggravant ou apparaissant avec une chaleur excessive. Le traitement de ces pathologies s’appuie sur les principes aromatiques de certaines plantes des régions ensoleillées et des terrains arides qui nous font partager leurs plus précieux actifs. Objectif : permettre à notre organisme de s’adapter et de profiter de l’été !

Une huile essentielle de la circulation, du sang et des veines

L’huile essentielle d’immortelle (hélichryse italienne) nous offre des propriétés inégalées sur le réseau vasculaire et le sang. Symbole d’immortalité et d’éternité de l’âme, l’hélichryse (de Hélios, dieu grec du soleil, et chrysos, or), pousse dans les terrains arides méditerranéens et particulièrement la Corse. Elle présente des feuilles en forme d’aiguilles très fines, et des fleurs en forme de petits soleils jaune d’or. Elle est utilisée en olfactothérapie pour élever la conscience aux différents corps énergétiques et en aromathérapie comme remède miraculeux pour toutes contusions, hématomes externes ou même internes, grâce à des propriétés antiinflammatoires, anti-hématomes, antalgiques et cicatrisantes très puissantes. Utilisée dans les mêmes indications que l’arnica, elle convertira les plus réfractaires à l’aromathérapie. En cas d’insuffisance veineuse, de jambes lourdes et de problème de circulation veineuse, cette huile essentielle apaise la sensation douloureuse et celle d’échauffement, et par ses propriétés décongestionnantes, désclérosantes et anti-phlébitiques, participe activement au retour veineux.

Des huiles essentielles de la congestion et de l’œdème

Le cyprès toujours vert, l’arbre des cimetières, est symbole de justice (verticalité), d’immortalité (toujours vert) et de lignée transgénérationnelle, il possède une longévité légendaire pouvant atteindre plus de 1 000 ans. Il est originaire des îles de la mer Égée et du bassin méditerranéen, son bois est incorruptible. En olfactothérapie, son huile essentielle permet de prendre conscience de certains liens qui nous rattachent au passé, qui nous empêchent d’avancer et de changer les vieilles habitudes, ses propriétés en aromathérapie servent avant tout le réseau vasculaire en favorisant la décongestion veineuse et lymphatique. C’est une huile essentielle majeure pour tous les problèmes circulatoires : jambes lourdes, varices, congestion du bas ventre, hémorroïdes, œdèmes des membres inférieurs.

Le lentisque pistachier est lui aussi originaire des lieux arides du pourtour de la Méditerranée, son huile essentielle participe également à la décongestion des veines et des vaisseaux lymphatiques, mais favorise également une action tonifiante sur la paroi de tous les vaisseaux, participant à un meilleur retour veineux.

La présence d’huile essentielle de menthe poivrée apporte un effet « glaçon » qui sera instantané tout le long de la jambe. Ses propriétés vasoconstrictrices, qui resserrent le diamètre des vaisseaux, accélèrent par voie de conséquence le flux sanguin. Attention, l’effet réfrigérant de cette huile est très puissant, il convient donc de bien respecter sa concentration dans la formule. Elle est aussi contre-indiquée avant 30 mois ainsi que chez la femme enceinte.

Le foie joue un rôle majeur dans l’équilibre cardiovasculaire, même si le coeur demeure l’organe souverain. En rapport direct avec la composition sanguine, il filtre le sang et lui donne, entre autres, sa « texture ». Il est donc important de le chouchouter, en faisant une cure de drainage hépatique avec les huiles de citron, de menthe poivrée ou encore de romarin à verbénone. Une goutte de chaque sur un support adéquat le décongestionnera.

Des jambes parfaites et légères

Une des conséquences des problème de jambes lourdes et de stase veineuse est notamment l’apparition de petits vaisseaux disgracieux, appelés télangiectasies. Ils forment des fines lignes rouges ou violettes, de quelques millimètres à quelques centimètres de long, souvent en forme d’étoile. Tout à fait bénins, ils correspondent à une dilatation permanente de microcapillaires sanguins et occasionnent une gêne esthétique qui peut justifier leur traitement. Dans la médecine classique, la seule façon de les traiter reste l’électrocoagulation. L’aromathérapie nous offre pourtant une huile essentielle précieuse, celle de Lentisque pistachier, qui possède la particularité de gommer ces apparitions disgracieuses. Pour cela, il suffit de verser 5 ml de cette huile essentielle dans un flacon vide de 15 ml et de compléter jusqu’en haut par une huile végétale de type noyau d’abricot. La fragrance de cette huile n’est pas forcément des plus agréables mais le bénéfice obtenu permet de pallier ce désagrément. Appliquer quelques gouttes sur les zones concernées, 3 fois par jour, jusqu’à disparition complète.

L’huile essentielle d’immortelle pour gommer les bleus

Lorsqu’une petite zone d’ombre apparaît sur les jambes, ou sur toute autre partie du corps, à la suite d’un choc ou d’une mauvaise circulation veineuse, l’huile essentielle d’hélichryse gomme efficacement l’imperfection. Ne pas hésiter à l’appliquer pure chez l’adulte. Elle évitera l’évolution inesthétique de l’hématome et accélérera sa résorption.

FORMULE AMSOAM

à visée curative
Insuffisance veineuse, jambes lourdes, problèmes circulatoires, oedème

Propriétés : tonique et décongestionnant veineux et lymphatique, rafraichissant, vasoconstricteur

Indications : jambes lourdes, varices, oedème des membres inférieurs

Voie cutanée

HE Hélichryse italienne
Helichrysum italicum ssp italicum
30 gouttes
HE Lentisque pistachier
Pistacia lentiscus
50 gouttes
HE Cyprès de Provence
Cupressus sempervirens
50 gouttes
HE Niaouli
Melaleuca quinquinervia CT cinéole
30 gouttes
HE Menthe poivrée
Mentha X piperita
20 gouttes
HV de calophylle5 à 10 ml
HV de noyau d'abricotQSP 30 ml

Préparation : Prendre un flacon en verre teinté de 30 ml muni d’un compte goutte. Y verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées et compléter jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale de noyau d’abricot. Refermer soigneusement et agiter.

Mode d’emploi : 8 à 10 gouttes de la synergie en application locale sur chaque jambe 2 à 3 fois par jour, pendant toute la période chaude. Appliquer en massant de la cheville vers le genou.

HE : huile essentielle
HV : huile végétale ou macérat huileux
QSP : quantité suffisante pour

A lire pour compléter ce sujet, les huiles essentielles contre le cholestérol pour la santé cardiovasculaire.

Pour en savoir plus sur les huiles essentielles et le sytème cardiovasculaire, venez suivre la formation en aromathérapie scientifique système cardiovasculaire.

Les huiles essentielles, le cholestérol et la santé cardiovasculaire

Les huiles essentielles et le cholestérol

Aujourd’hui les médicaments pour le cœur, la tension artérielle et contre le cholestérol représentent surement les traitements les plus fréquemment prescrits et les plus longtemps suivis. Ainsi on parle des satines contre l’hypercholestérolémie, des anti-arythmiques pour le cœur, des antihypertenseurs et des anti-coagulants … Pour autant, les maladies cardio-vasculaires représentent encore paradoxalement la première cause de mortalité dans nos pays de consommation. N’y a t il pas un paradoxe ? Et y aurait il par le biais des huiles essentielles et de l’aromathérapie des outils de prévention à tous ces problèmes de santé ?

Le cholestérol, un lipide essentiel

Le cholestérol est un lipide qui joue un rôle important dans de multiples processus biologique. Il sert à la construction des membranes cellulaires et participe à l’échange intercellulaire, notamment celui de la sérotonine (neurotransmetteur important pour le maintien de l’équilibre psychique et des rythmes circadiens) au niveau cérébral. S’il est en quantité insuffisante, ce sont les capacités cognitives et l’équilibre nerveux qui peuvent être altérés avec des problèmes de mémoires, des humeurs dépressives et une baisse de la libido. Il est impliqué dans la synthèse du cortisol qui est l’anti-inflammatoire endogène, c’est une ressource sollicitée dans la résistance au stress et la synthèse de la vitamine D… Et si ses variations dans le sang n’étaient que le reflet de certaines adaptations l’organisme ? Comme par exemple son augmentation fréquente au moment de l’effondrement des hormones sexuelles, conséquence directe de la ménopause ou l’andropause, ou encore son augmentation quasi systématique dans les états de surmenage. Dans cette logique, il faudrait donc s’en servir comme un outil d’adaptation, à respecter plutôt qu’à combattre.

L’efficacité des huiles essentielles sur les vaisseaux et le cholestérol

Les huiles essentielles présentent des propriétés eubiotiques lorsqu’elles sont utilisées dans les règles de l’art. C’est-à-dire qu’elles ne contrarient jamais des processus favorables à la vie. Lorsque le corps compense, s’adapte, se défend, les huiles essentielles l’accompagnent. Sur ce sujet précis de l’hypercholestérolémie, certaines huiles essentielles soutiennent les fonctions organiques plus que vers le seul objectif de la diminution du taux de cholestérol. Les huiles essentielles de livèche racine, de romarin à verbénone, d’hélichryse italienne ou encore de carotte cultivée ou de ledon du Groenland sont les plus classiquement utilisées.

Plus précisément, les huiles essentielles riches en phtalides comme l’huile essentielle de livèche racine (ou de céleri) a de puissantes propriétés drainantes du filtre hépatorénal. Cet axe hépato rénal a en charge entre autre la qualité du sang et sa circulation. Ce carrefour métabolique est parfaitement régulé par cette huile essentielle. L’huile essentielle de livèche régule l’élimination urinaire, et nettoie le filtre hépatique et rénal. Elle peut être hypotensive au besoin.

L’huile essentielle d’hélichryse italienne régénère les cellules du foie et soutient donc toutes ces fonctionnalités. Ses propriétés fibrinolytiques sont par ailleurs un garde fou quant à un risque de thrombose ou d’infarctus éventuel.

Les huiles essentielles de romarin à verbénone et de carotte, sont par ailleurs d’excellentes détoxifiantes. Elles purifient aussi le sang des graisses superflues notamment par l’effet mucolytique de la verbénone. Et la carotte soucieuse de l’intégrité de tous les épithéliums, circulante des les vaisseaux s’évertue à réparer les surfaces de ces parois vasculaires potentiellement encrassées par l’athérome.

HE livèche racine
Levisticum Officinalis
4 ml
HE hélichryse italienne
Helichrysum italicum
1 ml
HE romarin à verbénone
Rosmarinus officinalis
3 ml
HE carotte
Daucus carota sativa
2 ml

Propriétés : Hypolipémiantes, diurétiques, drainantes hépatiques et fibrinolytiques

Préparation : dans un flacon en verre teinté de 10 ml muni d’un compte goutte, verser les huiles essentielles selon les quantité indiquées, en prenant l’équivalence de 30 gouttes pour 1 ml.

Mode d’emploi :  Voie sublinguale : prendre 3 gouttes dans une petite cuillère avec un peu d’huile de lin à la fin des repas, 2 à 3 fois par jour. A suivre 3 semaines sur 4.

CONTRE-INDICATIONS : femme enceinte et allaitante, antécédent de cancer hormone-dépendant.

Stress, surmenage et cholestérol

Parfois certains contextes de vie stressants mettent l’organisme à rude épreuve.  Hypertension artérielle, palpitations et hypercholestérolémie peuvent accompagner surmenage, stress et insomnies. Dans ce cas, la régulation neurovégétative peut aider à faire descendre la tension artérielle et à diminuer la sécrétion du cholestérol et son taux sanguin.

A FAIRE : mélanger dans un flacon de 10 ml, HE ylang-ylang (Cananga odorata) 1 ml, HE vétiver (vetiveria zizanoides) 1 ml, HE lavande fine (Lavandula angustifolia) 1 ml, HV noyau abricot QSP 10 ml.

MODE D’EMPLOI : Déposer 2 gouttes à l’intérieur des poignets et respirer profondément au moins 5 fois de suite. Et en plus, déposer 5 à 10 gouttes sur le plexus cardiaque, 4 fois par jour. Et, en plus, mettre 5 gouttes en bouche 4 fois par jour.

A lire pour compléter ce sujet, les huiles essentielles pour les jambes lourdes.

Si vous souhaitez en savoir plus venez suivre la prochaine formation en aromathérapie scientifique, coeur, sang, vaisseaux.

Toxicité des huiles essentielles (partie 4)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

Les cétones, des molécules très DANGEREUSES

Des molécules toxiques sur le système nerveux

Parmi les molécules aromatiques, celles appelées cétones (piperitone, carvone, camphre, pulegone, fenchone) sont des molécules aromatiques aux propriétés pharmacologiques puissantes. Si elle sont dotées d’une belle valeur pharmacologique elle sont aussi délicates à manipuler en raison de leur double toxicité : neurotoxicité et action abortive. Une huile essentielle administrée à un sujet fragile (bébé, femme enceinte ou épileptique), peut déclencher une réaction neurotoxique très rapidement. Ce risque est présent aussi bien par voie cutanée que par voie interne. Il peut s’exprimer en une application ou bien aussi au bout de plusieurs jours, par accumulation de doses. Il s’exprimera par une série de symptômes comme : état apathique, somnolence, nausées, vomissements, vertiges. Selon la dose administrée, cette altération neurologique pourra amener convulsions, obnubilation et perte de connaissance, voire même un coma et le décès.

Différents niveaux de neurotoxicité

Toutefois, le risque est à nuancer, la toxicité de ces molécules étant variable d’une cétone à une, et d’une huile essentielle à une autre. Elle dépend aussi de la voie d’administration (oralement une cétone sera beaucoup plus toxique que si elle est appliquée sur la peau). Le type de cétone doit également être pris en compte. Par exemple, l’italdione, présente dans l’hélichryse italienne, est peu toxique. Son utilisation est donc possible chez le nourrisson après une chute ou une brûlure. Le dosage devra être cependant adapté à chacun.

Listes des huiles essentielles les plus neurotoxiques

Parmi les huiles essentielles commercialisées et accessible au grand public, voici la liste : sauge officinale (thujone), thuya (thujone), Achillée ligustra (thujone), cèdre Atlas (atlantone), toutes les espèces de menthes (menthone, pulegone et piperitone), eucalyptus à camphre (bornéone), à pipéritone, eucalyptus camaldulensis), eucalyptus globulus, à cryptone, lavande aspic (bornéone) et stoechade (fenchone), romarin camphre.

Liste des huiles essentielles appartenant au monopole pharmaceutique qui nécessite une délivrance accompagnée d’un conseil et de recommandations de précautions d’utilisations :

Grande absinthe (Artemisia absinthium L.)
Petite absinthe (Artemisia pontica L.)
Armoise commune (Artemisia vulgaris L.)
Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso)
Armoise arborescente (Artemisia arborescens L.)
Thuya du Canada ou Cèdre blanc (Thuya occidentalis L.) et cèdre de Corée (Thuya Koraenensis Nakai), dits « cèdre feuille ».
Hysope (Hyssopus officinalis L.)
Sauge officinale (Salvia officinalis L.)
Tanaisie (Tanacetum vulgare L.)
Thuya (Thuya plicata Donn ex D. Don.)
Sassafras (Sassafras albidum [Nutt.] Nees)
Sabine (Juniperus sabina L.)
Rue (Ruta graveolens L.)
Chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides L. et Chenopodium anthelminticum L.)
Moutarde jonciforme (Brassica juncea [L.] Czernj. Et Cosson

Que faire en cas d’une intoxication aux huiles essentielles neurotoxiques ?

En cas de symptômes évoquant une neurotoxicité (c’est-à-dire apathie, nausées, vomissements, vertiges…), il faut stopper la prise de l’huile essentielle. Si l’huile essentielle était administrée par voie orale, il est recommandé de prendre du charbon activé le plus rapidement possible. Si  l’huile essentielle neurotoxique a été appliquée sur la peau, il n’y a malheureusement par grand chose à faire, si ce n’est de boire beaucoup pour drainer l’organisme et éliminer plus rapidement. Dans tous les cas contacter le centre antipoison du département.

Toxicité des huiles essentielles (partie 3)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

TOXICITE DES HUILES ESSENTIELLES :

LES Recommandations de prudence chez les sujets fragiles

La femme enceinte et la toxicité des huiles essentielles

Pendant la grossesse, l’utilisation des huiles essentielles doit être très guidée par des ouvrages ou les conseils d’un aromathérapeute, et quelques règles de prudence sont à respecter à la lettre pour tenir la maman ainsi que son bébé hors de danger. L’aromathérapie peut améliorer le quotidien d’une femme enceinte, notamment sur le registre circulatoire et digestif, et aussi pscho-émotionnel.

Eviter la prise d’huiles essentielles dans les trois premiers mois de la grossesse, en auto-médicamentation, car les risques de malformation sont plus importants.

Toutes les huiles essentielles contenant des cétones sont contre-indiquées : toutes les espèces de menthe, eucalyptus à camphre à pipéritone ou à cryptone, lavande aspic ou stoechade, romarin à camphre, sauge officinale, cèdre de l’Atlas.  Leur action, selon la dose, peut être abortive et neurotoxique. Un simple bain de siège avec quelques gouttes d’huile essentielle de rue, ou de sabine ou encore de thuya peut déclencher l’accouchement. Un aromathérapeute pourra dans certaines circonstances (terme, gravité du problème à traiter) instaurer un traitement à base de certaines molécules cétonique peu toxiques (comme hélichryse italienne, lavande aspic, romarin à verbénone), si leur bénéfice semble être évalué plus important que leur risque.

Eviter de prendre les huiles essentielles à phénols (thym à thymol, giroflier, sarriette des montagnes, ajowan) ainsi que l’huile essentielle de cannelle, ou tout au moins pas avant le 4ème mois, du fait de leur causticité cutanée et hépatique.

Les huiles essentielles à effet œstrogénique seront utilisées éventuellement seulement sur les recommandations d’un spécialiste: Toutes les huiles essentielles d’anis, fenouil, sauge sclarée, cyprès de Provence, cèdre de l’Atlas, céleri, lentisque pistachier, tanaisie annuelle.

A retenir pour la femme enceinte

Pendant la grossesse les applications sur la peau et les olfactions sont les deux voies privilégiées. Il faudra par contre éviter l’application des huiles essentielles sur la ceinture abdominale. Pour bénéficier de la voie olfactive, il faudra privilégier la diffusion atmosphérique mais aussi la respiration à l’intérieur des poignets d’une synergie d’huiles essentielles compatibles avec la grossesse et diluée à 10 ou 20 %. On évitera la voie orale.

L’aromathérapie chez le sujet allergique

Les molécules aromatiques ont un potentiel allergisant. Ce n’est pas une toxicité puisque cette réaction indésirable peut se produire même à l’état de trace.

Le risque allergique est surtout présent par l’utilisation des huiles essentielles sur la peau. La réaction n’a jamais lieu au premier contact mais aux suivants. Il faudra être extrêmement prudent chez un sujet allergique avec toute usage d’huile essentielle. L’expertise clinique montre que certaines huiles essentielles ont un potentiel allergisant plus important que d’autres : plus particulièrement : l’huile essentielle de laurier noble, de cannelle de Chine ou de Ceylan, l’huile essentielle d’inule odorante, l’huile essentielle pin maritime ou sylvestre, l’huile essentielle de menthe poivrée, les huiles essentielles de lavandes, de sauges, ainsi que les baumes du Pérou ou de Tolu.

Le risque allergique est plus important par voie cutanée que par voie interne, mais ce dernier est possible.

En cas d’allergie à une huile essentielle, le sujet peut réagir potentiellement à d’autres. L’utilisation des huiles essentielles est a posteriori déconseillée.

LE TEST D’ALLERGIE AUX HUILES ESSENTIELLES :

Il est conseillé de réaliser un test allergique au préalable de l’utilisation d’une huile essentielle ou d’une synergie lorsqu’il y a un doute. Pour cela déposer la synergie à utiliser à l’intérieur du pli du coude deux fois de suite, à 15 minutes d’intervalle et observer pendant au moins 48 heures, s’il n’y a pas apparition de rougeurs et de démangeaisons. Il peut effectivement y avoir des allergies à retardement. En cas de réaction, il ne faut pas utiliser le produit testé, et demander conseils à un aromathérapeute.

L’enfant, le bébé et les huiles essentielles

L’immaturité nerveuse, respiratoire, digestive et dermatologique du nourisson de moins de 30 mois en fait un sujet particulièrement fragile aux huiles essentielles. Leur utilisation n’est pas contre indiquée, mais les gestes doivent être aménagés pour apprivoiser la puissance aromatique et éloigner tout effet indésirable et tout risque toxique.

A RETENIR que l’huile essentielle de menthe poivrée est strictement contre-indiquée chez le bébé de moins de 30 mois à cause du risque de spasme pharyngé qu’elle peut provoquer (mort par étouffement).

Les grandes règles d’utilisation des huiles essentielles chez l’enfant

Ne pas utiliser d’huiles essentielles chez un nourrisson de moins de 3 mois
Ne jamais appliquer d’huiles essentielles pures sur la peau d’un enfant jusqu’à ses 5 ans. Les dilutions recommandées sont de 20 à 30% et seulement 5% pour les plus petit bébé
Ne jamais administrer les huiles essentielles par la bouche jusqu’à 5 ans
Réaliser systématiquement le test allergique avant l’utilisation d’une nouvelle synergie
Respecter les doses conseillées et les durées de protocole, et ne pas faire d’automédication. Se reporter à des sources fiables pour les recommandations (ouvrages ou articles pédiatriques)
N’utiliser aucune huile essentielle neurotoxique, ni aucune huile essentielle contenant des phénols
Privilégier la diffusion atmosphérique

Toxicité des huiles essentielles (partie 2)

huile essentielle toxicité contre indications dangers

« Tout est poison, rien n’est poison, seule la dose compte », Paracelse.

 

Les précautions d’utilisation

Certaines huiles essentielles présentent une toxicité spécifique. Prenons par exemple l’huile essentielle de menthe poivrée qui a un effet réfrigérant qui peut bruler la peau par un effet glaçon, si l’huile essentielle est appliquée sur une surface étendue. L’huile essentielle gaulthérie qui possède un effet chauffant, qui peut être excessif si elle est appliquée pure. Leurs utilisations nécessitent certaines adaptations. Mais il est important de souligner que les huiles essentielles n’ont pas d’effet secondaires lorsqu’elles sont utilisées dans les règles de l’art et en toute connaissance des fragilités du sujet qui les reçoit. En aromathérapie familiale, il sera donc important de ne pas faire d’automédication avec les huiles essentielles avec es personnes fragiles : les bébés et les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les sujets asthmatiques et les sujets épileptiques, les personnes qui prennent beaucoup de médicaments. Ces personnes ont un seuil de tolérance beaucoup plus faible que les autres, et peuvent exprimer des intoxications aux huiles essentielles beaucoup plus vite. L’aromathérapie nécessite un minimum de connaissance avant d’appliquer et d’administrer ces concentrés de molécules aromatiques, il est vivement recommandé de prendre conseil au travers de livres, articles, ateliers et formations aromathérapie ou bien de conseils venant d’un aromathérapeute.

Comment les huiles essentielles peuvent elles être toxiques ?

Une famille biochimique particulière, celle des cétones, est ici particulièrement visée : elle présente une neurotoxicité et un risque abortif, à lire la page sur la neurotoxicité des cétones.

La famille des phénols, présentent un double risque toxique à savoir  la causticité tournée vers la peau et les muqueuses (dermocausticité) et le foie (hépatotoxicité). La précaution à prendre avec les huiles essentielles contenant des phénols est de ne pas utiliser de voie cutanée, ni rectale, seule la voie orale (en gélules ou oléo-capsules) sera possible. En cas de traitement long, pour éviter tout risque hépatotoxique, il faudra toujours prendre ces huiles essentielles par doses dégressives, et faire au maximum 10 jours de traitement. Au delà le foie risque d’exprimer quelques difficultés.

Liste des huiles essentielles dermocaustiques (pas de mise en bouche et pas d’application cutanée) :

Ajowan, thym à thymol,  clou de giroflier, toutes les huiles essentielles de cannelles, Origan compact, sarriette des montagnes.

Pour compléter ces informations : ce tutoriel sur la voie d’administration cutanée et les risques d’irritation, de dermocausticité et d’allergie aux huiles essentielles.

Une autre toxicité concerne l’interférence de certaines molécules aromatiques avec les rayons ultra violet, pouvant occasionner des risques de photoxicité. Ce sont les extraits aromatiques contenant des furocoumarines et pyrocoumarines qui sont concerné. Leur application cutanée, est contre-indiquée 8 heures avant une exposition aux ultra-violets. Des réactions érythémateuses susceptibles de favoriser la carcinogénèse et l’accélération de la mélanogénèse peuvent laisser des taches irréversibles. Leur utilisation par voie interne est aussi déconseillée.

 

L’administration des huiles essentielles contenant beaucoup de monoterpènes comme toutes les espèces de pins et de sapins, celle de genévriers et de même que le santal blanc, peut au long cours enflammer les néphrons, ce risque est appelé la néphrotoxicité. Mais si l’on écoute la nature, toutes ces huiles essentielles n’ont pas leur place sur l’interface digestive, elles se respirent et sont destinées à une action respiratoire.

Photosensibilisation

les huiles essentielles d’angélique, de khella et, dans une moindre mesure, l’estragon, lavande, cannelle de Chine et de Ceylan sont photosensibilisantes. Il faudra donc éviter toute exposition solaire prolongée dans les 6 heures suivant la prise de l’huile essentielle. C’est la même chose avec les essences d’agrumes.

Lorsque tous ces effets toxiques sont présents à l’esprit, avoir recours aux huiles essentielles en parfaite innocuité n’est qu’une question de choix : celui de l’hui, de la dose, de la durée et de la voie d’administration. Comme pour un médicament, il existe pour chaque huile essentielle un équilibre entre le bénéfice et le risque qui doit aussi être envisagé en fonction du sujet.

EUCALYPTOL ou 1,8 CINEOLE

Le cinéole est une molécule pouvant entrainer des convulsions, elle est présente dans beaucoup d’huile essentielle? Ce sont en général toutes les huiles essentielles avec un fort impact respiratoire :  eucalyptus radié, eucalyptus globulus, ravintsara, niaouli…. Par exemple, l’eucalyptus radié en contient 60 à 70 % et l’eucalyptus globulus en affiche 70 à 75 %. Ces subtilités permettront à l’aromathérapeute d’affiner le choix des huiles essentielles dans une synergie adressée à un enfant, pour minimiser le risque toxique. La variété globulus sera donc plutôt réservée à l’adulte ou tout au moins à l’enfant de plus de 6 ans, et la radiata conviendra mieux au plus petit.

REMARQUE : La molécule de 1,8 cinéole, une puissante anti-infectieuse respiratoire peut se retrouver aussi dans quelques plantes alimentaires … Ces huiles essentielles à 1,8 cinéole présentent un profil particulier.